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Un jour

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Serais-tu cette branche courbée sur le rivage
A la douceur d’une aube perlée se reflétant sur ton visage ?
Aurais-tu un rêve, un espoir de plus ?
Serais-tu ce cœur qui mesure l’air du temps
Comme une étoile sur un air de perles marines ?
Balaierais-tu l’ombre des chimères que le vent
Insuffle sans cesse dans ton regard en pellerine ?
Serais-tu cette ville, serais-tu cette place
Serais-tu ce chemin qui se perd dans la nuit ?
Serais-tu, ô serais-tu, au moins, cet ami
Qui jamais de mon amour ne se lasse
Comme un promeneur solitaire traverse le jour
Balaie d’une main leste les chimères
Libérant enfin son âme de cette douleur amère
Des griffes acérées des vautours…

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Un instant fugace aux commissures de tes lèvres
De ton corps frémissant de toutes nos fièvres
La passion dévorant nos cœurs déchus…
Serais-tu cette âme, serais-tu la minute même
Qu’aucun troubadour n’a contée ?
Serais-tu ce mot perdu, cette phrase oubliée
Ces notes que le musicien cherche à taire tant il aime…
Les silences en disent si long sur ton passé
Tes mains qui parcourent tout mon être
Un visage posé sur les rebords de ma fenêtre
Comme un oiseau s’y pose et n’ose s’envoler…
Qui serais-tu, sinon toi-même, l’enchanteur
Aux détours de ce que le regard n’ose apercevoir
A demi tu, à demi murmuré, ni aube, ni soir
Juste l’amour, juste un être, une âme, un cœur…

Copyright Florence Rahmane

Papa2

Quand je me traitais d’abrutie, mon père répondait cela. Fille d’abruti. Je ne saurai jamais pourquoi et je ne suis pas sure qu’il aurait su l’expliquer… Etant dans le déni le plus total. Que j’aime ce regard. Je me souviens de ce moment, quand j’ai pris la photo. Souffrant d’Alzheimer, j’ai juste voulu lui montrer mon goût pour la photographie. Ce qu’il aimait. Il était plus technique que moi sans avoir l’oeil. Et moi l’oeil, sans trop la technique.

Rapports complexes à se demander ce qui est le plus fort. Et pourtant jamais de haine. Etrange. Ce qui est fait, on ne peut le défaire. Ce qui appartient à chacun, chacune, néanmoins, c’est le pardon, l’oubli, la quête de la vérité qui ne saura jamais être qu’une vérité parmi d’autres. Je ne ressens plus de colère pour ce qui s’est passé. Je ne peux pas renier ce que j’ai dit sur le comment. Je pense que tout est dit dans l’oubli du moment où ça s’est passé. Etant donné le fait que c’est une des seules choses que j’ai oublié : quand. Et un trou noir… Et les « gestes commis », comme « méthodiques ». Pas oublié…

La lumière baignait la pièce. C’était le matin donc… Et les gestes… Jusqu’à l’oubli… Peut-être trop dur à remémorer. Laissons à l’oubli…

Le pourquoi… Il entrainera certains certains choix dans ma vie c’est certain. Une spiritualité a-t-elle besoin d’un maître ? La tentation est grande. Peut-être céderai-je… Dieu restera mon guide car il est l’Unique. Je n’ai pas pu récupérer LA Bible de mon père, impossible de la trouver. Merci à …… Pour suivre son intuition, il faut qu’elle soit vierge. Pas toujours évident… Quand la pseudo pensée s’immisce, elle brouille tout. Et quand je la suis, elle me sourit (l’intuition). Suivre la lumière. Je comprends ainsi mieux ma quête de lumière dans la photographie. La profondeur d’horizon. Je poursuivrai cette quête.

Revenir à l’amour inconditionnel de la musique…

Revenir à l’écriture, libérateur de l’âme et berceau de l’esprit…

Elever l’âme, cultiver l’amour, faire la redondance du bien, ennemi du mal. Ami de l’humanité.

Paix. Amour. Dans ce monde chaotique.

Car le silence est complice des meurtriers d’enfants.

Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour.

Donnez moi des ailes

GRAVE A LA CRAIE

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Je prends une craie, je grave ton nom sur le fil de l’eau. A l’instant il s’efface. Et la craie disparait. Mes pas auraient pu s’arrêter là. Plongés dans l’incertitude, le désespoir, la tourmente, le doute. La flamme de mes yeux aurait pu s’éteindre, la nuit aurait pu couler sur les cieux, le vent tourner et changer de direction, le temps arrêter les aiguilles sur le cadran de la vie, le soleil cesser d’exister…

Je prends une craie, je grave ton nom sur la pierre. Blanc sur blanc, qui aurait pu deviner. Que le temps l’effacerait par la suite…

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Je prends une craie, je grave ton nom dans le ciel, sur le soleil, sur les nuages, mes bras dans tous les sens. Une spirale nait, un tourbillon. Et tout disparait. J’ai même essayé la lune.

Lune

La lune. Je l’ai questionnée. Tout comme je demandai à des pierres de me dire. Tout comme je demandai à l’eau de me guider. Tout comme je demandai à l’air de m’inspirer. Et, c’est tout comme. Comme s’il était difficile d’abandonner ses repères, comme s’il était plus facile de tout cloisonner, de tout bien définir. D’ajouter des qualificatifs, des dénominations, des couleurs et tout autant d’attirails afin de se réconforter. De réduire l’immensité, de définir l’infini. De toucher l’impalpable. En fin de compte, tout redimensionner à notre échelle car Son dessein est immense, même pas immense, non mesurable. Et donc, quelque part, effrayant. Car porter mon regard vers l’immensité, sans repère aucun, la terre s’efface, je perds pieds, je n’ai plus de racines, je n’ai plus de passé, je n’ai plus d’avenir et entr’apercevoir un petit bout de quelque chose me rassure. Pourtant ce petit quelque chose ne sera jamais immuable lui non plus.

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A mes questions Il ne répondra pas. Tout comme son Être, un verbe ne saurait suffire. Même si un dictionnaire pourrait tenter une ébauche. Même si l’esprit pourrait vouloir prendre le dessus et même si le coeur pourrait sembler s’arrêter un instant. Même si l’âme tenter une percée, au travers de mes mots, au travers de mes photos. J’abandonne mes armes. Pour un instant j’abandonne la pensée. Car tout semble futile et pourtant si nécessaire. Si nécessaire mais futile. Hors de ma dimension, hors de l’esprit et hors de mon corps. Et pourtant en moi…

DIEU EST

NiceChateau

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Un matin où j’ai envie d’écrire un « truc » et quand j’ouvre la page de mon blog, je tombe sur ce « truc »… L’âme… (mon billet précédent) Car si les deux semblent indissociables, l’un ne peut vivre sans l’autre et l’autre pourra survivre sans l’un..

Je cherche des raisons au pourquoi de tant de choses, en refusant la fatalité de ce qui est pour ce qui est parce que cela est, la vie que l’on subit parce que « c’est comme ça ». Trouver une raison à chaque chose peut paraître comme une prise de tête, sauf qu’il peut être utile d’en suivre le fil d’Ariane pour en trouver les origines et découvrir ainsi le pourquoi de certaines souffrances de notre vie. Maints évènements m’amènent à cette réflexion tout comme j’aimerais arrêter la réflexion qui tourne en rond pour l’amener à des actions concrètes. Lier le concret de la vie à l’essence de cette vie…

Il est un temps pour la réflexion, et, une fois que l’on « sait », toutes les raisons qui peuvent amener à des réflexions sur un même sujet ne sont que le fruit du tentateur.

Continuerai ce billet plus tard…

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Comme un champs de fleurs que l’on cultive, un jardin dont on prend soin et qui souffre des intempéries, des éléments extérieurs qui viennent ajouter leurs petites touches et vous amènent à prendre soin de votre jardin… De votre âme…

Un long silence après une révélation troublante, révélation qui ne peut que m’être propre, et qu’aucun élément extérieur ne peut juger sans une large ouverture d’esprit. Il ne peut hélas être laissé d’espace au doute, doutes qui ne mèneront qu’à des interrogations stériles, et laisser une porte béante à tous ceux qui ne voudront être « accusés »  ou « touchés » ou soi-disant « salis », entachés… ce que vous voulez… Car cette révélation fut la déduction évidente d’un nombre important d’éléments, d’un long cheminement sinueux de la vie et de l’esprit et du corps… Et de ses souffrances. Il ne peut que m’être propre mais hélas, il est très douloureux… Car la blessure est profonde et va au-delà de l’inceste. Elle touche au monde de la famille, de l’esprit, de l’âme même car touchant au monde spirituel,  à ses arcanes et finit, au bout du compte, par tout fausser.

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La photo à ma communion, mon attitude, le regard et le geste (le regard) de mon père, la date, le fait d’occulter cette date et non l’acte, mes difficultés face à la religion, une courte relation avec un FM, font que cela m’est devenu comme une évidence car le souvenir de l’acte me ramène à ma courte relation, et cette photo à… Je ne préfère même plus y penser. Cela me dégoute, à essayer de comprendre le pourquoi du comment, et finalement à rejeter toute forme de spiritisme organisé, si spiritisme il y a et, au bout du compte, à focaliser sur des organisations qui ne m’intéresseraient que dans un sens ? Cependant, parler d’inceste et de l’appartenance de  mon père au rosicrucianisme à des Rosicruciens, des Rosicruciens n’ont retenu que le rosicrucianisme. Cela semble éloquent. Alors, j’en ai marre, marre de chercher une pseudo vérité qui , de toutes façons, m’a été révélée et ne peut me dévoiler rien de nouveau, après, on tourne en rond…

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Ma fenêtre n’est pas fermée, mais ces secrets ne doivent pas encombrer mon horizon, mon horizon n’est pas dans la culture de secrets, mon chemin est ailleurs, mes frères et soeurs sont « ailleurs », je comprends maintenant mon problème d’appartenance à un quelconque mouvement… Ce qui me gêne, c’est d’avoir entremêlé deux « choses », symbolisme contre symbolisme, ce n’est pas que mon corps qui a été sali, mais mon âme ! Et enfin, il serait temps pour moi de libérer cette colère et d’être enfin claire avec moi-même. Dans ma recherche de spiritualité, je cherche comme l’amour du père, les deux semblent inséparables, or, en vérité, ils devraient être séparés ! Ce n’est pas ma faute, seulement la faute de quelqu’un qui lui, a fait l’amalgame et ne m’a pas laissé le choix. L’âge et les circonstances ne le permettaient pas. Mais c’est ancré si profondément que c’est comme une plaie éternellement ouverte. Pour m’en libérer, je dois faire la paix avec moi-même, accepter le fait que je ne peux rien changer au passé mais que le présent et l’avenir peuvent m’appartenir, que c’est à moi de dépasser cela et faire des choix de route en accédant à la connaissance du moi, celui d’avant, celui qui n’a pas été tronqué, trouver ma vérité, qui comporte forcément ce passé, le vrai moi ayant été tué, peut-être. Oui, l’important c’est l’âme et c’est l’amour qui transcende tout, il est le seul élément porteur de la vérité sans condition.

A mon père…

VIVRE LIBRE

Vivre libre…
Libre de toi et tes mensonges
Libre de tout amour qui me ronge
De toute haine qui me laisse comme ivre
Aux rives incertaines de mon âme qui pleure…
J’avais rêvé de toi comme une infinie tendresse
Ton amour était un leurre
Un piège à cons fait de lianes et de laisses !

Vivre libre…
Comme tout sentiment qui s’éteint au firmament
Comme une larme aux joues d’une enfant…
Où je rêvais d’une galaxie, d’un univers…
Les yeux clos et le cœur ouvert…
Mais aujourd’hui, les yeux à l’envers
Je regarde à l’intérieur de moi-même
En quête d’ombres je fuyais la lumière
Astre pâle de tes paupières…
En quête d’un doux « je t’aime »…
Enfant, je courais pieds nus vers toi…
Les bras en avant, la lune dans mes bras…

J’aurais cueilli toutes les roses
Me couvrant d’épines et ne t’apporter que leur douceur
J’aurais livré mes doutes j’aurais levé mes peurs
Traversé des rivières pour t’apporter ma fraîcheur…
Livré des batailles sans nom pour t’apporter la paix
Deviné le Rien pour te dire la Chose…
Oublié qui j’étais, oui, cela mais…
Je criais dans un langage sans non
Où la douleur faisait loi, où la douleur me prenait
Et ne prendrait que moi…
Par monts et par vaux, parvenir à lâcher prise
J’engrangeais des maux et par delà même me libérais en mots.

Vivre libre… Quelle surprise !
Quel soulagement ce serait, vivre sans ta loi ?
Vivre sans cette sourde tourmente
A flots sans cesse renouvelés, et vagues tout à fait différentes !

Vivre libre…
Sans le savoir tu m’as enchaînée à ton passé
Et la femme que j’ai du mal à être, je ne sais
Je ne vis, je ne crains, je tremble, je frémis…
Vivre libre… Pourtant…
Aimer d’un amour de sang
C’est vivre enchaîné.

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Tu restes mon père et quelque chose nous relie. Cependant, comme ce soleil caché par des branches, un fil dessine deux parties… Indissociables mais délimitées. Je ne peux pas nier ce qui a été, et le pourquoi, et le comment, et son devenir. Mais je ne veux plus en souffrir…

Si tu as été la digue, le bateau passe son chemin, il va il vient, sans t’ignorer, mais sans s’accrocher à toi… sinon c’est le naufrage…

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L’individu se place où il veut, choisit son point de vue, et pointe son regard où il se plait…

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Les gens… leurs lieux…

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La nature, ses couleurs, ses lumières…

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Ses penchants…

Faire fi de l’adversité. Dieu n’en mettrait pas plus sur nos épaules que nos épaules ne peuvent en supporter. D’où peut-être un acte manqué extrêmement réussi chez un de mes clients. J’étais partie en oubliant mon sac… A méditer, ou à faire… ;)

Photos et texte, tous droits réservés… Y’en aura toujours pour les transgresser… Et d’autres qui respecteront…

Quand je repense à ce que j’ai écrit dans ce billet « Le pourquoi« , s’il devait subsister un doute, ce n’est plus le cas. Une simple piste de réflexion : le conscient occulte les faits les plus traumatisants. Certes si l’acte d’inceste est traumatisant, alors, pourquoi avoir totalement occulté le moment, l’âge ? Parce que tout simplement, cela s’est passé à un moment précis, et, en l’occurrence, juste avant la communion solennelle.

Je ne fais le procès de personne, je ne fais que de simples constations, par rapport à un vécu, le comment ça a été fait, le moment, le fait que mon père était rosicrucien… Le pourquoi je savais plein de choses sur ces mouvements occultes, le pourquoi j’ai commencé à étudier les mouvements sectaires dès l’âge de 14 ans. Certes, il faut y ajouter le caractère de la personne incriminée.

Et pourtant, je tiens à dire que cela a été, et que, tout simplement, même en ce qui concerne ce que j’ai dit, ce que j’ai vécu, le comment et le pourquoi de la chose, eh bien, ce n’est pas ma faute…

Je prends le bus. Une bande de gamins des quartiers en grand nombre, au fond, plante le bordel, le gros bordel. Même pas un sentiment de colère envers eux mais plutôt vis à vis du système, celui qui permet que cela se produise. On vous promet plus de sécurité, on vous montre du doigt des groupes d’individus, les indésirables, les jeunes de quartiers dits sensibles, les SDF, les exclus. On va vous promettre plus de caméras de sécurité, des grilles aux jardins pour vous protéger un espace payé avec votre argent. Et d’un autre côté, on réduit les moyens, on réduit le nombre de policiers, et pire encore ceux de proximité, ceux qui seraient capables de leur parler.

Les prisons sont trop pleines alors on parle de liberté surveillée, de bracelet électronique. Et combien même on crée des lois, les sanctions ne suivent pas. Et combien même les lois sont appliquées, aucun suivi n’accompagnera des personnes qui n’auront d’autre choix que de retomber dans la délinquance ou le crime à leur sortie. Parce qu’ils ne connaissent que cela, parce que leur environnement est celui du plus fort, celui de la survie également. Le chômage n’arrangeant rien, et les lois retirent parfois l’autorité aux parents, telles qu’une bonne claque, une bonne remise en place. Je ne me souviens pas avoir été traumatisée d’une bonne rouste. Ayant travaillé dans des associations, je sais pertinemment bien que les enfants battus le seront de toutes manières…

Les lois sur l’inceste ne protègent pas de l’enfant de l’inceste, et l’inceste, par ailleurs, dérange tellement que l’insérer dans le code pénal met mal à l’aise nos parlementaires… J’ai même entendu dire d’un médecin qu’il faudrait dépénaliser l’inceste pour permettre à l’enfant de parler plus facilement, ainsi qu’à l’abuseur… Je ne me souviens pas non plus que mon père ait eu une seule fois peur des sanctions qu’il pourrait subir !

Dans le livre de George Orwell, 1984, où les enfants ont du « pouvoir », même celui de dénoncer, pourrait me faire penser à l’enfant aujourd’hui, ou l’adolescent ? Ne confondons pas, l’autorité parentale est toujours existante. Mais le monde actuel tourne autour de l’argent. Nous devenons dépendant des choses. Posséder nous fait croire à un pouvoir, à une preuve d’existence. La société actuelle crée le besoin afin de faire vivre une économie qui finit par tourner en rond…  Je vais choquer en disant certaines « choses » entendues via une personne, qui, pour certains sujets n’était pas si bête…  J’ai toujours été étonnée dans le train à Nice de n’entendre des messages prévenant de la présence dans le train d’éventuels pick-pockets qu’en langue française. On m’avait répondu que  si on n’était pas certains que les touristes ne dépensent leur argent dans la ville, les voleurs, eux oui, ils dépensent… (j’entends l’orage gronder…. ^^) Ben oui, avouez que quelque part, c’est logique…

La société actuelle nous pousse également à courir sans cesse après l’argent. Les parents démissionnent de leur mission de parents… Plus le temps, plus l’envie, plus la force… Souvent dépassés, et surtout dans les familles monoparentales. Les familles maghrébines ou autres, n’ont plus le pouvoir d’éduquer comme il est coutume dans leur pays. Les femmes souvent ne parlent pas français, ou ne lisent pas le français et n’arrivent donc pas à suivre la scolarité de leurs enfants ou adolescents (idem, je sais de quoi je parle). alors on nous ressort l’attirail de l’adaptation… Je suis d’accord avec le fait que ce n’est pas à moi de m’adapter à d’autres cultures que la mienne. Certes. mais nous oublions très souvent notre qualité d’accueil, ce qui n’équivaut pas à des allocations familiales qui parfois mériteraient d’être recadrées et réorganisées, oui oui, les allocations de Noël peuvent certes servir à l’achat d’un nouveau téléviseur… (mais jusqu’à dire que les musulmans, pourquoi eux d’ailleurs à être spécifiquement ciblés, ne devraient pas la toucher, les asiatiques non plus alors, les athées encore moins, etc…).Oui oui, certains couples ne se marient pas et se déclarent comme célibataires avec enfants. Certes. Certes je trouve injuste qu’un ou une célibataire gagnant le SMIC se voit retirer les allocations logement, une fois que vous avez tout payé, il ne vous reste rien.

Or les adolescents et les enfants sont une cible parfaite pour la consommation car ils sont encore plus avides que nous de toutes les nouveautés, et même les parents se coupent en quatre pour leur offrir « tout ce qu’ils n’ont pas eu ». Alors, le pouvoir leur est en partie donné, car ce sont eux les acheteurs. Un marché colossal. 

La délinquance ? Les associations sont bien en peine d’accompagnement faute de moyens. Il serait peut-être bien de redistribuer tous les avantages de nos « chers élus » dans ces associations, avec contrôles à l’appui, afin qu’ils puissent agir sur le terrain. Remettre en place la police de proximité afin d’instaurer le dialogue. Arrêter de montrer du doigt.

Je suis toujours surprise de voir une « femme de couleur » se retourner au moins deux fois avec un grand sourire et me dire merci, juste pour l’avoir laissée descendre dans un bus (me lever de ma  place). J’avais envie de lui dire d’arrêter, que c’était tout à fait normal ! Mais également contente de voir plein de gens se lever pour laisser leur place à une personne âgée, l’aider même à s’asseoir. Tout n’est pas perdu.

Hélas, le monde du « tout argent » touche à beaucoup de domaines, comme l’emploi… Le profit prend la place du salarié même, salarié non reconnu, salarié dévalorisé. Il est triste de voir mon domaine de travail tel le service à la personne livré au simple droit du travail. Pas de convention collective, un seul jour férié, le 1er mai. Je suis même choquée que la loi française, berceau de la liberté ne donne même pas le droit au 14 juillet, fête nationale, d’être un jour férié chômé. Car peu de gens le savent, beaucoup d’entreprises ont des conventions collectives, mais un jour férié n’est pas forcément « chômé », c’est-à-dire, que vous êtes obligé de travailler et cela, à votre salaire normal ! (du moins si les clients n’ont pas annulé leur prestation)

Quelle est la valeur humaine ? N’est-elle réduite qu’à des objets ? Je me pose souvent la question du comment on peut bâtir une vie sur une valeur vide, qui n’existe pas en elle-même, sur du virtuel quoi !

Vous me trouverez peut-être naïve, j’ose croire que non. Ma vie a une valeur, votre vie a une valeur inestimable. Mais là, est un autre sujet, celui que je voulais rédiger hier matin, mais je devais travailler et n’ai pu écrire sur le sujet. Le sens de la vie, sa finalité, son but ultime, son vrai « moi », son vrai sens… Je m’y attellerai prochainement…

Votre vie m’importe….

Une grande société nationale de services à la personne, aide ménagère, aide aux seniors, jardinage, O2 est une société qui a déjà sa page Facebook mais mérite bien mieux que cela, un groupe dédié à ses intervenants, car au-delà de la « machine », de l’entreprise, il serait bien agréable de partager nos expériences sur le réseau social. Un espace bien à nous, car il nous est difficile de nous connaître, de partager, de communiquer, au delà des forums et des pots d’agence, et qui plus est, cela nous permettrait de communiquer au delà de nos régions, de nos villes !

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A bientôt !

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Tâche au milieu de vagues bleues
qui brille de mille feux
épars dans ses longueurs
du soir qui tombe
Mille frissons éveillent la lande
alentours
Réveil de plumes
et doux comme toi
 
Pourquoi ces cris
les larmes en sang
et le vent
qui dissipe tout
pourquoi cela
Pourquoi la vie de crimes
et de faux ?
Un visage au milieu
de ces pays de brumes
où mon coeur se reconnaît
enfin
dans un soupir
ou un au-delà
et jette tout en vrac
en mêlée emmêlés
Sentiments diffus
de caricature
éventrée
 
Je reconnais cela
je ne sais pas
Quel est ce visage ?
Est-ce moi ?
 

Je ne te dois rien. Puisque tu ne m’as rien transmis. La photographie, j’avais ça en moi, tu ne m’as rien appris. Quant à l’écriture, elle m’est totalement dévolue. Je ne te dois rien. Je reprends ma liberté d’être.

Texte et photographie, tous droits réservés.

 

LE POURQUOI…

Pourquoi, mais pourquoi donc l’inceste doit être reconnu comme un crime spécifique et non comme un viol avec aggravation car commis par une personne ayant un ascendant ou autorité sur l’enfant…

Hors la violence, la contrainte, la surprise, ou la menace, le non-consentement, qui sont des évidences, le viol avec aggravation est inexact pour l’inceste, dans le cadre où le viol implique précisément la « pénétration », et donc passible des Assises, l’inceste englobe bien plus que cela et des études (ou l’expérience) démontrent que les conséquences de l’inceste (viol ou agression) sur une vie  sont tout aussi importantes et néfastes.

Le viol n’implique aucunement l’amour, et c’est pire que tout, et l’inceste fait plus que porter atteinte à l’intégrité physique de la personne, même si le viol, pour cela, a les mêmes conséquences traumatiques car portant atteinte à l’intimité, donc étant une atteinte à la personne physique et morale, l’inceste, quant à lui, inclut non seulement le non-consentement mais également l’amour, en plus de cela, dans un cadre fermé, à un stade de vie en construction. Il implique non seulement la honte, qui reste encore ancrée dans nos mentalités actuelles pour le viol, mais le silence car impliquant la vie de toute une famille, l’intégrité d’une famille, la vie des autres enfants, et parfois, comme dans mon cas, les autres secrets de famille. L’enfant se retrouve face à lui-même, à une parole que s’il pouvait la donner serait forcément soumise au doute, aux doutes : ne suis-je donc point fautif de cet acte, ne dois-je donc point tout à mon parent aimant, ne suis-je point la personne qui doit palier aux désirs non assouvis par la compagne ou le compagnon du parent auteur de l’acte ? Si je parle, je sème le trouble dans ma propre famille, je serai la personne qui peut briser plusieurs vies… Et je trahirais l’amour du parent auteur de l’acte… M’aime-t-il ? Est-ce que je l’aime ? Qu’est-ce que l’amour ? Où suis-je maintenant ? Comment me définir ? Qui suis-je ?

Il est plus rare, je pense, également, qu’une personne violée occulte l’âge où l’acte a été commis… ce qui est mon cas. L’âge ne m’ayant été donné que par une phrase prononcée par ma propre mère, « Elle est devenue émotive vers l’âge de 11/12 ans », lors d’une visite chez un médecin… Depuis, certaines découvertes et certains souvenirs me confirment l’âge… Pourquoi ne suis-je pas devenue émotive quand je suis entrée en 6ème, événement quand même important dans la vie d’une enfant, et pourquoi ai-je ce souvenir lancinant de moi, dans une cour de collège, mal à l’aise ou plutôt très mal dans ma peau que plus tard ? Pourquoi ai-je obtenu un second prix d’excellence en 5ème et pourquoi, ça a été la débandade après ? Phénomène de résilience qui m’a permis de résister un an…

L’inceste vous suit toute une vie. Avec ses différentes étapes lors du processus de survie. Car on ne vit pas, enfin, chacun réagit comme il le peut, chacun va survivre comme il le peut, et peut tout-à-fait réussir sa vie professionnelle, et/ou sentimentale, avec de profondes blessures. Certes. Et puis d’autres (moi), vont ne pas réussir, comme on dit, car hélas, c’était le schéma familial, la réussite, l’argent, et ce fut ma révolte, stupide quand j’y pense aujourd’hui, car ce schéma ne leur appartient pas. Etre bien dans son métier, c’est contribuer à son propre bonheur, même si cela contribuerait au leur… Mais voilà, quand on n’a pas d’autre moyen d’expression, on essaie de l’exprimer autrement… Quand j’y pense, j’ai sauvé les apparences, tout le temps, avec des sauvetages de dernière heure, juste ce qu’il faut pour passer dans la classe supérieure… Avec des préférences, quand même, et sachant taper du poing sur la table quand il s’est agit de mon orientation scolaire en fin de classe de seconde, après, quand même un échec en seconde C, tout comme pour mon frère (ils ont abandonné l’idée avec ma soeur :) ), et qu’ils voulaient que je suive l’orientation de mon frère, personnellement, j’avais choisi les langues étrangères, bizarre… Et, pour prouver que j’aurais pu être excellente, rattraper tout un bouquin d’allemand en deux mois, faut le faire, et passer dans les premières à l’examen d’entrée dans un établissement public, malade à en crever, faut le faire aussi… mais le phénomène de résilience était toujours très court, demandant peut-être trop d’énergie. Je me souviens de l’entrevue entre le proviseur, mon père et moi, le proviseur félicitant mon père de ma venue dans son établissement… Il a vite déchanté…. J’avais surnommé, par la suite, ce lycée, la passoire… Idem pour le bac, après rattrapage, il fallait 200 points pour le réussir, j’ai obtenu le quota minimum… Inoubliable, je peux vous dire la brique de jus de fruits que mes parents ont ouverte à l’occasion alors que mon frère, qui avait obtenu la mention Assez Bien, s’est vu offrir le permis…

Après une première tentative d’insertion du terme « inceste » dans le code pénal et non validée par le Conseil Constitutionnel, il faudrait veiller à ce que cette fois-ci, ce soit… constitutionnel…. Bon, je n’ai pas écrit sur ce sujet-là spécifiquement mais sur les autres débats oui : l’inceste.

« la notion même d’inceste implique de définir une limite de proximité familiale au-delà de laquelle les relations sexuelles sont admises. Le Code civil prohibe le mariage jusqu’au troisième degré en ligne collatérale. En droit pénal, c’est au législateur de fixer également une limite. Il ne pouvait pas déléguer au juge le pouvoir de le faire en fonction des circonstances ».

Lire ce billet plus complet : inconstitutionnalité.

J’approuve totalement Najat Vallaud-Belkacem quand elle souligne que la recherche du non-consentement n’est pas à être effectuée… La vidéo : le gouvernement.

L’importance de la reconnaissance de l’inceste en tant que tel réside dans deux situations importantes : la détection des cas d’inceste (un enfant sur cinq, dans une classe, en serait victime) et le suivi de la victime. Or, selon mon expérience professionnelle (j’ai travaillé dans un collège), les acteurs médicaux, notamment les infirmières, ont du mal à dénoncer des cas étant données les conséquences, par exemple, dans la structure familiale ou dans leur propre vie professionnelle…

C’est en effet très délicat… Mes seules « détections » étant soumises à rudes épreuves, notamment dans leur interprétation…

Un bulletin médical scolaire…

1976

 

Après…

1977

 

L’acte ayant été commis avant un événement important…

Communion

 

Date de la photographie :

1977-2

 

J’ai lu sur Internet que l’éréthisme cardiaque était courant chez l’adolescent, mais c’est d’une coïncidence troublante… L’interprétation que des personnes ont eue sur la photo ne m’a pas convaincue mais… la photographie, ça me connait… Même si certes, il m’est difficile de rester objective… Comment dire que mon père y a une attitude protectrice, quand on observe mon attitude tétanisée… Je n’ai pas mis la photo entière mais il semblerait que ce soit mon frère qui ait pris la photo puisqu’il n’y est pas et que son meilleur ami oui (d’où forcément sa présence à lui, et mon sourire).

Alors, ministres, députés, sénateurs, membres du conseil conseil constitutionnel, au travail pour que cette loi soit intelligemment révisée. J’ai travaillé pour que mon père ne me touche plus (combien de soirées passées à me coucher la dernière), je travaille encore à la reconstruction de mon être, aujourd’hui encore plus, par la compréhension des événements, dans leur reconstitution dans le temps, et aussi dans le pourquoi (un doute subsiste quant à l’appartenance de mon père à un groupe philosophique et la relation de cette appartenance à l’acte). Je travaille sur mon être, tout en continuant la seule bonne chose que mon père m’ait léguée, la photographie…

 

Au boulot !!!! Vous ne me rendrez peut-être pas ce sourire, mais le bonheur peut-être de pouvoir croire que mon être intérieur puisse enfin rayonner… Enfin, sauf que j’y crois déjà…

FloAvant_GF

 

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