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Je prends une craie, je grave ton nom sur le fil de l’eau. A l’instant il s’efface. Et la craie disparait. Mes pas auraient pu s’arrêter là. Plongés dans l’incertitude, le désespoir, la tourmente, le doute. La flamme de mes yeux aurait pu s’éteindre, la nuit aurait pu couler sur les cieux, le vent tourner et changer de direction, le temps arrêter les aiguilles sur le cadran de la vie, le soleil cesser d’exister…

Je prends une craie, je grave ton nom sur la pierre. Blanc sur blanc, qui aurait pu deviner. Que le temps l’effacerait par la suite…

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Je prends une craie, je grave ton nom dans le ciel, sur le soleil, sur les nuages, mes bras dans tous les sens. Une spirale nait, un tourbillon. Et tout disparait. J’ai même essayé la lune.

Lune

La lune. Je l’ai questionnée. Tout comme je demandai à des pierres de me dire. Tout comme je demandai à l’eau de me guider. Tout comme je demandai à l’air de m’inspirer. Et, c’est tout comme. Comme s’il était difficile d’abandonner ses repères, comme s’il était plus facile de tout cloisonner, de tout bien définir. D’ajouter des qualificatifs, des dénominations, des couleurs et tout autant d’attirails afin de se réconforter. De réduire l’immensité, de définir l’infini. De toucher l’impalpable. En fin de compte, tout redimensionner à notre échelle car Son dessein est immense, même pas immense, non mesurable. Et donc, quelque part, effrayant. Car porter mon regard vers l’immensité, sans repère aucun, la terre s’efface, je perds pieds, je n’ai plus de racines, je n’ai plus de passé, je n’ai plus d’avenir et entr’apercevoir un petit bout de quelque chose me rassure. Pourtant ce petit quelque chose ne sera jamais immuable lui non plus.

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A mes questions Il ne répondra pas. Tout comme son Être, un verbe ne saurait suffire. Même si un dictionnaire pourrait tenter une ébauche. Même si l’esprit pourrait vouloir prendre le dessus et même si le coeur pourrait sembler s’arrêter un instant. Même si l’âme tenter une percée, au travers de mes mots, au travers de mes photos. J’abandonne mes armes. Pour un instant j’abandonne la pensée. Car tout semble futile et pourtant si nécessaire. Si nécessaire mais futile. Hors de ma dimension, hors de l’esprit et hors de mon corps. Et pourtant en moi…

DIEU EST

NiceChateau

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