Tag Archive: inceste


Papa2

Quand je me traitais d’abrutie, mon père répondait cela. Fille d’abruti. Je ne saurai jamais pourquoi et je ne suis pas sure qu’il aurait su l’expliquer… Etant dans le déni le plus total. Que j’aime ce regard. Je me souviens de ce moment, quand j’ai pris la photo. Souffrant d’Alzheimer, j’ai juste voulu lui montrer mon goût pour la photographie. Ce qu’il aimait. Il était plus technique que moi sans avoir l’oeil. Et moi l’oeil, sans trop la technique.

Rapports complexes à se demander ce qui est le plus fort. Et pourtant jamais de haine. Etrange. Ce qui est fait, on ne peut le défaire. Ce qui appartient à chacun, chacune, néanmoins, c’est le pardon, l’oubli, la quête de la vérité qui ne saura jamais être qu’une vérité parmi d’autres. Je ne ressens plus de colère pour ce qui s’est passé. Je ne peux pas renier ce que j’ai dit sur le comment. Je pense que tout est dit dans l’oubli du moment où ça s’est passé. Etant donné le fait que c’est une des seules choses que j’ai oublié : quand. Et un trou noir… Et les « gestes commis », comme « méthodiques ». Pas oublié…

La lumière baignait la pièce. C’était le matin donc… Et les gestes… Jusqu’à l’oubli… Peut-être trop dur à remémorer. Laissons à l’oubli…

Le pourquoi… Il entrainera certains certains choix dans ma vie c’est certain. Une spiritualité a-t-elle besoin d’un maître ? La tentation est grande. Peut-être céderai-je… Dieu restera mon guide car il est l’Unique. Je n’ai pas pu récupérer LA Bible de mon père, impossible de la trouver. Merci à …… Pour suivre son intuition, il faut qu’elle soit vierge. Pas toujours évident… Quand la pseudo pensée s’immisce, elle brouille tout. Et quand je la suis, elle me sourit (l’intuition). Suivre la lumière. Je comprends ainsi mieux ma quête de lumière dans la photographie. La profondeur d’horizon. Je poursuivrai cette quête.

Revenir à l’amour inconditionnel de la musique…

Revenir à l’écriture, libérateur de l’âme et berceau de l’esprit…

Elever l’âme, cultiver l’amour, faire la redondance du bien, ennemi du mal. Ami de l’humanité.

Paix. Amour. Dans ce monde chaotique.

Car le silence est complice des meurtriers d’enfants.

Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour.

Donnez moi des ailes

Publicités

P1080233_GF

Comme un champs de fleurs que l’on cultive, un jardin dont on prend soin et qui souffre des intempéries, des éléments extérieurs qui viennent ajouter leurs petites touches et vous amènent à prendre soin de votre jardin… De votre âme…

Un long silence après une révélation troublante, révélation qui ne peut que m’être propre, et qu’aucun élément extérieur ne peut juger sans une large ouverture d’esprit. Il ne peut hélas être laissé d’espace au doute, doutes qui ne mèneront qu’à des interrogations stériles, et laisser une porte béante à tous ceux qui ne voudront être « accusés »  ou « touchés » ou soi-disant « salis », entachés… ce que vous voulez… Car cette révélation fut la déduction évidente d’un nombre important d’éléments, d’un long cheminement sinueux de la vie et de l’esprit et du corps… Et de ses souffrances. Il ne peut que m’être propre mais hélas, il est très douloureux… Car la blessure est profonde et va au-delà de l’inceste. Elle touche au monde de la famille, de l’esprit, de l’âme même car touchant au monde spirituel,  à ses arcanes et finit, au bout du compte, par tout fausser.

P1080187_GF

La photo à ma communion, mon attitude, le regard et le geste (le regard) de mon père, la date, le fait d’occulter cette date et non l’acte, mes difficultés face à la religion, une courte relation avec un FM, font que cela m’est devenu comme une évidence car le souvenir de l’acte me ramène à ma courte relation, et cette photo à… Je ne préfère même plus y penser. Cela me dégoute, à essayer de comprendre le pourquoi du comment, et finalement à rejeter toute forme de spiritisme organisé, si spiritisme il y a et, au bout du compte, à focaliser sur des organisations qui ne m’intéresseraient que dans un sens ? Cependant, parler d’inceste et de l’appartenance de  mon père au rosicrucianisme à des Rosicruciens, des Rosicruciens n’ont retenu que le rosicrucianisme. Cela semble éloquent. Alors, j’en ai marre, marre de chercher une pseudo vérité qui , de toutes façons, m’a été révélée et ne peut me dévoiler rien de nouveau, après, on tourne en rond…

P1080289_GF

Ma fenêtre n’est pas fermée, mais ces secrets ne doivent pas encombrer mon horizon, mon horizon n’est pas dans la culture de secrets, mon chemin est ailleurs, mes frères et soeurs sont « ailleurs », je comprends maintenant mon problème d’appartenance à un quelconque mouvement… Ce qui me gêne, c’est d’avoir entremêlé deux « choses », symbolisme contre symbolisme, ce n’est pas que mon corps qui a été sali, mais mon âme ! Et enfin, il serait temps pour moi de libérer cette colère et d’être enfin claire avec moi-même. Dans ma recherche de spiritualité, je cherche comme l’amour du père, les deux semblent inséparables, or, en vérité, ils devraient être séparés ! Ce n’est pas ma faute, seulement la faute de quelqu’un qui lui, a fait l’amalgame et ne m’a pas laissé le choix. L’âge et les circonstances ne le permettaient pas. Mais c’est ancré si profondément que c’est comme une plaie éternellement ouverte. Pour m’en libérer, je dois faire la paix avec moi-même, accepter le fait que je ne peux rien changer au passé mais que le présent et l’avenir peuvent m’appartenir, que c’est à moi de dépasser cela et faire des choix de route en accédant à la connaissance du moi, celui d’avant, celui qui n’a pas été tronqué, trouver ma vérité, qui comporte forcément ce passé, le vrai moi ayant été tué, peut-être. Oui, l’important c’est l’âme et c’est l’amour qui transcende tout, il est le seul élément porteur de la vérité sans condition.

A mon père…

VIVRE LIBRE

Vivre libre…
Libre de toi et tes mensonges
Libre de tout amour qui me ronge
De toute haine qui me laisse comme ivre
Aux rives incertaines de mon âme qui pleure…
J’avais rêvé de toi comme une infinie tendresse
Ton amour était un leurre
Un piège à cons fait de lianes et de laisses !

Vivre libre…
Comme tout sentiment qui s’éteint au firmament
Comme une larme aux joues d’une enfant…
Où je rêvais d’une galaxie, d’un univers…
Les yeux clos et le cœur ouvert…
Mais aujourd’hui, les yeux à l’envers
Je regarde à l’intérieur de moi-même
En quête d’ombres je fuyais la lumière
Astre pâle de tes paupières…
En quête d’un doux « je t’aime »…
Enfant, je courais pieds nus vers toi…
Les bras en avant, la lune dans mes bras…

J’aurais cueilli toutes les roses
Me couvrant d’épines et ne t’apporter que leur douceur
J’aurais livré mes doutes j’aurais levé mes peurs
Traversé des rivières pour t’apporter ma fraîcheur…
Livré des batailles sans nom pour t’apporter la paix
Deviné le Rien pour te dire la Chose…
Oublié qui j’étais, oui, cela mais…
Je criais dans un langage sans non
Où la douleur faisait loi, où la douleur me prenait
Et ne prendrait que moi…
Par monts et par vaux, parvenir à lâcher prise
J’engrangeais des maux et par delà même me libérais en mots.

Vivre libre… Quelle surprise !
Quel soulagement ce serait, vivre sans ta loi ?
Vivre sans cette sourde tourmente
A flots sans cesse renouvelés, et vagues tout à fait différentes !

Vivre libre…
Sans le savoir tu m’as enchaînée à ton passé
Et la femme que j’ai du mal à être, je ne sais
Je ne vis, je ne crains, je tremble, je frémis…
Vivre libre… Pourtant…
Aimer d’un amour de sang
C’est vivre enchaîné.

P1320422 copie

Tu restes mon père et quelque chose nous relie. Cependant, comme ce soleil caché par des branches, un fil dessine deux parties… Indissociables mais délimitées. Je ne peux pas nier ce qui a été, et le pourquoi, et le comment, et son devenir. Mais je ne veux plus en souffrir…

Si tu as été la digue, le bateau passe son chemin, il va il vient, sans t’ignorer, mais sans s’accrocher à toi… sinon c’est le naufrage…

P1320485 copie

L’individu se place où il veut, choisit son point de vue, et pointe son regard où il se plait…

DSC_0216-2

Les gens… leurs lieux…

P1180609 copie

La nature, ses couleurs, ses lumières…

P1180725 copie

Ses penchants…

Faire fi de l’adversité. Dieu n’en mettrait pas plus sur nos épaules que nos épaules ne peuvent en supporter. D’où peut-être un acte manqué extrêmement réussi chez un de mes clients. J’étais partie en oubliant mon sac… A méditer, ou à faire… 😉

Photos et texte, tous droits réservés… Y’en aura toujours pour les transgresser… Et d’autres qui respecteront…

Quand je repense à ce que j’ai écrit dans ce billet « Le pourquoi« , s’il devait subsister un doute, ce n’est plus le cas. Une simple piste de réflexion : le conscient occulte les faits les plus traumatisants. Certes si l’acte d’inceste est traumatisant, alors, pourquoi avoir totalement occulté le moment, l’âge ? Parce que tout simplement, cela s’est passé à un moment précis, et, en l’occurrence, juste avant la communion solennelle.

Je ne fais le procès de personne, je ne fais que de simples constations, par rapport à un vécu, le comment ça a été fait, le moment, le fait que mon père était rosicrucien… Le pourquoi je savais plein de choses sur ces mouvements occultes, le pourquoi j’ai commencé à étudier les mouvements sectaires dès l’âge de 14 ans. Certes, il faut y ajouter le caractère de la personne incriminée.

Et pourtant, je tiens à dire que cela a été, et que, tout simplement, même en ce qui concerne ce que j’ai dit, ce que j’ai vécu, le comment et le pourquoi de la chose, eh bien, ce n’est pas ma faute…

Pourquoi, mais pourquoi donc l’inceste doit être reconnu comme un crime spécifique et non comme un viol avec aggravation car commis par une personne ayant un ascendant ou autorité sur l’enfant…

Hors la violence, la contrainte, la surprise, ou la menace, le non-consentement, qui sont des évidences, le viol avec aggravation est inexact pour l’inceste, dans le cadre où le viol implique précisément la « pénétration », et donc passible des Assises, l’inceste englobe bien plus que cela et des études (ou l’expérience) démontrent que les conséquences de l’inceste (viol ou agression) sur une vie  sont tout aussi importantes et néfastes.

Le viol n’implique aucunement l’amour, et c’est pire que tout, et l’inceste fait plus que porter atteinte à l’intégrité physique de la personne, même si le viol, pour cela, a les mêmes conséquences traumatiques car portant atteinte à l’intimité, donc étant une atteinte à la personne physique et morale, l’inceste, quant à lui, inclut non seulement le non-consentement mais également l’amour, en plus de cela, dans un cadre fermé, à un stade de vie en construction. Il implique non seulement la honte, qui reste encore ancrée dans nos mentalités actuelles pour le viol, mais le silence car impliquant la vie de toute une famille, l’intégrité d’une famille, la vie des autres enfants, et parfois, comme dans mon cas, les autres secrets de famille. L’enfant se retrouve face à lui-même, à une parole que s’il pouvait la donner serait forcément soumise au doute, aux doutes : ne suis-je donc point fautif de cet acte, ne dois-je donc point tout à mon parent aimant, ne suis-je point la personne qui doit palier aux désirs non assouvis par la compagne ou le compagnon du parent auteur de l’acte ? Si je parle, je sème le trouble dans ma propre famille, je serai la personne qui peut briser plusieurs vies… Et je trahirais l’amour du parent auteur de l’acte… M’aime-t-il ? Est-ce que je l’aime ? Qu’est-ce que l’amour ? Où suis-je maintenant ? Comment me définir ? Qui suis-je ?

Il est plus rare, je pense, également, qu’une personne violée occulte l’âge où l’acte a été commis… ce qui est mon cas. L’âge ne m’ayant été donné que par une phrase prononcée par ma propre mère, « Elle est devenue émotive vers l’âge de 11/12 ans », lors d’une visite chez un médecin… Depuis, certaines découvertes et certains souvenirs me confirment l’âge… Pourquoi ne suis-je pas devenue émotive quand je suis entrée en 6ème, événement quand même important dans la vie d’une enfant, et pourquoi ai-je ce souvenir lancinant de moi, dans une cour de collège, mal à l’aise ou plutôt très mal dans ma peau que plus tard ? Pourquoi ai-je obtenu un second prix d’excellence en 5ème et pourquoi, ça a été la débandade après ? Phénomène de résilience qui m’a permis de résister un an…

L’inceste vous suit toute une vie. Avec ses différentes étapes lors du processus de survie. Car on ne vit pas, enfin, chacun réagit comme il le peut, chacun va survivre comme il le peut, et peut tout-à-fait réussir sa vie professionnelle, et/ou sentimentale, avec de profondes blessures. Certes. Et puis d’autres (moi), vont ne pas réussir, comme on dit, car hélas, c’était le schéma familial, la réussite, l’argent, et ce fut ma révolte, stupide quand j’y pense aujourd’hui, car ce schéma ne leur appartient pas. Etre bien dans son métier, c’est contribuer à son propre bonheur, même si cela contribuerait au leur… Mais voilà, quand on n’a pas d’autre moyen d’expression, on essaie de l’exprimer autrement… Quand j’y pense, j’ai sauvé les apparences, tout le temps, avec des sauvetages de dernière heure, juste ce qu’il faut pour passer dans la classe supérieure… Avec des préférences, quand même, et sachant taper du poing sur la table quand il s’est agit de mon orientation scolaire en fin de classe de seconde, après, quand même un échec en seconde C, tout comme pour mon frère (ils ont abandonné l’idée avec ma soeur 🙂 ), et qu’ils voulaient que je suive l’orientation de mon frère, personnellement, j’avais choisi les langues étrangères, bizarre… Et, pour prouver que j’aurais pu être excellente, rattraper tout un bouquin d’allemand en deux mois, faut le faire, et passer dans les premières à l’examen d’entrée dans un établissement public, malade à en crever, faut le faire aussi… mais le phénomène de résilience était toujours très court, demandant peut-être trop d’énergie. Je me souviens de l’entrevue entre le proviseur, mon père et moi, le proviseur félicitant mon père de ma venue dans son établissement… Il a vite déchanté…. J’avais surnommé, par la suite, ce lycée, la passoire… Idem pour le bac, après rattrapage, il fallait 200 points pour le réussir, j’ai obtenu le quota minimum… Inoubliable, je peux vous dire la brique de jus de fruits que mes parents ont ouverte à l’occasion alors que mon frère, qui avait obtenu la mention Assez Bien, s’est vu offrir le permis…

Après une première tentative d’insertion du terme « inceste » dans le code pénal et non validée par le Conseil Constitutionnel, il faudrait veiller à ce que cette fois-ci, ce soit… constitutionnel…. Bon, je n’ai pas écrit sur ce sujet-là spécifiquement mais sur les autres débats oui : l’inceste.

« la notion même d’inceste implique de définir une limite de proximité familiale au-delà de laquelle les relations sexuelles sont admises. Le Code civil prohibe le mariage jusqu’au troisième degré en ligne collatérale. En droit pénal, c’est au législateur de fixer également une limite. Il ne pouvait pas déléguer au juge le pouvoir de le faire en fonction des circonstances ».

Lire ce billet plus complet : inconstitutionnalité.

J’approuve totalement Najat Vallaud-Belkacem quand elle souligne que la recherche du non-consentement n’est pas à être effectuée… La vidéo : le gouvernement.

L’importance de la reconnaissance de l’inceste en tant que tel réside dans deux situations importantes : la détection des cas d’inceste (un enfant sur cinq, dans une classe, en serait victime) et le suivi de la victime. Or, selon mon expérience professionnelle (j’ai travaillé dans un collège), les acteurs médicaux, notamment les infirmières, ont du mal à dénoncer des cas étant données les conséquences, par exemple, dans la structure familiale ou dans leur propre vie professionnelle…

C’est en effet très délicat… Mes seules « détections » étant soumises à rudes épreuves, notamment dans leur interprétation…

Un bulletin médical scolaire…

1976

 

Après…

1977

 

L’acte ayant été commis avant un événement important…

Communion

 

Date de la photographie :

1977-2

 

J’ai lu sur Internet que l’éréthisme cardiaque était courant chez l’adolescent, mais c’est d’une coïncidence troublante… L’interprétation que des personnes ont eue sur la photo ne m’a pas convaincue mais… la photographie, ça me connait… Même si certes, il m’est difficile de rester objective… Comment dire que mon père y a une attitude protectrice, quand on observe mon attitude tétanisée… Je n’ai pas mis la photo entière mais il semblerait que ce soit mon frère qui ait pris la photo puisqu’il n’y est pas et que son meilleur ami oui (d’où forcément sa présence à lui, et mon sourire).

Alors, ministres, députés, sénateurs, membres du conseil conseil constitutionnel, au travail pour que cette loi soit intelligemment révisée. J’ai travaillé pour que mon père ne me touche plus (combien de soirées passées à me coucher la dernière), je travaille encore à la reconstruction de mon être, aujourd’hui encore plus, par la compréhension des événements, dans leur reconstitution dans le temps, et aussi dans le pourquoi (un doute subsiste quant à l’appartenance de mon père à un groupe philosophique et la relation de cette appartenance à l’acte). Je travaille sur mon être, tout en continuant la seule bonne chose que mon père m’ait léguée, la photographie…

 

Au boulot !!!! Vous ne me rendrez peut-être pas ce sourire, mais le bonheur peut-être de pouvoir croire que mon être intérieur puisse enfin rayonner… Enfin, sauf que j’y crois déjà…

FloAvant_GF

 

LE VIOL

Le viol, c’est le silence, c’est la honte. C’est le dégoût de soi, c’est le « je ne m’aime pas », c’est se réveiller près de 15 ans plus tard avec le souvenir de l’acte aussi vif que l’acte lui-même car on sait le pourquoi, et le pourquoi du comment, et le pourquoi du comment, on a répété « sans le vouloir » cet acte, par l’abnégation de soi, par la détestation de soi. Et tout cela à cause d’un homme qui vous aimait et qui n’a pas rempli son rôle, en l’occurrence, son rôle de père. C’est aussi la colère, la colère contre une société complice, dans ses multiples facettes, le « rôle », justement que l’on attribue aux femmes, rôle non véritable dans la vie vraie, mais ce n’est pas uniquement la société qui est en cause, c’est carrément un inconscient collectif, transmis de génération en génération (par les femmes, notamment), depuis la nuit des temps, et puis, ce qui se met en place, dans la vie, la femme, centre de tous les gestes du quotidien, de tous les instants. La femme, dans la lutte pour sa liberté qu’elle n’aura jamais puisque perdurent les meilleures des pensées, les meilleures de l’être, la beauté, indissociable de son passé comme de son devenir. Et cette beauté, ce plasticisme ne tient pas qu’à l’homme. Je le vois dans le regard que me portent certaines femmes quant à mon apparence non féminine dans ses apparats externes, externes car je n’ai rien à envier à celles qui passent des heures à avoir l’apparence de…

C’est difficile d’employer des mots vrais quand votre être est empreint de la quérance (cherchez sur google ce mot et vous comprendrez pourquoi je l’ai francisé…) de la société à ne pas dire, comme si la honte la protégeait, protéger de quoi, d’ailleurs… De ce qu’elle n’arrive pas à assumer ? Peut-elle l’assumer dans son entier ? Je ne le crois pas. Cela revient par contre à l’individu.

C’est difficile d’écrire, et surtout, ne pas tout dire, c’est aussi parfois se protéger. Alors, pour les faits, on va aller à l’essentiel. De dire que la femme est femme, elle n’est pas un homme. Comprendra qui  pourra. Dire que même si on fait rentrer un homme chez soi, avec qui on a déjà « baisé », ce n’est pas forcément un « acte » acquis car une relation aussi peu sincère n’est pas une relation suivie, et surtout, que cette femme n’a pas demandé à être droguée à son insu. Téléphoner à la police après, oui, depuis une cabine, mais, vous savez, quand vous sortez d’une tentative de suicide très grave, on sort très vite de la cabine téléphonique, quand le policier, très gentil, vous dit d’attendre qu’on vienne après avoir repéré l’appel probablement. Quant aux bien-pensants qui vous diront que l’hôpital psychiatrique est la solution qui serait la plus adaptée, et leur dirai d’y aller faire un séjour, et je vais en profiter pour dire que je suis solidaire des médecins généralistes qui ont quitté Sainte Marie… Droguer une nana qui a fait une tentative de suicide par médicaments, à la faire se tenir debout, en se balançant, d’avant en arrière, tellement elle était sous la prise de leurs drogues, lui interdire d’écrire ses rêves, ou de les raconter… Je dis, là, chapeau ! Mais bon, ça c’est une autre histoire…

Il serait faux bien sûr de dire que toutes les femmes violées sont en état de fragilité. Personnellement, je l’étais. La femme est et restera un être complexe, cela tient à la biologie de son être, tout simplement. Le fait de pouvoir donner la vie, ce n’est pas qu’une question de spermatozoïdes…. Ce qui fait la différence souvent entre les hommes et les femmes, tient souvent aux pulsions sexuelles, plus « brutales » pour l’homme, plus complexes, pour la femme, car la femme a un rôle plus, comment dire, à long terme. Pourtant, ce que les hommes semblent ne pas vouloir comprendre, c’est que les femmes peuvent avoir un besoin sexuel, également, je veux dire, purement sexuel, même si on dit que la femme y mettra un côté plus sentimental, ce qui n’est pas toujours un état permanent. Dans tous les cas de figure, les pulsions, ça se contrôle, ce qui fait la différence entre l’animal et l’être humain, malgré toutes les déficiences liées à l’état d’être humain… Justement. Et quand la femme a été violée enfant, elle aura souvent tendance à « répéter » cet acte de viol, et de violence, car c’est ce qu’elle connait, c’est, quelque part, un univers qui la rassure, car, quand on a été violée par un être que vous aimiez, vous culpabilisez toujours, parce que l’amour est toujours présent, et restera toujours présent, encore et encore aujourd’hui. Parce qu’on oublie souvent que la personne même violée ressent du plaisir, ce qui n’est PAS une honte, c’est le corps, tout simplement, c’est mécanique. C’est mécanique… Notre corps est une mécanique… L’amour, donc, le vrai, est tronqué, faussé, il est devenu coupable. Contrairement à ce qu’il devrait vraiment être.

Le viol, ça peut être une prise de pouvoir sur l’autre, tout en ayant le désir d’assouvir un besoin, une pulsion que l’on ne peut ou ne veut contrôler. Ce qui n’était pas le cas de cet homme, très probablement, un homme de « milieu », et vous comprendrez pourquoi j’ai été heureuse d’apprendre qu’il avait fait de la prison (après mon viol) pour trafic de drogue…

Le pourquoi de ce billet, il fallait que cela sorte. Le pourquoi de ma solitude amoureuse, un choix délibéré car je n’ai pas rencontré l’homme qu’il me « faut », parce que je n’ai pas envie d’une relation sans respect, sans sentiments, aussi, peut-être, sans sentiment véritable, non tronqué par mon passé douloureux. Mais également pour toutes les femmes qui ont connu le viol, ou sont encore « en plein dedans », et pour leur dire de se battre, de faire fi de tous les préjugés, de tout ce qu’elle pourraient entendre mais pas forcément. Il ne faut pas voir que le négatif. Même si parfois le terme de « positiver » me casse les douilles ! 😉

La délivrance ne peut arriver sans l’acceptation de ce qui est arrivé, de sa responsabilité dans les faits qui se sont déroulés, mais également par la prise de conscience que l’on peut toujours changer certaines choses quand on y met de la volonté, et surtout, surtout, de l’amour pour soi-même……

Avant tout.

IllustrationBlog1

On peut choisir de taire, ne pas se retourner, laisser le silence envahir notre monde et l’inonder de non-dits… Si cela avait pu apporter la paix, ma paix, c’est ce que j’aurais fait. Le passé appartient au passé et pourtant il s’amuse à jouer au peintre de notre présent… J’ai essayé de dénouer les liens douloureux, d’apporter le pardon, mais je ne faisais que tisser un filet de faux amour, puisque je n’étais pas assez forte pour apporter le pardon sans rien demander en retour. Quand je tente d’établir la liste de ce qu’a pu « commettre » ma mère, je me dis que ce n’est pas possible ! Pas maintenant. Pas au prix de ma vie. Pas au prix du déni. Je peux pardonner certaines choses mais d’autres non, j’avais des comptes à demander, je n’ai obtenu que des leurres, du non-amour, du déni, du mensonge, et même le mot mépris me paraît bien fade…

Un homme m’a volé mon sourire, et tous les espoirs d’une petite fille en cours de construction, des rêves dans la tête, et de l’amour dans le coeur. Trahison, pire que tout, vol d’une vie, viol d’un corps, j’en ai plus que marre de ressasser tout cela, marre de me poser en victime même si c’est ce que je suis, mais marre du silence qui entoure l’inceste, de ce silence qui envahit non seulement les membres de la famille mais les membres de cet univers, l’entourage de vie d’alors. Toutes les victimes le savent, on est à jamais marqué au fer rouge, ou alors, on traîne son boulet avec soi. On apprend à le porter. Le tout étant de ne pas porter les entraves des autres. Il existe pire que le « violeur », il existe son complice malgré lui, malgré lui jusqu’à ce que son silence tente de vous étouffer, car pire que le « papa », il existe la « maman », celle, du moins que l’on appelait ainsi…

En fait, comment appeler celle dont vous n’êtes que le fruit d’une copulation opportune ? Le fait d’être « maman », c’est tout ce qui suit, ce n’est pas la simple éjection d’un vagin !

Une mère qui avait pris comme médecin de famille un homme qui faisait du trafic pornographique, cela me semble déjà bien louche… Une femme bien peu vertueuse à l’époque, bien qu’elle nie le fait d’avoir « trafiqué » quoi que ce soit, elle a nié bien des choses que sa propre mère me racontait… Cela semble être la signature incontournable, ce qu’elle a fait serait (est ?) ce qu’elle n’a pas fait… Comme photographe, je dirais que cela dépend du regard que l’on porte… C’est dingue ce qu’un objectif peut changer la vue que l’on porte…

Ainsi donc, au début du mois, je l’ai mise au taquet… Toutes les horreurs qu’elles m’a sorties, enrobées de miel pour certaines, sont arrivées à leur comble, quand, après m’avoir dit « Tu m’as demandé si je te croyais, je t’ai répondu oui », pour après me sortir « Mais tu te poses en rivale ? » et donc me poser en incestueuse moi-même… Comment croire donc à ses mots… La deuxième phrase étant sortie plus violemment et donc, plus spontanément… Une phrase donc inventée pour me faire taire, tout simplement, pour me calmer, pour m’acheter, ce que vous voulez… Quand je l’ai vue, je regardais tous ses ancêtres qui pointaient en elle… Ils n’étaient pas drôles non plus ses ancêtres… Mais rien ne nous oblige à reproduire… Je me suis abstenue, d’ailleurs…

L’orage a été violent, mais salutaire, j’espère que j’ai enfin compris que je ne trouverai jamais ce que je cherchais. Et que je me mettrai enfin à l’oeuvre pour chercher ce qui est moi, ce qui devrait être moi. Ce que je n’ai jamais su qui devrait être moi car je ne pourrai plus être ce que je devais être. On ne peut courir après ce qui n’est plus !

Peu de gens peuvent décrypter une photo, pour moi, elle est évidente !

Un regard… les bras ballants… cette photo me donne le frisson…

Et, tout en écrivant, cette colère qui me revient, cette tempête !!! Des souvenirs qui reviennent, de moi par exemple, revenant du coiffeur et désirant que l’on me coupe les cheveux encore plus courts ! Le coiffeur me renvoyait chez moi !!! Cela s’est passé après notre déménagement, dans un appartement plus grand, où ma mère avait décidé de prendre les rênes car mon père dormait désormais dans le salon !

C’est ce qu’elle a confirmé ce dimanche-là, pauvrette, elle qui la veille demandait la permission à son « beauf » de pouvoir se remettre avec quelqu’un… Pauvre hypocrite va, les photos ne mentent pas, j’en ai une de toi, au chevet de mon père, et ton regard qui en dit long, notamment sur les comptes que tu réglais ! Les comptes que tu as réglés également avec ta mère, en la déracinant, la déstabilisant, après la mort de son mari ! La coupant de nous pour la laisser mourir (enfin, pour moi, elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire) ! Bref, ma mère a tout mis à son nom, pour abréger les choses…

La colère n’est constructrice que si elle sert à bâtir du nouveau, du renouveau, c’est pour cela que j’achève ce billet brusquement, estimant que j’y ai passé assez de temps.
Juste deux liens pour les victimes :

AIVI

AREVI

Liens tout aussi utiles aux proches par ailleurs !!!

Battez-vous ! Vous le valez bien !

CONTINUUM

Il faut la mort de mon père, des nuits agitées pour que je cherche le sens de ce mot : Continuum. Et le choisisse par instinct comme titre de ce billet. Continuum : selon Jean Liedloff, le continuum est une suite de comportements instinctifs que nous adoptons depuis notre naissance avec les gens et l’environnement qui nous entoure. Selon cette théorie, ce serait par l’échec de la perpétuation de ces comportements de génération en génération que le mode de vie de l’être humain des civilisations occidentales est aujourd’hui peu adapté à la vie sur terre…

Comme d’habitude, je vais transmuer la définition générique d’un concept pour l’adapter à ce que mon instinct me dicte 🙂 . S’il est des comportements « innés » que nous possédons en nous et que nous transformons en actes incontrôlés, il en est d’autres que nous perpétuons de par ce que nous avons vécu dans notre petite enfance, et tout au long de la construction de notre personnalité lors de l’adolescence. Ma construction fut chaotique, de par l’exemple de couple que m’ont donné mes parents, et de ce que le propre de leurs personnalités, de leurs désordres et de leurs valeurs, m’a inculqué, malgré moi, en confrontation avec ma propre personnalité déjà définie par ma propre naissance, et de mes vies antérieures. Il est une chose certaine, l’instinct de survie a été le plus fort. J’ai vécu l’inceste, ma mémoire sélective a fait que je ne me souviens que de certains actes et que j’en ai peut-être occulté d’autres, trop durs à accepter pour la survie de mon être. Je me souviens de ce soleil qui se levait (la fenêtre de ma chambre donnait plein Est), de mon père qui est entré, des « choses » qu’il a faites sur mon corps, et puis, un trou noir, et mon père sur le pas de la porte qui me dit « tu ne dis rien à maman ». J’avais oublié l’âge, cela, c’est ma mère qui me l’a rappelé, lors d’une visite chez un médecin, « ma fille est devenue émotive vers 11/12 ans ». Il m’a fallu près de 30 ans pour m’apercevoir que je ne faisais mes devoirs qu’avant de me coucher, allongée sur la moquette, avec une petite lumière (ma petite soeur dormait en haut dormait en haut de notre lit gigogne), pour « savoir » que je ne faisais cela que dans le but d’être la dernière couchée. Effectivement, mon père ouvrait la porte et me disait qu’il fallait que je me couche. Ce lit gigogne, avec le petit escalier de bois, c’est peut-être ce qui m’a sauvée du pire… Pendant des années donc, j’ai gardé cette habitude, me coucher la dernière… L’instinct de survie : qu’il ne me touche plus ! Et je peux vous dire que cela a duré des années ! Vers l’âge de mes 14 ans, un dimanche, je voulais le passer avec des amies, de mon cours de tennis. Bien évidemment, cela était hors de question, je devais passer mon dimanche avec mes parents… Mon père alors que je persistais dans mon refus, a essayé de me donner la fessée… J’avais 14 ans que diable ! Ensuite, il a voulu rester dans ma chambre alors que je faisais ma toilette (ma chambre possédait un lavabo), et je l’ai foutu dehors !

Et pourtant, c’est à mon père que je dois mon goût pour la photographie, hommage que je lui ai rendu lors de son enterrement. Et c’est à mon père que je dois mon intérêt pour tout ce qui est « mystique », entre autres la franc-maçonnerie, et, par d’autres biais plus ou moins dérivés, les sectes (j’ai été éduquée dans un collège catholique). En effet, mon père faisait partie de l’ordre des Rose-Croix… Je l’ai toujours plus ou moins su, même si je n’ai pas le souvenir qu’il en ait parlé (peut-être ma mère, parfois). Souvent, il parlait politique, expliquait le pourquoi du comment d’un candidat et pas d’un autre, et chose « drôle », il n’y avait que moi, des trois enfants, qui « captait » ce qu’il disait.

Jusqu’à sa mort, je nous croyais proches. ce qui est certain, c’est que je tiens principalement de lui.

Alors, c’est quoi, ce continuum ? Dans la série chose acquise, ce serait la perpétuation d’un goût pour le mystique, pour la photographie, mais, ce qui tient à mon père également, c’est la médiocrité. En effet, ses photographies sont médiocres, même s’il avait ce goût du déclic perpétuel, aucune recherche de la perfection, aucun travail, rien de bien spécial… Quant au Rosicrucianisme… J’ai appris tout récemment qu’il s’était rendu au Château d’Omonville… Ce qui m’a permis quand même de comprendre son implication, mais il n’a jamais forcé ses enfants à y adhérer. Au contraire, nous étions automatiquement poussés vers la direction de l’église, chaque dimanche, mais peut-être était-ce pour une autre raison ;)…

Ce fut également vers cet âge (14 ans) que je fus attirée par le concept de la réincarnation. J’étudiais donc les sectes et leur mécanisme, et, selon la mode du moment, la secte de Krishna, qui expliquait que le foetus souffrait dans le ventre de sa mère. C’est drôle comme la mémoire est sélective ! Je me souviens de leur livre, de l’image du foetus !

Continuum donc, j’ai abandonné, tout comme mon père a abandonné l’accordéon, ma mère le piano, moi la musique,  j’ai lâchement laissé tomber le chant… mais il n’est jamais trop tard…

Continuum donc, car une victime de l’inceste répète parfois les traumatismes qu’elle a connu lors de son enfance (ou pré adolescence dans mon cas). Ce que j’ai fait… En prenant bien soin quand même d’aller jusqu’au bout pour un homme : le bien et le mal. Pendant un temps, je suis sortie avec un homme âgé de plus de 18 ans que moi. Un homme sensible, je ne peux oublier son petit air d’adolescent, son sourire qui cachait tant de malheur, lui-même victime d’inceste, et de tant de leçons de vie douloureuses. La perte d’un frère, un père autoritaire, une mère effacée… Alcoolique. Alcoolique non violent physiquement mais très éprouvant moralement. Le jour où il m’a frappée, c’est le plus grand « service » qu’il m’ait rendu… Je l’ai quitté… Et pourtant, il m’a portée vers ce goût pour la lecture, la musique, le chant, la perfection… Je ne sais ce qu’il est devenu…
Le mal, simplement le mal, ce fut le viol en 1998, juste après un acte de désespoir, j’en ai cherché un autre… Et peu de soutien… Le viol n’a pas été puni, mais il m’a semblé comprendre que le mec avait été condamné pour trafic de stupéfiants. C’est peut-être mieux ainsi… Il travaille dans la même rue où j’habite…

Sans compter 2008… Mais là, c’est tout une autre histoire… Que je conterai ailleurs…

Les évènements s’enchaînent sans que l’on semble pouvoir les contrôler. C’est probablement l’inconscient négatif qui vous y pousse. Quand on connait un certain état d’être, il semble difficile d’aller vers un autre état. Un être victime d’inceste (peut-être ai-je tort de généraliser ?) ne connait que la douleur, et pire encore, il associe amour et douleur, amour et trahison, et ressent un fort sentiment de culpabilité, un double sentiment de culpabilité. Culpabilité lors de l’évènement : c’est ma faute si ce qui est arrivé m’est arrivé. J’ai séduit mon père, il est vrai que la fille cherche à se substituer à la mère, idem pour le fils, au père… Et pour preuve, bordel!, les photos où j’étale un sourire jusqu’aux oreilles à mon père qui me photographie ! Et c’est ainsi que le père sème le trouble en n’assumant pas son rôle de père : poser les limites. J’ai ce souvenir de ma marraine qui parle de moi, enfant de 3 ans, une vraie pipelette. La pipelette s’est tu… L’adulte mûre écrit enfin…

Cette image de mon père, étendu dans son cercueil… cette image d’un parfait inconnu me glace le dos… C’est comme si toutes les erreurs de sa vie refaisaient surface… il est parti sans dire au-revoir, il est même parti dans l’absence ! Absence causée par la maladie d’Alzheimer. Comme un traître, comme un lâche, il est parti. Ou comme si nous avions ainsi « réglé nos comptes » ?

La fin de ceci ?

Mon dieu, ce serait terrible… Découvrir le bonheur. Pour y arriver, se dire que, dans la quête du bonheur, le chemin serait empli d’embûches, et donc de souffrances également, faciliterait les choses ? Le plaisir, le bonheur, pour une victime d’inceste, sont synonymes de souffrances, mais une souffrance que l’on ne désire pas, car cette souffrance-là mène à un monde totalement inconnu (ou oublié)…. Comment comprendre cela, pas besoin d’un psy…. Il ne faut pas se voiler la face. Le corps est le corps. Il est très probable, sinon certain, que sous les caresses de mon père, j’aie éprouvé du plaisir. C’est physique, je n’ai pas à m’en vouloir pour cela (mais je vous avoue que c’est très dur à écrire, à avouer !!!!). Mais, franchement, pour qui se prenait-il quand il faisait « cela » ? A quoi pensait-il ? En fait, quand mon père est mort, ai-je vraiment perdu un père ? Est-ce cela qui fait que j’ai l’impression qu’il m’était inconnu ??? Qu’au bout du compte, nous n’étions pas si proches que cela ???

Continuum interrompu ?

Je vous avoue que cela fait un moment que je réfléchis à rejoindre les Rose-Croix… Heureusement qu’il y a le prix qui m’a retenue ;)…  Je suis dans une quête mystique différente de celle de mon père, une quête de la Vérité avant tout, mais, peut-être du fait de l’inceste, je n’accepte pas comme cela l’autorité, une Vérité édictée par un organisme ou un autre. Je prends mon temps, j’essaie d’écouter mon instinct, si fort parfois, et qui ne me trompe que quand je ne l’écoute pas et le laisse se déformer par maints miroirs… J’ai eu un petit ami qui fait partie des Rose-Croix… Les deux n’étaient pas attirants, en fait… Ce qui me faisait sourire, c’est quand il invitait à entrer des Témoins de Jéhovah pour établir une confrontation d’idée, une sorte de bras de fer… Vous remarquerez que mon subconscient a écrit « idée » au singulier alors que le pluriel aurait été plus adéquat…  Ce qui est cocasse, ce sont les termes d’un ami de mon père, à l’enterrement de mon père, quand on a discuté… S’il ne voulait pas que je rejoigne les Rose-Croix, il n’aurait pas mieux fait (il est Rosicrucien)… Sincèrement je me pose la question, car l’autre éventualité est qu’il m’a prise pour une cruche ; ou il ne me connait pas… « On y rentre comme on veut, on en sort quand on veut » (ou à peu près cela… ), furent les termes employés, termes parfaitement adaptés au langage des…. sectes ! Je sais que quand on quitte les Rose-Croix, par contre, on doit rendre tous les écrits, les enseignements que l’on a pu recevoir. Si on n’a pas pu les assimiler, nous rend-on l’argent ?  Bouh, Florence est fâchée avec l’argent… Disons, que j’aime bien, si je dois le sortir, savoir s’il va vraiment être utile (débouchant sur un résultat concret), et je ne pense pas que le savoir, la Vérité, s’acquièrent avec l’argent. L’argent n’est pas une fin en soi, il est juste un outil, et un outil doit être juste utile… Par contre, je sais que je n’ai pas apprécié qu’il soit allé voir mon frère, cela, je l’appelle de la « prospection », mon frère occupant un poste intéressant…  Bon, d’avoir dit cela, c’est foutu, je n’y entrerai plus… Mais c’est bien plus complexe que cela… Point je ne peux juger si je n’en connais pas toutes les arcanes !!!

Comme tout être humain (ou pas, d’ailleurs), je reste en quête de la Vérité, le mystique m’intéressant un moment mais si le vide résonne en lui, il me lasse. Seulement, mon esprit est tellement complexe, qu’il faut que j’apprenne la patience de dénouer les liens, et d’aller au fond des choses, au lieu de m’éparpiller… Et que je fasse un peu plus confiance en mon instinct… Plus le temps va et plus mes deux guides sont Gandhi et Mère Teresa… Car ils allaient jusqu’au bout de leur « voie », du pourquoi et comment de leur présence sur terre, de leur existence… De ce qu’ils croyaient juste, sans tromperie aucune, et chacun selon son chemin de vie. Il pourrait paraître étrange à celui ou celle qui ne pratique pas la « réflexion » intime et profonde, de comprendre comment Mère Teresa continuait son action malgré un grand vide qu’elle sentait en elle, alors qu’elle était si aimée et entourée, qu’elle donnait mais recevait également. Ce grand vide qu’elle ressentait, était-il donc le « mystère », ce mystère de l’Univers auquel nous appartenons ? Est-ce le fait que nous ne sommes qu’un et donc, à se tourner vers l’autre qui n’est que soi-même, c’est se retourner vers l’infini ? Je précise, nous ne sommes qu’un à l’arrivée et ne faisions qu’un au départ… les paraboles de la Bible sont interprétables de différentes manières… la pomme, nous voulions la croquer, nous en avons également mangé les pépins… Ou que le don de soi n’est qu’une infime partie de ce qui est réalisable, comme elle le disait, ce que nous faisons n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais que, si nous ne l’accomplissions pas, cette goutte manquerait éternellement à l’océan…

Je parle d’océan et voilà que je vous montre le ciel… Parlons alors de ciel et je vous montrerai l’océan… Mais de par là où j’habite, nous n’avons que la mer, bien sage, aux petites colères….

Parlez-moi de ciel et d’océan, et mes mots se taisent. Ils viendront plus tard, le blocage est encore là… Ce n’est pas grave… Il viendra le temps de tout lâcher… En attendant jouons avec la vitesse et l’ouverture…

Il faut savoir qu’un coucher de soleil amène toujours un lever de soleil… Car les anges veillent.

Aujourd’hui avait lieu la seconde lecture de la loi sur l’insertion de l’inceste dans le code pénal français. Pour rappel, aller consulter le dossier Inceste sur ce blog. Je ne voulais plus en faire une question politique et cependant, les solutions viennent essentiellement de nos politiques, ceux qui peuvent mettre en place des lois permettant de protéger nos enfants, ainsi que toutes les mesures et soins corolaires touchant tout autant la prévention que l’accompagnement. Certes, cette fois-ci, le discours de George PAU-LANGEVIN a été bien plus sensible sur le sujet, et plus pointu quant aux responsabilités du Conseil Général sur certaines mesures, il en reste néanmoins le point que la politique de défense de nos enfants dépasse toute divergence politique, et que si elle a insisté sur le fait que le groupe SRC (Groupe socialiste radical et citoyen) ressentait de la compassion, cette compassion ne donne pas les outils de lutte et de prévention…

Consulter le dossier de l’Assemblée Nationale.

J’insiste sur les points de la prévention et de la détection de l’inceste et notamment sur l’accompagnement de la victime lors d’une procédure judiciaire. D’où l’importance pour les associations de pouvoir se porter partie civile, et la protection du médecin qui décèlera un cas d’inceste. Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de la prévention dans le cadre scolaire, mais là, c’est une autre question car le tabou y est fortement ancré… Et là, je sais de quoi je parle…

Pour écouter l’intervention de M. Paul JEANNETEAU (groupe UMP)

Pour écouter l’intervention de Mme George PAU-LANGEVIN (groupe SRC), que je suis en train de réécouter, et qui ne « passe » toujours pas… Les motifs invoqués sont vraiment troubles… Notamment, les socialistes ont vraiment un problème avec la notion d’inceste invoquée dans le code civil… Quand elle évoque la notion d’inceste « absolu » (parents, frères et soeurs) et la notion d’inceste « relatif » (concubin, cousins…etc) et que donc, seule la notion d’inceste « absolu » ne devrait être retenu pour le cas d’inceste en code pénal… Quand on sait que souvent l’inceste est commis par un adulte ou une personne plus âgée que la victime, que cette personne soit père, mère, frère, soeur, concubin ou cousin… Il faudrait peut-être revoir vos arguments…

Ceci dit, les moyens pourront-ils suivre ? Ceci dit, la connerie que les socialistes répètent, c’est que cela ne suffit pas de nommer, or, les victimes veulent que l’inceste soit nommé. Vous n’avez rien compris…

Seuls le Nouveau Centre et l’UMP ont voté pour cette loi. Il leur reste néanmoins à faire appliquer cette loi…

Intervention Nouveau Centre (désolée, j’ai manqué le début…)

Intervention de Henriette MARTINEZ (UMP)

Petit rajout du 27 janvier :

Oui, j’aimerais ajouter qu’au niveau de l’application de la loi, cela ne changera pas grand chose, mais ce qui change, c’est au niveau des victimes. Quand même…

L’inceste est de toutes les couleurs car il nous en fait voir, à nous les victimes, de toutes les couleurs… Or, le 26 janvier prochain, le vote définitif à l’assemblée pour l’insertion dans le code pénal de la notion d’inceste ne devrait être voté que… par une seule couleur, le bleu. Parce que la gauche la considère comme stigmatisante pour les victimes et qu’elle n’apporte que confusion. Il serait peut-être temps que cette gauche, qui a du mal à se défaire des années 70, se défasse de son complexe cousin-cousine… Car la confusion pour eux, est qu’une loi existe dans le code civil, interdisant le mariage entre membres d’une même famille. Je ne vois pas quelle autre confusion il pourrait y avoir et qui n’est vraiment que ridicule. Il me semble que, sur certains thèmes, tous les partis politiques devraient oeuvrer dans le même sens.

Vous pouvez retrouver tout le dossier sur ce tag : inceste.

Vous pouvez également écrire à votre député. Vous en trouverez l’adresse  ici : Assemblée.

Voici un exemple de lettre (merci Aude F.) :

Mesdames les Députées,
Messieurs les Députés,
Vous allez délibérer le 26 Janvier prochain sur la Proposition de loi , tendant à inscrire l’inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d’actes incestueux, n° 1789, déposée le 1er juillet 2009 suivie d’un rapport de Mme Fort, rapporteur, n° 1840 du 15/07/2009.

Vous êtes les représentants des citoyens avant d’appartenir à un groupe politique. Pour cette raison, je viens vous demander de porter mes souhaits de citoyen devant votre Assemblée le 28 01 2010, sans tenir compte des .consignes de vote que vous auriez pu vous voir imposer par votre parti, car l’inceste sévit dans les rangs de la Droite comme de la Gauche, il ne connaît aucune frontière ni politique, ni sociale. Les enfants de ce pays sont tous nos enfants.

Cette proposition de Loi est un progrès manifeste mais constitue comme l’a souligné le Sénateur Béteille, rapporteur au Sénat, seulement un premier pas.

1/ Il reste des points essentiels pour le budget de l’Etat, donc pour mes impôts, qui risquent de disparaître en raison de la crise économique et des coûts apparents qu’ils entraineraient.
Je veux parler de
–la prévention auprès de la population,
—la formation des professionnels,
—et des centres de soins psychotraumatologiques départementaux.

En effet : le volet « accompagnement » auquel Mme Fort, rapporteur de la loi, tient particulièrement, a été modifié par les services de l’Assemblée au titre de l’article 40 de la constitution pour irrecevabilité financière. car il induisait de nouveaux coûts pour le budget de l’Etat sans pour autant proposer de nouvelles ressources.

Je demande que la solution trouvée par l’étude du gouvernement sur une meilleur prise en charge des victimes (mineures comme adultes) par le système de soins français soit mise en pratique.
Je demande en particulier que les gages significatifs donnés par le Cabinet du Ministre de la Santé soient traduits en lignes budgétaires efficaces.(information publique donnée par Mr François GONORD, Collaborateur de Mme Fort.)

Veuillez vous référer à l’avis du professeur FLAHAULT Directeur de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) http://blog.ehesp.fr/2009/02/82/#comments
LE PARCOURS HUMILIANT DES VICTIMES DE VIOL
, :  » Depuis les années 70, plus de 1200 centres d’aides aux victimes de viol ont été mis en place aux USA, et toutes les études menées à ce propos montrent l’impact positif de l’action de ces centres sur la prise en charge des victimes. »
La prévention et la formation des professionnels économiseraient une proportion tout à fait étonnante, environ la moitié des deniers en provenance des impôts payés par les Français: d’après les estimations Nord Américaines et Australiennes.

2/ Je demande instamment , et j’insiste, sur la nécessité absolue d’introduire dans la Loi française le principe des Lois Canadiennes et Américaines d’une efficace protection judiciaire des médecins qui effectuent des signalements, c’est-à-dire de réintroduire l’amendement posé puis enlevé par Mme la Députée Martinez.
Ce point est ESSENTIEL pour que la détection des enfants victimes soit effective, car à l’heure actuelle les médecins ont encore trop peur de protéger les enfants qui se confient à eux, ce qui est un SCANDALE ABSOLU.

Mesdames les Députées; Messieurs les Députés, vous êtes responsables devant la Nation et non devant vos Partis, malgré le respect que j’ai pour la diversité des positions politiques. Vous êtes responsables des citoyens de demain : les enfants victimes, vous avez entre vos mains la qualité de leur avenir.

Je vous remercie à l’avance de votre courage politique et de votre haute conscience du bien public.

Une citoyenne engagée,

(MON NOM ET MON ADRESSE)

Si vous avez un compte Facebook, vous pouvez consulter l’article en son entier : ici.

J’écrirai, également aux députés de ma ville.

NEWS EN VRAC

D’abord, la loi dans sa mouture finale du Sénat (à retrouver sur leur site) pas mal tronqué mais il reste beaucoup de choses à travailler encore et renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la république. J’avoue avoir été agréablement surprise par l’intervention d’Isabelle Debré, et de l’attitude noble de Michèle Alliot-Marie (apparemment, je ne suis pas la seule), et grandement déçue par l’intervention de Jean-Pierre Michel qui, certes, parle d’émotion, mais qui ne doit pas prendre le pas sur la raison… Egalement les citations littéraires ou culturelles (notamment la chanteuse Barbara), me font non seulement sourire, mais elles, sont hors propos, quelque part, quand on évoque la raison… Ma colère atteint son paroxysme quand Jean-Pierre Michel utilise le terme de stigmatisation de l’inceste en le nommant en tant que tel dans la loi… Et de renvoyer les victimes et leur douleur aux seuls soins des psychiatres ou psychologues ! Merci, on connait. Je suis d’accord sur le fait que l’inceste est très difficile à prouver, je n’en ai que plus conscience étant donnée la « nature » de l’inceste que j’ai vécu… Quelle confusion la notion d’inceste peut-elle apporter au code pénal ? Sinon le fait que c’est « dérangeant »… Aucun des points soulevés par le parti socialiste n’est solide et ne relève d’une sérieuse étude. Encore une fois, je remercie la droite (ben oui !) d’avoir eu le courage de se pencher sur ce thème. Je n’arrive pas à comprendre l’obsession de Jean-Pierre Michel avec le mot « stigmatisation » ! Cette loi ne fera pas de miracle mais enlève un tabou, ce qui est très important pour le travail de prévention (entre autres).

La réunion du G8 à L’Aquila, en Italie : les ONG s’en mêlent. Il est vrai qu’avec la chaleur qu’il fait, il serait temps d’enfin réellement se pencher sur le réchauffement planétaire.

Il est difficile de ne pas en parler alors que tant de gens assistent à l’hommage pour cet homme, Michael Jackson, qui s’est éteint à l’âge de 50 ans, le 25 juin dernier, à la personnalité trouble et qui avait été accusé de pédophilie. Acquitté certes, mais l’ombre continuera de planer. Les seules choses que je puisse dire, c’est qu’il devait énormément souffrir pour s’être « mutilé » ainsi, il suffit de regarder son visage, atrophié par de nombreuses chirurgies esthétiques. Alors, je dirais, « Paix à son âme », je crois que c’est tout ce que je peux lui souhaiter.

A lire : ici.

QUI VA PAYER?

On ne sait pas avec certitude qui assumera les frais du dispositif de sécurité renforcé et de divers services tels que les sanitaires mis à la disposition du public.
L’estimation des coûts de l’évènement n’a cessé d’augmenter, les autorités municipales avançant un montant de près de 4 millions de dollars et demandant au public de contribuer à la facture globale par des dons déductibles d’impôts.
Comme d’autres municipalités, celle de Los Angeles manque de liquidités en conséquence de la récession et des voix se sont élevées pour que l’argent public ne soit pas utilisé pour ce qui constitue à certains égards une affaire privée.

Sincèrement, cet argent n’aurait pas une autre utilité ?