Archive for février, 2010


AU BORD DES FLO…

Un nouveau thème photographique, au fil des Flo… Quoi de plus beau ? En attendant, des photographies anciennes ou récentes, et puis, celles qui seront à prendre…

Au bord des Flo, on peut avoir un horizon plutôt sombre, on reste accoudé au bord de la mer, à le regarder, à le narguer, à ne plus espérer, on ne peut accéder au ponton, la tempête menace… Les vagues se brisent contre des barrières, nos rêves avec.  Peut-on se sentir en sécurité à l’observer de loin ?

Alors, on s’imagine, toutes voiles dehors, affrontant les écumes, pour avancer, toujours plus loin. On se sent soudain matelot dans l’âme…

On prend même la posture, la main protégeant le regard, et on sait que le soleil se cache derrière les nuages, qu’il reviendra…

Plus loin encore, on se surprend à découvrir un nouvel horizon qui s’enflamme. loin, cela semble si loin… C’est comme le feu qui embrase notre coeur.

On se sent apaisé, on se sent moins seul…

Même si l’on rencontre des obstacles, au bord des flots, le regard s’attarde puis se faufile… La pierre s’usera sous les Flo…

Au bord des Flo tumultueuses, toute une coulée de passion entraine les plus petits cailloux… Le pied devient plus léger, l’âme s’envole, jouant la maline…

Quittant le côté obscur, elle rejoint le soleil, se parant de riches atours… L’or est dans son coeur. au bord des Flo, tu trouveras la caresse d’un doux été.

De l’or naitra le bronze qui portera ses paillettes d’or. Après le tumulte, sur de larges reposoirs, tu trouveras la paix…

Tu ne te méfieras pas, tu en frémiras soudain, la peau parcourue de légers soubresauts…  Tu te diras, enfin, peut-être…

Enfin j’emprunterai cette passerelle. Elle me semble si frêle, mais cela me trouble. Je ne sais quoi, je ne sais qui… Je ne sais ce qui me pousse, moi, l’enfant sauvage…

En passant au bord des Flo, j’irai vers le monde, j’irai vers les gens…

Quelle que soit ma vitesse, tranquille ou plus pressée…

Et mon âme jouera le mystère, ses reflets seront des chemins sinueux au bord des Flo… Et ses reflets changeront sans arrêt, laissant au dépourvu le simple voyageur de mon tracé.

Et ce sera comme un halo de lumières, au bord des Flo. Comme une auréole toujours en mouvance… les Flo ne sont pas immobiles, les Flo sont des charmeuses… Comme un lasso de lumière… Ne vous approchez pas trop.

Elle a mis des barrières, mais ne serait-ce pas pour se protéger de trop nombreux voyeurs ? Ceux qui croient que tout ce qui s’approche est à prendre ? Même si la mer rouille ses bras, longtemps ils se tiendront, levés vers le ciel, au bord des Flo.

Le chemin sera long, est-il déjà tout tracé ? Tel un coureur solitaire au bord de la mer, qui saura découvrir sa vraie richesse sans rien en vouloir dérober ?

Est-ce si important ? Le principal n’est-il pas de poursuivre sa route ? Poursuivre son chemin au bord des Flo, pour aller plus loin… Au devant, les pas laissant leur empreinte le long d’une côte sauvage, au côté des autres. Avec les autres.

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LETTRE A NOS MERES

Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Ce monde où les femmes ne sont pas respectées ; on les accuse d’aguicheuses ; on les accuse de légèreté ; on les accuse, maman. Et elles n’ont peut-être rien fait pour cela. Elles ont juste envie de vivre leur vie de femme, avec tout ce que Dieu leur a donné. Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Déjà enfant, j’ai dû me protéger seule, contre un être qui m’aimait mais qui m’aimait mal. J’ai bâti des murailles contre le monde pour me protéger et puis, moi-même, j’ai voulu aimer. Et j’ai mal aimé. Aujourd’hui, le monde ne les protège pas, ça, c’est peut-être normal puisque je me trompe de mot. Ce n’est pas le monde, c’est notre société. C’est cet assemblage d’êtres de tous horizons qui se met à ne plus la protéger. Au nom de quoi ? Du fait qu’elles veulent leur indépendance ? Même pas puisque de tous temps, les femmes ont été abusées. Seulement, après avoir créé des lois, ces mêmes porteurs de lois ne protègent plus, c’est tout un système qui se lézarde et qui rend la femme encore plus démunie. Quel est ce monde où tu m’as élevée pour que je sois ainsi rabaissée ? Où toute femme ne se sente plus protégée. Maman me répond qu’elle a connu la guerre, que bien des horreurs se sont produites, où les femmes, encore une fois, se sont vues bafouées, dans leur plus profonde intimité, et maman demande à sa maman, quel est ce monde où tu m’as élevée, pour que je me batte ainsi à gagner des batailles qui ne devraient pas être ? Et la maman de ma maman lui répond qu’elle a aussi connu la guerre, et que ces mêmes faits sont aussi survenus. Oui mais c’était la guerre, répondis-je. Aujourd’hui, la femme n’est toujours pas respectée, c’est même devenu pire, elle est devenue objet, un objet dont les hommes peuvent disposer à leur guise ! Je lis la loi, tous ces textes de loi élaborés puis votés, et je m’aperçois que dans la pratique, lassitude et abandon ont fait leur nid.

On me parle de sécurité, on me parle de respect. Mais où sont-ils ? Maman, je regarde autour de moi, je vois les gens s’enfermer dans l’indifférence, si parfois j’entends des cris, ils sont vite étouffés. Je sais qu’il reste des âmes entières, non corrompues. Je sais qu’il reste des âmes fières, des coeurs aussi grands que l’océan. Je sais que des bras restent ouverts, pour consoler, et des mains pour caresser vos cheveux. Et des bouches qui parlent encore le langage du coeur et de l’âme. Et des bouches pour dire. Et des yeux pour transpercer, ou adoucir.

Maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? N’était-ce donc point pour m’élever ? Que parfois tu aies eu du mal à me transmettre ton amour, et que mon coeur en ait été blessé, je continue de vouloir apprendre à aimer. Dans les blessures, dans la haine, dans les épreuves de tous les jours. Seul l’amour peut vaincre les turpitudes de ce monde. Qu’importe ce que l’on peut me dire, les coups que l’on puisse me porter.

Alors, au delà des étoiles je porte mon regard. Au milieu de la nuit, je me mets à danser. Les voiles de mes robes imaginaires dessinent une nouvelle voie lactée. Je danse, au milieu de la nuit, au milieu d’une multitude d’étoiles. Au milieu d’espaces plus concaves. Au milieu des requins et des vautours. Au milieu du sang, des multitudes de flaques opaques que son accumulation dessine. Au milieu des larmes des femmes que l’on ne console pas.

Je danse et je souris. Pour mieux aimer.

ça balance pas mal…

On lit un peu de tout, partout… Internet, Facebook, les journaux télévisés… Les sondages qui font jongler les chiffres dans un sens ou un autre… Toutes les attaques sont bonnes pour abattre son adversaire… En raconter les détails n’est pas franchement drôle. Il est plus intéressant de se pencher sur l’abstention. J’ai toujours dit que de ne pas voter, c’était comme si on donnait sa voix à ceux qui sauront mobiliser les « troupes », les « gens », quelle que soit la manière utilisée.

Pour, contre, c’est toujours le même débat. Regardez en face ce qu’ils ont fait, ou pas, l’autre débat. Quel débat ?

Je n’ai pas changé d’avis pour cette question-là, s’abstenir, c’est donner sa voix. Quels que soient les cas de figure, que l’on soit dégoûté par les partis politiques, que l’on se dise, « ils ne jouent que pour eux-mêmes, ils ne défendent que leur place, leur portefeuille », les personnes élues le seront, quoi que l’on veuille ou dise, c’est notre démocratie, la voix que l’on donne au peuple, à ceux qui n’ont « rien », à ceux qui ont un peu, à ceux qui possèdent beaucoup. Les clichés voudraient que l’on sanctionne la politique nationale, certes avec le choix de M. Mariani pour la région PACA, on pourrait le croire. Avec M. Vauzelle, on sait également que le changement n’y sera pas, avec deux mandats, on sait à quoi s’en tenir. On connait aussi le choix pour le second tour d’Europe Ecologie, celle de s’allier avec la gauche, même s’ils ont choisi (après une forte réussite aux européennes) de composer leur propre liste.

Je vais faire sourire… Si vous voulez vraiment faire entendre votre voix de désaccord, pourquoi ne pas voter pour une petite liste, de personnes vraiment proches du peuple, comme celle de Lutte Ouvrière ? Hors des flashes des multimédias, hors des polémiques (contrairement au NPA), Lutte Ouvrière représente des gens comme vous et moi. Cela fait un moment que j’y pense… Tout en ne comprenant pas leur peu de représentativité, en comparaison avec les revendications des « gens pauvres »…

Cela voudrait bien dire la rupture qu’il semble y avoir entre les citoyens et leurs politiciens. On n’y croit plus mais on continue d’en subir les contre-coups. Un peu normal quand on voit l’état de pauvreté qui grandit, les soucis, ils sont ailleurs… Dans le combat journalier pour recouvrer un travail, pour subvenir aux besoins de sa famille. Pour survivre. Même pas pour vivre.

La politique, on la vit tous les jours, dans le quotidien, qu’on le veuille ou pas, et si certains pourraient dire que l’on accrédite leurs agissements en votant, en ne votant pas, c’est la même chose… Je n’ose même pas dire que je fais appel à l’intelligence de nos concitoyens, peut-être ont-ils préféré la placer ailleurs, cette intelligence ! Mais bon, s’il fait beau, un petit détour par le bureau de vote, et puis, allez là où vous voulez, notre région est belle…

Ou tranquillement, après une gentille ballade, au bord de mer…

On peut soutenir plus particulièrement quelqu’un sur une liste, surtout s’il est à une position éligible. Quelqu’un que l’on connait, notamment pour son intégrité. J’aimerais bien « voir » ce qu’il en ferait, de son mandat…

Jean-Christophe Picard, PRG 06, liste de M. Vauzelle

Pas envie d’une photo « costard-cravate », comme si on mesurait le sérieux avec un costume… Coluche l’avait compris… Quelque part. J’ai trouvé ! En fait, tous les « révoltés » soutiennent les associations d’aide aux plus démunis. Et c’est bien.

PETITE BALLADE

Une petite ballade improvisée… Un bus loupé car j’ai croisé un petit cortège musical. Et puis, le port, toujours, le port… (cliquer sur les images pour les agrandir)

Pour d’autres photographies du port, c’est ICI.

Si on appelle la Baie des Anges une des plus belles baies au monde, je dirais que la rade de Villefranche sur Mer est  un véritable petit trésor de notre belle Côte d’Azur.  Elle est est l’un des ports naturels les plus profonds de la Méditerranée Occidentale. Sa plage est en sable et devient, du coup, le lieu favori de bien des Niçois en été… J’ai aimé m’y promener, et suis restée un long moment au bord de mer. De nombreux cafés et restaurants longent les quais, je trouve personnellement dommage que la route passe par là, l’été, à mon avis, cela devient moins agréable avec le nombre de voiture qui doit circuler, sachant que le parking est tout au bout, juste vers la plage. Néanmoins, c’est un endroit de charme, entre passé et une petite ville moderne pas trop pourrie par le tourisme (d’accord, je ne suis pas « bling bling »), bref, extrêmement agréable tout en gardant une dimension humaine.

Villefranche, qui plus est, se love entre le Mont Boron (et Nice est tout proche), et Monaco (en passant par le Cap Ferrat), et permet tout un petit bataillon de promenades que ce soit en bord de mer, qu’en domaine forestier. Une petite perle d’azur, quoi…

BATAILLE DES FLEURS

La bataille des fleurs de Nice porte bien son nom… Que ne donnerait-on pour avoir quelques unes de ces magnifiques fleurs sur un de ces chars non moins magnifiques. Le temps a souvent tendance à nous bouder un peu, mais tant qu’il ne pleut pas, l’ambiance y est chaude !

C’est aussi un exercice formidable pour la photographie dont les muscles peuvent se souvenir… On se tortille à droite, à gauche, surtout en haut, les bras en l’air. Vive le zoom ! On peut un petit peu anticiper…

Une bataille des fleurs superbe donc, et toujours autant de touristes japonais, ou de la France, enchantés. Il parait que les hôtels de Nice sont pleins à 85%. Le coût serait de 6 à 6.5 millions d’euros mais cela rapporterait 5 fois plus.

Sont également à voir dans les environs, la fête du citron à Menton et la fête du mimosa à Mandelieu !

Ces Haïtiens n’avaient pas très chaud… Nous non plus, alors, au bout d’une heure et demie, time to go !

N’oublions pas le service de nettoyage. Le hasard a voulu que nous passions par là. Ainsi que M. Christian Estrosi et M. Rudy Salles… (et M. Pierre-Paul Leonelli)

Un p’tit brin de mimosa ?

Le roi et la reine de la 126ème édition du carnaval de Nice ont effectué une entrée dans une ambiance magique… Le roi de la planète bleue… il faut essayer d’y croire !

Enfouis au profond de toi, parfois ils ressurgissent la nuit, parfois, tu n’en veux pas, parfois tu rêves éveillé… Où sont tes rêves ? De temps à autres viennent des rêves qui te parlent de ton passé, de temps à autres viennent des rêves d’une partie de ta vie que l’on t’a volée… Ces codes que je cherche à décoder, ces messages à retranscrire… Parfois, on aimerait se tromper.

Parfois, les rêves, c’est tout simplement des choses que l’on aimerait réaliser…

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English promenade by a French woman…

Chapitre XIII.

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil,

il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal,

il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ;

il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

L’amour ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra.

Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.

Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.

Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu.

Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour.

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