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Après un long silence…

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Il y avait la mer et l’horizon,
Des vents à décoiffer la raison,
Des rêves à réveiller la passion,
Des mots tus que les mains refont…

Il y avait des visages, si souriants
Que le monde entier les entend
Que la vie qui s’affaire attend…
Qui unissent tous les différends…

Le regard vers les autres que tu portes,
Les sentiments de toutes sortes,
Tes rêves du coeur dépassent l’aorte
Et rendront l’espérance plus forte !

Ta voix qui s’échappe si avenante
De ta gorge en larmes impatientes
Se déploiera sur les cimes de l’humanité arrogante
Qui, sans cesse dans la douleur, se réinvente…

Tu aimeras, tu chériras, tu protégeras…
De toutes les erreurs, tous les faux pas,
Une leçon de courage tu en tireras,
Et jamais sauf de la haine tu ne sonneras le glas…

Que tu ne puisses dire que jamais au grand jamais
Tu n’as porté la mort en harnais
La haine comme collier de jais,
Et plus conjuguer l’amour à l’imparfait…

Dans toute l’imperfection de ton être
Dans tout l’humilité de ces rimes que je délie
Au dépouillement du futile paraître…
Pour recouvrer toute l’Essence de la Vie…

Copyright Florence Rahmane

 

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Pour reprendre un billet de mon ancien blog, parce que c’est beau…

Le coeur a souvent des raisons que la raison ignore. Obstiné, il perdure dans les méandres des flots qui l’assaillent de toutes parts. Rêveur, ses fibres tressautent à chaque envolée du corps qu’il habite. Un pas de danse qui l’invite aux doux méandres de l’âme dans les lignes de la pensée pure.
Visage qui s’offre à l’immense espace de vos regards inquisiteurs. Pâle reflet d’un monde imaginaire qui rejoint l’espace de la vie. Sans concessions.
Il cède si peu, son espace étant vital. Ses bras de géants qu’il agite de toutes parts enveloppent l’aire terrestre et les sillons troublés des océans.
Il bat des ailes, se retourne, vire et volte, comme un ange qui se défend de l’être.
Ange impur.
Il fait la moue, se révolte, se débat, frémit. A l’orée du charnel et de l’impalpable, aux rives des mains qui s’ouvrent et se ferment, dos à la terre, tendues vers le ciel.
Le ciel, avec ses nuages, ses perpétuelles mouvances, si proche d’atteinte et si impalpable. Incontournable. Nos corps qui, chaque jour pourfendent ses espaces infinis, balayent l’intemporel, tracent l’invisible, nos corps, enlacés ou en porte-à-faux, l’un pour l’autre ou l’un contre l’autre, amis, ennemis, dans le néant du non-être le vouloir d’exister.
Ta voix me porte bien au-delà des silences de nos âmes, dans cette nuit qui balance notre monde. Etre, respirer, et sentir, n’est-ce pas ma volonté ?
Au delà des fleuves qui traversent les terres des hommes, au delà des mers qui séparent nos poumons, au delà des rêves qui nous unissent, parfois.
Car vivre c’est s’envoler, déployer tout son espace au delà de son aura, pourfendre l’indivisibilité des entrailles, rassembler les vapeurs oubliées des nymphes helléniques, au delà de nous mêmes, au delà des espoirs déçus, au delà des échecs, au delà des déchirures, toujours au delà.
Marcher, sur un chemin, trébucher, sur la vie, se relever, la tête haute mais humble devant le ciel. Ecouter cette voix intérieure qui fait boum, qui fait boum boum. Et que l’on ne comprend pas toujours.
Le coeur a ses raisons que la raison ne saurait ignorer.