Category: FOI


COMPRENDRE LE DIVIN

Le besoin de l’homme de poser en mots et/ou en image le divin, c’est comme vouloir capturer la lumière, l’invisible dans un bocal, un appareil photo, ou tout autre support tangible et surtout préhensible par l’humain. C’est nous rassurer, paradoxalement se sentir exister. Or, Dieu, c’est tout le contraire. C’est l’infini, le non visible. Si l’on veut s’approcher de Dieu, même tout moyen peut sembler bon, il faut pouvoir lâcher prise de tout ce qui est terrestre. Même si la religion n’est pas mauvaise en soi, car d’aucun y trouve un réconfort, et peut même muer son être au travers d’une religion, celle-ci peut tout autant former des barrières, des entraves au rapprochement de Dieu. Un jour, après le déluge, les hommes voulurent construire la Tour de Babel pour atteindre les cieux, et c’est ainsi que Dieu leur imposa le châtiment des langues en dispersant les peuples de par la Terre. Tout comme la lumière ne fut qu’une, elle peut se défaire en maintes couleurs de lumière, ainsi, les êtres de lumière que nous fûmes, unis en Dieu, nous nous dispersâmes alors que nous ne faisions qu’un. Nous sommes divisés par les langues, les coutumes, les religions. Nous nous bâtissons des frontières, créons des identités, nous attachons à la terre. Nous posons des mots, les transcrivons, les traduisons, les récitons. Pour atteindre le divin, il faut soit se détacher de tout cela et accepter ne faire qu’un avec la lumière, avec l’infini, se fondre à lui, soit transmuer tout ce que nous avons posé de tangible en un instrument accessoire, à la transcendance des choses en une pensée de lumière, en une énergie pure.

C’est accepter ce qui EST. Les mots finissent par tourner en rond, tout comme ce texte qui essaie de transmettre ce que je ressens, et n’aboutir nulle part car tournant, en rond, il ne peut aboutir que sur lui-même, et jamais, comme il se devrait, vers l’infini ! Tous les êtres ne pourront pas accepter que leur religion n’est pas la bonne, qu’elle n’est pas la vérité unique car elle n’est que ce qui nous a été enseigné ! Aucune religion n’est fausse, aucune religion ou pensée ne détient LA vérité unique et seul notre esprit peut décider de s’ouvrir à l’Absolu. Ainsi l’enseignement reçu doit se dépasser et dépasser les barrières que d’autres ont construites. Sera-ce par l’apprentissage de  la connaissance ou par l’abandon total de mon être à l’infinité de Dieu ? En tous cas, je lui livre mon destin. Ce n’est qu’en remettant en totale abnégation de mon être que je ne pourrai atteindre la voie subliminale. Ce n’est même pas la connaissance absolue, une vie ne saurait suffire. C’est juste faire confiance en Dieu, et poursuivre mon chemin sans demander comment mais en agissant, laissant la pensée à ce qui EST, abandonner les jalons posés pour moi par d’autres, ce que je nommerais parfois mon instinct.

Tentative d’écrire ce qui ne peut être écrit, mais ce que je ressentais sur le moment, fugace. Car ce qui devra être, ne peut être écrit….

Comme exemples de la transcendance par l’acte j’aimerais juste citer Mère Teresa et Gandhi. Car l’acte le plus souvent nous rapproche bien plus de l’infini que la prière.

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GRAVE A LA CRAIE

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Je prends une craie, je grave ton nom sur le fil de l’eau. A l’instant il s’efface. Et la craie disparait. Mes pas auraient pu s’arrêter là. Plongés dans l’incertitude, le désespoir, la tourmente, le doute. La flamme de mes yeux aurait pu s’éteindre, la nuit aurait pu couler sur les cieux, le vent tourner et changer de direction, le temps arrêter les aiguilles sur le cadran de la vie, le soleil cesser d’exister…

Je prends une craie, je grave ton nom sur la pierre. Blanc sur blanc, qui aurait pu deviner. Que le temps l’effacerait par la suite…

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Je prends une craie, je grave ton nom dans le ciel, sur le soleil, sur les nuages, mes bras dans tous les sens. Une spirale nait, un tourbillon. Et tout disparait. J’ai même essayé la lune.

Lune

La lune. Je l’ai questionnée. Tout comme je demandai à des pierres de me dire. Tout comme je demandai à l’eau de me guider. Tout comme je demandai à l’air de m’inspirer. Et, c’est tout comme. Comme s’il était difficile d’abandonner ses repères, comme s’il était plus facile de tout cloisonner, de tout bien définir. D’ajouter des qualificatifs, des dénominations, des couleurs et tout autant d’attirails afin de se réconforter. De réduire l’immensité, de définir l’infini. De toucher l’impalpable. En fin de compte, tout redimensionner à notre échelle car Son dessein est immense, même pas immense, non mesurable. Et donc, quelque part, effrayant. Car porter mon regard vers l’immensité, sans repère aucun, la terre s’efface, je perds pieds, je n’ai plus de racines, je n’ai plus de passé, je n’ai plus d’avenir et entr’apercevoir un petit bout de quelque chose me rassure. Pourtant ce petit quelque chose ne sera jamais immuable lui non plus.

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A mes questions Il ne répondra pas. Tout comme son Être, un verbe ne saurait suffire. Même si un dictionnaire pourrait tenter une ébauche. Même si l’esprit pourrait vouloir prendre le dessus et même si le coeur pourrait sembler s’arrêter un instant. Même si l’âme tenter une percée, au travers de mes mots, au travers de mes photos. J’abandonne mes armes. Pour un instant j’abandonne la pensée. Car tout semble futile et pourtant si nécessaire. Si nécessaire mais futile. Hors de ma dimension, hors de l’esprit et hors de mon corps. Et pourtant en moi…

DIEU EST

NiceChateau

INTUITIONS

Pas de voyance, pas d’extralucide, pas de magie, juste une voix intérieure, celle que l’on peut posséder quand on a donné son cœur à Dieu. Pas de religion, pas de société secrète, juste moi.

Mon passé est tel qu’il en devient lourd et mon corps me dit que cela suffit. Alors si l’esprit est important, le corps également car il me permet de vivre sur la terre. Je ne peux pas me permettre d’écouter les autres car ne pouvant me fier à quiconque (ou suivre mon cœur), je dois aller au delà de moi-même et chercher cette vérité qui me manque tant. La vérité est multiple et une à la fois. Mais les chemins que l’on emprunte nous appartiennent.

D’aucun vous diront que je suis folle, mais cela, j’en ai déjà parlé. Si la folie, c’est être différent, alors, peut-être… Mais pas dans le cadre conventionnel communément accepté par les instances…

Les événements et surtout la mort de mon père ont apporté beaucoup de changements dans ma vie. Période trouble s’il en est, certes, mais je fais confiance en ma destinée pour me montrer la voie. Et seulement en elle. J’espère que cela sera compris par qui de « droit » (ou de non droit)…………

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Où aller, dans quelle direction ? Quelle main prendra la nôtre ? Les villes de plus en plus démesurées ne nous laissent plus l’espace où lever les yeux au ciel et interroger les étoiles. Nous vivons de lumières artificielles, nous ne possédons jamais assez, nous remplaçons l’invisible par un visible ne satisfaisant jamais nos fausses envies, nos faux désirs, et l’espace que prend le palpable sur l’infini du non-être, mesure dans le temps « universel », nous remplit d’un vide insatiable. Et ce vide parfois devient une porte béante et cependant invisible à ce qui touche au domaine de Satan… Nous vivons à l’époque du « tout tout-de-suite », de l’instant instantané, de la sensation, forte de préférence… D’ailleurs, pourrais-je écrire cela sans ordinateur, sans internet, sans ce besoin bien précis et instantané d’un matériel bien concret et de tout ce qui lui est connexe ?

Bien des fois ai-je succombé ces derniers temps à la vanité, par le biais de la photographie, par la recherche du beau, c’est ce que je cherche non, par cette puissance du regard que j’essaie de transmettre au travers d’un boitier, d’un simple boitier ? Et quel est ce besoin d’écrire quand la photographie ne suffit plus, quand la photographie, ma photographie est incomprise par les « autres » ? Comment faire comprendre que je peux passer près de 3 heures à photographier un coucher de soleil ? La photographie est merveilleuse dans le sens qu’elle se renouvelle tout le temps. Vous pouvez prendre un unique endroit maintes fois et toujours différent. Et c’est la lumière qui fait cela. Et je m’en rends de plus en plus compte, le plaisir immense que je ressens, c’est quand je suis dans un de mes voyages photographiques, car la magie est là, qui opère en silence, dans mon regard, et dans mon regard, c’est l’âme qui transparaît, et je sais pertinemment quand cette « transe » est finie, que mon âme lâche prise, que l’envie s’en va… Comme la lumière… Car c’est la lumière qui me retient, parfois, après des heures de prises photographiques…

Est-ce l’oeuvre de Dieu, est-ce l’oeuvre du diable ? C’est intéressant de voir, d’écouter son coeur, tout simplement, et de laisser faire les choses… Seule la vanité est « condamnable », ce qui n’empêche pas aux autres d’aimer ou pas. Mais souvent, je regrette que cela n’aille pas plus loin, même si chacun reste libre de son amour de l’oeuvre ou pas, de ce qu’il transposera sur une photographie, et qui, le plus souvent restera très éloigné de ce que mon regard aura capté… Au travers d’un simple boitier…

Utiliser les choses et non se laisser utiliser par elles…

Aujourd’hui, les gens ne se posent même plus, je crois, la question de savoir si Satan existe ou pas. Ou du moins il est difficile de rencontrer ces personnes hors d’un cadre religieux. Extrait d’un film culte « Le rite » avec Anthony Hopkins :  » Ne pas croire au diable ne vous en protégera pas »… Et le jeune du film, apprenti exorciste, Colin O’Donoghue, sceptique, qui finit par croire en l’existence de Satan, qui en conclue donc l’existence de Dieu… Pour aller au-delà, l’expérience, c’est bien mieux encore. Je ne pourrai, par exemple, jamais oublier ma rencontre avec un SDF, qui avait pleuré rien de par le fait que je lui parle, et qui en parlait, justement de Satan (sa façon d’en parler me rappelait un autre film), et comme certains jours il entendait comme une voix, une voix qui lui donnerait l’envie de tuer les gens… Comme un frisson dans le dos en entendant cela… Dans la misère la plus complète, le dénuement, la solitude, l’isolement, certes, le diable y va à foison, à la quête d’âmes perdues, désespérées et c’est vrai que je me pose la question de savoir jusqu’où on pourrait considérer garder la force d’esprit de ne pas céder, ne pas craquer, dans un tel dénuement, et je crois que la plus pâle des lumières pourrait apparaître comme une bougie illuminant le noir du désespoir, comme une issue possible… Hélas comme un simple néon, un faux semblant… J’espère que mes mots ce jour-là t’auront apporté un peu plus de lumière, mes pensées d’aujourd’hui voleront vers toi, Thierry…

Mais voilà, le diable, il aime bien la volupté, la richesse, tout le « clinquant », bling bling quoi (sons de clochettes et flashes…)… Ce n’est pas un « péché » que d’être riche, c’est ce qu’on en fait… Les tentations sont si nombreuses, pour nous, pauvres humains qui avons désiré la connaissance et en faisons si peu usage… Et surtout moi… Depuis trop longtemps, m’auto-flagellant de mon lourd passé, qui me permet de trouver une excuse à ne pas réussir, ne pas être heureuse. Peur de tout perdre ? Culpabilisation de l’inceste ? Connerie ! Fadaises ! De plus en plus, avec le temps, car le subconscient ne délivre parfois ses messages que lorsque le conscient est prêt à les recevoir, j’accuse des « coups », je comprends… Et si parfois ça fait mal, cela fait aussi du bien… Pour cela, l’esprit, ça se travaille, ça se cultive, il existe une « raison » pour tout, au-delà de la raison, justement, qui fait que rien n’arrive par hasard…

L’expérience m’a fait « toucher » à beaucoup de choses, plus ou moins pénibles, mais qui paradoxalement sont parfois confirmées par des « choses » bien plus concrètes, ce qui me fait aimer certains films, plus que je ne devrais parfois… Disons, que cela ne devrait pas être une référence… Mais ce n’est pas également un hasard si on retrouve dans ce genre de films parlant de Dieu ou du diable, certains sujets. Comme le thème de la psychiatrie, et, surtout, surtout!, des médications psychiatriques. Comme je le disais, nous vivons dans un monde de l’instantané, mais également, de la productivité, de la consommation, et, tout comme beaucoup de nos contemporains ne prennent plus soin de leurs aînés, manquent de temps ou autre, l’on ne prend plus en considération autrement que par la psychiatrie, les dysfonctionnements de l’esprit, ou de sa faiblesse, qu’il n’y ait pas méprise, je parle de psychiatrie « pure », de celle qui utilise les médicaments à forte dose et à durée relativement longue. Les maux de l’esprit ont plus souvent besoin de mots et de temps et d’attention, qu’un médicament qui va mettre votre cerveau au repos, l’entourer d’un filet chimique… Et quoi de plus brimant qu’un psychiatre d’origine slave, ne maîtrisant pas complètement la langue française qui vous ordonne presque de ne pas noter vos rêves (!!!), qui ne comprend pas vos mots, et vous ordonne également de prendre une double dose de médicaments alors que la moitié suffisait ! Si j’écris cela, c’est pour que les gens comprennent ! Les gens ne connaissent pas. Mais ouvrez donc les yeux ! Comment soigner ? Soigner le mal par le mal ? Quand vous avez attenté à votre vie par le biais de médicaments, la meilleure solution, ce sont les médicaments ? Je ne fais même pas appel à l’impalpable, je fais appel au bon sens ! Et l’expérience qui me parle, quand vous voyez quelqu’un qui a de légers dysfonctionnements, internée, et que vous revoyez quelques années plus tard dans un état de délabrement plus qu’attristant, et que… vous ne voyez plus, un jour… Qu’est-elle devenue, Solange ? Morte ? Définitivement internée ? Les médicaments empêchent la maîtrise de votre esprit, sauf que parfois, l’esprit ne sera pas assez fort pour reprendre le dessus… Si certains médicaments peuvent aider, cela ne doit être que temporaire, et raisonnablement ! Car, quitte à en faire sourire quelques uns, cela reste une porte grande ouverte au diable qui pourra faire ce qu’il veut de cette âme qui ne s’appartient plus. Essayer de soigner l’irrationnel par le rationnel n’est pas forcément… rationnel… ni raisonnable. Mais nous n’avons plus le temps… Le temps… Le temps… Prenons le temps de nous arrêter un peu, poser le regard sur les gens, poser le regard sur notre « nous », sans trop s’attarder vraiment, effleurer les choses, effleurer l’air qui nous caresse, la lumière qui nous réchauffe…

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Quand je lève les yeux au ciel, les nuages vont et viennent, ils jouent avec le soleil, sont des relais à l’infini, comme une étroite relation entre deux, d’ailleurs, la terre, la mer, les cours d’eau, et l’infini… Ils jouent avec la lumière, parsèment des ombres deci delà, et, même s’ils peuvent couvrir tout l’espace, remplir notre monde de leur noirceur, nous inonder de tristesse, nous savons que c’est pour un temps… Un temps, le temps d’un temps…

Comment ne pas rester humble devant l’immensité ? De jour, de nuit…

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Si certes se complaire dans les plaisirs purement terrestres n’est pas forcément une fin en soi, en tous cas, certes pas une finalité, les tentations sont si nombreuses. On croit à une belle aventure, un paradis terrestre qui n’existe pas, qui se consume comme la passion, un feu d’artifices, où un coin de notre âme s’émerveille… Et viendra le réveil…

J’attends, non, le temps ne le permet pas, je cherche alors, je cherche l’éveil, l’éveil à l’illumination, à la lumière de la pensée et de la non-pensée, à l’être, au non-être, à ces petits bouts de rien qui ne ressemblent à rien et finissent par devenir l’essentiel. L’invisible, l’impalpable qui ne peut prendre forme, car toute forme s’éteint, la forme n’existant que pour notre passage sur terre. Si nous ne sommes que poussière, nous sommes alors poussières d’étoiles, perdues un jour au fond du ciel, dans un recoin de l’univers, pour retomber temporairement sur la terre, et un jour, poussière d’étoile, nous renaissons en particule de lumière. Et nous reformerons le Tout….

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Il est des gens qui croient qu’ils vont pouvoir acheter leur droit au paradis en prévoyant des obsèques « comme il faut ». Oui, je vais choquer… Pourtant les croyants savent bien que les dés sont « jetés » bien avant que notre heure soit venue et que même si Dieu apporte son pardon à tout pécheur repenti, il n’en devient pas aveugle pour autant. Notre âme lui est si transparente que l’on ne peut rien lui cacher. Dieu ne juge pas sur la religion que vous pratiquez mais sur la foi que vous vivez et pratiquez au travers d’actes, de prières, mais la foi peut vivre au travers d’une religion, en fait, rien n’est un barrage à la foi, et mes mots ne sont que mes mots, pas une leçon de morale mais la façon dont j’essaie de vivre ma foi, sans passion ni haine pour la religion, quelle qu’elle soit… Il est vrai cependant que je me demande parfois ce que serait ma foi sans Jésus. Mais là-dessus, j’ai encore beaucoup à travailler.

Pourquoi ce titre de billet ? En tapant des recherches, je me suis aperçue que mes recherches internet sur les mots « Sur la terre comme au ciel » amenaient à un livre… de notre Pape actuel…

Mais il me semble bien présomptueux en fait de discourir sur le Ciel… Puisque je n’y suis pas (encore) ! Je voulais juste parler des tentations du diable mais le diable lui-même étant un ange déchu (« Il vaut mieux régner en enfer que servir au paradis »), je me pose la question de savoir qu’un don partiel de soi à Dieu n’est pas une solution à sa place au paradis et toute foi doit transcender les représentations terrestres que nous en avons… N’oublions pas que tout est parabole, et que tout écrit, tout langage est le propre de l’Homme, pas de Dieu… Pour cela qu’il faut aller au-delà et laisser plus libre cours à nos sensations intrinsèques, au « naturel » tout simplement, pas par le biais du corps, qui ne nous permet que de vivre sur notre planète, mais au « Moi » intérieur, à l’invisible… Ce qui n’empêche pas de se fier aux Saintes Écritures, même s’il existe différentes traductions et que certains vous feront toujours douter de leurs origines… Le souffle divin n’en est pas moins présent. Après, l’interprétation… sera ce que nous en faisons, nous, croyants, au travers de l’éducation religieuse que nous avons reçue (ou au-delà). Ce qui dérange souvent, justement, c’est cette image de soumission… Je dirais juste alors, que de se positionner sur la terre, les yeux au ciel, c’est se sentir humble non ? Que sommes-nous face à l’immensité de l’univers ? D’aucun répondront par des questions et des tentatives de réponses via la science… Et là même un proverbe dit que science sans conscience n’est que ruine de l’âme… Et d’aucun auront toujours une réponse pour mettre Dieu de côté. Ne dit-on pas cependant que les questions sont souvent plus importantes que les réponses ?  Faut-il qu’il y ait une réponse à toutes nos questions ? Toute l’eau de la terre peut-elle être contenue dans un seul récipient ? Ou dans X récipients ? Ou mieux encore, y a-t-il besoin d’enfermer cette eau ? Que l’eau « soit », n’est-ce pas plus important ? Si la cruche peut être l’ustensile permettant de véhiculer cette foi, alors cette cruche est utile. Elle ne pourra cependant rassasier quiconque voudra en boire, si le contenant de cette cruche n’est pas « renouvelé ». Vous pourrez apporter de l’eau à quiconque aura soif dans vos propres mains si la source de cette eau est en vous…

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Nous sommes ce petit voilier naviguant sur les effluves de la foi, le souffle de Dieu guidant notre embarcation au travers de ses voiles, embarcation dont nous tenons la barre. Sans barre, le voilier irait dans n’importe quelle direction, et sans vent, il n’irait nulle part… Et donc, on ne peut concevoir une embarcation sans « embarqués »… Non plus !

Ce que les scientifiques nommeraient par une boutade de qui a pondu l’oeuf ou de qui est apparu en premier plutôt, qui de la poule ou de l’oeuf ?, le mystère de la foi est bien plus complexe que cela encore, d’autres vous diront que Dieu s’ennuyait et qu’il a créé donc l’Homme (et là, certes, il n’a plus le temps de s’ennuyer…), ou que l’Homme s’est inventé Dieu pour se donner une conscience… La question est plutôt… Pourquoi avons-nous une âme ? Et d’autres de douter encore…

Que ta Foi soit sans faille ! Mais l’humain est empli de failles et ce n’est que dans sa recherche de « perfection » qui au bout du compte n’aboutit qu’à une plus grande humilité qu’il accomplira son chemin de vie…

Bon dimanche à vous.

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La foi. Cette chose que l’on peut avoir en soi. Comme un don de Dieu. C’est toujours à double tranchant, car la voix du diable est tout aussi présente. On peut écouter l’une comme on peut écouter l’autre. C’est selon. Douce mélopée ou voix enchanteresse. Douleur vibrante ou plaisir lancinant. On peut rester insensible, se fermer le regard, se boucher les oreilles, se dire incroyant, la Voix restera présente mais vous ne pourrez plus l’identifier. Qui me parle à l’instant quand je commets l’Acte, quand je porte ma main sur les choses palpables, le réel qui me touche dans ma vie de tous les jours. Quand, dans la nuit, je dépose mes armes, ce n’est qu’Apparence. Rien ne lâche prise. « Il » est toujours là et la voix du diable vous dira que Dieu vous a abandonné. Dans les pires épreuves de la vie, quand votre coeur se torture dans d’atroces souffrances, que votre corps vous ramène à la terre, et que les miroitements des douces caresses des beaux parleurs et des charmants flatteurs éclairent votre regard, jusqu’à l’oubli de l’essentiel, de l’Essence de la vie, de l’Amour tel qu’il nous a été donné à la naissance de notre âme. Je crois qu’il faut une extraordinaire force d’âme pour discerner la Vérité, garder le cap, mais quel cap ? Aucun sillon visible n’est tracé au regard de l’humain. Aucun chemin parmi des multitudes de routes n’est indiqué par un panneau lisible et décriptible par mon cerveau. Les choses ne seront visibles que par un dépassement de soi. Aller au-delà de soi-même, comme laisser sur un banc celle qui n’est pas, pour celle qui vit en deçà du Moi et me pousse un peu plus loin sur le chemin.

DSC_0319 copieIl est drôle de croire que la vie n’est que la nourriture que l’on ingurgite, que l’eau que l’on boit. Des choses que l’on peut toucher alors que l’air, on le brasse, on l’embrasse et il s’enfuit car nos bras se referment sur nous et nous seul, alors qu’il est l’indispensable élément qui nous fait vivre. Sommes-nous un mécanisme uniquement de chair et de sang, deux jambes qui nous portent et nous font avancer, un fauteuil roulant à défaut, deux bras qui nous font porter le tangible, des prothèses à défaut, des yeux qui nous font appréhender l’univers, à portée limitée dans l’espace dimensionnel de notre vie, les autres sens à défaut… Je suis un être de chair, je sens, je palpe, j’entends, je goûte, je réagis. L’odeur ne me plait pas, je fais un geste du bras et m’éloigne. Je touche, c’est désagréable, j’enlève aussitôt ma main. Un son bouscule mes tympans, je me bouche les oreilles. Un goût me semble infect, je recrache aussitôt. Si j’aime, je respire, j’hume, je caresse,  je tends l’oreille, je rouvre les lèvres pour une autre bouchée… Tout cela nous semble dû. Comme l’eau qui coule de nos robinets, comme l’air que nous respirons. Mais c’est un miracle.

La foi ne se trouve pas dans les églises si personne ne la porte. Je m’exprime mal. Comment exprimer l’intangible, ce qui ne se voit pas, ne se touche pas, sinon au travers des êtres qui la portent ? Sinon au-delà de l’espace dimensionnel à notre existence, au-delà du Tout, au-delà de l’imaginable, au-delà du vivre. N’est-ce pas angoissant pour l’être humain, celui qui cherche à tout comprendre. Pourquoi renier la Bible puisque l’être humain cherche la connaissance, c’est écrit, mais, dans ce cas-là, c’est le même scénario. Lire la Bible comme un roman, c’est déjà se tromper de chemin. Comme quand j’écoute de la musique classique, médiévale, baroque, si je n’écoute que les sons, ne voit que l’harmonie, l’essentiel m’échappe, mais seule l’âme capte l’invisible et l’indivisible. Je laisse la critique aux spécialistes. Si mon âme est touchée par une musique, pourquoi chercher à savoir, enfin, ça c’est moi, je n’aime pas la biologie non plus. Mais je ne suis pas une scientifique, du moins, dans ce qui ne m’intéresse pas de savoir. Et l’humain de massacrer tout cela malgré sa connaissance…

L’invisible est dans le jeu de la lumière et de l’ombre…

DSC_0280 copieIl me semble bien prétentieux de vouloir parler de la foi mais les zones d’ombre sont si souvent présentes dans notre univers qu’il me semble quand même nécessaire d’en « parler ». Tout comme la non nécessaire volonté d’associer la foi aux églises, c’est futile. Les églises me sont parfois nécessaires pour y trouver le recueillement dans un monde toujours en mouvement. Un monde qui ne marche plus à notre rythme. Tout comme on peut trouver la Foi dans l’Eglise, elle peut être un chemin, un chemin parmi d’autres, parmi d’autres Eglises. Mais je crois que seule notre Voix intérieure saura nous guider, si l’on s’échappe des chemins que l’on nous a montrés, ou si s’en échapper n’est pas une solution en soi, aller au-delà, la foi se vit plus qu’elle ne s’exprime dans les mots. Car la foi qui ne vit pas est stérile, elle se partage, cela peut se faire dans les manifestations dominicales, tout comme dans les gestes de tous les jours, tout comme n’importe quelle religion ou n’importe quel être humain peut la porter et la développer. Tout chant n’est pas porteur de vérité. Il est si facile de se laisser tenter par la beauté extérieure. Le diable est beau. Il est souriant. Il sent bon. Otez la carapace et vous verrez très vite que son apparence est désenchanteresse, que les gestes qu’il implique à notre âme est la contorsion de la douleur, et que son odeur est celle du soufre !

Pour cela que le temps n’est pas ce qu’il semble être. Que ce qui nous semble long peut-être finalement très bref, que ce qui est bref et enchanteur, la promesse d’un long tourment.

DSC_0448 copieSe laisser porter, tout simplement. Se laisser envahir par elle. Aller de l’avant. Ne pas avoir peur. La peur est maîtresse de Satan, Dieu ne nous abandonne jamais. Nous fermons simplement les yeux…

MA PRIERE DU DIMANCHE…

Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton vivre, qui le saura ?
Je ferme les yeux pour mieux ouvrir mon cœur,
Levant les paumes de mes mains vers les cieux
Et accueillir ainsi maints rayons de leurs valeurs
Infinie jouissance de leurs devenirs pieux…
Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton être, qui le verra ?

Chaque vibration est une ronde vers l’infinie
Chaque battement d’aile est un souffle du divin
Chaque route est une main qui mène à la vie
Une invitation à partager, un lendemain…

Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton devenir, qui le vivra ?
Je lève mon front pour cueillir l’immensité
Je plie le genou pour mieux la recevoir
Humble enfant de l’univers et de la piété
Oubliant ses désirs afin de mieux pouvoir…
Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton faire, qui le sera ?

AINSI DONC…

« Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber. Les tentations auxquelles vous avez été exposés ont été à la mesure de l’homme, Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » (Première Epître aux Corinthiens, X, 12-13)

Tentation d’en vouloir toujours plus ? Tentation de ne vouloir écouter, regarder ce qu’il y a autour de nous ? Le monde est en pleine mutation mais certaines choses ne changent pas. Il y aura toujours ceux qui mènent le monde et ceux, qui, malgré eux, sont amenés à le subir. La France sous le joug des mouvements sociaux, et de ceux qui dictent leurs lois. Est-ce vraiment l’âge de la retraite qui est vraiment d’actualité ou plutôt l’injustice des cotisations qui touche les gens au plus bas de l’échelle ? La moyenne d’âge s’adresse-t-elle forcément à tout le monde ? Est-ce par des calculs que l’on rendra la vie plus juste ? Des études plus longues pour mener au chômage, un système de santé qui améliore ses performances techniques et médicamenteuses mais qui restreint ses bénéficiaires… L’accès à l’information que l’on taxe avec l’augmentation de la TVA sur les FAI… Les barricades que l’on monte autour de soi, les différences que l’on montre du doigt. Une France qui se cherche…

Gauche… Droite… Quel est le réel débat ? Il se situe au delà de ces frontières, bien au-delà de ce que les simples citoyens peuvent imaginer. Certains magazines en font leur pain béni… Décidément, il est des sociétés secrètes qui portent bien mal leur nom. Qui se sont éloignées de leurs vocations premières. J’aime me situer au delà des frontières, qu’elles soient politiques, culturelles ou religieuses. Sans pour autant n’avoir ni convictions ni couleurs ni pensées ni coeur…

La vérité n’est pas ailleurs, elle est à l’intérieur de nous-mêmes. La vérité fait peut-être peur. C’est peut-être cela qui nous pousse à regarder autre part. Chez l’autre. Chez le voisin. Dans un autre pays, sur une autre planète.

La vie est trop courte pour regarder « ailleurs ». La vérité est dans mon regard, elle est dans mon coeur. Mais elle n’a aucunement plus d’importance que la tienne. Partageons nos vérités… Tu verras, nous marchons sur le même chemin ombragé…

Est-ce la foi qui nous porte ? Quelle est cette chose impalpable que tant d’êtres incroyants tentent de faire vaciller dans nos âmes car ils ne savent (plus) ce qu’est la foi… Cette foi dont on retrouve les semences dans les livres sacrés, mais qui n’y sont point enfermés. Cette foi qui se perd souvent entre des flambeaux trop nombreux que les humains allument pour mieux croire que la lumière existe… Comme une cascade de bougies que tu allumes une à une et qu’un passant éteint aussitôt que tu es passé… La foi est une de ces bougies que rien ne semble avoir allumé et que rien ne peut éteindre sauf l’aveuglement du coeur. Elle n’a pas besoin d’ornements, elle se méfie des faux-semblants, pas besoin de strass, elle est pure, dénudée, si simple qu’elle n’a besoin de rien d’autre que… un être pour la porter.

Elle s’éloigne de nos vies modernes car elle n’apporte pas de plaisir instantané, parfois même des feux la rongent, pour lui rappeler que l’enfer existe, aux apparats de soie et de diamants, de paillettes et de flashes, de sourires éclatants ne montrant en fait qu’une bouche féroce… La foi, son sourire est dans les yeux, ses mains sont douces comme la soie, son coeur aussi solide que le diamant, les paillettes sont des céréales fertiles pour apaiser la faim. Et les flashes ne sont là que pour tromper ses ennemis.

Il ne nous appartient pas de juger qui détient la foi. Elle peut se retrouver dans le cadre d’une église, qu’elle soit catholique, protestante, réformée, orthodoxe, d’un temple, judaïque, hindou, ou autre, d’une mosquée, elle se love au coin de chaque espace de la terre, c’est la simple croyance en un Etre supérieur, un Créateur, Il ne porte pas de nom, d’ailleurs… Chaque être ressent le besoin, ou pas, de lui donner un nom, d’appartenir à une entité qui le rassure, qui le guide. Mais ce n’est pas cette « appartenance » qui lui octroie le fait d’exister. Elle est une juste une forme comme une autre d’être, de s’exprimer.

Alors, est-ce la foi qui nous porte ? Je crois que nous ne faisons qu’Un… qu’elle est une fibre de nos entrailles, telle notre âme vivant dans notre corps. Et qu’elle laisse son empreinte sur le monde. Tels des pas sur le sable… de l’éternité qui s’écoule, hors de son sablier.

LA QUÊTE

J’ai cherché trop longtemps des fausses vérités, réclamé des louanges dont je ne connaissais l’ultime réalité, j’ai suivi de faux chemins qui ne menaient à rien. J’ai laissé caresser maintes fois ma vanité, la vanité ne menant que là où ceux qui vous flattent veulent vous mener. A force de regarder le ciel, j’ai oublié d’écouter la terre. Même si les deux sont étroitement liés. Doit-on se contenter de sa condition terrestre ou faut-il chercher plus loin ? L’univers est au plus profond de notre coeur, tout comme l’est la vérité. Il n’est besoin de chercher ailleurs car tout nous a été donné. Pas besoin de faux mystères pour discerner le mystère. Pas besoin de fausses lumières pour apercevoir la Lumière. Pas besoin de mots savamment associés pour entendre la Parole. Il suffit de fermer les yeux un bref instant et de regarder à l’intérieur de soi, sans aucun artifice, sans aucune parure inutile, pour trouver le chemin. Son chemin…

Notre Dame rénovée. Des pierres, de simples pierres… Mais quand elle fut construite, elle le fut avec la foi, et elle abrite toujours la foi pour qui vient s’y recueillir…

Frôler, de la paume de la main
Une aube qui éclaire nos lunes
Faire de chaque matin
Une nouvelle fortune

Ne pas s’attarder
Comme un navire à quai
Des autres se disculper
Se permettre de rêver… (CL)