Category: Carnets de femmes


Un moyen pour moi de m’évader, de penser à autre chose, avec cette passion de la photographie et de ma région. Besoin d’aide, car, après un an et demi d’arrêt de travail, il m’est difficile de remplacer un appareil « fatigué » et un peu cassé.

Même un, deux euros peuvent m’aider, merci.

Le lien de la cagnotte :

https://www.leetchi.com/c/phototherapie

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Ce fut un peu ça… Le début d’une « nouvelle aventure »… Le cancer, il n’attend jamais d’être invité, il fait son nid comme cela lui chante. J’aurais pu le repérer plus tôt, mais comme beaucoup, je n’ai pas écouté mon corps… Ceci dit, souvent le hasard fait bien les choses et mon boulot a fait que j’ai rencontré 2 personnes opérées du cancer du sein… Connaissant l’adage, jamais 2 sans 3, j’ai vite pris un rendez-vous pour une mammo. Puis la biopsie, et puis voilà, diagnostique, « prolifération adénocarcinomateuse infiltrante de type lobulaire »… Hop, on s’arme d’une bonne dose d’humour, dans mes allées et venues à Lacassagne. Opération programmée pour le 26 décembre, je n’ai pas envie d’attendre, mais évidemment une cliente me file ses microbes et l’opération est reportée en début d’année. Opération ok, mon sein n’a pas été touché, la cicatrice se trouve juste à côté, le ganglion sentinelle n’est pas touché, ok.

La radiothérapie, courant mars, 18 séances mais voilà, la miss a une peau de bébé, brûlée au deuxième degré…

Et puis la vie continue, avec ses aléas, ses gros aléas, parfois… Alors on s’accroche.

J’essaie de me retrouver, même plus, de retrouver le moi-même qui n’était pas encore née… Ateliers thérapeutiques à Lacassagne et puis, enfin j’ose, plein d’activités à la Ligue contre Cancer. Psycho, sophro, réflexo, diététicienne… D’autres à venir… Retrouver le goût de… mais surtout chasser les vieux fantômes, débarrasser la poussière, s’ouvrir à la lumière… Avec un corps diminué (l’âge n’aide pas non plus) et un esprit qui se pose plein de questions. D’autant plus qu’il faut ajouter le traitement plus ou moins lourd de l’hormonothérapie, selon les jours, les semaines… Et travailler sur un nouveau départ, plus doux, plus axé sur moi, et ce que j’aime, et ceux que j’aime…

Musique. Lumière. Mots. Voix… Tout un programme…

Toi(t)

Quand je plonge mon regard vers l’horizon,

Au-delà de mes rêves, au-delà de ma raison,

Dis-moi, est-ce que je cherche ton image,

Les contours des cimes sont-elles les lignes de ton visage ?

L’air que je respire, est-ce ton regard

Qui se fond au mien sans aucun fard ??

 

Mes mains qui s’agrippent à un appareil

Aux dimensions de l’immensément futile

Entre l’infini, la vie, le rêve et le sommeil,

Mes mains, expression de mon âme d’argile,

Te cherchent, te questionnent et tout au fond…

Au fond de l’univers, apposent un timide pardon.

 

Alors, soudain, j’ai envie de faire de ce que j’ai en moi

Un horizon de mon être intérieur tel un beffroi,

S’érigeant dans le ciel, que j’invoque et implore en Loi,

Un horizon d’émotions, comme une communion…

D’un passé non dériré qui tirera sa révérence

Et d’un avenir incertain jouant toutes les cordes du violon,

Que mon cœur, blessé et solitaire, nommera Sa Chance…

COPYRIGHT PHOTOGRAPHIES ET POÉSIE FLORENCE RAHMANE

Après un long silence…

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Il y avait la mer et l’horizon,
Des vents à décoiffer la raison,
Des rêves à réveiller la passion,
Des mots tus que les mains refont…

Il y avait des visages, si souriants
Que le monde entier les entend
Que la vie qui s’affaire attend…
Qui unissent tous les différends…

Le regard vers les autres que tu portes,
Les sentiments de toutes sortes,
Tes rêves du coeur dépassent l’aorte
Et rendront l’espérance plus forte !

Ta voix qui s’échappe si avenante
De ta gorge en larmes impatientes
Se déploiera sur les cimes de l’humanité arrogante
Qui, sans cesse dans la douleur, se réinvente…

Tu aimeras, tu chériras, tu protégeras…
De toutes les erreurs, tous les faux pas,
Une leçon de courage tu en tireras,
Et jamais sauf de la haine tu ne sonneras le glas…

Que tu ne puisses dire que jamais au grand jamais
Tu n’as porté la mort en harnais
La haine comme collier de jais,
Et plus conjuguer l’amour à l’imparfait…

Dans toute l’imperfection de ton être
Dans tout l’humilité de ces rimes que je délie
Au dépouillement du futile paraître…
Pour recouvrer toute l’Essence de la Vie…

Copyright Florence Rahmane

 

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Un jour

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Serais-tu cette branche courbée sur le rivage
A la douceur d’une aube perlée se reflétant sur ton visage ?
Aurais-tu un rêve, un espoir de plus ?
Serais-tu ce cœur qui mesure l’air du temps
Comme une étoile sur un air de perles marines ?
Balaierais-tu l’ombre des chimères que le vent
Insuffle sans cesse dans ton regard en pellerine ?
Serais-tu cette ville, serais-tu cette place
Serais-tu ce chemin qui se perd dans la nuit ?
Serais-tu, ô serais-tu, au moins, cet ami
Qui jamais de mon amour ne se lasse
Comme un promeneur solitaire traverse le jour
Balaie d’une main leste les chimères
Libérant enfin son âme de cette douleur amère
Des griffes acérées des vautours…

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Un instant fugace aux commissures de tes lèvres
De ton corps frémissant de toutes nos fièvres
La passion dévorant nos cœurs déchus…
Serais-tu cette âme, serais-tu la minute même
Qu’aucun troubadour n’a contée ?
Serais-tu ce mot perdu, cette phrase oubliée
Ces notes que le musicien cherche à taire tant il aime…
Les silences en disent si long sur ton passé
Tes mains qui parcourent tout mon être
Un visage posé sur les rebords de ma fenêtre
Comme un oiseau s’y pose et n’ose s’envoler…
Qui serais-tu, sinon toi-même, l’enchanteur
Aux détours de ce que le regard n’ose apercevoir
A demi tu, à demi murmuré, ni aube, ni soir
Juste l’amour, juste un être, une âme, un cœur…

Copyright Florence Rahmane

Pourquoi, mais pourquoi donc l’inceste doit être reconnu comme un crime spécifique et non comme un viol avec aggravation car commis par une personne ayant un ascendant ou autorité sur l’enfant…

Hors la violence, la contrainte, la surprise, ou la menace, le non-consentement, qui sont des évidences, le viol avec aggravation est inexact pour l’inceste, dans le cadre où le viol implique précisément la « pénétration », et donc passible des Assises, l’inceste englobe bien plus que cela et des études (ou l’expérience) démontrent que les conséquences de l’inceste (viol ou agression) sur une vie  sont tout aussi importantes et néfastes.

Le viol n’implique aucunement l’amour, et c’est pire que tout, et l’inceste fait plus que porter atteinte à l’intégrité physique de la personne, même si le viol, pour cela, a les mêmes conséquences traumatiques car portant atteinte à l’intimité, donc étant une atteinte à la personne physique et morale, l’inceste, quant à lui, inclut non seulement le non-consentement mais également l’amour, en plus de cela, dans un cadre fermé, à un stade de vie en construction. Il implique non seulement la honte, qui reste encore ancrée dans nos mentalités actuelles pour le viol, mais le silence car impliquant la vie de toute une famille, l’intégrité d’une famille, la vie des autres enfants, et parfois, comme dans mon cas, les autres secrets de famille. L’enfant se retrouve face à lui-même, à une parole que s’il pouvait la donner serait forcément soumise au doute, aux doutes : ne suis-je donc point fautif de cet acte, ne dois-je donc point tout à mon parent aimant, ne suis-je point la personne qui doit palier aux désirs non assouvis par la compagne ou le compagnon du parent auteur de l’acte ? Si je parle, je sème le trouble dans ma propre famille, je serai la personne qui peut briser plusieurs vies… Et je trahirais l’amour du parent auteur de l’acte… M’aime-t-il ? Est-ce que je l’aime ? Qu’est-ce que l’amour ? Où suis-je maintenant ? Comment me définir ? Qui suis-je ?

Il est plus rare, je pense, également, qu’une personne violée occulte l’âge où l’acte a été commis… ce qui est mon cas. L’âge ne m’ayant été donné que par une phrase prononcée par ma propre mère, « Elle est devenue émotive vers l’âge de 11/12 ans », lors d’une visite chez un médecin… Depuis, certaines découvertes et certains souvenirs me confirment l’âge… Pourquoi ne suis-je pas devenue émotive quand je suis entrée en 6ème, événement quand même important dans la vie d’une enfant, et pourquoi ai-je ce souvenir lancinant de moi, dans une cour de collège, mal à l’aise ou plutôt très mal dans ma peau que plus tard ? Pourquoi ai-je obtenu un second prix d’excellence en 5ème et pourquoi, ça a été la débandade après ? Phénomène de résilience qui m’a permis de résister un an…

L’inceste vous suit toute une vie. Avec ses différentes étapes lors du processus de survie. Car on ne vit pas, enfin, chacun réagit comme il le peut, chacun va survivre comme il le peut, et peut tout-à-fait réussir sa vie professionnelle, et/ou sentimentale, avec de profondes blessures. Certes. Et puis d’autres (moi), vont ne pas réussir, comme on dit, car hélas, c’était le schéma familial, la réussite, l’argent, et ce fut ma révolte, stupide quand j’y pense aujourd’hui, car ce schéma ne leur appartient pas. Etre bien dans son métier, c’est contribuer à son propre bonheur, même si cela contribuerait au leur… Mais voilà, quand on n’a pas d’autre moyen d’expression, on essaie de l’exprimer autrement… Quand j’y pense, j’ai sauvé les apparences, tout le temps, avec des sauvetages de dernière heure, juste ce qu’il faut pour passer dans la classe supérieure… Avec des préférences, quand même, et sachant taper du poing sur la table quand il s’est agit de mon orientation scolaire en fin de classe de seconde, après, quand même un échec en seconde C, tout comme pour mon frère (ils ont abandonné l’idée avec ma soeur 🙂 ), et qu’ils voulaient que je suive l’orientation de mon frère, personnellement, j’avais choisi les langues étrangères, bizarre… Et, pour prouver que j’aurais pu être excellente, rattraper tout un bouquin d’allemand en deux mois, faut le faire, et passer dans les premières à l’examen d’entrée dans un établissement public, malade à en crever, faut le faire aussi… mais le phénomène de résilience était toujours très court, demandant peut-être trop d’énergie. Je me souviens de l’entrevue entre le proviseur, mon père et moi, le proviseur félicitant mon père de ma venue dans son établissement… Il a vite déchanté…. J’avais surnommé, par la suite, ce lycée, la passoire… Idem pour le bac, après rattrapage, il fallait 200 points pour le réussir, j’ai obtenu le quota minimum… Inoubliable, je peux vous dire la brique de jus de fruits que mes parents ont ouverte à l’occasion alors que mon frère, qui avait obtenu la mention Assez Bien, s’est vu offrir le permis…

Après une première tentative d’insertion du terme « inceste » dans le code pénal et non validée par le Conseil Constitutionnel, il faudrait veiller à ce que cette fois-ci, ce soit… constitutionnel…. Bon, je n’ai pas écrit sur ce sujet-là spécifiquement mais sur les autres débats oui : l’inceste.

« la notion même d’inceste implique de définir une limite de proximité familiale au-delà de laquelle les relations sexuelles sont admises. Le Code civil prohibe le mariage jusqu’au troisième degré en ligne collatérale. En droit pénal, c’est au législateur de fixer également une limite. Il ne pouvait pas déléguer au juge le pouvoir de le faire en fonction des circonstances ».

Lire ce billet plus complet : inconstitutionnalité.

J’approuve totalement Najat Vallaud-Belkacem quand elle souligne que la recherche du non-consentement n’est pas à être effectuée… La vidéo : le gouvernement.

L’importance de la reconnaissance de l’inceste en tant que tel réside dans deux situations importantes : la détection des cas d’inceste (un enfant sur cinq, dans une classe, en serait victime) et le suivi de la victime. Or, selon mon expérience professionnelle (j’ai travaillé dans un collège), les acteurs médicaux, notamment les infirmières, ont du mal à dénoncer des cas étant données les conséquences, par exemple, dans la structure familiale ou dans leur propre vie professionnelle…

C’est en effet très délicat… Mes seules « détections » étant soumises à rudes épreuves, notamment dans leur interprétation…

Un bulletin médical scolaire…

1976

 

Après…

1977

 

L’acte ayant été commis avant un événement important…

Communion

 

Date de la photographie :

1977-2

 

J’ai lu sur Internet que l’éréthisme cardiaque était courant chez l’adolescent, mais c’est d’une coïncidence troublante… L’interprétation que des personnes ont eue sur la photo ne m’a pas convaincue mais… la photographie, ça me connait… Même si certes, il m’est difficile de rester objective… Comment dire que mon père y a une attitude protectrice, quand on observe mon attitude tétanisée… Je n’ai pas mis la photo entière mais il semblerait que ce soit mon frère qui ait pris la photo puisqu’il n’y est pas et que son meilleur ami oui (d’où forcément sa présence à lui, et mon sourire).

Alors, ministres, députés, sénateurs, membres du conseil conseil constitutionnel, au travail pour que cette loi soit intelligemment révisée. J’ai travaillé pour que mon père ne me touche plus (combien de soirées passées à me coucher la dernière), je travaille encore à la reconstruction de mon être, aujourd’hui encore plus, par la compréhension des événements, dans leur reconstitution dans le temps, et aussi dans le pourquoi (un doute subsiste quant à l’appartenance de mon père à un groupe philosophique et la relation de cette appartenance à l’acte). Je travaille sur mon être, tout en continuant la seule bonne chose que mon père m’ait léguée, la photographie…

 

Au boulot !!!! Vous ne me rendrez peut-être pas ce sourire, mais le bonheur peut-être de pouvoir croire que mon être intérieur puisse enfin rayonner… Enfin, sauf que j’y crois déjà…

FloAvant_GF

 

Elle est tapie là dans l’ombre… Immuable dans les temps, elle repose en face de la mer. Nul la trouvera si ses pas ne l’y mènent. Le passant peut s’asseoir, à ses côtés, fermer les yeux, son visage légèrement levé vers le ciel. La brise caresse son menton, s’insuffle dans ses narines, ressort par ses oreilles, la mer et le vent, sont des amants qui jouent tout autour des choses inertes et du passant… S’il est la saison des feuilles mortes, alors, elles tournoieront dans les cieux, s’il est le temps des fleurs, les pétales les plus fragiles quitteront leur nid. Et flétriront, un peu plus loin, afin de nourrir la terre… Rien n’est inutile dans ce bas monde, jusqu’à la moindre des poussières qui finira peut-être dans votre oeil et vous fera pleurer… Pleurer la femme tapie dans l’ombre, immobile, impassible, dans sa nudité presqu’offerte à son insu devant une mer indifférente, abandonnée aux pensées les plus lascives et plus tortueux les esprits. S’il est le temps des fruits, ne tomberont que ceux prêts à être goûtés. Immuable car son passé est en elle et des mains l’ont forgé. D’autres mains l’ont posée là, elles ont dessiné son présent, son avenir. Mais le temps fait son oeuvre, avec amour, avec passion, passion qui n’est autre que son propre avenir à lui ! Nul ne s’en étonne, nul ne s’en interroge… Face à la mer, le passant souffre également de ces passions. Des mains ont dessiné son passé, l’ont meurtri, bousculé, sans lui laisser le temps de deviner son avenir. Quel avenir ?

La mort n’est qu’une fin inachevée ouvrant ses bras vers des horizons nouveaux. Les passants que nous sommes en souffrons sans qu’il ne nous semble être donnée la clé pour décrypter les sentiments étranges qui nous envahissent. Nous sommes, posés là dans l’ombre, à l’abri d’une trop forte lumière, presque aveuglante, et de flots sans fin qui brassent tout un magma de vies aussi utiles les unes aux autres, et pourtant indépendantes, du moins, en apparence… Nous pleurons les êtres chers, parfois comme une identité que nous aurions perdue. Mais nous sommes l’identité. Nous sommes notre vie, et cela nous coûte beaucoup parfois. Pourquoi ?

Je suis cette passante, assise auprès de cette statue, essaierais-je donc de m’identifier à cette femme posée là dans l’ombre, au regard de tous mais invisible à soi-même ? Cette femme dans l’ombre, au regard impassible, au sourire figé, dans une interminable attente de ce qui n’adviendra pas. Et qui n’attend rien ? Mon coeur est gros mais je me soigne avec ce qui m’est propre, l’écriture, la photographie… Ces deux langages que je transpose sur un support à langage binaire… Quelle ironie ! Les mots, du sombre sur du clair… Les photographies, des jeux d’ombres et de lumières…

Il est dit que l’on peut se tromper toute sa vie. Ce qui est le plus probable, dans l’ironie du sort, serait de répéter les mêmes erreurs, de se mettre un bandeau et de ne pas voir, de s’attacher les mains, ne pas écrire quand on vous a donné le don d’écrire, ne pas photographier quand votre esprit ne pense qu’à ça ! De se dire, c’est lui qui m’a donné ce don, et de lui en laisser les palmes ! Tout est dualité en moi, jusqu’à mon sang et mes racines, et pourquoi pas ne pas en jouer ? Je suis la plume et je suis l’oiseau, je suis le regard et je suis la photographie, je suis la pensée, et j’ai toujours joué avec les mots comme je le voulais ! Et tout est dualité, confrontations, dans la mer, dans le ciel !

Et l’amour est le lien éternel entre toutes choses.

Le crabe te ronge… Tu t’es battue, il te ronge tes forces. Toi, si vivante, toujours à parler des moments intenses que tu as vécus, des choses plus simples, des choses de la vie, de la vie qui passe, des passants de ta vie, de petits riens, de tes passions… Je m’en souviens, de ton bref passage chez moi, un être vivant un peu en décalé, normal, tu es une rockeuse, une fille de la nuit, de la musique, des groupes, des pubs, des mots… Un petit bout d’être bien plus vivant que bien des géants à qui tu ferais de l’ombre…

Et puis une boule est née, elle était là depuis un moment, elle n’a pas voulu partir complètement, s’est diffusée dans d’autres parties de ton corps, par petits amas bien fourbes. Un crabe, pourquoi appelle-t-on cela un crabe ? Parce qu’il marche de côté ? Ne vous regarde pas en face ? A cause de ses multiples pattes et des ses deux pinces qui ne vous lâchent pas ?

Je t’ai donnée Lady Blue, une jolie minette noire au poitrail blanc, tu l’as présentée à ton impressionnant chien que tu as voulu récupérer. Ils sont devenus complices. Tu voulais peut-être qu’ils soient ta force. Tu avais bien changé depuis la dernière fois. Sauf ta volubilité… A présent à l’hôpital, tu sembles lâcher prise, les pinces te piquent le coeur et piquent mes yeux de multiples larmes. Mais mes larmes ne servent à rien. Ce n’est pas ce que tu voudrais retenir de moi hein ? Mercredi, j’ai déposé 2 cierges à l’Eglise Saint Roch. Elle est bien jolie cette église. J’ai prié pour ton âme.

Quelle que soit la tournure des événements, tu n’es pas seule. Tes filles sont là. Je suis là. Tes amis sont là. Ta famille est là. Et j’ai demandé à Dieu de prendre soin de ton âme, à ses anges de porter tes souffrances. A Jésus de te porter sur ses épaules, non pas comme la croix qui fut son tombeau. Mais comme un coeur qui a tant d’amour en lui que le soleil brille la nuit, que les étoiles ne peuvent se taire le jour. Que le vent apporte tes slams au delà des mers. Que les musiciens s’en inspirent. Que des mélodies naissent à l’orée de toutes les contrées du monde. Tu as tant d’amour en toi. Je t’aime, Chris. Petit bout de femme dans mon si petit bout de vie.

Il y a l’amour, il y a la haine
Il y a la vie, il y a la peine
Des mots perdus dans la brume des jours
Et des pas qui se perdent dans la nuit
Il y a les rêves, il y a l’envie
Il y a des gens pour barrer la route, toujours,
Et puis, plus loin, quand on cherche dans son cœur
Il y a l’amour, il y a la haine
Et tout ce qu’on peut déchirer,
Les yeux griffés par la gêne,
Les mains qui tremblent non pas de peur
Mais prêtes à désespérer.

Il y a la vie, il y a la peine
Des corps tordus de chagrin
Plus haut l’âme incertaine
Et des rêves, des rêves de matin

L’enfant qui tremble la femme qui pleure
Et s’apercevoir que l’amour n’est pas comme on vous le dit
L’enfant qui dit « change d’heure, change d’heure ! »
Et la femme qui s’élève, contre tous, rebelle contre la vie
Contre ceux qui lui disent qu’elle est droite
Qu’il n’existe qu’un seul chemin
Qu’il n’existe qu’un seul Dieu, qu’un seul matin
Que les rues sont étroites

La femme entend chanter celle
Dont l’histoire pourrait lui ressembler
Et l’enfant murmure : « Tu es belle, tu es belle »
Car c’est ton cœur qui guide tes pas, bousculés
Heureusement les pleurs ne sont là que pour soulager
Il lui reste des rêves, il lui reste l’envie
Tête penchée sur des roses au toucher de soie
Les yeux dans la nuit
Il lui reste son cœur, il lui reste ses choix
Et des mots doux murmurés
Et l’ivresse de sa vie qu’elle conte
Sans compter
De sa voix

FEMMES, N’ATTENDEZ PAS ! FAITES -VOUS DEPISTER LE CANCER DU SEIN !!!!

La vie se révèle parfois sous des angles inattendus…

Textes et photos non libres de droits. Merci de respecter….

Généralement, chaque année, à la date de mon anniversaire, je procède à un rituel… Cette année, je le fais un peu plus tard, et j’y mets mon coeur… D’abord les photos. Dans un ordre chronologique.

D’abord, il faut un coeur de verre. Ensuite, des pierres semi précieuses, qu’au fur et à mesure on ne lave pas mais que l’on essuie…  Et puis des roses… La couleur change selon l’envie, la couleur trouvée, la senteur…

On laisse les roses s’éclore un peu. Et puis on met les pierres au coeur du coeur… On détache les pétales de roses et on couvre les pierres. On rajoute une rose ou plus sur le tout.

Que le velouté et la douceur des pétales adoucissent les pierres. Que leurs senteurs vous pénètrent et vous rendent moins neutres. Que leurs couleurs vous rendent la chaleur… Ainsi continuera le fil de la vie avec un coeur de pierre plus tendre. Qu’il réchauffe les coeurs alentours. Que la vie vous soit douce. Que la vie soit amour…

Ainsi va Florence et son rituel des fleurs…

A l’heure actuelle où un gouvernement posera à nouveau la question de l’identité nationalité afin d’attiser la haine de l’autre et tenter ainsi de récupérer des voix qui se perdent… la question certes se pose non de savoir d’où je viens mais où je vais… Des côtes bretonnes il me reste un parfum d’enfance, et des souvenirs jalonnés de tendresse, de sourire et parfois d’inquiétudes… Loin d’être idéalisés ces souvenirs me rapprochent parfois paradoxalement de là où je vis… Ils laissent comme un goût de sel sur ma langue et mon regard est empli de lui, de ce bleu si profond légèrement auréolé de vert, pour lui rappeler que la terre coule également dans son sang. Tout aussi paradoxalement, ce côté qui me vient de mon père me tient sérieusement dans les bras de ma mère par le biais de la mer… Il n’est point d’ironie dans ces propos, que la conclusion fort simple d’une évidence qui est en moi : la dualité. Mais cette dualité n’est-elle pas dans toute chose, sachant que nous naissons d’un père et d’une mère, qu’en nous sommeille un côté obscur à l’opposé de notre sexe, que nos pieds reposent solidement sur la terre et notre tête est inévitablement à la recherche du ciel ? N’est-ce pas notre existence même qui justifie cette dualité ? Entre une existence terrestre et ses exigences les plus simples mais incontournables comme le fait de boire (liquide), se nourrir (solide), inspirer, expirer, agir et dormir (lumière et ombre, ombre et lumière), le conscient, l’inconscient, le corps et l’âme…  Il devient donc ridicule de nous détester pour nos différences, puisqu’un être est déjà différent d’un autre, et, qu’au bout du compte, nous ne sommes qu’un… Si même nos atours sont différents et sont à l’origine de nos différends, nos origines sont à l’identique et notre terre nourricière qui est à l’origine même de nos différences font que nous allons tous vers un même point (le ciel) ! Aucune origine ainsi ne prévaut sur une autre mais elles sont la fibre de notre âme. Ainsi, je suis bretonne, azuréenne, et il me plait de croire que cela forme un beau mélange. Dans les entrelas de mon être, je dois composer avec ce qui m’a créée, m’a construite, et ce que j’en fais. Il est une raison pour laquelle je suis née sur la Côte d’Azur, le pourquoi du comment je suis née à Cannes, partie à Londres et revenue pour enfin m’installer à Nice…

Lovée entre la mer, la montagne et le ciel, quels doux paysages caressent mon regard !

Que de parfums, que de chants de la terre !

Que de reflets sur les ondes de mon inconscient !

Comme un chemin qui se mérite, au travers de détours et d’embûches, la recherche d’une promesse, non pas d’un paradis terrestre mais d’une vérité que l’on voudrait appréhender, faire sienne. Un peu comme une baie où mouille un bateau. Mais on sait que la vie ne vous réserve que de fugaces instants de tranquillité et de bonheur.

Si les chemins complexes de notre esprit pouvaient ressembler à un paysage… Si l’on pouvait le prendre en photo, atteindre cet instant où tout se fige afin de mieux nous comprendre…

Peut-être n’est-il pas souhaitable de réaliser cette action certes incongrue… Non, nous sommes les peintres de notre vie, nous réalisons un tableau qui ne s’achèvera même pas dans cette vie-là !!!

Que choisir ? Garder les paupières mi-closes et regarder au loin ?

Que choisir ? La lumière ne nous rendrait-elle pas aveugle ?

C’est un long chemin que j’ai décidé d’entreprendre, un mélange de réflexion et d’action. Bi. Deux. Un. Photographie et mots… Musique et mots. Tout ce qui nous rend humain. Pour atteindre le Divin.

Ne vois-tu rien venir ?