Category: Enfance


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Quand je me traitais d’abrutie, mon père répondait cela. Fille d’abruti. Je ne saurai jamais pourquoi et je ne suis pas sure qu’il aurait su l’expliquer… Etant dans le déni le plus total. Que j’aime ce regard. Je me souviens de ce moment, quand j’ai pris la photo. Souffrant d’Alzheimer, j’ai juste voulu lui montrer mon goût pour la photographie. Ce qu’il aimait. Il était plus technique que moi sans avoir l’oeil. Et moi l’oeil, sans trop la technique.

Rapports complexes à se demander ce qui est le plus fort. Et pourtant jamais de haine. Etrange. Ce qui est fait, on ne peut le défaire. Ce qui appartient à chacun, chacune, néanmoins, c’est le pardon, l’oubli, la quête de la vérité qui ne saura jamais être qu’une vérité parmi d’autres. Je ne ressens plus de colère pour ce qui s’est passé. Je ne peux pas renier ce que j’ai dit sur le comment. Je pense que tout est dit dans l’oubli du moment où ça s’est passé. Etant donné le fait que c’est une des seules choses que j’ai oublié : quand. Et un trou noir… Et les « gestes commis », comme « méthodiques ». Pas oublié…

La lumière baignait la pièce. C’était le matin donc… Et les gestes… Jusqu’à l’oubli… Peut-être trop dur à remémorer. Laissons à l’oubli…

Le pourquoi… Il entrainera certains certains choix dans ma vie c’est certain. Une spiritualité a-t-elle besoin d’un maître ? La tentation est grande. Peut-être céderai-je… Dieu restera mon guide car il est l’Unique. Je n’ai pas pu récupérer LA Bible de mon père, impossible de la trouver. Merci à …… Pour suivre son intuition, il faut qu’elle soit vierge. Pas toujours évident… Quand la pseudo pensée s’immisce, elle brouille tout. Et quand je la suis, elle me sourit (l’intuition). Suivre la lumière. Je comprends ainsi mieux ma quête de lumière dans la photographie. La profondeur d’horizon. Je poursuivrai cette quête.

Revenir à l’amour inconditionnel de la musique…

Revenir à l’écriture, libérateur de l’âme et berceau de l’esprit…

Elever l’âme, cultiver l’amour, faire la redondance du bien, ennemi du mal. Ami de l’humanité.

Paix. Amour. Dans ce monde chaotique.

Car le silence est complice des meurtriers d’enfants.

Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour.

Donnez moi des ailes

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Comme un champs de fleurs que l’on cultive, un jardin dont on prend soin et qui souffre des intempéries, des éléments extérieurs qui viennent ajouter leurs petites touches et vous amènent à prendre soin de votre jardin… De votre âme…

Un long silence après une révélation troublante, révélation qui ne peut que m’être propre, et qu’aucun élément extérieur ne peut juger sans une large ouverture d’esprit. Il ne peut hélas être laissé d’espace au doute, doutes qui ne mèneront qu’à des interrogations stériles, et laisser une porte béante à tous ceux qui ne voudront être « accusés »  ou « touchés » ou soi-disant « salis », entachés… ce que vous voulez… Car cette révélation fut la déduction évidente d’un nombre important d’éléments, d’un long cheminement sinueux de la vie et de l’esprit et du corps… Et de ses souffrances. Il ne peut que m’être propre mais hélas, il est très douloureux… Car la blessure est profonde et va au-delà de l’inceste. Elle touche au monde de la famille, de l’esprit, de l’âme même car touchant au monde spirituel,  à ses arcanes et finit, au bout du compte, par tout fausser.

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La photo à ma communion, mon attitude, le regard et le geste (le regard) de mon père, la date, le fait d’occulter cette date et non l’acte, mes difficultés face à la religion, une courte relation avec un FM, font que cela m’est devenu comme une évidence car le souvenir de l’acte me ramène à ma courte relation, et cette photo à… Je ne préfère même plus y penser. Cela me dégoute, à essayer de comprendre le pourquoi du comment, et finalement à rejeter toute forme de spiritisme organisé, si spiritisme il y a et, au bout du compte, à focaliser sur des organisations qui ne m’intéresseraient que dans un sens ? Cependant, parler d’inceste et de l’appartenance de  mon père au rosicrucianisme à des Rosicruciens, des Rosicruciens n’ont retenu que le rosicrucianisme. Cela semble éloquent. Alors, j’en ai marre, marre de chercher une pseudo vérité qui , de toutes façons, m’a été révélée et ne peut me dévoiler rien de nouveau, après, on tourne en rond…

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Ma fenêtre n’est pas fermée, mais ces secrets ne doivent pas encombrer mon horizon, mon horizon n’est pas dans la culture de secrets, mon chemin est ailleurs, mes frères et soeurs sont « ailleurs », je comprends maintenant mon problème d’appartenance à un quelconque mouvement… Ce qui me gêne, c’est d’avoir entremêlé deux « choses », symbolisme contre symbolisme, ce n’est pas que mon corps qui a été sali, mais mon âme ! Et enfin, il serait temps pour moi de libérer cette colère et d’être enfin claire avec moi-même. Dans ma recherche de spiritualité, je cherche comme l’amour du père, les deux semblent inséparables, or, en vérité, ils devraient être séparés ! Ce n’est pas ma faute, seulement la faute de quelqu’un qui lui, a fait l’amalgame et ne m’a pas laissé le choix. L’âge et les circonstances ne le permettaient pas. Mais c’est ancré si profondément que c’est comme une plaie éternellement ouverte. Pour m’en libérer, je dois faire la paix avec moi-même, accepter le fait que je ne peux rien changer au passé mais que le présent et l’avenir peuvent m’appartenir, que c’est à moi de dépasser cela et faire des choix de route en accédant à la connaissance du moi, celui d’avant, celui qui n’a pas été tronqué, trouver ma vérité, qui comporte forcément ce passé, le vrai moi ayant été tué, peut-être. Oui, l’important c’est l’âme et c’est l’amour qui transcende tout, il est le seul élément porteur de la vérité sans condition.

A mon père…

VIVRE LIBRE

Vivre libre…
Libre de toi et tes mensonges
Libre de tout amour qui me ronge
De toute haine qui me laisse comme ivre
Aux rives incertaines de mon âme qui pleure…
J’avais rêvé de toi comme une infinie tendresse
Ton amour était un leurre
Un piège à cons fait de lianes et de laisses !

Vivre libre…
Comme tout sentiment qui s’éteint au firmament
Comme une larme aux joues d’une enfant…
Où je rêvais d’une galaxie, d’un univers…
Les yeux clos et le cœur ouvert…
Mais aujourd’hui, les yeux à l’envers
Je regarde à l’intérieur de moi-même
En quête d’ombres je fuyais la lumière
Astre pâle de tes paupières…
En quête d’un doux « je t’aime »…
Enfant, je courais pieds nus vers toi…
Les bras en avant, la lune dans mes bras…

J’aurais cueilli toutes les roses
Me couvrant d’épines et ne t’apporter que leur douceur
J’aurais livré mes doutes j’aurais levé mes peurs
Traversé des rivières pour t’apporter ma fraîcheur…
Livré des batailles sans nom pour t’apporter la paix
Deviné le Rien pour te dire la Chose…
Oublié qui j’étais, oui, cela mais…
Je criais dans un langage sans non
Où la douleur faisait loi, où la douleur me prenait
Et ne prendrait que moi…
Par monts et par vaux, parvenir à lâcher prise
J’engrangeais des maux et par delà même me libérais en mots.

Vivre libre… Quelle surprise !
Quel soulagement ce serait, vivre sans ta loi ?
Vivre sans cette sourde tourmente
A flots sans cesse renouvelés, et vagues tout à fait différentes !

Vivre libre…
Sans le savoir tu m’as enchaînée à ton passé
Et la femme que j’ai du mal à être, je ne sais
Je ne vis, je ne crains, je tremble, je frémis…
Vivre libre… Pourtant…
Aimer d’un amour de sang
C’est vivre enchaîné.

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Tu restes mon père et quelque chose nous relie. Cependant, comme ce soleil caché par des branches, un fil dessine deux parties… Indissociables mais délimitées. Je ne peux pas nier ce qui a été, et le pourquoi, et le comment, et son devenir. Mais je ne veux plus en souffrir…

Si tu as été la digue, le bateau passe son chemin, il va il vient, sans t’ignorer, mais sans s’accrocher à toi… sinon c’est le naufrage…

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L’individu se place où il veut, choisit son point de vue, et pointe son regard où il se plait…

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Les gens… leurs lieux…

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La nature, ses couleurs, ses lumières…

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Ses penchants…

Faire fi de l’adversité. Dieu n’en mettrait pas plus sur nos épaules que nos épaules ne peuvent en supporter. D’où peut-être un acte manqué extrêmement réussi chez un de mes clients. J’étais partie en oubliant mon sac… A méditer, ou à faire… 😉

Photos et texte, tous droits réservés… Y’en aura toujours pour les transgresser… Et d’autres qui respecteront…

Quand je repense à ce que j’ai écrit dans ce billet « Le pourquoi« , s’il devait subsister un doute, ce n’est plus le cas. Une simple piste de réflexion : le conscient occulte les faits les plus traumatisants. Certes si l’acte d’inceste est traumatisant, alors, pourquoi avoir totalement occulté le moment, l’âge ? Parce que tout simplement, cela s’est passé à un moment précis, et, en l’occurrence, juste avant la communion solennelle.

Je ne fais le procès de personne, je ne fais que de simples constations, par rapport à un vécu, le comment ça a été fait, le moment, le fait que mon père était rosicrucien… Le pourquoi je savais plein de choses sur ces mouvements occultes, le pourquoi j’ai commencé à étudier les mouvements sectaires dès l’âge de 14 ans. Certes, il faut y ajouter le caractère de la personne incriminée.

Et pourtant, je tiens à dire que cela a été, et que, tout simplement, même en ce qui concerne ce que j’ai dit, ce que j’ai vécu, le comment et le pourquoi de la chose, eh bien, ce n’est pas ma faute…

J’avais publié sur un autre blog un billet sur le phénomène de résilience. Je veux aujourd’hui, suite à un commentaire fait sur ce blog, republier cet article, qui amène à bien des réflexions…

Le malheur des autres nous fait peur. Pourquoi ? Nous réagissons souvent par des formules qui nous protègent de la souffrance des autres. « Il y en a qui ont connu pire », « tu n’as pas connu la guerre », « c’est fini, il faut tourner la page ». Des phrases qui coupent la main que l’on essaie de tendre vers l’autre. Le plus souvent dans sa propre famille.
Que reste-t-il à l’autre, celui ou celle qui se défend tout seul, celui ou celle qui souffre ?
On parle souvent de résilience, terme qui nous vient des Etats-Unis, comme d’habitude… Qu’est-ce que la résilience ? Le fait d’avoir la capacité de rebondir lors d’un traumatisme violent et de pouvoir non seulement y survivre mais également se construire une vie « acceptable », plus, si affinités… En physique, la résilience, c’est l’aptitude à un corps de résister à la pression et de retrouver sa forme initiale.
Quand on vécu des traumatismes comme le viol ou l’inceste, la violence, je vois mal comment on pourrait reprendre sa « forme » initiale…
La capacité à se reconstruire, même si elle dépend en majeure partie de la personne qui subit un traumatisme, peut comporter certains » facteurs » inducteurs de sa reconstruction. C’est la combinaison de tous ces facteurs qui aidera la personne victime de ces traumatismes. Il suffit de peu, de la part de l’entourage, pour apporter sa contribution à la reconstruction de cet être. La victime n’aura pas forcément besoin d’un cocooning profond, qui, le plus souvent, pourrait la faire fuir ou la pousser à se renfermer plus encore. Ou pire, renoncer à se battre !
Ce qui est important, c’est que cette personne reprenne en confiance en elle, qu’elle se batte.
Il existe différents moyens de se battre. Il n’est pas utile de remuer les bras dans tous les sens, mais savoir contre quoi ou qui se battre. Se préserver, dans tous les cas. Les prédateurs sont nombreux. Même si on peut parler de différents degrés de traumatisme, il faut savoir que chaque traumatisme est « unique » et donc a une valeur personnelle auprès de chaque personne, d’où l’importance de ne pas minimiser le vécu de la personne, mais ne pas la magnifier non plus.
Sommes-nous tous égaux devant la vie et la résilience ?
Hélas non. Il faut savoir que notre capital bonheur se construit dès la naissance et les rapports que l’on peut avoir avec ses parents… Parents qu’il ne faut pas culpabiliser, là n’est pas mon but…
Un bébé dont les parents ne s’entendent pas, qui ont également un passif très lourd, aura déjà dès le départ une lacune.
Cependant, rien n’est imparable dans la vie. Mais cela dépend de tant de circonstances de la vie, du caractère de la personne et de son entourage qu’il ne faut pas non plus porter le glaive de la résilience sur la victime !
A contrario, il ne faut donc pas non plus reposer tout sur la résilience comme un remède miracle, et qui, si l’on n’y prête garde, peut amener à se « décharger » ainsi de tout autre modèle de thérapie.
Je vous invite à lire quatre articles à ce sujet, n’oubliez pas qu’il y a toujours les défenseurs et les opposants à une théorie. (cliquer sur les noms pour lire l’article)
– Sur Doctissimo, un dossier peu complet
– Un article de Daniel Lambert, un tout petit peu plus complet
– Un article de l’Express sur Boris Cyrulnik, incontournable, quand on parle de résilience…
– Un article sur un ouvrage de Serge Tisseron, directeur des recherches à l’Université Paris X Nanterre, qui attire l’attention sur le danger de l’idéalisation de la résilience.

C’est avec un certain détachement que j’essaie d’aborder ce thème. La résilience, je l’ai connue, elle a ses limites, comme je le cite plus haut, dans le fait qu’un environnement déjà hostile, à ma naissance, a déjà limité mes capacités à reconstruire. Dans le cas de l’inceste, il est d’autant plus difficile de construire, d’autant plus que l’on n’a pas connu d’exemple, de couple, en l’occurrence. Je n’ai jamais réussi à construire un couple dit « normal », n’ayant pas connu la normalité. Je n’arrive même pas à m’y faire, d’ailleurs. Ce qu’il est important de savoir aussi, c’est que souvent, la victime a tendance à reproduire le passé.
Il est difficile d’accepter le bonheur, de le vivre, de s’aimer. Tellement difficile. Personne ne peut le faire à la place de personne. Mais ça fait du bien quand vous me faites sentir que vous êtes là.
Venez « résilier » avec moi !

Aujourd’hui avait lieu la seconde lecture de la loi sur l’insertion de l’inceste dans le code pénal français. Pour rappel, aller consulter le dossier Inceste sur ce blog. Je ne voulais plus en faire une question politique et cependant, les solutions viennent essentiellement de nos politiques, ceux qui peuvent mettre en place des lois permettant de protéger nos enfants, ainsi que toutes les mesures et soins corolaires touchant tout autant la prévention que l’accompagnement. Certes, cette fois-ci, le discours de George PAU-LANGEVIN a été bien plus sensible sur le sujet, et plus pointu quant aux responsabilités du Conseil Général sur certaines mesures, il en reste néanmoins le point que la politique de défense de nos enfants dépasse toute divergence politique, et que si elle a insisté sur le fait que le groupe SRC (Groupe socialiste radical et citoyen) ressentait de la compassion, cette compassion ne donne pas les outils de lutte et de prévention…

Consulter le dossier de l’Assemblée Nationale.

J’insiste sur les points de la prévention et de la détection de l’inceste et notamment sur l’accompagnement de la victime lors d’une procédure judiciaire. D’où l’importance pour les associations de pouvoir se porter partie civile, et la protection du médecin qui décèlera un cas d’inceste. Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de la prévention dans le cadre scolaire, mais là, c’est une autre question car le tabou y est fortement ancré… Et là, je sais de quoi je parle…

Pour écouter l’intervention de M. Paul JEANNETEAU (groupe UMP)

Pour écouter l’intervention de Mme George PAU-LANGEVIN (groupe SRC), que je suis en train de réécouter, et qui ne « passe » toujours pas… Les motifs invoqués sont vraiment troubles… Notamment, les socialistes ont vraiment un problème avec la notion d’inceste invoquée dans le code civil… Quand elle évoque la notion d’inceste « absolu » (parents, frères et soeurs) et la notion d’inceste « relatif » (concubin, cousins…etc) et que donc, seule la notion d’inceste « absolu » ne devrait être retenu pour le cas d’inceste en code pénal… Quand on sait que souvent l’inceste est commis par un adulte ou une personne plus âgée que la victime, que cette personne soit père, mère, frère, soeur, concubin ou cousin… Il faudrait peut-être revoir vos arguments…

Ceci dit, les moyens pourront-ils suivre ? Ceci dit, la connerie que les socialistes répètent, c’est que cela ne suffit pas de nommer, or, les victimes veulent que l’inceste soit nommé. Vous n’avez rien compris…

Seuls le Nouveau Centre et l’UMP ont voté pour cette loi. Il leur reste néanmoins à faire appliquer cette loi…

Intervention Nouveau Centre (désolée, j’ai manqué le début…)

Intervention de Henriette MARTINEZ (UMP)

Petit rajout du 27 janvier :

Oui, j’aimerais ajouter qu’au niveau de l’application de la loi, cela ne changera pas grand chose, mais ce qui change, c’est au niveau des victimes. Quand même…

C’est ce mardi 26 janvier que la deuxième discussion sur l’insertion de l’inceste dans le code pénal va être débattue. Je me permets de recopier un communiqué officiel d’AIVI :

COMMUNIQUE

L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L’INCESTE
SALUE L’INSERTION DE L’INCESTE DANS LE CODE PENAL
LE 26 JANVIER 2010 A 18 H

AIVI est très heureuse, qu’un an, quasiment jour pour jour, après la sortie du rapport de la députée de l’Yonne Marie-Louise Fort, la loi qu’elle a fait voter en première lecture à l’assemblée nationale, va enfin être présentée en deuxième lecture.
Après un passage éclair au Sénat, l’abstention de la gauche, cette loi visant à insérer l’inceste dans le code pénal, à supprimer la notion de consentement de l’enfant, à organiser une prise en charge des victimes… va enfin voir le jour. Même si elle ne répond pas à 100% à nos attentes, c’est un premier pas vers la reconnaissance et donc la prise en considération de ce crime, véritable fléau de santé publique qui touche 2 millions de français (sondage IPSOS pour AIVI et AXA Atout Coeur 28 janvier 2009).
Nous serons dans l’hémicycle encore une fois le 26 janvier 2010. Espérons que les hommes y seront aussi pour représenter leurs électeurs car tout le monde a tendance à oublier, nos législateurs en premier, que les hommes sont tout autant victimes que les femmes. Différence ? Ils n’en parlent pas. 95% des députés présents pour voter la loi en première lecture étaient des femmes, voilà qui donne à réfléchir.
Ce vote n’est qu’un début. Nous invitons maintenant tous les citoyens à suivre les travaux du gouvernement concernant les propositions qui se sont heurtées à l’article 40 concernant la prise en charge des victimes, la création de centres départementaux spécialisés… Le gouvernement devra rendre son rapport en juin. Nous ne savons pas à l’heure actuelle qui en a la charge.
Deux millions de victimes, aucune prise en charge spécialisée sur le territoire, pas de recherche, pas de formation des personnels et experts, notre pays, n’en déplaise à Mr Sarkozy, en est à l’âge de pierre. Occupons nous d’abord des 97% d’agresseurs qui violent tranquillement leurs enfants au sein du foyer avant de « faire du bruit » sur des mesures pour récidivistes qui ne voient jamais le jour faute de moyens.
Isabelle Aubry, Présidente d’AIVI

Personnellement, pour cette fois-ci, je ne préfère pas en faire une question politique. Il est évident que je regarderai la séance si c’est possible. Et je poserai plutôt cette question : que voulons-nous pour les enfants de notre patrie ? Qu’est-il possible, avec nos petits moyens, de faire pour protéger l’enfance ? Et, puisqu’on est dimanche… Qu’est-ce qu’avoir une âme ? Dans toute vie que nous construisons aujourd’hui, que nous protégeons, ce sont maintes vies futures, maintes âmes que nous sauvons…
Inutile d’en faire une question politique puisqu’en jetant un coup d’oeil sur mon agenda, il y a juste un petit « hic »… politique.

A TOI L’HUMAIN

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Je serais une étoile
Je brillerais le jour et la nuit
Au creux de ton cœur
Je ferais mon lit
Tout un lit d’étoiles…

Je serais l’amour
Je t’enlacerais de mes bras
Au creux de tes mains
J’épancherais l’aura
Tout un bruit de velours…

Je serais le monde ici bas
J’écarterais la souffrance
Vers le ciel de l’éternel
Je redistribuerais la chance
Aux enfants qui ne jouent pas…

Je serais la mer
J’irais caresser vos côtes
En y déposant mon sel
Je prendrais avec moi vos fautes
Plutôt que d’y poser le fiel…

Je serais les mots
J’enfilerais des perles d’azur
Pour les pendre
Au dessus des ordures
Et ainsi créer le saut…

Je ne suis que moi
Et si.. et si dans l’immensité
Les méandres du temps
Et si… sauf la vanité
Je suis moi dans le moi…

A tous les meurtriers d’enfants…

SENAT EN LIVE

J’ai, bien entendu, suivi la séance du sénat en direct, par hasard, il était tard, 22h10 environ. Inutile de vous dire que la « prestation » du PS était nulle, décevante. Je n’en parle pas plus ce soir, il est très tard, je vous mets en ligne l’exécrable prestation (clic droit, enregistrer sous) :

PS 01

PS 02

Pour vous dire à quel point j’étais obnubilée par cette loi, j’ai occulté la date de retour de mes documents pour la médiathèque, que je croyais pour le 30 juin… Selon une lettre de madame Colette Giudicelli, les élus UMP devraient voter cette loi. Après vérification, cela risque d’être serré, car cela dépend, je suppose, de la présence des sénateurs… On peut trouver la composition du Sénat sur leur site. Si les socialistes votent contre, il ne me restera qu’à prendre ma carte UMP…

Senat1

La proposition de loi devrait être débattue et/ou adoptée ou pas. Aujourd’hui, pour moi, c’est na !

Autres billets : c’est là.

Pour toutes ces soirées veillées tard, de l’âge de 12 ans à 17 ans, moi qui faisais mes devoirs à genoux dans ma chambre, avec ma petite lampe pour ne pas réveiller ma soeur qui dormait au dessus, pour ne pas me coucher avant que mon père ne soit couché… Pour tous ces soirs-là… Allez…