Category: poésie


Toi(t)

Quand je plonge mon regard vers l’horizon,

Au-delà de mes rêves, au-delà de ma raison,

Dis-moi, est-ce que je cherche ton image,

Les contours des cimes sont-elles les lignes de ton visage ?

L’air que je respire, est-ce ton regard

Qui se fond au mien sans aucun fard ??

 

Mes mains qui s’agrippent à un appareil

Aux dimensions de l’immensément futile

Entre l’infini, la vie, le rêve et le sommeil,

Mes mains, expression de mon âme d’argile,

Te cherchent, te questionnent et tout au fond…

Au fond de l’univers, apposent un timide pardon.

 

Alors, soudain, j’ai envie de faire de ce que j’ai en moi

Un horizon de mon être intérieur tel un beffroi,

S’érigeant dans le ciel, que j’invoque et implore en Loi,

Un horizon d’émotions, comme une communion…

D’un passé non dériré qui tirera sa révérence

Et d’un avenir incertain jouant toutes les cordes du violon,

Que mon cœur, blessé et solitaire, nommera Sa Chance…

COPYRIGHT PHOTOGRAPHIES ET POÉSIE FLORENCE RAHMANE

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Amnésie de l’ombre

Un violon dans une ruelle. Un bout de vie dans ma mémoire. Un horizon, à l’orée de mon regard. La mer étendue souS mes yeux et le ciel étalé sous ma bouche. Ma bouche silencieuse dans les couloirs du temps. Le temps figé dans les entrelacs de l’Histoire.
Un viOloncelle au bout de la ruelle. Mes pas si lourds sur les pavés de l’absence. Les jambes immobiles, les genoux bloqués dans la redondance de la mémoire. La mémoire glissée entre deux murs, deux murs face à l’immensité.
Des voix. Des voix dans la gorge des profondeurs de la ruelle. Des cordes blessées de l’avenir, et des pas dont les bruits se taisent, se taisent, s’effAcent, faiblissent, s’atténuent alors que leur écho retentit jusqu’aux tréfonds de ma chair. Mon âme.
Un piano, un piano à queue dans un cagibi au bout de la ruelle. Un piano égrène des notes que mon coeur ne saurait chanter. Un piano, et, au bout, l’océan, le bruit des vagues roulant sur l’épine dorsale de mon corps qui s’élève, se soulève, se révolte. Qui rêve d’avenir.
Un piano à queue dont l’ombre démesurée s’épancHe sur un immense pont et sur l’apparent impossible.
Et l’orchestre de la vie balance mon coeur sur les effluves d’un océan de larmes de vies autres mais miennes.
Assassinées.

Copyright Florence Rahmane

Tout est peut-être dans le lapsus du titre du billet……

Après un long silence…

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Il y avait la mer et l’horizon,
Des vents à décoiffer la raison,
Des rêves à réveiller la passion,
Des mots tus que les mains refont…

Il y avait des visages, si souriants
Que le monde entier les entend
Que la vie qui s’affaire attend…
Qui unissent tous les différends…

Le regard vers les autres que tu portes,
Les sentiments de toutes sortes,
Tes rêves du coeur dépassent l’aorte
Et rendront l’espérance plus forte !

Ta voix qui s’échappe si avenante
De ta gorge en larmes impatientes
Se déploiera sur les cimes de l’humanité arrogante
Qui, sans cesse dans la douleur, se réinvente…

Tu aimeras, tu chériras, tu protégeras…
De toutes les erreurs, tous les faux pas,
Une leçon de courage tu en tireras,
Et jamais sauf de la haine tu ne sonneras le glas…

Que tu ne puisses dire que jamais au grand jamais
Tu n’as porté la mort en harnais
La haine comme collier de jais,
Et plus conjuguer l’amour à l’imparfait…

Dans toute l’imperfection de ton être
Dans tout l’humilité de ces rimes que je délie
Au dépouillement du futile paraître…
Pour recouvrer toute l’Essence de la Vie…

Copyright Florence Rahmane

 

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Un jour

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Serais-tu cette branche courbée sur le rivage
A la douceur d’une aube perlée se reflétant sur ton visage ?
Aurais-tu un rêve, un espoir de plus ?
Serais-tu ce cœur qui mesure l’air du temps
Comme une étoile sur un air de perles marines ?
Balaierais-tu l’ombre des chimères que le vent
Insuffle sans cesse dans ton regard en pellerine ?
Serais-tu cette ville, serais-tu cette place
Serais-tu ce chemin qui se perd dans la nuit ?
Serais-tu, ô serais-tu, au moins, cet ami
Qui jamais de mon amour ne se lasse
Comme un promeneur solitaire traverse le jour
Balaie d’une main leste les chimères
Libérant enfin son âme de cette douleur amère
Des griffes acérées des vautours…

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Un instant fugace aux commissures de tes lèvres
De ton corps frémissant de toutes nos fièvres
La passion dévorant nos cœurs déchus…
Serais-tu cette âme, serais-tu la minute même
Qu’aucun troubadour n’a contée ?
Serais-tu ce mot perdu, cette phrase oubliée
Ces notes que le musicien cherche à taire tant il aime…
Les silences en disent si long sur ton passé
Tes mains qui parcourent tout mon être
Un visage posé sur les rebords de ma fenêtre
Comme un oiseau s’y pose et n’ose s’envoler…
Qui serais-tu, sinon toi-même, l’enchanteur
Aux détours de ce que le regard n’ose apercevoir
A demi tu, à demi murmuré, ni aube, ni soir
Juste l’amour, juste un être, une âme, un cœur…

Copyright Florence Rahmane

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Tâche au milieu de vagues bleues
qui brille de mille feux
épars dans ses longueurs
du soir qui tombe
Mille frissons éveillent la lande
alentours
Réveil de plumes
et doux comme toi
 
Pourquoi ces cris
les larmes en sang
et le vent
qui dissipe tout
pourquoi cela
Pourquoi la vie de crimes
et de faux ?
Un visage au milieu
de ces pays de brumes
où mon coeur se reconnaît
enfin
dans un soupir
ou un au-delà
et jette tout en vrac
en mêlée emmêlés
Sentiments diffus
de caricature
éventrée
 
Je reconnais cela
je ne sais pas
Quel est ce visage ?
Est-ce moi ?
 

Je ne te dois rien. Puisque tu ne m’as rien transmis. La photographie, j’avais ça en moi, tu ne m’as rien appris. Quant à l’écriture, elle m’est totalement dévolue. Je ne te dois rien. Je reprends ma liberté d’être.

Texte et photographie, tous droits réservés.

 

Frange

D’où tu poses ton regard, dégage ta frange, ouvre les yeux, fuit les faux-semblants, et porte ton regard au-delà… Les hasards de la vie qui n’en sont pas t’ont portée vers cette ville, aux paysages troublants, que l’émotion porte dans ton coeur, au hasard de tes périples, par delà ses ruelles, ses escaliers, ses détours, ses surprises… Que cette Nice-là porte en elle son passé afin que son devenir perdure !

Feuillages

Humble, elle porte un regard discret sur ce qui l’entoure… Elle sait que sa beauté est éphémère et qu’elle n’est pas unique en son genre mais unique dans son identité. De ses origines multiples elle tire sa richesse. Dans ses veines coule le Paillon, et son visage emprunte des accents italiens. Son linge aux balcons suspendu flotte dans le vent, les parfums laissent un sillage d’effluves colorées qui chatouille nos narines, taquine nos palais… Les bruits fusent et diffusent une vie qui s’offre aux passants bousculés. Le regard chavire, un peu perdu, entre la mer et les montagnes, ne sachant que choisir, et vogue, vogue entre la marée presqu’inexistante et les flux et reflux d’embruns sudistes et la tête tourne dans les multiples rebondissements d’une montagne russe… Sourire… Quand je ferme les yeux, je vois les vallées de la Bevera et de la Roya… Ses couleurs, ses villages aux accents italiens, perchés ou lovés, ses richesses, ses églises, presque un chemin de pénitent… Je vois, les vallées du Paillon, ce qu’il m’en reste, ce sont ses odeurs et sa flore particulière. Si vous fermez les yeux, vous pouvez retrouver cette odeur dans les collines de Nice…

Si vous ne portez pas d’amour dans votre coeur, vous ne verrez qu’une aube pâle. Ouvrez alors vos yeux, et l’or couvrira ses flots…

Or méditerranéen

Mais le sujet initial était….

Ecrire sur le vent

Ecrire sur le vent

Les mots qui viennent du cœur

Comme les pétales de fleur

Que l’on touche et sent

Jusqu’à son âme élever ses yeux

Leurs pas qui nous y conduisent

Etre à mille lieues

Des secondes qui s’éternisent

Frôler, de la paume de la main

Une aube qui éclaire nos lunes

Faire de chaque matin

Une nouvelle fortune

Ne pas s’attarder

Comme un navire à quai

Des autres se disculper

Se permettre de rêver

Si l’aube du songe nous porte

Tracer le sillon éphémère

D’un chemin qui s’évapore

Parfum volatile volontaire

Et parfois griffer

Et parfois tomber

Et souvent se relever

Parfois, peut-être, aimer…

Comme une colombe au dessus de vos masures

Comme une ombre au dessus de mes blessures

Je pense et panse tant que j’y puise l’âme

Fleur essentielle d’une nature faite de flammes

Connaissez-vous les tourbillons d’une valse

Et les temps qui s’enchaînent

Dans des pas qui s’entremêlent et s’enlacent

La musique emporte la peine

J’écrirai alors les mots du cœur sur le vent

Les yeux mi-clos pour mieux porter le rêve

Chanterai leurs orées sur un nuage blanc

La terre sera mon sang, la mer sera ma sève

Port de NiceVieille ville

La timide…

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Dévoilée….

Mont Boron

Redondante…

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Parfois on galère… 😉

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Entre l’ombre et la lumière…

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Mais voilà, Nice, ce n’est pas que du rêve, partagée entre le passé et l’avenir, et l’avenir est surement démographique, quelques lieux sont heureusement préservés afin de lui offrir des « poumons », face à un bétonnage forcé côté ouest… Que dire en regardant Fabron sinon que cela me fait penser à un mille-feuille urbain, que dire en regardant le massacre de la Plaine du Var… Que dire du sang qui coulait dans ses veines et qui s’amenuise… Par ce même fait démographique.

On garde toujours ses racines en soi, mais comme toute racine, elles continuent de pousser avec l’arbre de vie ! 😉

Et porter sur Nissa la Bella, un regard du coeur…

Gairaut

Toutes reproductions réservées, merci de respecter le Copyright !

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Je sais, ce poème du brésilien d’Ademar de Barros, on le lit maintes fois sur Internet, et pourtant, pour les croyants, il est tellement vrai. Si une bonne partie de notre vie est déjà inscrite, alors, continuons de lire ce livre que nous ne feuilletons qu’au fur et à mesure… alors que nous en possédons toutes (ou presque) les pages. Ceci dit, ce poème ne dit pas comment cela se passe sur les galets de Nice…

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J’ai fait un rêve, la nuit de Noël.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,
la mienne et celle du Seigneur.
L’idée me vint – c’était un songe –
que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J’ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu’en certains endroits,
au lieu de deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une.
J’ai revu le film de ma vie.
O surprise!
Les lieux de l’empreinte unique
correspondaient aux jours les plus sombres
de mon existence.
Jours d’angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur ;
jours d’épreuve et de doute ;
jours intenables…
jours où, moi aussi, j’avais été intenable.
Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches:
« Tu nous a pourtant promis d’être avec nous tous les jours!
Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse?
Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie?
Aux jours où j’avais le plus besoin de ta présence? »
Mais le Seigneur m’a répondu:
 » Mon ami, les jours où tu ne vois qu’une trace
de pas sur le sable,
ce sont les jours, où je t’ai porté. »

L’HEURE EST GRAVE

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Cliquer sur l’image pour lire…

CYGNE DES TEMPS

Cygne des temps

Cygne des temps

Ces signes que l’on ne mesure pas
Qui prennent place en votre corps
Dont on ne voudrait pas
Et s’incrustent plus alors…

Ces rêves que l’on a meurtris
Avant même de voir leur naissance
D’autres déjà que tout enfouit
L’être travaille à leur délivrance

Plus fort plus tenace il se réinvente
Avec le passé qu’il a apprivoisé
Si la chance ne le tente
Ce sera à lui de la créer

D’autres s’acharnent encore
Qui pensent pouvoir penser
Mieux que de voir s’éclore
Un courant qui leur est étranger

Vouloir continuer, coûte que coûte
Sur un chemin où peu s’aventurent
Si l’obstacle est sur sa route
Alors, trouver l’adéquate courbure…

Trouver sa vérité à l’orée d’un chemin
En ce que la vie a donné
Si personne ne prend sa main
Alors, que reste-t-il à prier

Prier est une lente introspection
A ce que l’âme reflète en soi
Oublier les pâles imitations
L’être reste à l’écoute faisant fi d’émoi

Que reste-t-il à rêver
Quand le coeur n’écoute plus
Que reste-t-il sinon le vrai
Quand des chimères l’être s’est déchu

Signe des temps, la pensée unique
Quand le vent balaie tout
Comment savoir ce qui tend à l’inique
Ce qui fait de vous ce nous

La plus juste équité
L’amour le droit à être
Le non dogme la volonté
Au faire fi des paraitre

Quel est ce visage qui s’offre
Fermer les yeux ne plus voir
Briser les serrures de ce coffre
Regarder son âme non plus comme un miroir…

Copyright textes et photos, Florence Roussin

TOILES DE REFLEXION…

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Une face trouble une face claire
A semi enfouie sur les pavés
Une ombre qui se profile déguisée
A l’endroit à l’envers

Les mots qui se fardent sous l’étau
De jeux corrompus par les âges
Une rigole se faufile entre les eaux
Ton regard en dessine le ciselage

Sous tes faux habits
Ton profil se devine
Sous les traits d’un ami
A l’encre de Chine…

Un à un je lève les voiles
Que tu t’entêtes à plisser
Sous la tunique des étoiles
Sans formes à lisser…

Un coup de griffe à l’emporte pièce
Le cri dans les natures est lâché
Sous la rage ou bien la liesse
Trépitude de temps engagés

A l’endroit à l’envers
Le regard entraîné dévisage
Scrute et plonge dans l’univers
Tourne et retourne les pages

Les mots se défont de l’étau
Des jeux corrompus par les âges
Leurs rivières s’isolent des eaux
Détournent les passages

La vie se fait âme paisible
Dans les tourments des paysages
L’âme se fait indivisible
La main en trace le sillage

Les vielles résonnent dans les airs
Le piano continue sa chanson
Le cœur se fait ainsi moins fier
Pour épouser, enfin, l’horizon

Mon corps se tient à l’orée de la mer
Droit, sans ciller, sans faiblir
Sous les vents, sous les faux, sous les airs
Droit, silencieux, tel un menhir…

Entre passé, présent et avenir
Plus de questions, le rêve délivre l’âme
Pour rendre à l’être à venir
Toutes ses plus belles flammes !

Et sous le ciel, la tunique des étoiles
Lisse le regard à leur reflet
L’humble déploie alors ses voiles
Et l’être se reprend à rêver

Chaque âme possède en elle
Le secret de ses chemins de vie
Chaque respiration en est l’étincelle
Formant la coupe ou la lie

La lie s’accumule et forme la synthèse
Un rien et un tout épousant le monde
Sommes-nous le reflet de la genèse
L’épilogue est l’annonciation féconde

A l’endroit à l’envers
Cieux éblouis dans les regards
Les regards imberbes
A l’envers à l’endroit, sans fard…

Copyright, images et textes, Florence Roussin