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La foi. Cette chose que l’on peut avoir en soi. Comme un don de Dieu. C’est toujours à double tranchant, car la voix du diable est tout aussi présente. On peut écouter l’une comme on peut écouter l’autre. C’est selon. Douce mélopée ou voix enchanteresse. Douleur vibrante ou plaisir lancinant. On peut rester insensible, se fermer le regard, se boucher les oreilles, se dire incroyant, la Voix restera présente mais vous ne pourrez plus l’identifier. Qui me parle à l’instant quand je commets l’Acte, quand je porte ma main sur les choses palpables, le réel qui me touche dans ma vie de tous les jours. Quand, dans la nuit, je dépose mes armes, ce n’est qu’Apparence. Rien ne lâche prise. "Il" est toujours là et la voix du diable vous dira que Dieu vous a abandonné. Dans les pires épreuves de la vie, quand votre coeur se torture dans d’atroces souffrances, que votre corps vous ramène à la terre, et que les miroitements des douces caresses des beaux parleurs et des charmants flatteurs éclairent votre regard, jusqu’à l’oubli de l’essentiel, de l’Essence de la vie, de l’Amour tel qu’il nous a été donné à la naissance de notre âme. Je crois qu’il faut une extraordinaire force d’âme pour discerner la Vérité, garder le cap, mais quel cap ? Aucun sillon visible n’est tracé au regard de l’humain. Aucun chemin parmi des multitudes de routes n’est indiqué par un panneau lisible et décriptible par mon cerveau. Les choses ne seront visibles que par un dépassement de soi. Aller au-delà de soi-même, comme laisser sur un banc celle qui n’est pas, pour celle qui vit en deçà du Moi et me pousse un peu plus loin sur le chemin.

DSC_0319 copieIl est drôle de croire que la vie n’est que la nourriture que l’on ingurgite, que l’eau que l’on boit. Des choses que l’on peut toucher alors que l’air, on le brasse, on l’embrasse et il s’enfuit car nos bras se referment sur nous et nous seul, alors qu’il est l’indispensable élément qui nous fait vivre. Sommes-nous un mécanisme uniquement de chair et de sang, deux jambes qui nous portent et nous font avancer, un fauteuil roulant à défaut, deux bras qui nous font porter le tangible, des prothèses à défaut, des yeux qui nous font appréhender l’univers, à portée limitée dans l’espace dimensionnel de notre vie, les autres sens à défaut… Je suis un être de chair, je sens, je palpe, j’entends, je goûte, je réagis. L’odeur ne me plait pas, je fais un geste du bras et m’éloigne. Je touche, c’est désagréable, j’enlève aussitôt ma main. Un son bouscule mes tympans, je me bouche les oreilles. Un goût me semble infect, je recrache aussitôt. Si j’aime, je respire, j’hume, je caresse,  je tends l’oreille, je rouvre les lèvres pour une autre bouchée… Tout cela nous semble dû. Comme l’eau qui coule de nos robinets, comme l’air que nous respirons. Mais c’est un miracle.

La foi ne se trouve pas dans les églises si personne ne la porte. Je m’exprime mal. Comment exprimer l’intangible, ce qui ne se voit pas, ne se touche pas, sinon au travers des êtres qui la portent ? Sinon au-delà de l’espace dimensionnel à notre existence, au-delà du Tout, au-delà de l’imaginable, au-delà du vivre. N’est-ce pas angoissant pour l’être humain, celui qui cherche à tout comprendre. Pourquoi renier la Bible puisque l’être humain cherche la connaissance, c’est écrit, mais, dans ce cas-là, c’est le même scénario. Lire la Bible comme un roman, c’est déjà se tromper de chemin. Comme quand j’écoute de la musique classique, médiévale, baroque, si je n’écoute que les sons, ne voit que l’harmonie, l’essentiel m’échappe, mais seule l’âme capte l’invisible et l’indivisible. Je laisse la critique aux spécialistes. Si mon âme est touchée par une musique, pourquoi chercher à savoir, enfin, ça c’est moi, je n’aime pas la biologie non plus. Mais je ne suis pas une scientifique, du moins, dans ce qui ne m’intéresse pas de savoir. Et l’humain de massacrer tout cela malgré sa connaissance…

L’invisible est dans le jeu de la lumière et de l’ombre…

DSC_0280 copieIl me semble bien prétentieux de vouloir parler de la foi mais les zones d’ombre sont si souvent présentes dans notre univers qu’il me semble quand même nécessaire d’en "parler". Tout comme la non nécessaire volonté d’associer la foi aux églises, c’est futile. Les églises me sont parfois nécessaires pour y trouver le recueillement dans un monde toujours en mouvement. Un monde qui ne marche plus à notre rythme. Tout comme on peut trouver la Foi dans l’Eglise, elle peut être un chemin, un chemin parmi d’autres, parmi d’autres Eglises. Mais je crois que seule notre Voix intérieure saura nous guider, si l’on s’échappe des chemins que l’on nous a montrés, ou si s’en échapper n’est pas une solution en soi, aller au-delà, la foi se vit plus qu’elle ne s’exprime dans les mots. Car la foi qui ne vit pas est stérile, elle se partage, cela peut se faire dans les manifestations dominicales, tout comme dans les gestes de tous les jours, tout comme n’importe quelle religion ou n’importe quel être humain peut la porter et la développer. Tout chant n’est pas porteur de vérité. Il est si facile de se laisser tenter par la beauté extérieure. Le diable est beau. Il est souriant. Il sent bon. Otez la carapace et vous verrez très vite que son apparence est désenchanteresse, que les gestes qu’il implique à notre âme est la contorsion de la douleur, et que son odeur est celle du soufre !

Pour cela que le temps n’est pas ce qu’il semble être. Que ce qui nous semble long peut-être finalement très bref, que ce qui est bref et enchanteur, la promesse d’un long tourment.

DSC_0448 copieSe laisser porter, tout simplement. Se laisser envahir par elle. Aller de l’avant. Ne pas avoir peur. La peur est maîtresse de Satan, Dieu ne nous abandonne jamais. Nous fermons simplement les yeux…

En reparler à nouveau ? Non, retrouvez mon billet là : Le Parc d’Estienne d’Orves.

Juste un petit voyage…

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Frange

D’où tu poses ton regard, dégage ta frange, ouvre les yeux, fuit les faux-semblants, et porte ton regard au-delà… Les hasards de la vie qui n’en sont pas t’ont portée vers cette ville, aux paysages troublants, que l’émotion porte dans ton coeur, au hasard de tes périples, par delà ses ruelles, ses escaliers, ses détours, ses surprises… Que cette Nice-là porte en elle son passé afin que son devenir perdure !

Feuillages

Humble, elle porte un regard discret sur ce qui l’entoure… Elle sait que sa beauté est éphémère et qu’elle n’est pas unique en son genre mais unique dans son identité. De ses origines multiples elle tire sa richesse. Dans ses veines coule le Paillon, et son visage emprunte des accents italiens. Son linge aux balcons suspendu flotte dans le vent, les parfums laissent un sillage d’effluves colorées qui chatouille nos narines, taquine nos palais… Les bruits fusent et diffusent une vie qui s’offre aux passants bousculés. Le regard chavire, un peu perdu, entre la mer et les montagnes, ne sachant que choisir, et vogue, vogue entre la marée presqu’inexistante et les flux et reflux d’embruns sudistes et la tête tourne dans les multiples rebondissements d’une montagne russe… Sourire… Quand je ferme les yeux, je vois les vallées de la Bevera et de la Roya… Ses couleurs, ses villages aux accents italiens, perchés ou lovés, ses richesses, ses églises, presque un chemin de pénitent… Je vois, les vallées du Paillon, ce qu’il m’en reste, ce sont ses odeurs et sa flore particulière. Si vous fermez les yeux, vous pouvez retrouver cette odeur dans les collines de Nice…

Si vous ne portez pas d’amour dans votre coeur, vous ne verrez qu’une aube pâle. Ouvrez alors vos yeux, et l’or couvrira ses flots…

Or méditerranéen

Mais le sujet initial était….

Ecrire sur le vent

Ecrire sur le vent

Les mots qui viennent du cœur

Comme les pétales de fleur

Que l’on touche et sent

Jusqu’à son âme élever ses yeux

Leurs pas qui nous y conduisent

Etre à mille lieues

Des secondes qui s’éternisent

Frôler, de la paume de la main

Une aube qui éclaire nos lunes

Faire de chaque matin

Une nouvelle fortune

Ne pas s’attarder

Comme un navire à quai

Des autres se disculper

Se permettre de rêver

Si l’aube du songe nous porte

Tracer le sillon éphémère

D’un chemin qui s’évapore

Parfum volatile volontaire

Et parfois griffer

Et parfois tomber

Et souvent se relever

Parfois, peut-être, aimer…

Comme une colombe au dessus de vos masures

Comme une ombre au dessus de mes blessures

Je pense et panse tant que j’y puise l’âme

Fleur essentielle d’une nature faite de flammes

Connaissez-vous les tourbillons d’une valse

Et les temps qui s’enchaînent

Dans des pas qui s’entremêlent et s’enlacent

La musique emporte la peine

J’écrirai alors les mots du cœur sur le vent

Les yeux mi-clos pour mieux porter le rêve

Chanterai leurs orées sur un nuage blanc

La terre sera mon sang, la mer sera ma sève

Port de NiceVieille ville

La timide…

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Dévoilée….

Mont Boron

Redondante…

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Parfois on galère… ;)

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Entre l’ombre et la lumière…

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Mais voilà, Nice, ce n’est pas que du rêve, partagée entre le passé et l’avenir, et l’avenir est surement démographique, quelques lieux sont heureusement préservés afin de lui offrir des "poumons", face à un bétonnage forcé côté ouest… Que dire en regardant Fabron sinon que cela me fait penser à un mille-feuille urbain, que dire en regardant le massacre de la Plaine du Var… Que dire du sang qui coulait dans ses veines et qui s’amenuise… Par ce même fait démographique.

On garde toujours ses racines en soi, mais comme toute racine, elles continuent de pousser avec l’arbre de vie ! ;)

Et porter sur Nissa la Bella, un regard du coeur…

Gairaut

Toutes reproductions réservées, merci de respecter le Copyright !

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LE MONT BORON

Le Mont Boron, bus numéro 14, ben, ce n’est pas si compliqué d’y aller quand on habite Nice. Je dirais même que ce serait être fainéant de ne pas y aller, ou ne pas aimer la nature. Et si vous aimez marcher, alors, on peut y aller à pieds, ou en revenir à pieds, une descente facile vous emmènera vers le port.

Bref, un très grand bol d’air, pour une belle balade, et des vues superbes sur la rade de Villefranche et la Cap Ferrat.
A vous de voir…

Je vous propose une visite du jardin de Biovès à Menton, dans le jardin d’exposition d’agrumes. pour ses 80 ans, la fête du citron a choisi pour thème le tour du monde en 80 jours. Merci de rester plus de 80 secondes pour la visite…

Plus de renseignements sur le site de la fête du citron. Il paraît que ce même jardin est encore plus beau la nuit ! Bonne visite !

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JARDIN BOTANIQUE

Le jardin botanique de Nice est un parc de 3 hectares. Il se trouve avenue de la Corniche fleurie, sur un flanc donnant une belle vue sur l’embouchure du Var. Il contient plus de 3000 espèces, un jardin pour enfant, bref un bol d’air dans la métropole de Nice. A visiter absolument.

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On peut choisir de taire, ne pas se retourner, laisser le silence envahir notre monde et l’inonder de non-dits… Si cela avait pu apporter la paix, ma paix, c’est ce que j’aurais fait. Le passé appartient au passé et pourtant il s’amuse à jouer au peintre de notre présent… J’ai essayé de dénouer les liens douloureux, d’apporter le pardon, mais je ne faisais que tisser un filet de faux amour, puisque je n’étais pas assez forte pour apporter le pardon sans rien demander en retour. Quand je tente d’établir la liste de ce qu’a pu "commettre" ma mère, je me dis que ce n’est pas possible ! Pas maintenant. Pas au prix de ma vie. Pas au prix du déni. Je peux pardonner certaines choses mais d’autres non, j’avais des comptes à demander, je n’ai obtenu que des leurres, du non-amour, du déni, du mensonge, et même le mot mépris me paraît bien fade…

Un homme m’a volé mon sourire, et tous les espoirs d’une petite fille en cours de construction, des rêves dans la tête, et de l’amour dans le coeur. Trahison, pire que tout, vol d’une vie, viol d’un corps, j’en ai plus que marre de ressasser tout cela, marre de me poser en victime même si c’est ce que je suis, mais marre du silence qui entoure l’inceste, de ce silence qui envahit non seulement les membres de la famille mais les membres de cet univers, l’entourage de vie d’alors. Toutes les victimes le savent, on est à jamais marqué au fer rouge, ou alors, on traîne son boulet avec soi. On apprend à le porter. Le tout étant de ne pas porter les entraves des autres. Il existe pire que le "violeur", il existe son complice malgré lui, malgré lui jusqu’à ce que son silence tente de vous étouffer, car pire que le "papa", il existe la "maman", celle, du moins que l’on appelait ainsi…

En fait, comment appeler celle dont vous n’êtes que le fruit d’une copulation opportune ? Le fait d’être "maman", c’est tout ce qui suit, ce n’est pas la simple éjection d’un vagin !

Une mère qui avait pris comme médecin de famille un homme qui faisait du trafic pornographique, cela me semble déjà bien louche… Une femme bien peu vertueuse à l’époque, bien qu’elle nie le fait d’avoir "trafiqué" quoi que ce soit, elle a nié bien des choses que sa propre mère me racontait… Cela semble être la signature incontournable, ce qu’elle a fait serait (est ?) ce qu’elle n’a pas fait… Comme photographe, je dirais que cela dépend du regard que l’on porte… C’est dingue ce qu’un objectif peut changer la vue que l’on porte…

Ainsi donc, au début du mois, je l’ai mise au taquet… Toutes les horreurs qu’elles m’a sorties, enrobées de miel pour certaines, sont arrivées à leur comble, quand, après m’avoir dit "Tu m’as demandé si je te croyais, je t’ai répondu oui", pour après me sortir "Mais tu te poses en rivale ?" et donc me poser en incestueuse moi-même… Comment croire donc à ses mots… La deuxième phrase étant sortie plus violemment et donc, plus spontanément… Une phrase donc inventée pour me faire taire, tout simplement, pour me calmer, pour m’acheter, ce que vous voulez… Quand je l’ai vue, je regardais tous ses ancêtres qui pointaient en elle… Ils n’étaient pas drôles non plus ses ancêtres… Mais rien ne nous oblige à reproduire… Je me suis abstenue, d’ailleurs…

L’orage a été violent, mais salutaire, j’espère que j’ai enfin compris que je ne trouverai jamais ce que je cherchais. Et que je me mettrai enfin à l’oeuvre pour chercher ce qui est moi, ce qui devrait être moi. Ce que je n’ai jamais su qui devrait être moi car je ne pourrai plus être ce que je devais être. On ne peut courir après ce qui n’est plus !

Peu de gens peuvent décrypter une photo, pour moi, elle est évidente !

Un regard… les bras ballants… cette photo me donne le frisson…

Et, tout en écrivant, cette colère qui me revient, cette tempête !!! Des souvenirs qui reviennent, de moi par exemple, revenant du coiffeur et désirant que l’on me coupe les cheveux encore plus courts ! Le coiffeur me renvoyait chez moi !!! Cela s’est passé après notre déménagement, dans un appartement plus grand, où ma mère avait décidé de prendre les rênes car mon père dormait désormais dans le salon !

C’est ce qu’elle a confirmé ce dimanche-là, pauvrette, elle qui la veille demandait la permission à son "beauf" de pouvoir se remettre avec quelqu’un… Pauvre hypocrite va, les photos ne mentent pas, j’en ai une de toi, au chevet de mon père, et ton regard qui en dit long, notamment sur les comptes que tu réglais ! Les comptes que tu as réglés également avec ta mère, en la déracinant, la déstabilisant, après la mort de son mari ! La coupant de nous pour la laisser mourir (enfin, pour moi, elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire) ! Bref, ma mère a tout mis à son nom, pour abréger les choses…

La colère n’est constructrice que si elle sert à bâtir du nouveau, du renouveau, c’est pour cela que j’achève ce billet brusquement, estimant que j’y ai passé assez de temps.
Juste deux liens pour les victimes :

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Liens tout aussi utiles aux proches par ailleurs !!!

Battez-vous ! Vous le valez bien !

En la visitant, ma région, durant mes vacances, et toujours en bus ou en train, on en apprend des choses… Certains villages vont mal, les touristes disent que c’est toujours pareil, je finissais par penser la même chose… Une petite anecdote… Je suis arrivée à Tourrettes sur Loup, et je me disais, oui, toujours ces vieilles pierres, toujours les mêmes marchés avec les "petites choses" typiques de notre région… Et puis, j’en ai sorti des photos magnifiques, j’en ai rapporté 2 très beaux chouchous, à 2 euros pièces, de bonne qualité, alors que l’on trouve plein de mauvaises qualités de chouchous dans les boutiques à la mode de nos grandes cités… J’ai acheté des fromages de brebis…

Voir les photos sur : Le tourbillon… Entre terre et mer.

J’étais arrivée dans ce village en pleine chaleur, ai visité un peu désappointée le marché, ai téléphoné à la société Envibus pour avancer mon heure de départ… Je suis allée ensuite sur un de ses flancs, à l’ombre, prendre mon déjeuner, et ai continué ma visite jusqu’à un flanc très accentué, où, prise de vertige, je me suis assise pour prendre les photos !

Puis j’ai vagabondé dans les ruelles, les pierres étaient magnifiques, les couleurs aussi…

Ce village est donc plein de charme, propre à lui, en prenant le temps… En regardant la vue…

Gourdon, par contre, me semble très touché par la crise et par le manque d’attractions, par les prix également, car les commerces de bouche sont chers, un restaurant, le "fameux" Nid d’Aigle fermé pour cause d’hygiène, à ce que j’ai appris… Y ayant déjeuné il n’y a pas si longtemps, le menu n’était pas exceptionnel, et le pain m’avait fortement déçue. C’étaient des petits pains, comme à la cantine !!! Mais, sincèrement, comment rentabiliser un tel restaurant, durant une période aussi courte ? Quelques attractions, les parfums (La Source Parfumée, devenue un peu banale, mais animée, ou les parfums Allongue où j’achète tous mes concentrés de parfum, avec un accueil charmant ou bien des huiles essentielles, des savons…), les spécialités culinaires (huiles d’olive, moutardes, confitures, miels…), le pain d’épices…

La vue, souvent embrumée c’est dommage (pollution ?), sur Nice, Cagnes sur Mer, Cannes…

J’aimerais donc donner quelques petites astuces aux touristes… Comme les visites groupées !

Pourquoi ne pas aller à Grasse le matin, et l’après-midi à Gourdon ou Saint Vallier de Thiez ?  Et le faire en deux fois ? Car, de Saint Vallier de Thiez, vous pouvez également aller jusqu’à la Siagne, et vous y baigner ! Et à Grasse approfondir votre visite des musées et parfumeries.

Quand vous allez à Tourrettes sur Loup, allez-y le matin, puis, faites un tour au Pont du Loup, vous emmènerez vos enfants à la confiserie, puis, une petite balade le long du Loup, où vous trouverez un petit endroit où vous baigner… Je n’y pas été embêtée par les moustiques !

Pour ceux qui y vont en bus, si vous venez de Nice, réservez un bus pour Le Bar Sur Loup, et descendez à pieds par la petite route (la deuxième sur la droite, juste à gauche de la Nationale), seulement 3/4 kilomètres, avec de magnifiques photos à prendre, et réservez votre retour au Pont du Loup…

Pour ceux qui n’ont pas de moyens de locomotion, la région offre vraiment tout une panacée de moyens de transports dont le bus, à un euro, avec les sociétés d’Envibus ou du Conseil Général 06, et le train avec le Pass Isabelle, à 14 euros la journée, ou 35 pour une famille (2 adultes et 2 enfants) ou 80 euros pour 3 jours.

Un petit exemple… Un jour, je suis allée le matin à Antibes, puis, à midi, à Saint Raphaël… Au retour, je me suis arrêtée à Théoule sur Mer… Où vous aurez le temps de vous baigner ou vous balader le long de la mer… De quoi apaiser une longue journée… Ah oui, à Antibes, je vous conseille la tapenade noire ou verte de marchands qui se situent tout au fond du marché, près du marchand de socca… Vraiment excellente, et pas trop salée ni trop hâchée…

Ce ne sont que quelques suggestions… Reste le Train des Merveilles (Pass Isabelle) avec les villages qui en valent vraiment le coup : Saorge (1km200 en montée après la gare) et son miel délicieux, L’Escarène, si typique, Sospel et Tende, et il vous semblera être en Italie… La Brigue et ses nombreuses chapelles…

Et si vous n’avez pas envie de bouger… Nice… La Colline du Château, son coup de canon de midi, le Parc d’Estienne d’Orves, le Parc de la Clua, Falicon, la cascade de Gairaut (prévoir pause pipi avant), le canal de Gairaut (prévoir lotion anti moustiques)… Accessoirement, la Promenade des Anglais, le Palais Lascaris,  les petits farcis, la socca… les fougassettes de la rue Droite dans le vieux Nice…

Palais Lascaris

Le sentier des douaniers, de Cap d’Ail à Monaco !!!

Que d’idées de balades… et Saint Paul de Vence que j’ai découvert cette année… Eh oui, il faut bien que je me réserve des surprises…. Menton et le petit village de Sainte Agnès au-dessus…  L’Italie toute proche….

Toutes les idées dont je vous ai fait part sont accessibles en bus ou train… Pas d’excuses !

Oups… Et les îles de Lérins ? Les calanques de la Corniche d’Or (04.94.95.17.46) ???

Non, franchement….. Et j’en oublie !!!

Notre région est belle… Il faut qu’ils survivent, ces petits villages ! Certains s’en sortent bien, d’autres moins.

Saint Paul de Vence

La ville d’Antibes

Théoule sur Mer, Saint Raphaël, Gourdon, Grasse, Tourrettes Sur Loup, Le Bar sur Loup, Le Pont du Loup (retrouvez les photos dans la galerie au dessus des photos d’Antibes, pas pratique, WordPress !!).

Un petit lien pour quelques infos : Les petits villages du 06.

Bon voyage !

Elle est tapie là dans l’ombre… Immuable dans les temps, elle repose en face de la mer. Nul la trouvera si ses pas ne l’y mènent. Le passant peut s’asseoir, à ses côtés, fermer les yeux, son visage légèrement levé vers le ciel. La brise caresse son menton, s’insuffle dans ses narines, ressort par ses oreilles, la mer et le vent, sont des amants qui jouent tout autour des choses inertes et du passant… S’il est la saison des feuilles mortes, alors, elles tournoieront dans les cieux, s’il est le temps des fleurs, les pétales les plus fragiles quitteront leur nid. Et flétriront, un peu plus loin, afin de nourrir la terre… Rien n’est inutile dans ce bas monde, jusqu’à la moindre des poussières qui finira peut-être dans votre oeil et vous fera pleurer… Pleurer la femme tapie dans l’ombre, immobile, impassible, dans sa nudité presqu’offerte à son insu devant une mer indifférente, abandonnée aux pensées les plus lascives et plus tortueux les esprits. S’il est le temps des fruits, ne tomberont que ceux prêts à être goûtés. Immuable car son passé est en elle et des mains l’ont forgé. D’autres mains l’ont posée là, elles ont dessiné son présent, son avenir. Mais le temps fait son oeuvre, avec amour, avec passion, passion qui n’est autre que son propre avenir à lui ! Nul ne s’en étonne, nul ne s’en interroge… Face à la mer, le passant souffre également de ces passions. Des mains ont dessiné son passé, l’ont meurtri, bousculé, sans lui laisser le temps de deviner son avenir. Quel avenir ?

La mort n’est qu’une fin inachevée ouvrant ses bras vers des horizons nouveaux. Les passants que nous sommes en souffrons sans qu’il ne nous semble être donnée la clé pour décrypter les sentiments étranges qui nous envahissent. Nous sommes, posés là dans l’ombre, à l’abri d’une trop forte lumière, presque aveuglante, et de flots sans fin qui brassent tout un magma de vies aussi utiles les unes aux autres, et pourtant indépendantes, du moins, en apparence… Nous pleurons les êtres chers, parfois comme une identité que nous aurions perdue. Mais nous sommes l’identité. Nous sommes notre vie, et cela nous coûte beaucoup parfois. Pourquoi ?

Je suis cette passante, assise auprès de cette statue, essaierais-je donc de m’identifier à cette femme posée là dans l’ombre, au regard de tous mais invisible à soi-même ? Cette femme dans l’ombre, au regard impassible, au sourire figé, dans une interminable attente de ce qui n’adviendra pas. Et qui n’attend rien ? Mon coeur est gros mais je me soigne avec ce qui m’est propre, l’écriture, la photographie… Ces deux langages que je transpose sur un support à langage binaire… Quelle ironie ! Les mots, du sombre sur du clair… Les photographies, des jeux d’ombres et de lumières…

Il est dit que l’on peut se tromper toute sa vie. Ce qui est le plus probable, dans l’ironie du sort, serait de répéter les mêmes erreurs, de se mettre un bandeau et de ne pas voir, de s’attacher les mains, ne pas écrire quand on vous a donné le don d’écrire, ne pas photographier quand votre esprit ne pense qu’à ça ! De se dire, c’est lui qui m’a donné ce don, et de lui en laisser les palmes ! Tout est dualité en moi, jusqu’à mon sang et mes racines, et pourquoi pas ne pas en jouer ? Je suis la plume et je suis l’oiseau, je suis le regard et je suis la photographie, je suis la pensée, et j’ai toujours joué avec les mots comme je le voulais ! Et tout est dualité, confrontations, dans la mer, dans le ciel !

Et l’amour est le lien éternel entre toutes choses.

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