Archive for mars, 2012


90 ans…

Merci de ce regard, papa… Comme quoi, il faut cliquer, cliquer encore, et capter ce qui peut être… l’indéfinissable, ce que l’on n’ose dire en premier, et puis, puisque l’autre insiste gentiment, lui offrir ce regard…

Demain, tu aurais eu 90 ans… Une vie complexe, une vie riche, avec ses hauts et ses bas. Ses erreurs, dont une de trop, mais comme il ne faut pas vivre de regrets… Ce qui a été fait a certes transformé ma vie, lui a ajouté une longue chaîne, avec ses boulets… Ce qui est, est, on ne peut le changer, on ne peut que changer le devenir. Je suis heureuse d’avoir regardé mes photos, car j’ai retrouvé ce regard. Ce regard sincère, et non certaines de tes grimaces…

Aujourd’hui, quand je faisais une bourde et que je me traitais d’abrutie, je me souvenais ce que tu disais : « fille d’abrutie », et cela me faisait sourire… Alors, gardons ce sourire, au travers des larmes, et ce regard, ce regard, papa….

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Le printemps s’éveille, les oiseaux chantent, le soleil se lève plus tôt et se couche plus tard… Pas envie de prendre la voiture, mais envie d’évasion… Nous habitons l’endroit idéal pour des balades, qu’elles soient en pleine nature ou au bord de mer (pour ceux ou celles qui craignent le pollen).

Le canal de Gairaut , endroit favori des joggeurs, que ce soit le dimanche ou la semaine. Une petite marche sympathique avec des vues magnifiques, que vous pourrez prolonger par la visite de la cascade de Gairaut un peu plus haut, classée comme sixième merveille de Nice. Seul « hic » aucunes toilettes ne sont prévues.

Vous avez besoin d’espace et de verdure, alors deux parcs s’offrent à vous ! Le Parc de la Clua (tiens, il faudrait que j’y retourne…) en direction de Nice Nord au dessus de Saint Sylvestre, situé entre le bas de Saint Pancrace et le haut de la place Goiran.

Plus d’espace encore et en plein centre ville, si on puit dire… le Parc d’Estienne d’Orves vous offrira un excellent endroit pour un pique-nique, surtout sur le haut plateau dans le champs d’oliviers, mais cela ne se réduit pas à cela…

En bus : numéro 64 à partir de la gare SNCF, arrêt Beausite. Sinon, vous avez un parking. Prévoir pour ces 3 itinéraires, une lotion anti-moustiques…

Un petit parc « sans prétention, le Castel des deux rois, en direction de la moyenne Corniche, avec des vues sympathiques sur la mer, euh, me semble-t-il…  Il y a aussi des animaux.

Envie de mer ? Allergies au pollen ? Alors le sentier de Cap d’Ail sera fait pour vous ! Pour y accéder, la gare SNCF  de Cap d’Ail et un petit tunnel… Prévoir au moins une heure trente pour aller jusqu’à Monaco, une protection solaire et un chapeau…

Pour un chemin moins long et une petite crique paradisiaque, une plage (attention quand même aux vieux cochons avec appareil photo), des bateaux… tournez à droite au départ du sentier de Cap d’Ail, dans la direction d’Eze…

Ce serait pécher que de ne pas citer le Mont Boron, évidemment… Prendre le bus numéro 14, il n’y en a pas d’autres…. à partir de l’arrêt de la place Masséna.

Un seul conseil ; suivez les flèches. un autre conseil : ne faites pas comme moi, en suivant un sentier, qui, bien que tracé sur le plan, l’est bien moins dans la réalité… Mais que ne ferait-on pas pour capter certaines photographies inoubliables… en sensations !!!!!!!

Sinon, contentez-vous de la colline du Château… Le matin tôt, pour prendre des photos de la baie de Nice, ou l’après-midi, pour des photos du port et de l’arrière-pays… Le soir au coucher du soleil pour…

Le site du réseau de bus de Nice : Ligne d’Aur.

CONTINUUM (2)

Face à l’infini, nous posons sans cesse des barrières… Devant l’immensité, nous sommes si petits, si humbles, des petits bouts de rien, des poussières d’étoile cependant… Ce n’est pas rien ! Je me trouvai ainsi devant cette mer et son horizon sans fin, sinon une autre immensité, bien plus large, bien plus intense, bien plus mystérieuse comme le ciel… On dit que la mer est couleur de ciel… Entre ces deux complices s’engouffre le souffle de la vie, une musique quantique aux résonances parfois étranges… Elle enivre notre âme et berce notre coeur, l’enserre parfois, le secouant de rythmes qui lui sont étrangers, irréguliers, symphoniques… Devant ce bleu immense, où notre regard s’égare, se perd parfois, puis cherche, quelque repère, quelque image connue de notre conscient, l’Homme peut se sentir si modeste, parfois résigné, souvent arrogant, tentant d’abolir l’infini en posant des jalons quelque fois ridicules. D’autres la parcourent, à leur rythme, et certains se laissent dépasser.

Je me trouvai, ainsi, comme posée entre deux mondes… Celui des Hommes, mon regard s’attardant sur les passants, leurs particularismes, parfois redondants, parfois amusée, de voir comme les couples pouvaient être en harmonie physique (dans leur ressemblance), parfois surprenant une conversation qui ne me surprit guère… Posée entre deux mondes.. celui de l’infiniment céleste, divin, mystique, mystérieux, transcendant… Je me détachai du monde des humains, me demandant ce qui, au fond, pour moi, était en train de devenir l’essentiel… Je sentais des mots monter en moi, sous de douces musiques par le biais de mes écouteurs, voix râpeuse de Diana Krall, jazz mystique et indianisé de Mukta, puis, plus orientale de la « divine » Fairouz… Toutes ces « choses » humaines, tous ces petits objets dont nous nous fardons, les uns utiles, les uns futiles, vêtements, téléphone, bijoux… Toutes ces choses qui font notre quotidien, qui nous attachent parfois trop à leur soi-disant utilité, qui nous deviennent indispensables dans un impensable monde vide sans elles, ces « petites choses »… Et puis, l’esprit se meut plus loin, le regard se fait plus profond… Plus intrinsèque, plus insistant…

De l’identique se détache souvent un élément, semblable et différent. Si le regard poursuit son chemin, alors, l’âme se dit que l’art transmet un petit bout de son expression… Des mots voletant sur une feuille. Des lettres vibrant dans le ciel… Le mot, propre de l’Homme…

Si la pensée se fait trop lourde alors les mots la libèrent… Le moderne et l’ancien s’entremêlent. Passé, présent, et le devenir que l’esprit devine, que le coeur désire…

Et s’entremêlent également le passé du monde et le passé qui nous est propre. Un monde qui s’imbrique dans le monde… Une poussière d’étoile disais-je. Un brin, une plume posée sur le ciel, virevoltant, faisant la roue, glissant… Mon passé qui fut lourd, puis le silence…


Un jour, arrêtant soudain le temps, dans un lieu incongru pour la chose, je pris un stylo et je commençai à écrire… La vie passa, avec ses embûches, ses joies, ses blessures, le silence se refit… Je suis heureuse de reprendre la plume, d’une manière différente, alliant différents arts, telle une voile posée sur la mer.

 

Je retrace toutes mes expériences spirituelles, toutes mes recherches, ma quête éternelle de liberté, l’estimation bien imparfaite de ma propension à la soumission, si cette nouvelle expérience spirituelle devait aboutir dans une « structure », ma capacité à accepter l’autorité, bref, à ne pas laisser le passé prendre le dessus, comme la méfiance presque instinctive que je peux ressentir envers l’homme ou la femme qui chercherait à me guider…

Alors, écouter mon moi intérieur, s’il n’ait de sens que par le continuum, peut-il ou doit-il s’en libérer, et cela par le biais de la méditation, le détachement, l’être peut-il se libérer des chaînes qu’il s’est apposées, de celles qu’on lui a imposées ? L’être peut-il aller au-delà d’être…

A la rencontre de lui-même…