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Amnésie de l’ombre

Un violon dans une ruelle. Un bout de vie dans ma mémoire. Un horizon, à l’orée de mon regard. La mer étendue souS mes yeux et le ciel étalé sous ma bouche. Ma bouche silencieuse dans les couloirs du temps. Le temps figé dans les entrelacs de l’Histoire.
Un viOloncelle au bout de la ruelle. Mes pas si lourds sur les pavés de l’absence. Les jambes immobiles, les genoux bloqués dans la redondance de la mémoire. La mémoire glissée entre deux murs, deux murs face à l’immensité.
Des voix. Des voix dans la gorge des profondeurs de la ruelle. Des cordes blessées de l’avenir, et des pas dont les bruits se taisent, se taisent, s’effAcent, faiblissent, s’atténuent alors que leur écho retentit jusqu’aux tréfonds de ma chair. Mon âme.
Un piano, un piano à queue dans un cagibi au bout de la ruelle. Un piano égrène des notes que mon coeur ne saurait chanter. Un piano, et, au bout, l’océan, le bruit des vagues roulant sur l’épine dorsale de mon corps qui s’élève, se soulève, se révolte. Qui rêve d’avenir.
Un piano à queue dont l’ombre démesurée s’épancHe sur un immense pont et sur l’apparent impossible.
Et l’orchestre de la vie balance mon coeur sur les effluves d’un océan de larmes de vies autres mais miennes.
Assassinées.

Copyright Florence Rahmane

Tout est peut-être dans le lapsus du titre du billet……

Après un long silence…

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Il y avait la mer et l’horizon,
Des vents à décoiffer la raison,
Des rêves à réveiller la passion,
Des mots tus que les mains refont…

Il y avait des visages, si souriants
Que le monde entier les entend
Que la vie qui s’affaire attend…
Qui unissent tous les différends…

Le regard vers les autres que tu portes,
Les sentiments de toutes sortes,
Tes rêves du coeur dépassent l’aorte
Et rendront l’espérance plus forte !

Ta voix qui s’échappe si avenante
De ta gorge en larmes impatientes
Se déploiera sur les cimes de l’humanité arrogante
Qui, sans cesse dans la douleur, se réinvente…

Tu aimeras, tu chériras, tu protégeras…
De toutes les erreurs, tous les faux pas,
Une leçon de courage tu en tireras,
Et jamais sauf de la haine tu ne sonneras le glas…

Que tu ne puisses dire que jamais au grand jamais
Tu n’as porté la mort en harnais
La haine comme collier de jais,
Et plus conjuguer l’amour à l’imparfait…

Dans toute l’imperfection de ton être
Dans tout l’humilité de ces rimes que je délie
Au dépouillement du futile paraître…
Pour recouvrer toute l’Essence de la Vie…

Copyright Florence Rahmane

 

Après les intempéries qui ont sévi le 3 octobre 2015 sur la Côte d’Azur.. Je préfère rester simple et offrir un hommage aux familles des victimes. Paix à leurs âmes…

Florence

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En partant de la Baie des Fourmis, longer le sentier qui mène à St Jean Cap Ferrat, et s’émerveiller encore et encore…. Bonne balade !

Après un premier billet sur ce superbe parc Naturel départemental, une ixième visite s’impose.

Le parc d’Estienne d’Orves est un superbe parc de plus de 15 hectares, un vrai poumon au coeur de la ville. Pour vraiment le découvrir, il vous faudra y aller plusieurs fois, ce que j’ai fait. Dont hier, une balade photo de près de 3 heures 30, pour laquelle j’ai choisi cette fois-ci l’orientation ouest, par un petit chemin, qui permet d’avoir une superbe vue sur l’ouest de la ville, dont l’aéroport et l’hôpital Lenval. Ce qui m’a permis également d’accéder plus directement à l’emplacement de l’olivier millénaire.

Pour y accéder par le bas, vous devrez emprunter l’avenue d’Estienne d’Orves, jusqu’à hauteur du lycée. Si vous y allez en voiture, un parking gratuit est à votre disposition. Si vous y accédez en bus, vous pouvez prendre le 64 ou le 75, soit à partir de la gare SNCF, soit de Tsarévitch, et descendre à l’arrêt Beausite. Vous pouvez y accéder par le haut en prenant le bus 75, arrêt l’épingle. Horaires sur le site de Ligne d’Azur. Plus de renseignements sur le site du Conseil Général. Autre billet sur le parc, sur mon blog de Nice. Avec plein d’autres photos.

Accès par le haut :

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Accompagnez-moi pour une petite balade….

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De chair et de sang, plus les années passent et rien ne t’efface. Tu es encore plus présent au creux de mon âme, au tréfonds de mon esprit. Quel que soit le passé que tu m’aies donné, quelle que soit la vie que tu m’a offerte, et blessée, tu es encore plus présent aujourd’hui dans mon coeur, malgré les blessures…

Aujourd’hui me prend l’envie d’apprendre le breton…

Je vais approfondir ma quête… de mon être indissociable du tien… Malgré tou tle mal que tu m’as fait, je t’aime.

Jardin paysager situé au nord de la ville, dans le quartier résidentiel de Saint–Maurice. Entouré de rues dont les noms perpétuent les grands poètes du XIXème, le parc Chambrun est très apprécié pour son calme et son « temple de l’amour », petit chef d’œuvre d’architecture romantique, et son magistral cèdre du Liban.

Il est situé à l’emplacement du grand jardin botanique créé par le Comte Caïs de Pierlas en 1837. Le temple, petit chef d’oeuvre romantique de l’architecte Philippe Randon, fut dédié à la Comtesse de Chambrun. Pour créer le parc, le comte de Chambrun se serait adressé à des paysagistes de renom, les frères Bühler.

Bonne visite !

Le jardin Alsace Lorraine, dénommé ainsi après la première guerre mondiale s’appelait auparavant le ‘jardin du roi » en hommage au roi du Wurtemberg, hôte assidu de Nice.

Il est situé en plein coeur de ville, à l’angle du boulevard Gambetta et de Victor Hugo.

Quatre monuments y sont implantés dont la « main à l’urne » en hommage aux victimes de la guerre d’Algérie, le monument à Paul Déroulède, œuvre de Michel de Tarnovsky (1920),  la «femme endormie» de Volti au bord du bassin et après 2007/2009 (?), lors de la restauration de la Villa Masséna et de ses jardins, la stèle des Maréchaux, monolithe de granit rose, œuvre de Marcel Mayer, est transférée au jardin Alsace Lorraine :
– le Maréchal Alphonse Juin (seul élevé au titre de Maréchal de son vivant).
– le Maréchal Jean de Lattre de Tassigny.
– le Maréchal Marie-Pierre Koenig.
– le Maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque.

Je vous souhaite une agréable visite…

COMPRENDRE LE DIVIN

Le besoin de l’homme de poser en mots et/ou en image le divin, c’est comme vouloir capturer la lumière, l’invisible dans un bocal, un appareil photo, ou tout autre support tangible et surtout préhensible par l’humain. C’est nous rassurer, paradoxalement se sentir exister. Or, Dieu, c’est tout le contraire. C’est l’infini, le non visible. Si l’on veut s’approcher de Dieu, même tout moyen peut sembler bon, il faut pouvoir lâcher prise de tout ce qui est terrestre. Même si la religion n’est pas mauvaise en soi, car d’aucun y trouve un réconfort, et peut même muer son être au travers d’une religion, celle-ci peut tout autant former des barrières, des entraves au rapprochement de Dieu. Un jour, après le déluge, les hommes voulurent construire la Tour de Babel pour atteindre les cieux, et c’est ainsi que Dieu leur imposa le châtiment des langues en dispersant les peuples de par la Terre. Tout comme la lumière ne fut qu’une, elle peut se défaire en maintes couleurs de lumière, ainsi, les êtres de lumière que nous fûmes, unis en Dieu, nous nous dispersâmes alors que nous ne faisions qu’un. Nous sommes divisés par les langues, les coutumes, les religions. Nous nous bâtissons des frontières, créons des identités, nous attachons à la terre. Nous posons des mots, les transcrivons, les traduisons, les récitons. Pour atteindre le divin, il faut soit se détacher de tout cela et accepter ne faire qu’un avec la lumière, avec l’infini, se fondre à lui, soit transmuer tout ce que nous avons posé de tangible en un instrument accessoire, à la transcendance des choses en une pensée de lumière, en une énergie pure.

C’est accepter ce qui EST. Les mots finissent par tourner en rond, tout comme ce texte qui essaie de transmettre ce que je ressens, et n’aboutir nulle part car tournant, en rond, il ne peut aboutir que sur lui-même, et jamais, comme il se devrait, vers l’infini ! Tous les êtres ne pourront pas accepter que leur religion n’est pas la bonne, qu’elle n’est pas la vérité unique car elle n’est que ce qui nous a été enseigné ! Aucune religion n’est fausse, aucune religion ou pensée ne détient LA vérité unique et seul notre esprit peut décider de s’ouvrir à l’Absolu. Ainsi l’enseignement reçu doit se dépasser et dépasser les barrières que d’autres ont construites. Sera-ce par l’apprentissage de  la connaissance ou par l’abandon total de mon être à l’infinité de Dieu ? En tous cas, je lui livre mon destin. Ce n’est qu’en remettant en totale abnégation de mon être que je ne pourrai atteindre la voie subliminale. Ce n’est même pas la connaissance absolue, une vie ne saurait suffire. C’est juste faire confiance en Dieu, et poursuivre mon chemin sans demander comment mais en agissant, laissant la pensée à ce qui EST, abandonner les jalons posés pour moi par d’autres, ce que je nommerais parfois mon instinct.

Tentative d’écrire ce qui ne peut être écrit, mais ce que je ressentais sur le moment, fugace. Car ce qui devra être, ne peut être écrit….

Comme exemples de la transcendance par l’acte j’aimerais juste citer Mère Teresa et Gandhi. Car l’acte le plus souvent nous rapproche bien plus de l’infini que la prière.

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Un jour

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Serais-tu cette branche courbée sur le rivage
A la douceur d’une aube perlée se reflétant sur ton visage ?
Aurais-tu un rêve, un espoir de plus ?
Serais-tu ce cœur qui mesure l’air du temps
Comme une étoile sur un air de perles marines ?
Balaierais-tu l’ombre des chimères que le vent
Insuffle sans cesse dans ton regard en pellerine ?
Serais-tu cette ville, serais-tu cette place
Serais-tu ce chemin qui se perd dans la nuit ?
Serais-tu, ô serais-tu, au moins, cet ami
Qui jamais de mon amour ne se lasse
Comme un promeneur solitaire traverse le jour
Balaie d’une main leste les chimères
Libérant enfin son âme de cette douleur amère
Des griffes acérées des vautours…

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Un instant fugace aux commissures de tes lèvres
De ton corps frémissant de toutes nos fièvres
La passion dévorant nos cœurs déchus…
Serais-tu cette âme, serais-tu la minute même
Qu’aucun troubadour n’a contée ?
Serais-tu ce mot perdu, cette phrase oubliée
Ces notes que le musicien cherche à taire tant il aime…
Les silences en disent si long sur ton passé
Tes mains qui parcourent tout mon être
Un visage posé sur les rebords de ma fenêtre
Comme un oiseau s’y pose et n’ose s’envoler…
Qui serais-tu, sinon toi-même, l’enchanteur
Aux détours de ce que le regard n’ose apercevoir
A demi tu, à demi murmuré, ni aube, ni soir
Juste l’amour, juste un être, une âme, un cœur…

Copyright Florence Rahmane

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