Archive for novembre, 2010


Regarder le ciel, non… L’épier du coin de l’oeil, tout en travaillant. Dans un coin de son esprit, être partagée entre la rage et l’excitation… L’oeil du photographe et l’impatience de l’enfant… Regarder au loin un paysage que l’on sait prometteur. Se réinventer peintre de l’instant. La vue est déjà magnifique, mais on sait que, dans un instant, il sera splendide, inoubliable, presque impalpable…

Son travail terminé, la course. Elle sait que le bus ne va pas tarder. Il faut faire vite, saisir ne serait-ce qu’une partie de cette beauté qui s’offre. Evidemment, pas d’appareil photo dans le sac. Seul un portable de bonne qualité. Ce n’est pas grave (ce n’est pas vrai !!!), la femme-artiste va se se régaler les yeux ! Elle dévale la pente jusqu’au point de repère habituel de ses photos. Le portable à la main. et clic, et clic, et clic !!!

L’enfant voit dans le ciel de la barbapapa, bien gonflée, teintée de rose et de gris, dans un velouté de lait bleuté… Ce nectar sucré s’allonge dans l’immensité au dessus du paysage magnifique qu’offre toujours Falicon (dont un lever de soleil dans la brume !). Hmmn allonger le bras pour l’attraper… Courir… Pour attraper le bus qui va arriver, est peut-être déjà passé ? Prendre le bus qui descend de la colline et ne pas lâcher ces nuages, cette mousse voluptueuse de nacre rosée, par endroit, un peu grise, grise comme l’était mon âme enchantée… Voir au loin le soleil se coucher sur la colline de Pessicart, et le deviner plus loin caressant la colline de l’Archet, et plus loin encore, s’abandonner aux confins de l’ouest…

Parti, pour d’autre horizons, le soleil absent donne une teinte morne, triste aux nuages, ceux-là même qui avaient tenté la femme-artiste deviennent presque menaçants… Le sommeil s’empare de la ville où elle descend, les lumières factices de la nuit s’allument peu à peu. Son regard se baisse. Dix minutes. Ce n’est rien. C’est si peu.  Et pourtant…

La lumière fait du ciel et des paysages des rencontres uniques entre l’être et l’immensité… Une des raisons pour lesquelles je ne pourrai jamais oublier un très fameux 14 novembre 2008, où il semblerait que Picasso et Dali aient donné rendez-vous à tous les amoureux de la mer et du ciel…

 

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UN OCEAN…

Mon coeur est un immense océan dont les rives n’ont pas de frontières… Il voyage entre les pays en faisant fi des barrières des cultures et des langues. Il est partout chez lui car il baigne les côtes de son amour… Les paupières closes, je n’ose imaginer que la haine puisse dominer le monde. Tu me parles, je ne te comprends pas. Si je persiste à  ne pas comprendre, c’est que mon coeur est fermé. De par tes mains, les expressions de ton visage, ton regard, il m’est possible d’entrevoir ce que tu cherches à me dire.

Je marchais sur de longues plages de sables, escaladant les dunes et de légères brises couchaient doucement les herbes trop hautes. Les yeux vagabondant au dessus de leurs crêtes soumises, mon regard dépassa la côte, plongea sur les courbes de l’océan et ses milliers d’écume… C’est alors que mon coeur s’embrasa, il redevint enfant, joua avec les vagues, s’amusa à compter les moutons… Tel un dauphin, on pouvait le voir plonger au loin, accompagnant les hommes dans leurs embarcations si étranges… Et son voyage continua…

J’ouvris les yeux, assise sur la plage, mes bras couvrant mes 2 jambes… Un soupir fit s’enfuir un goéland un peu plus loin. Je me levai, certes l’impression de légèreté s’était évanouie, mes pas plus lourds, et maladroits, j’avançai doucement, et les galets crissaient sous mes pieds nus. Cette plage semblait sans fin, ses couleurs épousaient le ciel, gris contre bleu, c’est à qui jouerait au plus dur… Le ciel si bleu qu’il semblait sans fin, les yeux pliant sous son immensité, les galets ralentissant ma marche qui se voulait plus volage… Et la mer, qui, sans fin, tentait de réconcilier le temps, passant et repassant sans cesse, rendant les galets plus doux à mes pieds, rafraîchissant cet air qui me faisait me sentir si petite dans cet univers aux dimensions inhumaines…

Et mon coeur qui battait, parfois la chamade, parfois tendrement, au gré des flots, et s’avançait lentement, vers ce merveilleux coucher de soleil, comme pour me rappeler, que je ne suis rien, mais que je suis le Tout, chaînon qui manquerait incommensurablement à la vie. Surement. Comme cet astre qui illumine notre terre et dont nous sommes, tout un chacun de nous, un des innombrables rayons, parfois foudroyant mais indispensable. Et accepter la vie, telle qu’elle vient. Et accepter l’autre, pour ce qu’il nous apporte. Tout simplement.

Infiniment. Car, quand ma vie s’en sera allée, comme un souffle au creux de la nuit, une autre vie prendra son essor… La vie voyage entre les pays en faisant fi des barrières des cultures et des langues. Elle est partout chez elle et baigne les rives de son amour… Je ferme les yeux devant la beauté sans nom,  je n’ose imaginer que la haine puisse dominer le monde.

QUELLE GAUCHE ?

Cela faisait trop longtemps que je ne ‘étais pas exprimée en politique mais là, je crois que je craque ! La France n’en peut plus, surtout après un remaniement où on nous prend une fois de plus pour des vaches à traire, des nigauds de seconde zone, où on nous balade sur des vagues identitaires afin de mieux nous diviser, sous des relents insécuritaires qui sentent le réchauffé et font plus que ressembler à du déjà vu… C’est cependant une droite qui se resserre, avec le mécontentement des centristes, qui vise à se donner une image gaulliste, c’est à pleurer de rire.

Comme le dit un internaute, un Benoît Hamon en pull et veste, un Harlem Désir habillé comme un clodo, cela ne fait pas sérieux. Bon, je le trouve un peu dur avec la tenue de Martine Aubry… Bref, on attend de voir une gauche (oups, pardon, le parti socialiste) un peu plus à la hauteur. Car le problème, c’est qu’ils restent quasiment inaudibles, et pire, ils n’arrivent pas à être pris au sérieux ! Même si, lors de l’université d’été, ils ont réussi à jouer l’unité, ils sont prêts à se tirer dans les pattes pour la bonne place !

Dans un premier temps, je camperai mes positions sur Ségolène Royal, je n’arrive pas à me persuader que Martine Aubry serait une bonne présidentiable, ni même François Hollande… Seul Dominique Strauss-Kahn représente l’alternative, sinon à gauche toute (surtout pas !!!) à Nicolas Sarkozy et serait capable de le battre à plate couture, et saurait même rallier des voix de droite… Son devoir de réserve en tant que Président du FMI l’oblige à ne pas se prononcer pour l’instant, même si, peut-être… Lire le blog « Rêver de nouveau« , pour se faire une autre idée de Strauss-Kahn, enfin, disons, pour avoir quand même une vision loin d’être utopiste… de l’homme.  Un autre bon blog politique : A tort ou à raison.

A l’heure où la pauvreté et la précarité augmentent dans notre pays, où la santé commence à être bradée, où l’échec scolaire demeure une réalité intangible, bref, où rien ne semble augmenter dans le positif sauf le portefeuille des plus nantis, il serait temps temps que la gauche (oups, pardon, le parti socialiste) réagisse, quitte à se moderniser, quitte à faire des sacrifices afin de pouvoir réaliser des unions intelligentes de divers mouvements politiques, je ne sais pas, je ne suis pas politicienne, ce qui ne veut pas dire que je sois con…

L’église de Saint Barthélémy n’était au début de son existence qu’une simple chapelle édifiée sur une colline portant son nom par des Bénédictins de Saint Pons. Vous pouvez suivre son histoire sur le site de NiceSaintBarthélémy, où vous apprendrez notamment qu’un beffroi fut construit en plus du clocher, et au-dessus de celui-ci fut hissé un ange… un ange qui vous donne le temps qu’il fera… Je m’en étais entichée depuis un bon moment, y retournant plusieurs fois pour bien vérifier que cet ange tournait bien. Effectivement, j’avais remarqué qu’il tournait et pointait du doigt l’horizon. S’il était plein sud-est, cela vous garantissait un temps superbe.

Mais voilà, dans la nuit du samedi au dimanche 31 octobre, un grand bruit réveilla le père Didier, qui constata avec effroi que l’ange n’était plus là… Le lendemain, on retrouva les restants de l’ange sur le toit du presbytère.

Mon ange n’est plus. Il est bien évident que l’ange doit retrouver sa place, mais il se dit aussi que le toit mériterait d’être refait…

Des photos de « mon ange déchu »….

LES COULEURS DE NICE

Pas de besoin de mots…

 

Certes, on ne pouvait douter que la mobilisation faiblirait mais elle est néanmoins là, pour marquer un mécontentement grandissant… Un remaniement du gouvernement ne changera rien à l’affaire, les pauvres resteront pauvres et les plus nantis seront toujours protégés. Je n’aurai de cesse de le répéter, la sanction doit se faire par le vote !!!