Archive for février, 2011


HOMMAGE A ANNIE…

Annie Girardot s’est éteinte aujourd’hui à l’âge de 79 ans…

Que dire d’elle… Une femme exceptionnelle, du talent, un franc parler, une voix un peu rauque, une simplicité extrême… Une grande dame, tout simplement. Après une carrière extraordinaire, Annie souffrait de la maladie d’Alzheimer.

Lire l’article du NouvelObs.

Je m’en souviendrais toujours dans le film « La vieille fille », avec Philippe Noiret, ou dans un grand film de Lelouch, « Partir, revenir »…

Tu m’attendras dans une fête
J’aurai changé, qui ne change pas
Tu me reconnaîtras au simple fait
Que tu ne me reconnaîtras pas…

Voyageuse sans bagage
J’étais partie un jour
Laissant un livre ouvert
Et des pas dans la neige.

A quelle page en étais-je ,
Quelle image, quel visage ?
Revenir vers toi mon amour
Dans ma vie à l’envers.

Et je reviens de loin,
Nous sommes partis par millions
Nous sommes revenus bien moins,
Mais il reste toujours des lions.

Quand on n’a plus de nom,
Plus qu’un mot sur du marbre
Mais rouvrir la maison
Et planter d’autres arbres.

Derrière ton épaule dans la glace
Je sais que d’autres ont pris ma place.
Ton regard comme s’il me cherchait,
Passe sur moi comme un archet.

D’une autre vie peut-être
Comme si ta mémoire
Avait d’autres fenêtres
Et moi une autre histoire.

Mêler les souvenirs
A des reflets étranges
Ce n’est pas peur de mourir
C’est vivre qui dérange.


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Entre passé et avenir, demeure le présent. Le passage de l’un à l’autre ne se fait pas forcément dans la douleur puisque nous sommes les acteurs (dont la pièce n’est pas forcément écrite par nous…) de son être, et porteurs de l’ancien et du devenir. Il arrive peut-être un temps où le passé meurt, un arbre courbant l’échine devant un orage trop violent parce que la nature en a décidé ainsi. Comme le vieillard qui meurt de vieillesse, tout comme un enfant mourant de maladie. La vie dans toute sa grandeur et ses bassesses qui nous font si mal.

Le présent, hélas, est également un schéma de société qui est en train d’évoluer vers l’individualisme, où les chiffres prennent plus de place que les mots, mais où également le seul chiffre qui revienne, paradoxalement, est un… On nous demande plus de productivité, on n’attend de nous d’être des consommateurs dociles, le « un » se retrouvant même sur Internet puisque nous avons dernièrement été assujettis à une taxe unique pour un multiple forfait comprenant l’Internet, la télévision et la téléphonie. Le service télévision se révélant souvent très médiocre et aléatoire selon la distance entre notre notre domicile et le raccordement DSLAM… Productivité n’apportant pas ses fruits à ceux qui la font, car le SMIC permet rarement de vivre décemment. Qu’en serait-il d’évoquer même brièvement, un retraité vivant en dessous du seuil de pauvreté, quand le fait même d’utiliser le verbe « vivre » devient indécent ? Comment parler de productivité humaine, également, quand, de plus en plus, les machines nous remplacent. Ainsi, nous sommes de plus en plus « confrontés » à des robots, ceux qui nous distribuent de l’argent, ceux qui scannent nos articles… Ceux qui nous répondent au téléphone ! Comment accepter la productivité quand il nous coûte moins cher de faire venir des produits de l’autre bout du monde que ceux produits juste à côté de chez nous ? Que devient-il de la productivité quand une personne n’arrive pas à trouver du travail, que ce soit avec ou sans diplôme ? On nous montre des Tunisiens qui disent ne pas arriver à trouver du travail avec un bac +3 et l’anglais, qu’en est-il en France ?

Ce qui se passe dans les pays arabes pourrait faire penser à la révolution française. Crise financière, pouvoir partagé entre une élite très restreinte, c’est le « petit peuple » qui bouge mais qui en récoltera les fruits ? La révolution française a transféré le pouvoir du clergé et de la noblesse en une autre manne : la bourgeoisie. Certes, nous avons des élections, la liberté d’expression, mais je ne suis pas si certaine que cela que nous puissions dire absolument TOUTE vérité sans en subir des conséquences indirectes…

Le Maroc est un pays vraiment à part dans le Maghreb de par le fait que son chef est un roi. La révolte n’y est pas aussi rapide, aussi violente que dans les autres pays du Grand Maghreb. C’est un pays en pleine transition, mais elle est lente, car le navire de son devenir peut faire craindre plus qu’un tangage, un chavirement… Mais vers quoi ?

Je me sens bien prétentieuse de parler d’un pays dont je ne suis pas originaire mais j’ai envie de laisser parler mon coeur pour un pays que j’aime tant !

Un pays en prise entre modernité et traditions…

Quoi de mieux que la musique pour vous mettre dans l’ambiance ?

Quoi de mieux comme langage universel que la musique qui sait allier les traditions et la modernité ?

Je peux en parler, peut-être, en tant que touriste un peu « spéciale », ayant été mariée à un Marocain, et n’ayant pas visité le Maroc comme une touriste « ordinaire »…

Le Maroc, pour moi, c’est cette immensité à l’odeur fauve, la première impression que j’ai eue en arrivant, ce qui m’a prise à la gorge, cette odeur si « fauve », un peu sauvage, et des paysages si vastes, entrecoupés de routes larges et modernes. Où les conducteurs conduisaient comme des fous ! je remerciais Dieu de sortir vivante d’une voiture…

Le Maroc, entre modernité et traditions se retrouve également dans ses villes, entre une Agadir qui pourrait faire penser à une ville touristique comme Cannes (ce que j’avais sorti à m’époque… Heureusement, je ne suis plus d’accord avec cette comparaison, je préfère… Agadir !) et Essaouira, un savoureux mélange de musique Gnawa, un air vivifiant, du bleu partout, du poisson si frais qu’il en sauterait dans vos assiettes, ou encore Marrakech, dont les touristes sembleraient ne retenir que la place Jamaâ El Fna et le jardin Marjorelle, Casablanca et son immense mosquée, Fès et ses souks, Tanger la Blanche….

Essaouira à l’ancienne :

Dans mes souvenirs, un thé à la menthe, dégusté sur une plage de Casablanca, un soir, non pas dans un café branché mais une simple chaise posée sur le sable, avec une petite table… Personne devant et personne derrière… Juste l’océan, le vent et l’air frais.. Un peu de silence, une petite pause dans les turbulences de la vie…

Et ce style de musique qui pouvait ponctuer les voyages :

Le chameau vous le dira…..

La corruption ? Oui, elle existe. Si vous acceptez de payer un policier qui vous arrête, vous soutenez la corruption. Mais, il est facile de se laisser intimider dans un pays qui n’est pas le sien.
Des souvenirs comme celui où l’on me refuse l’entrée d’un bar puisque je suis une femme… certes… Un taxi qui augmente ses tarifs dès qu’il me voit arriver ? Oui, cela est. En France, on augmente les tarifs quand les touristes vont arriver…
On vous ouvre les portes et on vous offre à boire, à manger… Je me souviendrai toujours d’un Maghrébin qui m’avait accueillie pour un entretien d’embauche (bénévole…) en plein été, et qui ne m’avait pas offert un verre d’eau ! Zut, c’était en France… Et d’un couple d’amis qui avait proposé de m’accueillir chez eux car je souffrais du quartier trop bruyant de ma belle famille…

Est-ce que le Maroc pourra passer ce difficile cap ? J’aimerais leur dire que la démocratie à l’européenne n’apporte pas toutes les réponses, nos vieux, on les met dans des maisons de retraite, nos enfants, on ne les comprend pas forcément mieux, nos pauvres, on les cache, les riches ont tout pouvoir… Personnellement, je pense que le Maroc est comme une grande famille, maintenant, l’avenir parlera, j’espère seulement qu’il ne sera pas manipulé…
Mon passé, ce sont ces souvenirs, mon présent, c’est l’image de cette France que j’aime et qui souffre, mon avenir… se situe entre un passé dont je garde les effluves et une certaine richesse qui se balade entre mes diverses « origines »… Si seulement j’avais eu à l’époque, un appareil photo numérique, que de photos j’aurais prises pour mieux vous faire découvrir ce merveilleux pays !

Je veux une opportunité de retourner dans ce pays et prendre moultes photographies de ses paysages et de son peuple. Je veux avoir la possibilité de vivre pleinement ! Vivre mes passions, vivre en me défaisant du passé, un petit peu, afin de respirer… Je veux me défaire de mes chaînes, celles que je m’accroche désespérément par peur d’avancer, peut-être pour un monde qui m’est si inconnu, un monde où le bonheur aurait enfin sa place…

Combien de fois n’ai-je entendu dans mon enfance : « Le roi dit nous voulons »…

IL EST VENU LE TEMPS…

Il est venu ce temps… ce temps de passer à autre chose. Comme je me l’étais promis, cette année 2011 doit être l’année du « oser », du tout oser. De jeter les laines, faire fi de la frilosité. De se défaire du futile, se déshabiller de l’inutile. Assez des courbettes, assez des mots vides, de la non-communication, et de tout un tralala qui entrave ma route.

A bientôt !!!

Je posterai des photos ici. J’écrirai en dehors….

Des corso (grosses têtes et fleuris), une place Masséna transformée, le carnaval de Nice cuvée 2011 débutera le vendredi 18 février au soir et cela, pour une durée de 2 semaines. Indispensable à l’économie locale, tout est fait pour que le touriste s’y sente bien. Beaucoup de Niçois regrettent cependant le défilé sur l’avenue Jean Médecin, et une ambiance beaucoup moins festive. Voici une liste de liens essentiels pour obtenir quelque information sur son passé, son actualité, et je vous invite également à retrouver mon groupe sur Facebook où, je l’espère, comme chaque année, des gens partageront leurs impressions :

– Le site officiel du carnaval,

– Un petit historique,

– Mon groupe

Et de quoi vous donner l’envie…

Non moins intéressante, la fête du citron à Menton, qui se déroule aux mêmes dates, à Menton et vaut franchement le détour. retrouvez leur site ici : Fête du citron. Je pense y aller cette année, au moins visiter le jardin Biovès.

Et, tant que vous y êtes, si vous aimez le mimosa, alors, un autre détour s’impose, à Mandelieu La Napoule et sa fête du mimosa. Mimosa d’origine des massifs du Tanneron, ne l’oublions pas…

Ne manque plus qu’à y inviter le soleil.

Et un petit cadeau pour tous ceux qui sont loin !!!!

DESINSCRIRE LE TEMPS…

Mes mains, qui se posent sur toute chose, je désinscris le temps, le détourne de sa ronde, le pose un instant… Je livre bataille, contre mes sentiments, je fusionne avec l’infini, essaie d’attraper la vérité qui me défie ! J’observe les regards furtifs, ceux qui cherchent à me croiser, à savoir ce qui va suivre. Ne le sachant moi-même, j’ai décidé de suspendre un fil au vent, la course pourrait aller loin ! Ecouter mes intuitions, celles qui ne trompent pas, les premières, ou écouter la raison ? Dans ce passé impalpable, il n’est point de raisonnement qui vaille, mis à part une certaine chronologie des faits… Certains faits qui me hantent… Qui m’étouffent… Touffes de souvenirs en vrac et en vric… D’aucuns voudraient que je ne me souvienne pas, d’aucuns voudraient que l’on me prenne en flagrant délit de folie… Mais il n’est point de folie quand enfin on arrive à poser ses vérités, qui n’ont pas moins de valeur que la leur… Et j’enrage de ne point avoir toutes les connaissances ! Il semble que l’on n’en possède jamais assez, et c’est là la soif de l’humain, celle qui a causé sa perte depuis sa création. Je suis donc bien fille de lumière, descendue sur la terre, sorte de pomme géante dans un jardin d’Eden…

Les étoiles sont des portes vers d’autres demeures. L’oiseau n’en mesure pas la portée. L’humain les devine. Un coin de sa mémoire en garde le souvenir. Il soupire. C’est trop loin, c’est trop long ! Combien de vies encore ? Mais, un sourire en coin, je sais qu’il suffit de s’ouvrir à la connaissance, à sa quête infinie et définie, pour entr’apercevoir ce que nous fûmes… et redeviendrons… Des êtres de lumière. Nous voulûmes connaître et cela causa notre division. Mais, comme le Créateur faisait bien les choses, il nous donné tout ce que nous étions sous forme d’êtres avec des corps…  Les paumes de la main avec ses multitudes de chemins, sillons gravés pour ne pas nous perdre, des doigts, pour composer, créer, conserver, sentir, caresser l’autre, caresser l’air, essuyer les larmes, des bras pour porter l’espoir, et consoler l’autre, trop occupé par la vie terrestre, un front, pour laisser de l’espace à la pensée, des cheveux pour cacher celles-ci quand trop sensibles… Des yeux pour tenter d’atteindre l’immensité. Des oreilles pour ne pas dire que nous n’existons pas ou tout ce que notre bouche ne peut taire. Il a créé un cou qui permet de voir de tous les côtés, dans tous les sens. Il a créé un tronc dont un avec de belles protubérances… Il a créé des jambes, pour aller vers celui qui ne peut s’avancer vers nous. Et des genoux pour quand nous sommes trop orgueilleux. Et dire que les pieds supportent tout cela…

Deux yeux, deux bras, deux mains, deux jambes, deux pieds, deux oreilles… Il nous a créé en n’oubliant pas que nous sommes deux, et le tout en un. Uni par le tronc. Un même corps. A l’endroit, à l’envers.

Alors, qu’importe, je désinscris le temps, de temps à autre… et le pose sur un clavier.

LA VIE BOUGE…

C’est étrange, le monde bouge, change, à une vitesse difficilement contrôlable. Les événements en Tunisie, en Egypte, en Palestine, par exemple… Parfois mon navire ressemble à une chaloupe qui tangue, un passé lourd, qui semble me prendre en tenaille. Et d’un autre côté, le temps qui a passé a forgé différemment mon caractère, le rendant plus mature, me permet de laisser passer les tempêtes, il est si difficile parfois de prendre ses distances quand la blessure est largement ouverte. Encore saignante. Pourtant, la meilleure des choses est d’accepter que l’on ne peut changer certains faits et, que, même terriblement traumatisants, ils sont une partie infime de notre destin, ils sont une partie de nous. Je ne pourrai jamais oublier. Mais, telle une maison, les choses de l’esprit doivent être rangées. Certains de ses éléments doivent être classés, afin de passer à l’étape suivante. J’ai choisi déjà certains chemins, ils ne sont pas surprenants. Ils sont moi.

Etrange, disais-je… Je regardais mon ancien blog et un billet sur Noël, et là, rien n’a changé quant aux remarques que je faisais sur la place Masséna et son jardin de sapins, fermé la nuit et gardé… J’aimais bien les illuminations de 2008 !

Oups, petite anecdote qui n’a rien à voir mais sur les améliorations à apporter quant aux problèmes de stationnement à Nice… Boulevard Gambetta. Deux policiers sont sur le point de verbaliser des véhicules stationnés sur un emplacement pour livraison. Dont une voiture appartenant à une commerçante juste en face. De l’autre côté, un camion garé en double file pour débarrasser les objets encombrants d’un magasin où sont effectués des travaux. Les policiers qui font remarquer à la commerçante que la place de livraison aurait pu servir au camion… En fait, la double place de livraison est située de l’autre côté de la chaussée où se trouvent les commerces qui pourraient être livrés… Le camion garé en double file n’aurait pas pu se garer sur l’espace de livraison… Traverser Gambetta X fois pour débarrasser des objets encombrants ou livrer, en voilà une bien une bien drôle d’idée ! Bref, cet emplacement devrait plutôt se trouver de l’autre côté, là où la commerçante travaille, là où chaque matin, une camionnette se gare en double file, pour venir chercher ses marchandises… Boulevard de Cessole, aussi, souvent, le soir des doubles files… Partout dans Nice, des double files…

La vie bouge, la ville bouge… Mon blog un peu moins ces derniers temps… Et pourtant, que j’ai envie d’écrire…