Grovelands Park, Southgate

J’avais 23 ans, il en avait 18… De ma petite ville de Cannes j’étais partie en vadrouille à Londres, d’abord comme jeune fille au pair, afin d’ouvrir mon esprit et de profiter de ma jeunesse, d’améliorer mon anglais, aussi… puis, j’ai travaillé au Mac Donald’s de Southgate, une banlieue au Nord-Ouest de Londres. C’est là que nous nous sommes rencontrés.

L’amour, à 23 ans, ce peut être une histoire enflammée telle que la nôtre a pu l’être. Un beau matin, on se réveille (ensemble) et puis, on sort, bras dessus bras dessous, et mes yeux ont vu cette banlieue de Londres avec un nouveau regard. Tout était plus beau, tout était plus magnifique. Nous déambulions dans les rues à moitié désertes de cette matinée, heureux, tout simplement. J’étais une « Frenchy », il était anglais (un des seuls anglais avec qui je sois sortie !).  Que de folies j’ai pu faire à Londres ! Ô, rien de spécial, juste une jeune fille qui découvrait une grande ville, une magnifique ville. J’ai habité à 5 endroits différents, les loyers sont plutôt chers à Londres. D’une banlieue très verte avec des fermes, en passant par une zone moins enviable de HLM, pour finir dans une coquette chambre louée par une femme géniale, irlandaise (que j’ai revue par la suite).

Pourquoi cela revient-il subitement, aujourd’hui ? Nostalgie ? Non. Un article sur Nice Matin que je trouvais tristounet… Et puis, il est vrai qu’un beau jour (ou peut-être une nuit…, près d’un lac…) j’ai été contactée sur Facebook par cet ancien amoureux. Pourquoi garder une nostalgie ? Cette histoire est passée, elle reste un excellent souvenir et c’est tout ce que je souhaite garder dans mon coeur. Facebook ferait-il parfois des miracles ? En fait, Geoff m’a retrouvée via un premier article de Nice Matin sur mon groupe, J’ai Nice dans la peau!, un soir, devant son PC, il avait tapé mon nom dans un moteur de recherche et était tombé sur ma photo (taggée par les soins de Nice Matin), puis sur l’article en question, et grâce à MON groupe, jouant avec les outils de traduction du net (son français est très pauvre), il a pu me contacter, me demandant en amitié.

Je tombai des nues quand j’ai vu son prénom (je ne me souvenais pas de son nom de famille), puis sa photo (il n’a pas changé !). Il habite désormais en Australie. Cela fait bien loin pour y faire un saut !

Certes, je ne suis plus amoureuse, mais les bons souvenirs sont à chérir comme le bien le plus précieux… Ils sont ceux qui parfument notre vie et permettent de traverser les moments difficiles.

Internet, le pire comme le meilleur… Si on regarde les commentaires sur le site de Nice Matin, cela vole au ras des pâquerettes… Une ou deux personnes évoquent également leurs retrouvailles avec des êtres perdus de vue. Et il ne faut pas croire tout ce qui est écrit : « Facebook, il faut savoir quoi en faire. C’est assez superficiel. Les gens affichent des messages, et en fait, ils s’affichent. »
Si ce n’est pas forcément faux, ce n’est pas totalement vrai non plus. Les généralités ne résument jamais la vérité. Facebook m’a également permis de rencontrer des gens formidables. Et surement, d’autres personnes s’affichent beaucoup moins que moi avec cet article sur notre quotidien…

Mais, franchement, avec toutes les horreurs qui sont part intégrante de notre monde, étalées dans les médias, pourquoi ne pas partager un peu de son bonheur ?

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