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DESINSCRIRE LE TEMPS…

Mes mains, qui se posent sur toute chose, je désinscris le temps, le détourne de sa ronde, le pose un instant… Je livre bataille, contre mes sentiments, je fusionne avec l’infini, essaie d’attraper la vérité qui me défie ! J’observe les regards furtifs, ceux qui cherchent à me croiser, à savoir ce qui va suivre. Ne le sachant moi-même, j’ai décidé de suspendre un fil au vent, la course pourrait aller loin ! Ecouter mes intuitions, celles qui ne trompent pas, les premières, ou écouter la raison ? Dans ce passé impalpable, il n’est point de raisonnement qui vaille, mis à part une certaine chronologie des faits… Certains faits qui me hantent… Qui m’étouffent… Touffes de souvenirs en vrac et en vric… D’aucuns voudraient que je ne me souvienne pas, d’aucuns voudraient que l’on me prenne en flagrant délit de folie… Mais il n’est point de folie quand enfin on arrive à poser ses vérités, qui n’ont pas moins de valeur que la leur… Et j’enrage de ne point avoir toutes les connaissances ! Il semble que l’on n’en possède jamais assez, et c’est là la soif de l’humain, celle qui a causé sa perte depuis sa création. Je suis donc bien fille de lumière, descendue sur la terre, sorte de pomme géante dans un jardin d’Eden…

Les étoiles sont des portes vers d’autres demeures. L’oiseau n’en mesure pas la portée. L’humain les devine. Un coin de sa mémoire en garde le souvenir. Il soupire. C’est trop loin, c’est trop long ! Combien de vies encore ? Mais, un sourire en coin, je sais qu’il suffit de s’ouvrir à la connaissance, à sa quête infinie et définie, pour entr’apercevoir ce que nous fûmes… et redeviendrons… Des êtres de lumière. Nous voulûmes connaître et cela causa notre division. Mais, comme le Créateur faisait bien les choses, il nous donné tout ce que nous étions sous forme d’êtres avec des corps…  Les paumes de la main avec ses multitudes de chemins, sillons gravés pour ne pas nous perdre, des doigts, pour composer, créer, conserver, sentir, caresser l’autre, caresser l’air, essuyer les larmes, des bras pour porter l’espoir, et consoler l’autre, trop occupé par la vie terrestre, un front, pour laisser de l’espace à la pensée, des cheveux pour cacher celles-ci quand trop sensibles… Des yeux pour tenter d’atteindre l’immensité. Des oreilles pour ne pas dire que nous n’existons pas ou tout ce que notre bouche ne peut taire. Il a créé un cou qui permet de voir de tous les côtés, dans tous les sens. Il a créé un tronc dont un avec de belles protubérances… Il a créé des jambes, pour aller vers celui qui ne peut s’avancer vers nous. Et des genoux pour quand nous sommes trop orgueilleux. Et dire que les pieds supportent tout cela…

Deux yeux, deux bras, deux mains, deux jambes, deux pieds, deux oreilles… Il nous a créé en n’oubliant pas que nous sommes deux, et le tout en un. Uni par le tronc. Un même corps. A l’endroit, à l’envers.

Alors, qu’importe, je désinscris le temps, de temps à autre… et le pose sur un clavier.

MA PRIERE DU DIMANCHE…

Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton vivre, qui le saura ?
Je ferme les yeux pour mieux ouvrir mon cœur,
Levant les paumes de mes mains vers les cieux
Et accueillir ainsi maints rayons de leurs valeurs
Infinie jouissance de leurs devenirs pieux…
Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton être, qui le verra ?

Chaque vibration est une ronde vers l’infinie
Chaque battement d’aile est un souffle du divin
Chaque route est une main qui mène à la vie
Une invitation à partager, un lendemain…

Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton devenir, qui le vivra ?
Je lève mon front pour cueillir l’immensité
Je plie le genou pour mieux la recevoir
Humble enfant de l’univers et de la piété
Oubliant ses désirs afin de mieux pouvoir…
Tu es ma lumière, tu es mon aura
Mais, sans ton faire, qui le sera ?

LES CHEMINS DE LA LUMIERE

Nous avons tous en nous un côté sombre et une aura de lumière. Notre vie peut tendre tout autant vers l’un que vers l’autre. Selon les chemins de vie que nous choisissons. Nous sommes fascinés également par l’un ou par l’autre car tous deux ont une part de mystère, mystère qui nous charme, dont l’un peut mener à notre « perte » et l’autre nous mener à la connaissance. La connaissance de soi devient alors une nécessité intangible pour emprunter le chemin de la lumière. Aucun néon ne saurait remplacer cette voie, et maintes voix nous attirent vers l’obscurité.

A l’heure de notre monde actuel, mais n’est-ce pas ainsi depuis la nuit des temps, nous savons toujours mieux regarder en face qu’en dedans de nous mêmes, ainsi en va-t-il pour les causes, par exemple la lapidation de cette femme en Iran qui ébranle notre société, mobilise les partis politiques, les associations, alors qu’ici même, nous serions prêts à lapider de nos jugements une autre femme pour un acte qu’elle a subi, mais n’est pas reconnu par la justice de notre propre pays. Certes pas comparable. Pour l’acte. Notre côté catholique se sent visé. « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre »… (Jn 8, 1-11)

Ce qui permet une bonne introspection sont notamment le rêve ou la méditation, se regarder dans le regard des autres ne donne qu’un vague aperçu, souvent faussé. Les rêves sont souvent très forts, notre inconscient nous parle quand nous ne voulons entendre… Souvent, c’est par le biais des rêves que je comprends bien des choses, cette nuit encore… C’est tout un art que de les interpréter ! Cela m’a permis d’éclaircir une affaire sombre, tout en reliant les faits, cela ne m’a pas facilité la tâche, mais qui a soif de vérité ne récolte pas forcément la paix, il reste un long chemin, un long chemin vers la lumière…