Category: Pensées


P1280342 copie

De chair et de sang, plus les années passent et rien ne t’efface. Tu es encore plus présent au creux de mon âme, au tréfonds de mon esprit. Quel que soit le passé que tu m’aies donné, quelle que soit la vie que tu m’as offerte, et blessée, tu es encore plus présent aujourd’hui dans mon coeur, malgré les blessures…

Aujourd’hui me prend l’envie d’apprendre le breton…

Je vais approfondir ma quête… de mon être indissociable du tien… Malgré tout le mal que tu m’as fait, je t’aime.

Publicités

P1320422 copie

Un matin où j’ai envie d’écrire un « truc » et quand j’ouvre la page de mon blog, je tombe sur ce « truc »… L’âme… (mon billet précédent) Car si les deux semblent indissociables, l’un ne peut vivre sans l’autre et l’autre pourra survivre sans l’un..

Je cherche des raisons au pourquoi de tant de choses, en refusant la fatalité de ce qui est pour ce qui est parce que cela est, la vie que l’on subit parce que « c’est comme ça ». Trouver une raison à chaque chose peut paraître comme une prise de tête, sauf qu’il peut être utile d’en suivre le fil d’Ariane pour en trouver les origines et découvrir ainsi le pourquoi de certaines souffrances de notre vie. Maints évènements m’amènent à cette réflexion tout comme j’aimerais arrêter la réflexion qui tourne en rond pour l’amener à des actions concrètes. Lier le concret de la vie à l’essence de cette vie…

Il est un temps pour la réflexion, et, une fois que l’on « sait », toutes les raisons qui peuvent amener à des réflexions sur un même sujet ne sont que le fruit du tentateur.

Continuerai ce billet plus tard…

P1370030-3

Oeuvres02

Où aller, dans quelle direction ? Quelle main prendra la nôtre ? Les villes de plus en plus démesurées ne nous laissent plus l’espace où lever les yeux au ciel et interroger les étoiles. Nous vivons de lumières artificielles, nous ne possédons jamais assez, nous remplaçons l’invisible par un visible ne satisfaisant jamais nos fausses envies, nos faux désirs, et l’espace que prend le palpable sur l’infini du non-être, mesure dans le temps « universel », nous remplit d’un vide insatiable. Et ce vide parfois devient une porte béante et cependant invisible à ce qui touche au domaine de Satan… Nous vivons à l’époque du « tout tout-de-suite », de l’instant instantané, de la sensation, forte de préférence… D’ailleurs, pourrais-je écrire cela sans ordinateur, sans internet, sans ce besoin bien précis et instantané d’un matériel bien concret et de tout ce qui lui est connexe ?

Bien des fois ai-je succombé ces derniers temps à la vanité, par le biais de la photographie, par la recherche du beau, c’est ce que je cherche non, par cette puissance du regard que j’essaie de transmettre au travers d’un boitier, d’un simple boitier ? Et quel est ce besoin d’écrire quand la photographie ne suffit plus, quand la photographie, ma photographie est incomprise par les « autres » ? Comment faire comprendre que je peux passer près de 3 heures à photographier un coucher de soleil ? La photographie est merveilleuse dans le sens qu’elle se renouvelle tout le temps. Vous pouvez prendre un unique endroit maintes fois et toujours différent. Et c’est la lumière qui fait cela. Et je m’en rends de plus en plus compte, le plaisir immense que je ressens, c’est quand je suis dans un de mes voyages photographiques, car la magie est là, qui opère en silence, dans mon regard, et dans mon regard, c’est l’âme qui transparaît, et je sais pertinemment quand cette « transe » est finie, que mon âme lâche prise, que l’envie s’en va… Comme la lumière… Car c’est la lumière qui me retient, parfois, après des heures de prises photographiques…

Est-ce l’oeuvre de Dieu, est-ce l’oeuvre du diable ? C’est intéressant de voir, d’écouter son coeur, tout simplement, et de laisser faire les choses… Seule la vanité est « condamnable », ce qui n’empêche pas aux autres d’aimer ou pas. Mais souvent, je regrette que cela n’aille pas plus loin, même si chacun reste libre de son amour de l’oeuvre ou pas, de ce qu’il transposera sur une photographie, et qui, le plus souvent restera très éloigné de ce que mon regard aura capté… Au travers d’un simple boitier…

Utiliser les choses et non se laisser utiliser par elles…

Aujourd’hui, les gens ne se posent même plus, je crois, la question de savoir si Satan existe ou pas. Ou du moins il est difficile de rencontrer ces personnes hors d’un cadre religieux. Extrait d’un film culte « Le rite » avec Anthony Hopkins :  » Ne pas croire au diable ne vous en protégera pas »… Et le jeune du film, apprenti exorciste, Colin O’Donoghue, sceptique, qui finit par croire en l’existence de Satan, qui en conclue donc l’existence de Dieu… Pour aller au-delà, l’expérience, c’est bien mieux encore. Je ne pourrai, par exemple, jamais oublier ma rencontre avec un SDF, qui avait pleuré rien de par le fait que je lui parle, et qui en parlait, justement de Satan (sa façon d’en parler me rappelait un autre film), et comme certains jours il entendait comme une voix, une voix qui lui donnerait l’envie de tuer les gens… Comme un frisson dans le dos en entendant cela… Dans la misère la plus complète, le dénuement, la solitude, l’isolement, certes, le diable y va à foison, à la quête d’âmes perdues, désespérées et c’est vrai que je me pose la question de savoir jusqu’où on pourrait considérer garder la force d’esprit de ne pas céder, ne pas craquer, dans un tel dénuement, et je crois que la plus pâle des lumières pourrait apparaître comme une bougie illuminant le noir du désespoir, comme une issue possible… Hélas comme un simple néon, un faux semblant… J’espère que mes mots ce jour-là t’auront apporté un peu plus de lumière, mes pensées d’aujourd’hui voleront vers toi, Thierry…

Mais voilà, le diable, il aime bien la volupté, la richesse, tout le « clinquant », bling bling quoi (sons de clochettes et flashes…)… Ce n’est pas un « péché » que d’être riche, c’est ce qu’on en fait… Les tentations sont si nombreuses, pour nous, pauvres humains qui avons désiré la connaissance et en faisons si peu usage… Et surtout moi… Depuis trop longtemps, m’auto-flagellant de mon lourd passé, qui me permet de trouver une excuse à ne pas réussir, ne pas être heureuse. Peur de tout perdre ? Culpabilisation de l’inceste ? Connerie ! Fadaises ! De plus en plus, avec le temps, car le subconscient ne délivre parfois ses messages que lorsque le conscient est prêt à les recevoir, j’accuse des « coups », je comprends… Et si parfois ça fait mal, cela fait aussi du bien… Pour cela, l’esprit, ça se travaille, ça se cultive, il existe une « raison » pour tout, au-delà de la raison, justement, qui fait que rien n’arrive par hasard…

L’expérience m’a fait « toucher » à beaucoup de choses, plus ou moins pénibles, mais qui paradoxalement sont parfois confirmées par des « choses » bien plus concrètes, ce qui me fait aimer certains films, plus que je ne devrais parfois… Disons, que cela ne devrait pas être une référence… Mais ce n’est pas également un hasard si on retrouve dans ce genre de films parlant de Dieu ou du diable, certains sujets. Comme le thème de la psychiatrie, et, surtout, surtout!, des médications psychiatriques. Comme je le disais, nous vivons dans un monde de l’instantané, mais également, de la productivité, de la consommation, et, tout comme beaucoup de nos contemporains ne prennent plus soin de leurs aînés, manquent de temps ou autre, l’on ne prend plus en considération autrement que par la psychiatrie, les dysfonctionnements de l’esprit, ou de sa faiblesse, qu’il n’y ait pas méprise, je parle de psychiatrie « pure », de celle qui utilise les médicaments à forte dose et à durée relativement longue. Les maux de l’esprit ont plus souvent besoin de mots et de temps et d’attention, qu’un médicament qui va mettre votre cerveau au repos, l’entourer d’un filet chimique… Et quoi de plus brimant qu’un psychiatre d’origine slave, ne maîtrisant pas complètement la langue française qui vous ordonne presque de ne pas noter vos rêves (!!!), qui ne comprend pas vos mots, et vous ordonne également de prendre une double dose de médicaments alors que la moitié suffisait ! Si j’écris cela, c’est pour que les gens comprennent ! Les gens ne connaissent pas. Mais ouvrez donc les yeux ! Comment soigner ? Soigner le mal par le mal ? Quand vous avez attenté à votre vie par le biais de médicaments, la meilleure solution, ce sont les médicaments ? Je ne fais même pas appel à l’impalpable, je fais appel au bon sens ! Et l’expérience qui me parle, quand vous voyez quelqu’un qui a de légers dysfonctionnements, internée, et que vous revoyez quelques années plus tard dans un état de délabrement plus qu’attristant, et que… vous ne voyez plus, un jour… Qu’est-elle devenue, Solange ? Morte ? Définitivement internée ? Les médicaments empêchent la maîtrise de votre esprit, sauf que parfois, l’esprit ne sera pas assez fort pour reprendre le dessus… Si certains médicaments peuvent aider, cela ne doit être que temporaire, et raisonnablement ! Car, quitte à en faire sourire quelques uns, cela reste une porte grande ouverte au diable qui pourra faire ce qu’il veut de cette âme qui ne s’appartient plus. Essayer de soigner l’irrationnel par le rationnel n’est pas forcément… rationnel… ni raisonnable. Mais nous n’avons plus le temps… Le temps… Le temps… Prenons le temps de nous arrêter un peu, poser le regard sur les gens, poser le regard sur notre « nous », sans trop s’attarder vraiment, effleurer les choses, effleurer l’air qui nous caresse, la lumière qui nous réchauffe…

Oeuvres5

Quand je lève les yeux au ciel, les nuages vont et viennent, ils jouent avec le soleil, sont des relais à l’infini, comme une étroite relation entre deux, d’ailleurs, la terre, la mer, les cours d’eau, et l’infini… Ils jouent avec la lumière, parsèment des ombres deci delà, et, même s’ils peuvent couvrir tout l’espace, remplir notre monde de leur noirceur, nous inonder de tristesse, nous savons que c’est pour un temps… Un temps, le temps d’un temps…

Comment ne pas rester humble devant l’immensité ? De jour, de nuit…

Oeuvres06Oeuvres07

Si certes se complaire dans les plaisirs purement terrestres n’est pas forcément une fin en soi, en tous cas, certes pas une finalité, les tentations sont si nombreuses. On croit à une belle aventure, un paradis terrestre qui n’existe pas, qui se consume comme la passion, un feu d’artifices, où un coin de notre âme s’émerveille… Et viendra le réveil…

J’attends, non, le temps ne le permet pas, je cherche alors, je cherche l’éveil, l’éveil à l’illumination, à la lumière de la pensée et de la non-pensée, à l’être, au non-être, à ces petits bouts de rien qui ne ressemblent à rien et finissent par devenir l’essentiel. L’invisible, l’impalpable qui ne peut prendre forme, car toute forme s’éteint, la forme n’existant que pour notre passage sur terre. Si nous ne sommes que poussière, nous sommes alors poussières d’étoiles, perdues un jour au fond du ciel, dans un recoin de l’univers, pour retomber temporairement sur la terre, et un jour, poussière d’étoile, nous renaissons en particule de lumière. Et nous reformerons le Tout….

Oeuvres04

DSC_0129 copie

Il est des gens qui croient qu’ils vont pouvoir acheter leur droit au paradis en prévoyant des obsèques « comme il faut ». Oui, je vais choquer… Pourtant les croyants savent bien que les dés sont « jetés » bien avant que notre heure soit venue et que même si Dieu apporte son pardon à tout pécheur repenti, il n’en devient pas aveugle pour autant. Notre âme lui est si transparente que l’on ne peut rien lui cacher. Dieu ne juge pas sur la religion que vous pratiquez mais sur la foi que vous vivez et pratiquez au travers d’actes, de prières, mais la foi peut vivre au travers d’une religion, en fait, rien n’est un barrage à la foi, et mes mots ne sont que mes mots, pas une leçon de morale mais la façon dont j’essaie de vivre ma foi, sans passion ni haine pour la religion, quelle qu’elle soit… Il est vrai cependant que je me demande parfois ce que serait ma foi sans Jésus. Mais là-dessus, j’ai encore beaucoup à travailler.

Pourquoi ce titre de billet ? En tapant des recherches, je me suis aperçue que mes recherches internet sur les mots « Sur la terre comme au ciel » amenaient à un livre… de notre Pape actuel…

Mais il me semble bien présomptueux en fait de discourir sur le Ciel… Puisque je n’y suis pas (encore) ! Je voulais juste parler des tentations du diable mais le diable lui-même étant un ange déchu (« Il vaut mieux régner en enfer que servir au paradis »), je me pose la question de savoir qu’un don partiel de soi à Dieu n’est pas une solution à sa place au paradis et toute foi doit transcender les représentations terrestres que nous en avons… N’oublions pas que tout est parabole, et que tout écrit, tout langage est le propre de l’Homme, pas de Dieu… Pour cela qu’il faut aller au-delà et laisser plus libre cours à nos sensations intrinsèques, au « naturel » tout simplement, pas par le biais du corps, qui ne nous permet que de vivre sur notre planète, mais au « Moi » intérieur, à l’invisible… Ce qui n’empêche pas de se fier aux Saintes Écritures, même s’il existe différentes traductions et que certains vous feront toujours douter de leurs origines… Le souffle divin n’en est pas moins présent. Après, l’interprétation… sera ce que nous en faisons, nous, croyants, au travers de l’éducation religieuse que nous avons reçue (ou au-delà). Ce qui dérange souvent, justement, c’est cette image de soumission… Je dirais juste alors, que de se positionner sur la terre, les yeux au ciel, c’est se sentir humble non ? Que sommes-nous face à l’immensité de l’univers ? D’aucun répondront par des questions et des tentatives de réponses via la science… Et là même un proverbe dit que science sans conscience n’est que ruine de l’âme… Et d’aucun auront toujours une réponse pour mettre Dieu de côté. Ne dit-on pas cependant que les questions sont souvent plus importantes que les réponses ?  Faut-il qu’il y ait une réponse à toutes nos questions ? Toute l’eau de la terre peut-elle être contenue dans un seul récipient ? Ou dans X récipients ? Ou mieux encore, y a-t-il besoin d’enfermer cette eau ? Que l’eau « soit », n’est-ce pas plus important ? Si la cruche peut être l’ustensile permettant de véhiculer cette foi, alors cette cruche est utile. Elle ne pourra cependant rassasier quiconque voudra en boire, si le contenant de cette cruche n’est pas « renouvelé ». Vous pourrez apporter de l’eau à quiconque aura soif dans vos propres mains si la source de cette eau est en vous…

P1280297 copie

Nous sommes ce petit voilier naviguant sur les effluves de la foi, le souffle de Dieu guidant notre embarcation au travers de ses voiles, embarcation dont nous tenons la barre. Sans barre, le voilier irait dans n’importe quelle direction, et sans vent, il n’irait nulle part… Et donc, on ne peut concevoir une embarcation sans « embarqués »… Non plus !

Ce que les scientifiques nommeraient par une boutade de qui a pondu l’oeuf ou de qui est apparu en premier plutôt, qui de la poule ou de l’oeuf ?, le mystère de la foi est bien plus complexe que cela encore, d’autres vous diront que Dieu s’ennuyait et qu’il a créé donc l’Homme (et là, certes, il n’a plus le temps de s’ennuyer…), ou que l’Homme s’est inventé Dieu pour se donner une conscience… La question est plutôt… Pourquoi avons-nous une âme ? Et d’autres de douter encore…

Que ta Foi soit sans faille ! Mais l’humain est empli de failles et ce n’est que dans sa recherche de « perfection » qui au bout du compte n’aboutit qu’à une plus grande humilité qu’il accomplira son chemin de vie…

Bon dimanche à vous.

P1280329 copie

Soleil copie

Ce que tu ne peux… C’est fermer les yeux. 

Alors, dégager les ondes qui ne t’apportent rien et t’écartent de l’essentiel, dans le pur état de langage qui soit, de la racine des mots aux essences pures de ce qu’ils dégagent. Comme l’expression la plus humaine qui soit pour transcrire la moins humaine des volontés. Toucher à l’essentiel, pour comprendre qui tu es et l’un des buts fondamentaux de ton existence. Le passé fait partie intégrante de mon être car il guide mes pensées actuelles, mes actes, mes devenir, plus que cela, il imprègne mon âme à jamais. Mais il est important de tenir la barre, du moins en ai-je en partie le pouvoir, sinon le devoir. Comprendre mon passé, ce n’est pas vivre mon passé, mais l’accepter car il est le squelette de ma pensée, et le penser, la matière, ou plutôt la non-matière de mon essence pure de l’être ou du non-être, de tout ce qui n’est pas palpable, quand la raison même pousse à oublier les carcans, les schémas pré-définis, les clôtures, les barrières, les limites, bref, quand la raison, au bout du compte, devient déraisonnable. Déraisonnable car l’être est infini, il est né de lumière et d’ombre, s’incarne dans une vie qui peut apparaître comme unilatérale, mode vie unique, mode de pensée unique, mais même parler de cela est déraisonnable, aliénable, schématique… Il semble difficile de toucher le Tout avec des mots humains, organisés, standardisés en une langue unique.

Alors parfois, je pose des mots. Et quand j’abandonne la garde, des bribes du passé me reviennent et tout s’éclaircit, dans toute son obscurité ou plutôt son obscurantisme. C’est pour cela que je ne peux me laisser dévier de ce que je suis vraiment, que je ne peux échapper à ce passé que d’autres comprendront différemment de moi, chose tout à fait normale puisqu’ils ne sont pas moi. Pour cela que l’on ne peut juger l’autre. Chaque vie est un particularisme qui lui est propre. Et ces jours-ci, je me mets à comprendre certains faits de mon passé tout en ne sachant pas si cette voie est « juste » mais c’est quand on laisse le doute s’installer et que l’on occulte la spontanéité (appelons-la ainsi) que l’on commence à s’égarer, tout en prétextant la raison. C’est ambivalent car la raison en même temps me dicte les mêmes raisons… les mêmes raisons à cet inceste. Qu’est-ce que savoir, de toutes façons ? Ce qui me bride à dévoiler les raisons de cet inceste rentre hélas dans un des fondamentaux d’une pseudo pensée philosophique, dont je risque (est-ce un risque ?) le courroux. Et pourtant, tout ce que je vis en ce moment confirme mes « révélations » et les conséquences qu’elles ont sur ma vie, sur mes choix, sur mes désirs, sur mes aspirations les plus profondes… Et le courage de les dire, ou plutôt la difficulté de les dire. Ai-je besoin de les dire ?

Hier, en faisant une série photo, plus je prenais des photos, et ceux qui me connaissent savent que j’y mets mon âme, plus me venait l’envie d’écrire, comme un désir profond de transmettre autrement que par l’image mon moi le plus profond… Et souvent je me dis qu’il ne sert à rien de cacher aux autres ce qu’ils pourraient de toutes manières découvrir un jour, et qu’une fois que l’on n’a plus rien à cacher, les autres n’auront plus de secrets à découvrir, des secrets dont ils pourraient se servir comme une arme contre vous. Si je connais le plus profond de moi, l’accepte comme tel, ses essences, ses mécanismes, ce qu’est ma volonté, qu’aurais-je donc à craindre, si le socle d’une vie bafouée, je me la suis moi-même reconstruite ???

Ce qui est évident, en tous cas, c’est que l’esprit ne dévoile au conscient que lorsque ce conscient est capable de supporter… Il m’arrive de craindre ce qui reste enfoui… Mais il serait stupide d’y penser. Puisque chaque chose arrive en son temps… (là, c’est parler pour ne rien dire, prendre un tournant, tenter de s’échapper, de fuir…)

Entre temps, jouer avec les couleurs, chercher l’expression dans l’image…

Jeux couleurs copie

Entrelas de vies, matérielles, humaines, spirituelles…La photographie me permet souvent de « voir » autrement, de « voir » ce que les autres ne voient pas, et même si je leur explique. Alors je n’expliquerai pas… Ou je tenterai.

Couleurs environnement

 

Adapter l’environnement à l’homme, ou l’homme qui s’adapte à son environnement ? Utiliser un outil plutôt que de devenir l’outil de quelqu’un ou de quelque chose… Répondre à des critères imposés ou « travailler » en autonome, quitte à ne pas être « reconnu » (sourire)… Ces temps-ci j’ai une tendance à vouloir créer des mandalas, du temporaire, ce que la photographie tente de fixer à jamais, mais qui se renouvelle perpétuellement. Grâce à la lumière. Tout est finalement, symbolique, qu’on le veuille ou non… Tout comme l’acte d’inceste de mon père survenu à un âge critique et à une époque symbolique de ma vie, un acte religieux, une profession de foi, en déduisez ce que vous voulez, vous n’en déduirez de toutes manières que ce que vous voulez ou pensez dans des schémas bien définis. Personnellement, cet acte m’est revenu d’une manière que je n’avais jamais appréhendée auparavant… Plutôt difficile à digérer, mais vite digérée, sans plus me poser des questions, et je ne m’étais jamais posée la question du pourquoi. Maintenant, ce que me dicte mon instinct, mon intuition ne concerne que moi… si on puit dire. Et la réponse m’est venue d’une photographie.

Paroles

Ne jamais dissocier ce qui fait le moi…….