Archive for février, 2014


Je prends le bus. Une bande de gamins des quartiers en grand nombre, au fond, plante le bordel, le gros bordel. Même pas un sentiment de colère envers eux mais plutôt vis à vis du système, celui qui permet que cela se produise. On vous promet plus de sécurité, on vous montre du doigt des groupes d’individus, les indésirables, les jeunes de quartiers dits sensibles, les SDF, les exclus. On va vous promettre plus de caméras de sécurité, des grilles aux jardins pour vous protéger un espace payé avec votre argent. Et d’un autre côté, on réduit les moyens, on réduit le nombre de policiers, et pire encore ceux de proximité, ceux qui seraient capables de leur parler.

Les prisons sont trop pleines alors on parle de liberté surveillée, de bracelet électronique. Et combien même on crée des lois, les sanctions ne suivent pas. Et combien même les lois sont appliquées, aucun suivi n’accompagnera des personnes qui n’auront d’autre choix que de retomber dans la délinquance ou le crime à leur sortie. Parce qu’ils ne connaissent que cela, parce que leur environnement est celui du plus fort, celui de la survie également. Le chômage n’arrangeant rien, et les lois retirent parfois l’autorité aux parents, telles qu’une bonne claque, une bonne remise en place. Je ne me souviens pas avoir été traumatisée d’une bonne rouste. Ayant travaillé dans des associations, je sais pertinemment bien que les enfants battus le seront de toutes manières…

Les lois sur l’inceste ne protègent pas de l’enfant de l’inceste, et l’inceste, par ailleurs, dérange tellement que l’insérer dans le code pénal met mal à l’aise nos parlementaires… J’ai même entendu dire d’un médecin qu’il faudrait dépénaliser l’inceste pour permettre à l’enfant de parler plus facilement, ainsi qu’à l’abuseur… Je ne me souviens pas non plus que mon père ait eu une seule fois peur des sanctions qu’il pourrait subir !

Dans le livre de George Orwell, 1984, où les enfants ont du « pouvoir », même celui de dénoncer, pourrait me faire penser à l’enfant aujourd’hui, ou l’adolescent ? Ne confondons pas, l’autorité parentale est toujours existante. Mais le monde actuel tourne autour de l’argent. Nous devenons dépendant des choses. Posséder nous fait croire à un pouvoir, à une preuve d’existence. La société actuelle crée le besoin afin de faire vivre une économie qui finit par tourner en rond…  Je vais choquer en disant certaines « choses » entendues via une personne, qui, pour certains sujets n’était pas si bête…  J’ai toujours été étonnée dans le train à Nice de n’entendre des messages prévenant de la présence dans le train d’éventuels pick-pockets qu’en langue française. On m’avait répondu que  si on n’était pas certains que les touristes ne dépensent leur argent dans la ville, les voleurs, eux oui, ils dépensent… (j’entends l’orage gronder…. ^^) Ben oui, avouez que quelque part, c’est logique…

La société actuelle nous pousse également à courir sans cesse après l’argent. Les parents démissionnent de leur mission de parents… Plus le temps, plus l’envie, plus la force… Souvent dépassés, et surtout dans les familles monoparentales. Les familles maghrébines ou autres, n’ont plus le pouvoir d’éduquer comme il est coutume dans leur pays. Les femmes souvent ne parlent pas français, ou ne lisent pas le français et n’arrivent donc pas à suivre la scolarité de leurs enfants ou adolescents (idem, je sais de quoi je parle). alors on nous ressort l’attirail de l’adaptation… Je suis d’accord avec le fait que ce n’est pas à moi de m’adapter à d’autres cultures que la mienne. Certes. mais nous oublions très souvent notre qualité d’accueil, ce qui n’équivaut pas à des allocations familiales qui parfois mériteraient d’être recadrées et réorganisées, oui oui, les allocations de Noël peuvent certes servir à l’achat d’un nouveau téléviseur… (mais jusqu’à dire que les musulmans, pourquoi eux d’ailleurs à être spécifiquement ciblés, ne devraient pas la toucher, les asiatiques non plus alors, les athées encore moins, etc…).Oui oui, certains couples ne se marient pas et se déclarent comme célibataires avec enfants. Certes. Certes je trouve injuste qu’un ou une célibataire gagnant le SMIC se voit retirer les allocations logement, une fois que vous avez tout payé, il ne vous reste rien.

Or les adolescents et les enfants sont une cible parfaite pour la consommation car ils sont encore plus avides que nous de toutes les nouveautés, et même les parents se coupent en quatre pour leur offrir « tout ce qu’ils n’ont pas eu ». Alors, le pouvoir leur est en partie donné, car ce sont eux les acheteurs. Un marché colossal. 

La délinquance ? Les associations sont bien en peine d’accompagnement faute de moyens. Il serait peut-être bien de redistribuer tous les avantages de nos « chers élus » dans ces associations, avec contrôles à l’appui, afin qu’ils puissent agir sur le terrain. Remettre en place la police de proximité afin d’instaurer le dialogue. Arrêter de montrer du doigt.

Je suis toujours surprise de voir une « femme de couleur » se retourner au moins deux fois avec un grand sourire et me dire merci, juste pour l’avoir laissée descendre dans un bus (me lever de ma  place). J’avais envie de lui dire d’arrêter, que c’était tout à fait normal ! Mais également contente de voir plein de gens se lever pour laisser leur place à une personne âgée, l’aider même à s’asseoir. Tout n’est pas perdu.

Hélas, le monde du « tout argent » touche à beaucoup de domaines, comme l’emploi… Le profit prend la place du salarié même, salarié non reconnu, salarié dévalorisé. Il est triste de voir mon domaine de travail tel le service à la personne livré au simple droit du travail. Pas de convention collective, un seul jour férié, le 1er mai. Je suis même choquée que la loi française, berceau de la liberté ne donne même pas le droit au 14 juillet, fête nationale, d’être un jour férié chômé. Car peu de gens le savent, beaucoup d’entreprises ont des conventions collectives, mais un jour férié n’est pas forcément « chômé », c’est-à-dire, que vous êtes obligé de travailler et cela, à votre salaire normal ! (du moins si les clients n’ont pas annulé leur prestation)

Quelle est la valeur humaine ? N’est-elle réduite qu’à des objets ? Je me pose souvent la question du comment on peut bâtir une vie sur une valeur vide, qui n’existe pas en elle-même, sur du virtuel quoi !

Vous me trouverez peut-être naïve, j’ose croire que non. Ma vie a une valeur, votre vie a une valeur inestimable. Mais là, est un autre sujet, celui que je voulais rédiger hier matin, mais je devais travailler et n’ai pu écrire sur le sujet. Le sens de la vie, sa finalité, son but ultime, son vrai « moi », son vrai sens… Je m’y attellerai prochainement…

Votre vie m’importe….

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Une grande société nationale de services à la personne, aide ménagère, aide aux seniors, jardinage, O2 est une société qui a déjà sa page Facebook mais mérite bien mieux que cela, un groupe dédié à ses intervenants, car au-delà de la « machine », de l’entreprise, il serait bien agréable de partager nos expériences sur le réseau social. Un espace bien à nous, car il nous est difficile de nous connaître, de partager, de communiquer, au delà des forums et des pots d’agence, et qui plus est, cela nous permettrait de communiquer au delà de nos régions, de nos villes !

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A bientôt !

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Tâche au milieu de vagues bleues
qui brille de mille feux
épars dans ses longueurs
du soir qui tombe
Mille frissons éveillent la lande
alentours
Réveil de plumes
et doux comme toi
 
Pourquoi ces cris
les larmes en sang
et le vent
qui dissipe tout
pourquoi cela
Pourquoi la vie de crimes
et de faux ?
Un visage au milieu
de ces pays de brumes
où mon coeur se reconnaît
enfin
dans un soupir
ou un au-delà
et jette tout en vrac
en mêlée emmêlés
Sentiments diffus
de caricature
éventrée
 
Je reconnais cela
je ne sais pas
Quel est ce visage ?
Est-ce moi ?
 

Je ne te dois rien. Puisque tu ne m’as rien transmis. La photographie, j’avais ça en moi, tu ne m’as rien appris. Quant à l’écriture, elle m’est totalement dévolue. Je ne te dois rien. Je reprends ma liberté d’être.

Texte et photographie, tous droits réservés.

 

Pourquoi, mais pourquoi donc l’inceste doit être reconnu comme un crime spécifique et non comme un viol avec aggravation car commis par une personne ayant un ascendant ou autorité sur l’enfant…

Hors la violence, la contrainte, la surprise, ou la menace, le non-consentement, qui sont des évidences, le viol avec aggravation est inexact pour l’inceste, dans le cadre où le viol implique précisément la « pénétration », et donc passible des Assises, l’inceste englobe bien plus que cela et des études (ou l’expérience) démontrent que les conséquences de l’inceste (viol ou agression) sur une vie  sont tout aussi importantes et néfastes.

Le viol n’implique aucunement l’amour, et c’est pire que tout, et l’inceste fait plus que porter atteinte à l’intégrité physique de la personne, même si le viol, pour cela, a les mêmes conséquences traumatiques car portant atteinte à l’intimité, donc étant une atteinte à la personne physique et morale, l’inceste, quant à lui, inclut non seulement le non-consentement mais également l’amour, en plus de cela, dans un cadre fermé, à un stade de vie en construction. Il implique non seulement la honte, qui reste encore ancrée dans nos mentalités actuelles pour le viol, mais le silence car impliquant la vie de toute une famille, l’intégrité d’une famille, la vie des autres enfants, et parfois, comme dans mon cas, les autres secrets de famille. L’enfant se retrouve face à lui-même, à une parole que s’il pouvait la donner serait forcément soumise au doute, aux doutes : ne suis-je donc point fautif de cet acte, ne dois-je donc point tout à mon parent aimant, ne suis-je point la personne qui doit palier aux désirs non assouvis par la compagne ou le compagnon du parent auteur de l’acte ? Si je parle, je sème le trouble dans ma propre famille, je serai la personne qui peut briser plusieurs vies… Et je trahirais l’amour du parent auteur de l’acte… M’aime-t-il ? Est-ce que je l’aime ? Qu’est-ce que l’amour ? Où suis-je maintenant ? Comment me définir ? Qui suis-je ?

Il est plus rare, je pense, également, qu’une personne violée occulte l’âge où l’acte a été commis… ce qui est mon cas. L’âge ne m’ayant été donné que par une phrase prononcée par ma propre mère, « Elle est devenue émotive vers l’âge de 11/12 ans », lors d’une visite chez un médecin… Depuis, certaines découvertes et certains souvenirs me confirment l’âge… Pourquoi ne suis-je pas devenue émotive quand je suis entrée en 6ème, événement quand même important dans la vie d’une enfant, et pourquoi ai-je ce souvenir lancinant de moi, dans une cour de collège, mal à l’aise ou plutôt très mal dans ma peau que plus tard ? Pourquoi ai-je obtenu un second prix d’excellence en 5ème et pourquoi, ça a été la débandade après ? Phénomène de résilience qui m’a permis de résister un an…

L’inceste vous suit toute une vie. Avec ses différentes étapes lors du processus de survie. Car on ne vit pas, enfin, chacun réagit comme il le peut, chacun va survivre comme il le peut, et peut tout-à-fait réussir sa vie professionnelle, et/ou sentimentale, avec de profondes blessures. Certes. Et puis d’autres (moi), vont ne pas réussir, comme on dit, car hélas, c’était le schéma familial, la réussite, l’argent, et ce fut ma révolte, stupide quand j’y pense aujourd’hui, car ce schéma ne leur appartient pas. Etre bien dans son métier, c’est contribuer à son propre bonheur, même si cela contribuerait au leur… Mais voilà, quand on n’a pas d’autre moyen d’expression, on essaie de l’exprimer autrement… Quand j’y pense, j’ai sauvé les apparences, tout le temps, avec des sauvetages de dernière heure, juste ce qu’il faut pour passer dans la classe supérieure… Avec des préférences, quand même, et sachant taper du poing sur la table quand il s’est agit de mon orientation scolaire en fin de classe de seconde, après, quand même un échec en seconde C, tout comme pour mon frère (ils ont abandonné l’idée avec ma soeur 🙂 ), et qu’ils voulaient que je suive l’orientation de mon frère, personnellement, j’avais choisi les langues étrangères, bizarre… Et, pour prouver que j’aurais pu être excellente, rattraper tout un bouquin d’allemand en deux mois, faut le faire, et passer dans les premières à l’examen d’entrée dans un établissement public, malade à en crever, faut le faire aussi… mais le phénomène de résilience était toujours très court, demandant peut-être trop d’énergie. Je me souviens de l’entrevue entre le proviseur, mon père et moi, le proviseur félicitant mon père de ma venue dans son établissement… Il a vite déchanté…. J’avais surnommé, par la suite, ce lycée, la passoire… Idem pour le bac, après rattrapage, il fallait 200 points pour le réussir, j’ai obtenu le quota minimum… Inoubliable, je peux vous dire la brique de jus de fruits que mes parents ont ouverte à l’occasion alors que mon frère, qui avait obtenu la mention Assez Bien, s’est vu offrir le permis…

Après une première tentative d’insertion du terme « inceste » dans le code pénal et non validée par le Conseil Constitutionnel, il faudrait veiller à ce que cette fois-ci, ce soit… constitutionnel…. Bon, je n’ai pas écrit sur ce sujet-là spécifiquement mais sur les autres débats oui : l’inceste.

« la notion même d’inceste implique de définir une limite de proximité familiale au-delà de laquelle les relations sexuelles sont admises. Le Code civil prohibe le mariage jusqu’au troisième degré en ligne collatérale. En droit pénal, c’est au législateur de fixer également une limite. Il ne pouvait pas déléguer au juge le pouvoir de le faire en fonction des circonstances ».

Lire ce billet plus complet : inconstitutionnalité.

J’approuve totalement Najat Vallaud-Belkacem quand elle souligne que la recherche du non-consentement n’est pas à être effectuée… La vidéo : le gouvernement.

L’importance de la reconnaissance de l’inceste en tant que tel réside dans deux situations importantes : la détection des cas d’inceste (un enfant sur cinq, dans une classe, en serait victime) et le suivi de la victime. Or, selon mon expérience professionnelle (j’ai travaillé dans un collège), les acteurs médicaux, notamment les infirmières, ont du mal à dénoncer des cas étant données les conséquences, par exemple, dans la structure familiale ou dans leur propre vie professionnelle…

C’est en effet très délicat… Mes seules « détections » étant soumises à rudes épreuves, notamment dans leur interprétation…

Un bulletin médical scolaire…

1976

 

Après…

1977

 

L’acte ayant été commis avant un événement important…

Communion

 

Date de la photographie :

1977-2

 

J’ai lu sur Internet que l’éréthisme cardiaque était courant chez l’adolescent, mais c’est d’une coïncidence troublante… L’interprétation que des personnes ont eue sur la photo ne m’a pas convaincue mais… la photographie, ça me connait… Même si certes, il m’est difficile de rester objective… Comment dire que mon père y a une attitude protectrice, quand on observe mon attitude tétanisée… Je n’ai pas mis la photo entière mais il semblerait que ce soit mon frère qui ait pris la photo puisqu’il n’y est pas et que son meilleur ami oui (d’où forcément sa présence à lui, et mon sourire).

Alors, ministres, députés, sénateurs, membres du conseil conseil constitutionnel, au travail pour que cette loi soit intelligemment révisée. J’ai travaillé pour que mon père ne me touche plus (combien de soirées passées à me coucher la dernière), je travaille encore à la reconstruction de mon être, aujourd’hui encore plus, par la compréhension des événements, dans leur reconstitution dans le temps, et aussi dans le pourquoi (un doute subsiste quant à l’appartenance de mon père à un groupe philosophique et la relation de cette appartenance à l’acte). Je travaille sur mon être, tout en continuant la seule bonne chose que mon père m’ait léguée, la photographie…

 

Au boulot !!!! Vous ne me rendrez peut-être pas ce sourire, mais le bonheur peut-être de pouvoir croire que mon être intérieur puisse enfin rayonner… Enfin, sauf que j’y crois déjà…

FloAvant_GF