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AU BORD DES FLO…

Un nouveau thème photographique, au fil des Flo… Quoi de plus beau ? En attendant, des photographies anciennes ou récentes, et puis, celles qui seront à prendre…

Au bord des Flo, on peut avoir un horizon plutôt sombre, on reste accoudé au bord de la mer, à le regarder, à le narguer, à ne plus espérer, on ne peut accéder au ponton, la tempête menace… Les vagues se brisent contre des barrières, nos rêves avec.  Peut-on se sentir en sécurité à l’observer de loin ?

Alors, on s’imagine, toutes voiles dehors, affrontant les écumes, pour avancer, toujours plus loin. On se sent soudain matelot dans l’âme…

On prend même la posture, la main protégeant le regard, et on sait que le soleil se cache derrière les nuages, qu’il reviendra…

Plus loin encore, on se surprend à découvrir un nouvel horizon qui s’enflamme. loin, cela semble si loin… C’est comme le feu qui embrase notre coeur.

On se sent apaisé, on se sent moins seul…

Même si l’on rencontre des obstacles, au bord des flots, le regard s’attarde puis se faufile… La pierre s’usera sous les Flo…

Au bord des Flo tumultueuses, toute une coulée de passion entraine les plus petits cailloux… Le pied devient plus léger, l’âme s’envole, jouant la maline…

Quittant le côté obscur, elle rejoint le soleil, se parant de riches atours… L’or est dans son coeur. au bord des Flo, tu trouveras la caresse d’un doux été.

De l’or naitra le bronze qui portera ses paillettes d’or. Après le tumulte, sur de larges reposoirs, tu trouveras la paix…

Tu ne te méfieras pas, tu en frémiras soudain, la peau parcourue de légers soubresauts…  Tu te diras, enfin, peut-être…

Enfin j’emprunterai cette passerelle. Elle me semble si frêle, mais cela me trouble. Je ne sais quoi, je ne sais qui… Je ne sais ce qui me pousse, moi, l’enfant sauvage…

En passant au bord des Flo, j’irai vers le monde, j’irai vers les gens…

Quelle que soit ma vitesse, tranquille ou plus pressée…

Et mon âme jouera le mystère, ses reflets seront des chemins sinueux au bord des Flo… Et ses reflets changeront sans arrêt, laissant au dépourvu le simple voyageur de mon tracé.

Et ce sera comme un halo de lumières, au bord des Flo. Comme une auréole toujours en mouvance… les Flo ne sont pas immobiles, les Flo sont des charmeuses… Comme un lasso de lumière… Ne vous approchez pas trop.

Elle a mis des barrières, mais ne serait-ce pas pour se protéger de trop nombreux voyeurs ? Ceux qui croient que tout ce qui s’approche est à prendre ? Même si la mer rouille ses bras, longtemps ils se tiendront, levés vers le ciel, au bord des Flo.

Le chemin sera long, est-il déjà tout tracé ? Tel un coureur solitaire au bord de la mer, qui saura découvrir sa vraie richesse sans rien en vouloir dérober ?

Est-ce si important ? Le principal n’est-il pas de poursuivre sa route ? Poursuivre son chemin au bord des Flo, pour aller plus loin… Au devant, les pas laissant leur empreinte le long d’une côte sauvage, au côté des autres. Avec les autres.

LETTRE A NOS MERES

Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Ce monde où les femmes ne sont pas respectées ; on les accuse d’aguicheuses ; on les accuse de légèreté ; on les accuse, maman. Et elles n’ont peut-être rien fait pour cela. Elles ont juste envie de vivre leur vie de femme, avec tout ce que Dieu leur a donné. Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Déjà enfant, j’ai dû me protéger seule, contre un être qui m’aimait mais qui m’aimait mal. J’ai bâti des murailles contre le monde pour me protéger et puis, moi-même, j’ai voulu aimer. Et j’ai mal aimé. Aujourd’hui, le monde ne les protège pas, ça, c’est peut-être normal puisque je me trompe de mot. Ce n’est pas le monde, c’est notre société. C’est cet assemblage d’êtres de tous horizons qui se met à ne plus la protéger. Au nom de quoi ? Du fait qu’elles veulent leur indépendance ? Même pas puisque de tous temps, les femmes ont été abusées. Seulement, après avoir créé des lois, ces mêmes porteurs de lois ne protègent plus, c’est tout un système qui se lézarde et qui rend la femme encore plus démunie. Quel est ce monde où tu m’as élevée pour que je sois ainsi rabaissée ? Où toute femme ne se sente plus protégée. Maman me répond qu’elle a connu la guerre, que bien des horreurs se sont produites, où les femmes, encore une fois, se sont vues bafouées, dans leur plus profonde intimité, et maman demande à sa maman, quel est ce monde où tu m’as élevée, pour que je me batte ainsi à gagner des batailles qui ne devraient pas être ? Et la maman de ma maman lui répond qu’elle a aussi connu la guerre, et que ces mêmes faits sont aussi survenus. Oui mais c’était la guerre, répondis-je. Aujourd’hui, la femme n’est toujours pas respectée, c’est même devenu pire, elle est devenue objet, un objet dont les hommes peuvent disposer à leur guise ! Je lis la loi, tous ces textes de loi élaborés puis votés, et je m’aperçois que dans la pratique, lassitude et abandon ont fait leur nid.

On me parle de sécurité, on me parle de respect. Mais où sont-ils ? Maman, je regarde autour de moi, je vois les gens s’enfermer dans l’indifférence, si parfois j’entends des cris, ils sont vite étouffés. Je sais qu’il reste des âmes entières, non corrompues. Je sais qu’il reste des âmes fières, des coeurs aussi grands que l’océan. Je sais que des bras restent ouverts, pour consoler, et des mains pour caresser vos cheveux. Et des bouches qui parlent encore le langage du coeur et de l’âme. Et des bouches pour dire. Et des yeux pour transpercer, ou adoucir.

Maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? N’était-ce donc point pour m’élever ? Que parfois tu aies eu du mal à me transmettre ton amour, et que mon coeur en ait été blessé, je continue de vouloir apprendre à aimer. Dans les blessures, dans la haine, dans les épreuves de tous les jours. Seul l’amour peut vaincre les turpitudes de ce monde. Qu’importe ce que l’on peut me dire, les coups que l’on puisse me porter.

Alors, au delà des étoiles je porte mon regard. Au milieu de la nuit, je me mets à danser. Les voiles de mes robes imaginaires dessinent une nouvelle voie lactée. Je danse, au milieu de la nuit, au milieu d’une multitude d’étoiles. Au milieu d’espaces plus concaves. Au milieu des requins et des vautours. Au milieu du sang, des multitudes de flaques opaques que son accumulation dessine. Au milieu des larmes des femmes que l’on ne console pas.

Je danse et je souris. Pour mieux aimer.

Voiles d'eau

A l’heure où le débat sur le port du voile est remis à l’ordre du jour, en dehors des écoles cette fois-ci, il me vient à réfléchir sur la femme même et la tradition millénaire qui prend ses sources dans les écritures religieuses, quelles qu’en soient les origines.

Ainsi, dans la Bible (ancien et nouveau Testament), la femme a été créée après l’homme et serait moins parfaite (pourtant, ne dit-on pas qu’un deuxième essai devrait être plus parfait ?) :

« Comme cela se fait dans toutes les Eglises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n’ont pas la permission de parler ; elles doivent rester soumises, comme elle dit aussi la loi. » [1 Corinthiens 14:34-35]

«  Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.  Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.   Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.  L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme;  Et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.  C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. » [1 Corinthiens 11:3-10]

« Si une femme est enceinte et enfante un garçon, elle sera impure pendant sept jours comme au temps de la souillure de ses règles.  et pendant trente-trois jours encore elle restera à purifier son sang. Elle ne touchera à rien de consacré et n’ira pas au sanctuaire jusqu’à ce que soit achevé le temps de sa purification.  Si elle enfante une fille, elle sera impure pendant deux semaines, comme pendant ses règles, et restera de plus soixante-six jours à purifier son sang. » [Lévitique 12:2-5]

« Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ;  et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression. » [1 Timothée 2:11-14]

Ainsi, dans le Coran :

Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de serrer sur elles leurs voiles (XXXIII, 59)

Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès . (XXIV 31)

Ainsi, dans la Baghavad-Gita :

Livre I, de la Bhagavad Gita, verset : 1.40

–  « Lorsque l’impiété, ô Krishna, règne dans une famille, les femmes se corrompent, et de leur dégradation, ô descendant de Vârshni, naît une progéniture indésirable.

Livre I, de la Bhagavad Gita, verset : 1.41

–  L’accroissement du nombre de ces indésirables engendre pour la famille, et pour ceux qui en ont détruit les traditions, une vie d’enfer. Les ancêtres sont oubliés, on cesse de leur offrir les ablations d’eau et de nourriture.

Ainsi, dans le Bouddhisme :

« Les femmes peuvent détruire les purs préceptes
Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs
En empêchant les autres de renaître au paradis
Elles sont la source de l’enfer » (T. 11, p.543)

Ce n’est donc pas l’Islam qui semblerait poser problème en lui-même mais je dirais plutôt ce côté ostentatoire d’une « religiosité » exacerbée, qui fait penser à l’Iran, quelque part… D’un côté, nous défendons la République, et sa laïcité, ce qui fait la grandeur de la France, ce qui est censé garantir la liberté à tout le monde.  Le problème posé est complexe, puisque l’on ne peut vraiment savoir ce qu’en pensent les intéressées elles-mêmes, si elles sont « autorisées » à s’exprimer librement. Certaines femmes choisissent de se voiler, elles parlent souvent de respect, de respect des hommes pour elles-mêmes. Dans la société que nous défendons, les femmes ont gagné leur liberté par le travail, ont-elles gagné plus de respect ?  A qui la faute, ces images dégradantes  que l’on voit un peu partout, pour des publicités, ces femmes qui paient cher leur indépendance sinon leur liberté.

L’affiche de la Foire de Nice de cette année avait provoqué de vives réactions. Surtout pour la femme, alors que l’homme y est mis aussi en avant, mais d’une manière différente bien sûr.

Nous avons les extrêmes, des deux côtés, mais essayons de n’en imputer la faute qu’aux deux sexes. C’est ce que je défends toujours. Et pour cela, développer l’esprit plutôt que l’image… Pas mal pour quelqu’un qui aime les photos…

L’extrême serait de focaliser sans expliquer, sur une amplification du « phénomène » de la burqa et du nigab qui pourrait sous-tendre une islamisation grandissante face à un monde décadent ? Le fait est que le port de la burqa ou du nigab n’est pas un signe religieux mais est antérieur à l’Islam.

Je trouve personnellement pathétique de choisir ce mode vestimentaire pour réclamer ce qui leur est dû : le respect. Alors, n’est-ce pas le rôle de notre société d’offrir ce respect ? Que manque-t-il pour que ce respect s’applique dans la vie de tous les jours, et, encore une fois, où la liberté commence-t-elle, où s’arrête-t-elle ? Comme je l’ai lu sur un blog, supporterait-on de voir une croix gammée sur un T-shirt ? Mais la nature du symbole n’est-elle pas différente ? Tout comme il existe des arrêtés pour une tenue vestimentaire décente en ville (port d’un haut pour les hommes, tout autant que pour les femmes), peut-on légiférer sur une tenue « acceptable » par tout le monde ? Il en ressort toujours un « taux » de tolérance bien plus fort envers les hommes qu’envers les femmes, et, cela vient souvent des femmes elles-mêmes… (simple constatation faite dans les rues, dans le tram…). Un homme qui joue de son charme sera moins jugé qu’une femme qui sera plus facilement traitée de « pute ». N’y a-t-il pas encore un travail à effectuer et, ceci, dans le cadre de l’éducation des enfants de notre patrie ? Un travail sur la mentalité.

Je m’inquiète pour ces femmes qui portent la burqa ou le nigab, une fois la loi promulguée, les laissera-t-on sortir ? Il en restera toujours une minorité qui restera enfermée et dont on n’entendra plus parler . Comment cette loi sera-t-elle accompagnée ? La République n’est-elle pas une garantie d’un minimum de libertés, de débats (oubliez Versaille…) où chacun doit être libre de pratiquer sa religion, sa non-religion, et puis, ensuite, il n’y a pas que la religion où la spiritualité s’exprime !

La femme est l’avenir de l’homme… Mais quel est l’avenir de la femme… No ending subject… pour la femme objet…

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Un petit billet pour rappeler que la journée de la femme, ce peut être n’importe quand, qu’il n’est point de guerre mais que, les rôles n’étant pas assumés forcément, quel que soit le côté.  Est-ce important. Femme, homme, depuis la nuit des temps, et, ceci écrit noir sur blanc, par les hommes, la Bible qui recèle les secrets d’ l’Humanité, n’est pas tout le savoir du monde. A force de porter sur nos épaules les misères des hommes, mais que certains hommes nous aident à porter.

Genèse : “Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui.”

L’homme se sentit seul, et Dieu créa la femme, “Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.”

Si la femme est née de l’homme, que ne donna-t-elle la vie, plus tard, à sa descendance. Il est intéressant de noter quea place de la femme a toujours été, certes soumise, mais prépondérante, tout au long de l’histoire biblique. Pour en avoir une succincte vision : ici.

Je vous invite à découvrir des symbolismes bien plus sensibles : ici.

L’histoire nous a appris que la femme est l’essence même de la vie et qu’elle a tenu des rôles prépondarants dans toutes ses phases…

Alors, juste un message à toutes ces femmes qui mènent une lutte de tous les jours dans cette énorme jungle que certains hommes s’évertuent à cultiver dans leurs plus sombres recoins.