Archive for décembre, 2010


NOEL APPROCHE…

Noël approche, la magie de cette période de l’année est souvent gâchée par son côté un peu trop commercial. Et pourtant, si on ne se laisse pas envahir, il reste quand même ces moments un peu spéciaux qui font resurgir plein de souvenirs, et nous font rêver. Ne gardons dans notre coeur que ces instants-là, et laissons-nous charmer par les couleurs et la joie. N’oublions pas que cette période est parfois plus difficile encore pour les personnes seules, malades ou en bonne santé, ainsi que pour les plus démunis. N’oubliez pas que la coutume veut qu’en période de fête, nous dressions un couvert supplémentaire à table pour l’inconnu qui passerait frapper à notre porte… Je vous souhaite à tous et toutes de bonnes fêtes de Noël.

D’abord la basilique Notre Dame.

Et les illuminations de la place Masséna…

Généralement, chaque année, à la date de mon anniversaire, je procède à un rituel… Cette année, je le fais un peu plus tard, et j’y mets mon coeur… D’abord les photos. Dans un ordre chronologique.

D’abord, il faut un coeur de verre. Ensuite, des pierres semi précieuses, qu’au fur et à mesure on ne lave pas mais que l’on essuie…  Et puis des roses… La couleur change selon l’envie, la couleur trouvée, la senteur…

On laisse les roses s’éclore un peu. Et puis on met les pierres au coeur du coeur… On détache les pétales de roses et on couvre les pierres. On rajoute une rose ou plus sur le tout.

Que le velouté et la douceur des pétales adoucissent les pierres. Que leurs senteurs vous pénètrent et vous rendent moins neutres. Que leurs couleurs vous rendent la chaleur… Ainsi continuera le fil de la vie avec un coeur de pierre plus tendre. Qu’il réchauffe les coeurs alentours. Que la vie vous soit douce. Que la vie soit amour…

Ainsi va Florence et son rituel des fleurs…

A l’heure actuelle où un gouvernement posera à nouveau la question de l’identité nationalité afin d’attiser la haine de l’autre et tenter ainsi de récupérer des voix qui se perdent… la question certes se pose non de savoir d’où je viens mais où je vais… Des côtes bretonnes il me reste un parfum d’enfance, et des souvenirs jalonnés de tendresse, de sourire et parfois d’inquiétudes… Loin d’être idéalisés ces souvenirs me rapprochent parfois paradoxalement de là où je vis… Ils laissent comme un goût de sel sur ma langue et mon regard est empli de lui, de ce bleu si profond légèrement auréolé de vert, pour lui rappeler que la terre coule également dans son sang. Tout aussi paradoxalement, ce côté qui me vient de mon père me tient sérieusement dans les bras de ma mère par le biais de la mer… Il n’est point d’ironie dans ces propos, que la conclusion fort simple d’une évidence qui est en moi : la dualité. Mais cette dualité n’est-elle pas dans toute chose, sachant que nous naissons d’un père et d’une mère, qu’en nous sommeille un côté obscur à l’opposé de notre sexe, que nos pieds reposent solidement sur la terre et notre tête est inévitablement à la recherche du ciel ? N’est-ce pas notre existence même qui justifie cette dualité ? Entre une existence terrestre et ses exigences les plus simples mais incontournables comme le fait de boire (liquide), se nourrir (solide), inspirer, expirer, agir et dormir (lumière et ombre, ombre et lumière), le conscient, l’inconscient, le corps et l’âme…  Il devient donc ridicule de nous détester pour nos différences, puisqu’un être est déjà différent d’un autre, et, qu’au bout du compte, nous ne sommes qu’un… Si même nos atours sont différents et sont à l’origine de nos différends, nos origines sont à l’identique et notre terre nourricière qui est à l’origine même de nos différences font que nous allons tous vers un même point (le ciel) ! Aucune origine ainsi ne prévaut sur une autre mais elles sont la fibre de notre âme. Ainsi, je suis bretonne, azuréenne, et il me plait de croire que cela forme un beau mélange. Dans les entrelas de mon être, je dois composer avec ce qui m’a créée, m’a construite, et ce que j’en fais. Il est une raison pour laquelle je suis née sur la Côte d’Azur, le pourquoi du comment je suis née à Cannes, partie à Londres et revenue pour enfin m’installer à Nice…

Lovée entre la mer, la montagne et le ciel, quels doux paysages caressent mon regard !

Que de parfums, que de chants de la terre !

Que de reflets sur les ondes de mon inconscient !

Comme un chemin qui se mérite, au travers de détours et d’embûches, la recherche d’une promesse, non pas d’un paradis terrestre mais d’une vérité que l’on voudrait appréhender, faire sienne. Un peu comme une baie où mouille un bateau. Mais on sait que la vie ne vous réserve que de fugaces instants de tranquillité et de bonheur.

Si les chemins complexes de notre esprit pouvaient ressembler à un paysage… Si l’on pouvait le prendre en photo, atteindre cet instant où tout se fige afin de mieux nous comprendre…

Peut-être n’est-il pas souhaitable de réaliser cette action certes incongrue… Non, nous sommes les peintres de notre vie, nous réalisons un tableau qui ne s’achèvera même pas dans cette vie-là !!!

Que choisir ? Garder les paupières mi-closes et regarder au loin ?

Que choisir ? La lumière ne nous rendrait-elle pas aveugle ?

C’est un long chemin que j’ai décidé d’entreprendre, un mélange de réflexion et d’action. Bi. Deux. Un. Photographie et mots… Musique et mots. Tout ce qui nous rend humain. Pour atteindre le Divin.

Ne vois-tu rien venir ?

J’avais publié sur un autre blog un billet sur le phénomène de résilience. Je veux aujourd’hui, suite à un commentaire fait sur ce blog, republier cet article, qui amène à bien des réflexions…

Le malheur des autres nous fait peur. Pourquoi ? Nous réagissons souvent par des formules qui nous protègent de la souffrance des autres. « Il y en a qui ont connu pire », « tu n’as pas connu la guerre », « c’est fini, il faut tourner la page ». Des phrases qui coupent la main que l’on essaie de tendre vers l’autre. Le plus souvent dans sa propre famille.
Que reste-t-il à l’autre, celui ou celle qui se défend tout seul, celui ou celle qui souffre ?
On parle souvent de résilience, terme qui nous vient des Etats-Unis, comme d’habitude… Qu’est-ce que la résilience ? Le fait d’avoir la capacité de rebondir lors d’un traumatisme violent et de pouvoir non seulement y survivre mais également se construire une vie « acceptable », plus, si affinités… En physique, la résilience, c’est l’aptitude à un corps de résister à la pression et de retrouver sa forme initiale.
Quand on vécu des traumatismes comme le viol ou l’inceste, la violence, je vois mal comment on pourrait reprendre sa « forme » initiale…
La capacité à se reconstruire, même si elle dépend en majeure partie de la personne qui subit un traumatisme, peut comporter certains » facteurs » inducteurs de sa reconstruction. C’est la combinaison de tous ces facteurs qui aidera la personne victime de ces traumatismes. Il suffit de peu, de la part de l’entourage, pour apporter sa contribution à la reconstruction de cet être. La victime n’aura pas forcément besoin d’un cocooning profond, qui, le plus souvent, pourrait la faire fuir ou la pousser à se renfermer plus encore. Ou pire, renoncer à se battre !
Ce qui est important, c’est que cette personne reprenne en confiance en elle, qu’elle se batte.
Il existe différents moyens de se battre. Il n’est pas utile de remuer les bras dans tous les sens, mais savoir contre quoi ou qui se battre. Se préserver, dans tous les cas. Les prédateurs sont nombreux. Même si on peut parler de différents degrés de traumatisme, il faut savoir que chaque traumatisme est « unique » et donc a une valeur personnelle auprès de chaque personne, d’où l’importance de ne pas minimiser le vécu de la personne, mais ne pas la magnifier non plus.
Sommes-nous tous égaux devant la vie et la résilience ?
Hélas non. Il faut savoir que notre capital bonheur se construit dès la naissance et les rapports que l’on peut avoir avec ses parents… Parents qu’il ne faut pas culpabiliser, là n’est pas mon but…
Un bébé dont les parents ne s’entendent pas, qui ont également un passif très lourd, aura déjà dès le départ une lacune.
Cependant, rien n’est imparable dans la vie. Mais cela dépend de tant de circonstances de la vie, du caractère de la personne et de son entourage qu’il ne faut pas non plus porter le glaive de la résilience sur la victime !
A contrario, il ne faut donc pas non plus reposer tout sur la résilience comme un remède miracle, et qui, si l’on n’y prête garde, peut amener à se « décharger » ainsi de tout autre modèle de thérapie.
Je vous invite à lire quatre articles à ce sujet, n’oubliez pas qu’il y a toujours les défenseurs et les opposants à une théorie. (cliquer sur les noms pour lire l’article)
– Sur Doctissimo, un dossier peu complet
– Un article de Daniel Lambert, un tout petit peu plus complet
– Un article de l’Express sur Boris Cyrulnik, incontournable, quand on parle de résilience…
– Un article sur un ouvrage de Serge Tisseron, directeur des recherches à l’Université Paris X Nanterre, qui attire l’attention sur le danger de l’idéalisation de la résilience.

C’est avec un certain détachement que j’essaie d’aborder ce thème. La résilience, je l’ai connue, elle a ses limites, comme je le cite plus haut, dans le fait qu’un environnement déjà hostile, à ma naissance, a déjà limité mes capacités à reconstruire. Dans le cas de l’inceste, il est d’autant plus difficile de construire, d’autant plus que l’on n’a pas connu d’exemple, de couple, en l’occurrence. Je n’ai jamais réussi à construire un couple dit « normal », n’ayant pas connu la normalité. Je n’arrive même pas à m’y faire, d’ailleurs. Ce qu’il est important de savoir aussi, c’est que souvent, la victime a tendance à reproduire le passé.
Il est difficile d’accepter le bonheur, de le vivre, de s’aimer. Tellement difficile. Personne ne peut le faire à la place de personne. Mais ça fait du bien quand vous me faites sentir que vous êtes là.
Venez « résilier » avec moi !

MON CANTON

Mon canton, le 5ème, possède des trésors d’architecture, avec des frises si jolies, dont certaines risquent de disparaître bientôt, on prend plaisir à s’y balader, il y avait même un ange, qui s’est envolé et est tombé, il ne nous donnera plus le temps… Je vous y emmènerai de temps en temps, d’autant qu’en mars prochain auront lieu des élections cantonales ! Avec un accord important, entre le parti socialiste et Patrick Mottard qui a récemment adhéré au PRG (et Dominique Boy-Mottard dans le 7ème canton), afin de ne pas faire perdre la gauche ! Je vous l’avais déjà montré, avec des photos particulièrement réussies (au diable la modestie !) et j’avais également composé un petit diaporama.

Petit clic pour une grande image….