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COMPRENDRE LE DIVIN

Le besoin de l’homme de poser en mots et/ou en image le divin, c’est comme vouloir capturer la lumière, l’invisible dans un bocal, un appareil photo, ou tout autre support tangible et surtout préhensible par l’humain. C’est nous rassurer, paradoxalement se sentir exister. Or, Dieu, c’est tout le contraire. C’est l’infini, le non visible. Si l’on veut s’approcher de Dieu, même tout moyen peut sembler bon, il faut pouvoir lâcher prise de tout ce qui est terrestre. Même si la religion n’est pas mauvaise en soi, car d’aucun y trouve un réconfort, et peut même muer son être au travers d’une religion, celle-ci peut tout autant former des barrières, des entraves au rapprochement de Dieu. Un jour, après le déluge, les hommes voulurent construire la Tour de Babel pour atteindre les cieux, et c’est ainsi que Dieu leur imposa le châtiment des langues en dispersant les peuples de par la Terre. Tout comme la lumière ne fut qu’une, elle peut se défaire en maintes couleurs de lumière, ainsi, les êtres de lumière que nous fûmes, unis en Dieu, nous nous dispersâmes alors que nous ne faisions qu’un. Nous sommes divisés par les langues, les coutumes, les religions. Nous nous bâtissons des frontières, créons des identités, nous attachons à la terre. Nous posons des mots, les transcrivons, les traduisons, les récitons. Pour atteindre le divin, il faut soit se détacher de tout cela et accepter ne faire qu’un avec la lumière, avec l’infini, se fondre à lui, soit transmuer tout ce que nous avons posé de tangible en un instrument accessoire, à la transcendance des choses en une pensée de lumière, en une énergie pure.

C’est accepter ce qui EST. Les mots finissent par tourner en rond, tout comme ce texte qui essaie de transmettre ce que je ressens, et n’aboutir nulle part car tournant, en rond, il ne peut aboutir que sur lui-même, et jamais, comme il se devrait, vers l’infini ! Tous les êtres ne pourront pas accepter que leur religion n’est pas la bonne, qu’elle n’est pas la vérité unique car elle n’est que ce qui nous a été enseigné ! Aucune religion n’est fausse, aucune religion ou pensée ne détient LA vérité unique et seul notre esprit peut décider de s’ouvrir à l’Absolu. Ainsi l’enseignement reçu doit se dépasser et dépasser les barrières que d’autres ont construites. Sera-ce par l’apprentissage de  la connaissance ou par l’abandon total de mon être à l’infinité de Dieu ? En tous cas, je lui livre mon destin. Ce n’est qu’en remettant en totale abnégation de mon être que je ne pourrai atteindre la voie subliminale. Ce n’est même pas la connaissance absolue, une vie ne saurait suffire. C’est juste faire confiance en Dieu, et poursuivre mon chemin sans demander comment mais en agissant, laissant la pensée à ce qui EST, abandonner les jalons posés pour moi par d’autres, ce que je nommerais parfois mon instinct.

Tentative d’écrire ce qui ne peut être écrit, mais ce que je ressentais sur le moment, fugace. Car ce qui devra être, ne peut être écrit….

Comme exemples de la transcendance par l’acte j’aimerais juste citer Mère Teresa et Gandhi. Car l’acte le plus souvent nous rapproche bien plus de l’infini que la prière.

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Il est des gens qui croient qu’ils vont pouvoir acheter leur droit au paradis en prévoyant des obsèques « comme il faut ». Oui, je vais choquer… Pourtant les croyants savent bien que les dés sont « jetés » bien avant que notre heure soit venue et que même si Dieu apporte son pardon à tout pécheur repenti, il n’en devient pas aveugle pour autant. Notre âme lui est si transparente que l’on ne peut rien lui cacher. Dieu ne juge pas sur la religion que vous pratiquez mais sur la foi que vous vivez et pratiquez au travers d’actes, de prières, mais la foi peut vivre au travers d’une religion, en fait, rien n’est un barrage à la foi, et mes mots ne sont que mes mots, pas une leçon de morale mais la façon dont j’essaie de vivre ma foi, sans passion ni haine pour la religion, quelle qu’elle soit… Il est vrai cependant que je me demande parfois ce que serait ma foi sans Jésus. Mais là-dessus, j’ai encore beaucoup à travailler.

Pourquoi ce titre de billet ? En tapant des recherches, je me suis aperçue que mes recherches internet sur les mots « Sur la terre comme au ciel » amenaient à un livre… de notre Pape actuel…

Mais il me semble bien présomptueux en fait de discourir sur le Ciel… Puisque je n’y suis pas (encore) ! Je voulais juste parler des tentations du diable mais le diable lui-même étant un ange déchu (« Il vaut mieux régner en enfer que servir au paradis »), je me pose la question de savoir qu’un don partiel de soi à Dieu n’est pas une solution à sa place au paradis et toute foi doit transcender les représentations terrestres que nous en avons… N’oublions pas que tout est parabole, et que tout écrit, tout langage est le propre de l’Homme, pas de Dieu… Pour cela qu’il faut aller au-delà et laisser plus libre cours à nos sensations intrinsèques, au « naturel » tout simplement, pas par le biais du corps, qui ne nous permet que de vivre sur notre planète, mais au « Moi » intérieur, à l’invisible… Ce qui n’empêche pas de se fier aux Saintes Écritures, même s’il existe différentes traductions et que certains vous feront toujours douter de leurs origines… Le souffle divin n’en est pas moins présent. Après, l’interprétation… sera ce que nous en faisons, nous, croyants, au travers de l’éducation religieuse que nous avons reçue (ou au-delà). Ce qui dérange souvent, justement, c’est cette image de soumission… Je dirais juste alors, que de se positionner sur la terre, les yeux au ciel, c’est se sentir humble non ? Que sommes-nous face à l’immensité de l’univers ? D’aucun répondront par des questions et des tentatives de réponses via la science… Et là même un proverbe dit que science sans conscience n’est que ruine de l’âme… Et d’aucun auront toujours une réponse pour mettre Dieu de côté. Ne dit-on pas cependant que les questions sont souvent plus importantes que les réponses ?  Faut-il qu’il y ait une réponse à toutes nos questions ? Toute l’eau de la terre peut-elle être contenue dans un seul récipient ? Ou dans X récipients ? Ou mieux encore, y a-t-il besoin d’enfermer cette eau ? Que l’eau « soit », n’est-ce pas plus important ? Si la cruche peut être l’ustensile permettant de véhiculer cette foi, alors cette cruche est utile. Elle ne pourra cependant rassasier quiconque voudra en boire, si le contenant de cette cruche n’est pas « renouvelé ». Vous pourrez apporter de l’eau à quiconque aura soif dans vos propres mains si la source de cette eau est en vous…

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Nous sommes ce petit voilier naviguant sur les effluves de la foi, le souffle de Dieu guidant notre embarcation au travers de ses voiles, embarcation dont nous tenons la barre. Sans barre, le voilier irait dans n’importe quelle direction, et sans vent, il n’irait nulle part… Et donc, on ne peut concevoir une embarcation sans « embarqués »… Non plus !

Ce que les scientifiques nommeraient par une boutade de qui a pondu l’oeuf ou de qui est apparu en premier plutôt, qui de la poule ou de l’oeuf ?, le mystère de la foi est bien plus complexe que cela encore, d’autres vous diront que Dieu s’ennuyait et qu’il a créé donc l’Homme (et là, certes, il n’a plus le temps de s’ennuyer…), ou que l’Homme s’est inventé Dieu pour se donner une conscience… La question est plutôt… Pourquoi avons-nous une âme ? Et d’autres de douter encore…

Que ta Foi soit sans faille ! Mais l’humain est empli de failles et ce n’est que dans sa recherche de « perfection » qui au bout du compte n’aboutit qu’à une plus grande humilité qu’il accomplira son chemin de vie…

Bon dimanche à vous.

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TROUVER LA PAIX…

Souvent, on me demande pourquoi j’ai apporté mon pardon à mon père… Chemin long et tortueux qui m’a amenée à une telle décision. Tout simplement parce que la haine amène à la haine et ne ferait que boule de neige. Qu’est-ce que cela m’apporterait de le haïr, même après sa mort ? Mon père est décédé un mardi soir, le 24 janvier 2012, après de longs mois d’errance. Il souffrait d’Alzheimer, ne pouvait plus marcher, était redevenu comme un bébé… il ne pouvait plus me faire de mal, alors, le plus simple pour la paix de son âme, était d’apporter le pardon, afin qu’elle avance sur le chemin qui lui est propre.

Je n’ai pas écrit depuis longtemps, et c’est ce film, Des hommes et des dieux, qui m’y a portée à nouveau. Certains ne retiendront de ce film que le massacre de moines en Algérie, alors que le plus important de ce film, à mes yeux, est l’amour et la « fonction première » du moine : la prière pour le salut des âmes, le don de sa vie à Dieu. Même si je suis catholique et désire garder cette confession comme religion « officielle », j’espère pouvoir garder également ma liberté de penser, quelque peu indépendante parfois, de cette religion.

« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère » (Matthieu 7 : 1-5).

Seul l’amour, en fait, éclaire l’autre d’une seule et même force, sans discontinuer. Si sa flamme vacille de temps à autre, nous devons veiller à ce que cette flamme ne s’éteigne jamais, et elle ne peut brûler que par l’attention que nous lui portons, ceci avec mesure, car la passion consume tout et ne dégage aucun aura, et la haine éteint tout, en vous consumant également !

Cette bougie, que j’avais allumée deux jours avant sa mort, juste après que ma mère m’a dit qu’il fallait venir le voir très vite… s’est consumée en moins d’une heure, de l’intérieur, coulant de partout, en coulées grises, jusqu’au parquet… Des bougies, j’en brûle régulièrement, et, c’est celle-là qui a décidé de se consumer ainsi… Pensez ce que vous voulez, moi, je sais quoi en penser…

Oui, mon père m’a fait du mal, mais il n’est pas le seul. Heureusement, il reste le sommeil pour trouver certaines solutions… J’ai réglé mes comptes avec mon père dans un rêve… Rêve que je ne peux dévoiler car… il m’appartient ! Je ne peux que dire que jamais je n’avais fait ce genre de rêve concernant mon père. Et que ça m’a bien soulagée !

Il est parti, telle que la vie est, dans un souffle d’air. Ayant attrapé après Noël une pneumopathie, il n’arrivait plus à respirer, ses muscles ont lâché, la vie est partie de son corps comme elle l’avait nourri.

Paix à son âme.

A peine un mois et demi avant, j’avais déjà perdu une bonne amie, Marie-Christine (et ne la surnommez pas MC ok ???), que j’avais rencontrée par le biais de Facebook, puis chez moi , deux fois, dont la première en bonne santé. Je lui avais réservé un chaton (ne vous inquiétez pas, Lady Blue vit heureuse à la campagne maintenant) afin de lui apporter un brin de compagnie….. Je pense que les chats accompagnent les âmes, en tous cas, Lady Blue lui a apporté de l’amour, jour et nuit, et c’est l’essentiel. Tu me manques, Chris, tu es l’exemple que l’amour existe, et ton coeur en était empli ! Même au-delà de la mort ! Alors je voulais te rendre hommage, toi qui es aussi partie un mardi, enfin, plus précisément dans la nuit du mardi au mercredi… Et 6 jours plus tard, sur FB j’écrivais : « Je crois en la beauté de l’âme et son chemin de vie décide de quand elle doit quitter son incarnation actuelle. Ton âme est belle, Chris. Nous avons su nous reconnaître… ». Comprendra qui pourra… Hommage à toi Chris, je t’embrasse de mon âme et de mon coeur…

Mardi semble être « mon » jour… C’est également celui de ma naissance, étrange coïncidence…

Alors, telle la fleur du cactus, sur un monde qui nous blesse, mais dont le coeur vit si intensément, tournée vers le ciel en quête de lumière, et offre sa sève aux abeilles, qui en fabriqueront de la douceur, telle la fleur de cactus, soyons l’abeille, entre terre et ciel, pourquoi aurions-nous des jambes, sinon pour avoir assise sur son sein, pourquoi aurions-nous une tête dans les airs, sinon pour chercher la lumière ?

« Qui aime est patient et bon, il n’est pas envieux, ne se vante pas et n’est pas prétentieux ; qui aime ne fait rien de honteux, n’est pas égoïste, ne s’irrite pas et n’éprouve pas de rancune ; qui aime ne se réjouit pas du mal, il se réjouit de la vérité. » (1ère épître de St Paul aux Corinthiens)

A l’heure actuelle où un gouvernement posera à nouveau la question de l’identité nationalité afin d’attiser la haine de l’autre et tenter ainsi de récupérer des voix qui se perdent… la question certes se pose non de savoir d’où je viens mais où je vais… Des côtes bretonnes il me reste un parfum d’enfance, et des souvenirs jalonnés de tendresse, de sourire et parfois d’inquiétudes… Loin d’être idéalisés ces souvenirs me rapprochent parfois paradoxalement de là où je vis… Ils laissent comme un goût de sel sur ma langue et mon regard est empli de lui, de ce bleu si profond légèrement auréolé de vert, pour lui rappeler que la terre coule également dans son sang. Tout aussi paradoxalement, ce côté qui me vient de mon père me tient sérieusement dans les bras de ma mère par le biais de la mer… Il n’est point d’ironie dans ces propos, que la conclusion fort simple d’une évidence qui est en moi : la dualité. Mais cette dualité n’est-elle pas dans toute chose, sachant que nous naissons d’un père et d’une mère, qu’en nous sommeille un côté obscur à l’opposé de notre sexe, que nos pieds reposent solidement sur la terre et notre tête est inévitablement à la recherche du ciel ? N’est-ce pas notre existence même qui justifie cette dualité ? Entre une existence terrestre et ses exigences les plus simples mais incontournables comme le fait de boire (liquide), se nourrir (solide), inspirer, expirer, agir et dormir (lumière et ombre, ombre et lumière), le conscient, l’inconscient, le corps et l’âme…  Il devient donc ridicule de nous détester pour nos différences, puisqu’un être est déjà différent d’un autre, et, qu’au bout du compte, nous ne sommes qu’un… Si même nos atours sont différents et sont à l’origine de nos différends, nos origines sont à l’identique et notre terre nourricière qui est à l’origine même de nos différences font que nous allons tous vers un même point (le ciel) ! Aucune origine ainsi ne prévaut sur une autre mais elles sont la fibre de notre âme. Ainsi, je suis bretonne, azuréenne, et il me plait de croire que cela forme un beau mélange. Dans les entrelas de mon être, je dois composer avec ce qui m’a créée, m’a construite, et ce que j’en fais. Il est une raison pour laquelle je suis née sur la Côte d’Azur, le pourquoi du comment je suis née à Cannes, partie à Londres et revenue pour enfin m’installer à Nice…

Lovée entre la mer, la montagne et le ciel, quels doux paysages caressent mon regard !

Que de parfums, que de chants de la terre !

Que de reflets sur les ondes de mon inconscient !

Comme un chemin qui se mérite, au travers de détours et d’embûches, la recherche d’une promesse, non pas d’un paradis terrestre mais d’une vérité que l’on voudrait appréhender, faire sienne. Un peu comme une baie où mouille un bateau. Mais on sait que la vie ne vous réserve que de fugaces instants de tranquillité et de bonheur.

Si les chemins complexes de notre esprit pouvaient ressembler à un paysage… Si l’on pouvait le prendre en photo, atteindre cet instant où tout se fige afin de mieux nous comprendre…

Peut-être n’est-il pas souhaitable de réaliser cette action certes incongrue… Non, nous sommes les peintres de notre vie, nous réalisons un tableau qui ne s’achèvera même pas dans cette vie-là !!!

Que choisir ? Garder les paupières mi-closes et regarder au loin ?

Que choisir ? La lumière ne nous rendrait-elle pas aveugle ?

C’est un long chemin que j’ai décidé d’entreprendre, un mélange de réflexion et d’action. Bi. Deux. Un. Photographie et mots… Musique et mots. Tout ce qui nous rend humain. Pour atteindre le Divin.

Ne vois-tu rien venir ?

Est-ce la foi qui nous porte ? Quelle est cette chose impalpable que tant d’êtres incroyants tentent de faire vaciller dans nos âmes car ils ne savent (plus) ce qu’est la foi… Cette foi dont on retrouve les semences dans les livres sacrés, mais qui n’y sont point enfermés. Cette foi qui se perd souvent entre des flambeaux trop nombreux que les humains allument pour mieux croire que la lumière existe… Comme une cascade de bougies que tu allumes une à une et qu’un passant éteint aussitôt que tu es passé… La foi est une de ces bougies que rien ne semble avoir allumé et que rien ne peut éteindre sauf l’aveuglement du coeur. Elle n’a pas besoin d’ornements, elle se méfie des faux-semblants, pas besoin de strass, elle est pure, dénudée, si simple qu’elle n’a besoin de rien d’autre que… un être pour la porter.

Elle s’éloigne de nos vies modernes car elle n’apporte pas de plaisir instantané, parfois même des feux la rongent, pour lui rappeler que l’enfer existe, aux apparats de soie et de diamants, de paillettes et de flashes, de sourires éclatants ne montrant en fait qu’une bouche féroce… La foi, son sourire est dans les yeux, ses mains sont douces comme la soie, son coeur aussi solide que le diamant, les paillettes sont des céréales fertiles pour apaiser la faim. Et les flashes ne sont là que pour tromper ses ennemis.

Il ne nous appartient pas de juger qui détient la foi. Elle peut se retrouver dans le cadre d’une église, qu’elle soit catholique, protestante, réformée, orthodoxe, d’un temple, judaïque, hindou, ou autre, d’une mosquée, elle se love au coin de chaque espace de la terre, c’est la simple croyance en un Etre supérieur, un Créateur, Il ne porte pas de nom, d’ailleurs… Chaque être ressent le besoin, ou pas, de lui donner un nom, d’appartenir à une entité qui le rassure, qui le guide. Mais ce n’est pas cette « appartenance » qui lui octroie le fait d’exister. Elle est une juste une forme comme une autre d’être, de s’exprimer.

Alors, est-ce la foi qui nous porte ? Je crois que nous ne faisons qu’Un… qu’elle est une fibre de nos entrailles, telle notre âme vivant dans notre corps. Et qu’elle laisse son empreinte sur le monde. Tels des pas sur le sable… de l’éternité qui s’écoule, hors de son sablier.

MERE TERESA

Dans les temps actuels, où les débats sur la burqa font rage, il me semble important de parler de ma foi, non pas comme une arme offensive contre un islam radical, car, pour moi, il n’existe qu’un seul dieu, mais parce que cette foi porte en elle un message d’amour et de paix. Et je ne veux retenir que cet amour, d’une foi souvent portée par mes propres contradictions. Je me laisse emmener par mes instincts, celui entre autres que mon chemin est tracé et que je dois suivre cette route, quels que soient les combats à mener, quelles qu’en soient les peines, les attaques dont je subis les assauts, et qui n’existent que pour tenter d’ébranler cette foi. De confession catholique, je ne me borne pas qu’à cette religion de naissance et pourtant, si je m’éloigne de ses dogmes, mon âme en garde une empreinte indélébile.

Je ne veux en retenir que le message de paix et d’amour, tel que l’a porté durant toute sa vie Mère Teresa. Toute sa vie qui ne fut qu’un don d’amour envers les siens, tellement qu’elle se sentait pourtant seule, et sentait comme un poids sombre au fond de son coeur. Elle a tout donné d’elle même que la fin de sa vie en fut ainsi tracée. Quand elle n’eut plus rien à donner, elle retourna à Dieu.

«Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on donne.»

«Nous vivons au milieu d’une mer de pauvreté. Néanmoins on peut réduire cette mer. Notre travail n’est qu’une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire.»

«On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense.»

«Le manque d’amour est la plus grande pauvreté.»

«Donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer.»

Romains 13

8. Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.
9. En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
10. L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

1 Jean 4

7. Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.
8. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
9. L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.
10. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.
11. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
12. Personne n’a jamais vu Dieu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.
13. Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit.
14. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.
15. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
16. Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
17. Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement.
18. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour.
19. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.
20. Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?
21. Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

J’ai tant à apprendre encore et à baisser mon front devant l’Eternel. Je n’ai pas honte de ma foi, et ne cherche à convertir personne. Mais elle est en moi.

Prière de Saint François d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de la paix,

Là où il y a la haine, que je mette l’Amour,
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon,
Là où il y a la discorde, que je mette l’union,
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité,
Là où il y a le doute, que je mette la foi,
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance,
Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière,
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

O Maître, que je ne cherche pas tant
A être consolé…qu’à consoler
A être compris…qu’à comprendre
A être aimé…qu’à aimer.

Car,
C’est en donnant…qu’on reçoit
C’est en s’oubliant…qu’on trouve
C’est en pardonnant…qu’on est pardonné
C’est en mourant…qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

LA FOI

[ Diversité des membres et unité du corps…

En effet, prenons une comparaison : le corps est un, et pourtant il a plusieurs membres : mais tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps : il en est de même du Christ. Car nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. (…) L’oeil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi », – ni la tête dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, même les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont nécessaires, et ceux que nous tenons pour les moins honorables, c’est à eux que nous faisons le plus d’honneur. (…) Mais Dieu a composé le corps en donnant plus d’honneur à ce qui en manque, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient un commun souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les autres partagent sa souffrance ;  si un membre est glorifié, tous les membres partagent sa joie. ] Extraits du Premier épître aux Corinthiens de Paul. (TOB)

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