Archive for mai, 2013


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La foi. Cette chose que l’on peut avoir en soi. Comme un don de Dieu. C’est toujours à double tranchant, car la voix du diable est tout aussi présente. On peut écouter l’une comme on peut écouter l’autre. C’est selon. Douce mélopée ou voix enchanteresse. Douleur vibrante ou plaisir lancinant. On peut rester insensible, se fermer le regard, se boucher les oreilles, se dire incroyant, la Voix restera présente mais vous ne pourrez plus l’identifier. Qui me parle à l’instant quand je commets l’Acte, quand je porte ma main sur les choses palpables, le réel qui me touche dans ma vie de tous les jours. Quand, dans la nuit, je dépose mes armes, ce n’est qu’Apparence. Rien ne lâche prise. « Il » est toujours là et la voix du diable vous dira que Dieu vous a abandonné. Dans les pires épreuves de la vie, quand votre coeur se torture dans d’atroces souffrances, que votre corps vous ramène à la terre, et que les miroitements des douces caresses des beaux parleurs et des charmants flatteurs éclairent votre regard, jusqu’à l’oubli de l’essentiel, de l’Essence de la vie, de l’Amour tel qu’il nous a été donné à la naissance de notre âme. Je crois qu’il faut une extraordinaire force d’âme pour discerner la Vérité, garder le cap, mais quel cap ? Aucun sillon visible n’est tracé au regard de l’humain. Aucun chemin parmi des multitudes de routes n’est indiqué par un panneau lisible et décriptible par mon cerveau. Les choses ne seront visibles que par un dépassement de soi. Aller au-delà de soi-même, comme laisser sur un banc celle qui n’est pas, pour celle qui vit en deçà du Moi et me pousse un peu plus loin sur le chemin.

DSC_0319 copieIl est drôle de croire que la vie n’est que la nourriture que l’on ingurgite, que l’eau que l’on boit. Des choses que l’on peut toucher alors que l’air, on le brasse, on l’embrasse et il s’enfuit car nos bras se referment sur nous et nous seul, alors qu’il est l’indispensable élément qui nous fait vivre. Sommes-nous un mécanisme uniquement de chair et de sang, deux jambes qui nous portent et nous font avancer, un fauteuil roulant à défaut, deux bras qui nous font porter le tangible, des prothèses à défaut, des yeux qui nous font appréhender l’univers, à portée limitée dans l’espace dimensionnel de notre vie, les autres sens à défaut… Je suis un être de chair, je sens, je palpe, j’entends, je goûte, je réagis. L’odeur ne me plait pas, je fais un geste du bras et m’éloigne. Je touche, c’est désagréable, j’enlève aussitôt ma main. Un son bouscule mes tympans, je me bouche les oreilles. Un goût me semble infect, je recrache aussitôt. Si j’aime, je respire, j’hume, je caresse,  je tends l’oreille, je rouvre les lèvres pour une autre bouchée… Tout cela nous semble dû. Comme l’eau qui coule de nos robinets, comme l’air que nous respirons. Mais c’est un miracle.

La foi ne se trouve pas dans les églises si personne ne la porte. Je m’exprime mal. Comment exprimer l’intangible, ce qui ne se voit pas, ne se touche pas, sinon au travers des êtres qui la portent ? Sinon au-delà de l’espace dimensionnel à notre existence, au-delà du Tout, au-delà de l’imaginable, au-delà du vivre. N’est-ce pas angoissant pour l’être humain, celui qui cherche à tout comprendre. Pourquoi renier la Bible puisque l’être humain cherche la connaissance, c’est écrit, mais, dans ce cas-là, c’est le même scénario. Lire la Bible comme un roman, c’est déjà se tromper de chemin. Comme quand j’écoute de la musique classique, médiévale, baroque, si je n’écoute que les sons, ne voit que l’harmonie, l’essentiel m’échappe, mais seule l’âme capte l’invisible et l’indivisible. Je laisse la critique aux spécialistes. Si mon âme est touchée par une musique, pourquoi chercher à savoir, enfin, ça c’est moi, je n’aime pas la biologie non plus. Mais je ne suis pas une scientifique, du moins, dans ce qui ne m’intéresse pas de savoir. Et l’humain de massacrer tout cela malgré sa connaissance…

L’invisible est dans le jeu de la lumière et de l’ombre…

DSC_0280 copieIl me semble bien prétentieux de vouloir parler de la foi mais les zones d’ombre sont si souvent présentes dans notre univers qu’il me semble quand même nécessaire d’en « parler ». Tout comme la non nécessaire volonté d’associer la foi aux églises, c’est futile. Les églises me sont parfois nécessaires pour y trouver le recueillement dans un monde toujours en mouvement. Un monde qui ne marche plus à notre rythme. Tout comme on peut trouver la Foi dans l’Eglise, elle peut être un chemin, un chemin parmi d’autres, parmi d’autres Eglises. Mais je crois que seule notre Voix intérieure saura nous guider, si l’on s’échappe des chemins que l’on nous a montrés, ou si s’en échapper n’est pas une solution en soi, aller au-delà, la foi se vit plus qu’elle ne s’exprime dans les mots. Car la foi qui ne vit pas est stérile, elle se partage, cela peut se faire dans les manifestations dominicales, tout comme dans les gestes de tous les jours, tout comme n’importe quelle religion ou n’importe quel être humain peut la porter et la développer. Tout chant n’est pas porteur de vérité. Il est si facile de se laisser tenter par la beauté extérieure. Le diable est beau. Il est souriant. Il sent bon. Otez la carapace et vous verrez très vite que son apparence est désenchanteresse, que les gestes qu’il implique à notre âme est la contorsion de la douleur, et que son odeur est celle du soufre !

Pour cela que le temps n’est pas ce qu’il semble être. Que ce qui nous semble long peut-être finalement très bref, que ce qui est bref et enchanteur, la promesse d’un long tourment.

DSC_0448 copieSe laisser porter, tout simplement. Se laisser envahir par elle. Aller de l’avant. Ne pas avoir peur. La peur est maîtresse de Satan, Dieu ne nous abandonne jamais. Nous fermons simplement les yeux…

En reparler à nouveau ? Non, retrouvez mon billet là : Le Parc d’Estienne d’Orves.

Juste un petit voyage…

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