Archive for novembre, 2013


DSC_0129 copie

Il est des gens qui croient qu’ils vont pouvoir acheter leur droit au paradis en prévoyant des obsèques « comme il faut ». Oui, je vais choquer… Pourtant les croyants savent bien que les dés sont « jetés » bien avant que notre heure soit venue et que même si Dieu apporte son pardon à tout pécheur repenti, il n’en devient pas aveugle pour autant. Notre âme lui est si transparente que l’on ne peut rien lui cacher. Dieu ne juge pas sur la religion que vous pratiquez mais sur la foi que vous vivez et pratiquez au travers d’actes, de prières, mais la foi peut vivre au travers d’une religion, en fait, rien n’est un barrage à la foi, et mes mots ne sont que mes mots, pas une leçon de morale mais la façon dont j’essaie de vivre ma foi, sans passion ni haine pour la religion, quelle qu’elle soit… Il est vrai cependant que je me demande parfois ce que serait ma foi sans Jésus. Mais là-dessus, j’ai encore beaucoup à travailler.

Pourquoi ce titre de billet ? En tapant des recherches, je me suis aperçue que mes recherches internet sur les mots « Sur la terre comme au ciel » amenaient à un livre… de notre Pape actuel…

Mais il me semble bien présomptueux en fait de discourir sur le Ciel… Puisque je n’y suis pas (encore) ! Je voulais juste parler des tentations du diable mais le diable lui-même étant un ange déchu (« Il vaut mieux régner en enfer que servir au paradis »), je me pose la question de savoir qu’un don partiel de soi à Dieu n’est pas une solution à sa place au paradis et toute foi doit transcender les représentations terrestres que nous en avons… N’oublions pas que tout est parabole, et que tout écrit, tout langage est le propre de l’Homme, pas de Dieu… Pour cela qu’il faut aller au-delà et laisser plus libre cours à nos sensations intrinsèques, au « naturel » tout simplement, pas par le biais du corps, qui ne nous permet que de vivre sur notre planète, mais au « Moi » intérieur, à l’invisible… Ce qui n’empêche pas de se fier aux Saintes Écritures, même s’il existe différentes traductions et que certains vous feront toujours douter de leurs origines… Le souffle divin n’en est pas moins présent. Après, l’interprétation… sera ce que nous en faisons, nous, croyants, au travers de l’éducation religieuse que nous avons reçue (ou au-delà). Ce qui dérange souvent, justement, c’est cette image de soumission… Je dirais juste alors, que de se positionner sur la terre, les yeux au ciel, c’est se sentir humble non ? Que sommes-nous face à l’immensité de l’univers ? D’aucun répondront par des questions et des tentatives de réponses via la science… Et là même un proverbe dit que science sans conscience n’est que ruine de l’âme… Et d’aucun auront toujours une réponse pour mettre Dieu de côté. Ne dit-on pas cependant que les questions sont souvent plus importantes que les réponses ?  Faut-il qu’il y ait une réponse à toutes nos questions ? Toute l’eau de la terre peut-elle être contenue dans un seul récipient ? Ou dans X récipients ? Ou mieux encore, y a-t-il besoin d’enfermer cette eau ? Que l’eau « soit », n’est-ce pas plus important ? Si la cruche peut être l’ustensile permettant de véhiculer cette foi, alors cette cruche est utile. Elle ne pourra cependant rassasier quiconque voudra en boire, si le contenant de cette cruche n’est pas « renouvelé ». Vous pourrez apporter de l’eau à quiconque aura soif dans vos propres mains si la source de cette eau est en vous…

P1280297 copie

Nous sommes ce petit voilier naviguant sur les effluves de la foi, le souffle de Dieu guidant notre embarcation au travers de ses voiles, embarcation dont nous tenons la barre. Sans barre, le voilier irait dans n’importe quelle direction, et sans vent, il n’irait nulle part… Et donc, on ne peut concevoir une embarcation sans « embarqués »… Non plus !

Ce que les scientifiques nommeraient par une boutade de qui a pondu l’oeuf ou de qui est apparu en premier plutôt, qui de la poule ou de l’oeuf ?, le mystère de la foi est bien plus complexe que cela encore, d’autres vous diront que Dieu s’ennuyait et qu’il a créé donc l’Homme (et là, certes, il n’a plus le temps de s’ennuyer…), ou que l’Homme s’est inventé Dieu pour se donner une conscience… La question est plutôt… Pourquoi avons-nous une âme ? Et d’autres de douter encore…

Que ta Foi soit sans faille ! Mais l’humain est empli de failles et ce n’est que dans sa recherche de « perfection » qui au bout du compte n’aboutit qu’à une plus grande humilité qu’il accomplira son chemin de vie…

Bon dimanche à vous.

P1280329 copie

Soleil copie

Ce que tu ne peux… C’est fermer les yeux. 

Alors, dégager les ondes qui ne t’apportent rien et t’écartent de l’essentiel, dans le pur état de langage qui soit, de la racine des mots aux essences pures de ce qu’ils dégagent. Comme l’expression la plus humaine qui soit pour transcrire la moins humaine des volontés. Toucher à l’essentiel, pour comprendre qui tu es et l’un des buts fondamentaux de ton existence. Le passé fait partie intégrante de mon être car il guide mes pensées actuelles, mes actes, mes devenir, plus que cela, il imprègne mon âme à jamais. Mais il est important de tenir la barre, du moins en ai-je en partie le pouvoir, sinon le devoir. Comprendre mon passé, ce n’est pas vivre mon passé, mais l’accepter car il est le squelette de ma pensée, et le penser, la matière, ou plutôt la non-matière de mon essence pure de l’être ou du non-être, de tout ce qui n’est pas palpable, quand la raison même pousse à oublier les carcans, les schémas pré-définis, les clôtures, les barrières, les limites, bref, quand la raison, au bout du compte, devient déraisonnable. Déraisonnable car l’être est infini, il est né de lumière et d’ombre, s’incarne dans une vie qui peut apparaître comme unilatérale, mode vie unique, mode de pensée unique, mais même parler de cela est déraisonnable, aliénable, schématique… Il semble difficile de toucher le Tout avec des mots humains, organisés, standardisés en une langue unique.

Alors parfois, je pose des mots. Et quand j’abandonne la garde, des bribes du passé me reviennent et tout s’éclaircit, dans toute son obscurité ou plutôt son obscurantisme. C’est pour cela que je ne peux me laisser dévier de ce que je suis vraiment, que je ne peux échapper à ce passé que d’autres comprendront différemment de moi, chose tout à fait normale puisqu’ils ne sont pas moi. Pour cela que l’on ne peut juger l’autre. Chaque vie est un particularisme qui lui est propre. Et ces jours-ci, je me mets à comprendre certains faits de mon passé tout en ne sachant pas si cette voie est « juste » mais c’est quand on laisse le doute s’installer et que l’on occulte la spontanéité (appelons-la ainsi) que l’on commence à s’égarer, tout en prétextant la raison. C’est ambivalent car la raison en même temps me dicte les mêmes raisons… les mêmes raisons à cet inceste. Qu’est-ce que savoir, de toutes façons ? Ce qui me bride à dévoiler les raisons de cet inceste rentre hélas dans un des fondamentaux d’une pseudo pensée philosophique, dont je risque (est-ce un risque ?) le courroux. Et pourtant, tout ce que je vis en ce moment confirme mes « révélations » et les conséquences qu’elles ont sur ma vie, sur mes choix, sur mes désirs, sur mes aspirations les plus profondes… Et le courage de les dire, ou plutôt la difficulté de les dire. Ai-je besoin de les dire ?

Hier, en faisant une série photo, plus je prenais des photos, et ceux qui me connaissent savent que j’y mets mon âme, plus me venait l’envie d’écrire, comme un désir profond de transmettre autrement que par l’image mon moi le plus profond… Et souvent je me dis qu’il ne sert à rien de cacher aux autres ce qu’ils pourraient de toutes manières découvrir un jour, et qu’une fois que l’on n’a plus rien à cacher, les autres n’auront plus de secrets à découvrir, des secrets dont ils pourraient se servir comme une arme contre vous. Si je connais le plus profond de moi, l’accepte comme tel, ses essences, ses mécanismes, ce qu’est ma volonté, qu’aurais-je donc à craindre, si le socle d’une vie bafouée, je me la suis moi-même reconstruite ???

Ce qui est évident, en tous cas, c’est que l’esprit ne dévoile au conscient que lorsque ce conscient est capable de supporter… Il m’arrive de craindre ce qui reste enfoui… Mais il serait stupide d’y penser. Puisque chaque chose arrive en son temps… (là, c’est parler pour ne rien dire, prendre un tournant, tenter de s’échapper, de fuir…)

Entre temps, jouer avec les couleurs, chercher l’expression dans l’image…

Jeux couleurs copie

Entrelas de vies, matérielles, humaines, spirituelles…La photographie me permet souvent de « voir » autrement, de « voir » ce que les autres ne voient pas, et même si je leur explique. Alors je n’expliquerai pas… Ou je tenterai.

Couleurs environnement

 

Adapter l’environnement à l’homme, ou l’homme qui s’adapte à son environnement ? Utiliser un outil plutôt que de devenir l’outil de quelqu’un ou de quelque chose… Répondre à des critères imposés ou « travailler » en autonome, quitte à ne pas être « reconnu » (sourire)… Ces temps-ci j’ai une tendance à vouloir créer des mandalas, du temporaire, ce que la photographie tente de fixer à jamais, mais qui se renouvelle perpétuellement. Grâce à la lumière. Tout est finalement, symbolique, qu’on le veuille ou non… Tout comme l’acte d’inceste de mon père survenu à un âge critique et à une époque symbolique de ma vie, un acte religieux, une profession de foi, en déduisez ce que vous voulez, vous n’en déduirez de toutes manières que ce que vous voulez ou pensez dans des schémas bien définis. Personnellement, cet acte m’est revenu d’une manière que je n’avais jamais appréhendée auparavant… Plutôt difficile à digérer, mais vite digérée, sans plus me poser des questions, et je ne m’étais jamais posée la question du pourquoi. Maintenant, ce que me dicte mon instinct, mon intuition ne concerne que moi… si on puit dire. Et la réponse m’est venue d’une photographie.

Paroles

Ne jamais dissocier ce qui fait le moi…….