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Papa2

Quand je me traitais d’abrutie, mon père répondait cela. Fille d’abruti. Je ne saurai jamais pourquoi et je ne suis pas sure qu’il aurait su l’expliquer… Etant dans le déni le plus total. Que j’aime ce regard. Je me souviens de ce moment, quand j’ai pris la photo. Souffrant d’Alzheimer, j’ai juste voulu lui montrer mon goût pour la photographie. Ce qu’il aimait. Il était plus technique que moi sans avoir l’oeil. Et moi l’oeil, sans trop la technique.

Rapports complexes à se demander ce qui est le plus fort. Et pourtant jamais de haine. Etrange. Ce qui est fait, on ne peut le défaire. Ce qui appartient à chacun, chacune, néanmoins, c’est le pardon, l’oubli, la quête de la vérité qui ne saura jamais être qu’une vérité parmi d’autres. Je ne ressens plus de colère pour ce qui s’est passé. Je ne peux pas renier ce que j’ai dit sur le comment. Je pense que tout est dit dans l’oubli du moment où ça s’est passé. Etant donné le fait que c’est une des seules choses que j’ai oublié : quand. Et un trou noir… Et les « gestes commis », comme « méthodiques ». Pas oublié…

La lumière baignait la pièce. C’était le matin donc… Et les gestes… Jusqu’à l’oubli… Peut-être trop dur à remémorer. Laissons à l’oubli…

Le pourquoi… Il entrainera certains certains choix dans ma vie c’est certain. Une spiritualité a-t-elle besoin d’un maître ? La tentation est grande. Peut-être céderai-je… Dieu restera mon guide car il est l’Unique. Je n’ai pas pu récupérer LA Bible de mon père, impossible de la trouver. Merci à …… Pour suivre son intuition, il faut qu’elle soit vierge. Pas toujours évident… Quand la pseudo pensée s’immisce, elle brouille tout. Et quand je la suis, elle me sourit (l’intuition). Suivre la lumière. Je comprends ainsi mieux ma quête de lumière dans la photographie. La profondeur d’horizon. Je poursuivrai cette quête.

Revenir à l’amour inconditionnel de la musique…

Revenir à l’écriture, libérateur de l’âme et berceau de l’esprit…

Elever l’âme, cultiver l’amour, faire la redondance du bien, ennemi du mal. Ami de l’humanité.

Paix. Amour. Dans ce monde chaotique.

Car le silence est complice des meurtriers d’enfants.

Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour.

Donnez moi des ailes

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Comme un champs de fleurs que l’on cultive, un jardin dont on prend soin et qui souffre des intempéries, des éléments extérieurs qui viennent ajouter leurs petites touches et vous amènent à prendre soin de votre jardin… De votre âme…

Un long silence après une révélation troublante, révélation qui ne peut que m’être propre, et qu’aucun élément extérieur ne peut juger sans une large ouverture d’esprit. Il ne peut hélas être laissé d’espace au doute, doutes qui ne mèneront qu’à des interrogations stériles, et laisser une porte béante à tous ceux qui ne voudront être « accusés »  ou « touchés » ou soi-disant « salis », entachés… ce que vous voulez… Car cette révélation fut la déduction évidente d’un nombre important d’éléments, d’un long cheminement sinueux de la vie et de l’esprit et du corps… Et de ses souffrances. Il ne peut que m’être propre mais hélas, il est très douloureux… Car la blessure est profonde et va au-delà de l’inceste. Elle touche au monde de la famille, de l’esprit, de l’âme même car touchant au monde spirituel,  à ses arcanes et finit, au bout du compte, par tout fausser.

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La photo à ma communion, mon attitude, le regard et le geste (le regard) de mon père, la date, le fait d’occulter cette date et non l’acte, mes difficultés face à la religion, une courte relation avec un FM, font que cela m’est devenu comme une évidence car le souvenir de l’acte me ramène à ma courte relation, et cette photo à… Je ne préfère même plus y penser. Cela me dégoute, à essayer de comprendre le pourquoi du comment, et finalement à rejeter toute forme de spiritisme organisé, si spiritisme il y a et, au bout du compte, à focaliser sur des organisations qui ne m’intéresseraient que dans un sens ? Cependant, parler d’inceste et de l’appartenance de  mon père au rosicrucianisme à des Rosicruciens, des Rosicruciens n’ont retenu que le rosicrucianisme. Cela semble éloquent. Alors, j’en ai marre, marre de chercher une pseudo vérité qui , de toutes façons, m’a été révélée et ne peut me dévoiler rien de nouveau, après, on tourne en rond…

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Ma fenêtre n’est pas fermée, mais ces secrets ne doivent pas encombrer mon horizon, mon horizon n’est pas dans la culture de secrets, mon chemin est ailleurs, mes frères et soeurs sont « ailleurs », je comprends maintenant mon problème d’appartenance à un quelconque mouvement… Ce qui me gêne, c’est d’avoir entremêlé deux « choses », symbolisme contre symbolisme, ce n’est pas que mon corps qui a été sali, mais mon âme ! Et enfin, il serait temps pour moi de libérer cette colère et d’être enfin claire avec moi-même. Dans ma recherche de spiritualité, je cherche comme l’amour du père, les deux semblent inséparables, or, en vérité, ils devraient être séparés ! Ce n’est pas ma faute, seulement la faute de quelqu’un qui lui, a fait l’amalgame et ne m’a pas laissé le choix. L’âge et les circonstances ne le permettaient pas. Mais c’est ancré si profondément que c’est comme une plaie éternellement ouverte. Pour m’en libérer, je dois faire la paix avec moi-même, accepter le fait que je ne peux rien changer au passé mais que le présent et l’avenir peuvent m’appartenir, que c’est à moi de dépasser cela et faire des choix de route en accédant à la connaissance du moi, celui d’avant, celui qui n’a pas été tronqué, trouver ma vérité, qui comporte forcément ce passé, le vrai moi ayant été tué, peut-être. Oui, l’important c’est l’âme et c’est l’amour qui transcende tout, il est le seul élément porteur de la vérité sans condition.

A mon père…

VIVRE LIBRE

Vivre libre…
Libre de toi et tes mensonges
Libre de tout amour qui me ronge
De toute haine qui me laisse comme ivre
Aux rives incertaines de mon âme qui pleure…
J’avais rêvé de toi comme une infinie tendresse
Ton amour était un leurre
Un piège à cons fait de lianes et de laisses !

Vivre libre…
Comme tout sentiment qui s’éteint au firmament
Comme une larme aux joues d’une enfant…
Où je rêvais d’une galaxie, d’un univers…
Les yeux clos et le cœur ouvert…
Mais aujourd’hui, les yeux à l’envers
Je regarde à l’intérieur de moi-même
En quête d’ombres je fuyais la lumière
Astre pâle de tes paupières…
En quête d’un doux « je t’aime »…
Enfant, je courais pieds nus vers toi…
Les bras en avant, la lune dans mes bras…

J’aurais cueilli toutes les roses
Me couvrant d’épines et ne t’apporter que leur douceur
J’aurais livré mes doutes j’aurais levé mes peurs
Traversé des rivières pour t’apporter ma fraîcheur…
Livré des batailles sans nom pour t’apporter la paix
Deviné le Rien pour te dire la Chose…
Oublié qui j’étais, oui, cela mais…
Je criais dans un langage sans non
Où la douleur faisait loi, où la douleur me prenait
Et ne prendrait que moi…
Par monts et par vaux, parvenir à lâcher prise
J’engrangeais des maux et par delà même me libérais en mots.

Vivre libre… Quelle surprise !
Quel soulagement ce serait, vivre sans ta loi ?
Vivre sans cette sourde tourmente
A flots sans cesse renouvelés, et vagues tout à fait différentes !

Vivre libre…
Sans le savoir tu m’as enchaînée à ton passé
Et la femme que j’ai du mal à être, je ne sais
Je ne vis, je ne crains, je tremble, je frémis…
Vivre libre… Pourtant…
Aimer d’un amour de sang
C’est vivre enchaîné.

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Tu restes mon père et quelque chose nous relie. Cependant, comme ce soleil caché par des branches, un fil dessine deux parties… Indissociables mais délimitées. Je ne peux pas nier ce qui a été, et le pourquoi, et le comment, et son devenir. Mais je ne veux plus en souffrir…

Si tu as été la digue, le bateau passe son chemin, il va il vient, sans t’ignorer, mais sans s’accrocher à toi… sinon c’est le naufrage…

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L’individu se place où il veut, choisit son point de vue, et pointe son regard où il se plait…

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Les gens… leurs lieux…

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La nature, ses couleurs, ses lumières…

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Ses penchants…

Faire fi de l’adversité. Dieu n’en mettrait pas plus sur nos épaules que nos épaules ne peuvent en supporter. D’où peut-être un acte manqué extrêmement réussi chez un de mes clients. J’étais partie en oubliant mon sac… A méditer, ou à faire… 😉

Photos et texte, tous droits réservés… Y’en aura toujours pour les transgresser… Et d’autres qui respecteront…

TROUVER LA PAIX…

Souvent, on me demande pourquoi j’ai apporté mon pardon à mon père… Chemin long et tortueux qui m’a amenée à une telle décision. Tout simplement parce que la haine amène à la haine et ne ferait que boule de neige. Qu’est-ce que cela m’apporterait de le haïr, même après sa mort ? Mon père est décédé un mardi soir, le 24 janvier 2012, après de longs mois d’errance. Il souffrait d’Alzheimer, ne pouvait plus marcher, était redevenu comme un bébé… il ne pouvait plus me faire de mal, alors, le plus simple pour la paix de son âme, était d’apporter le pardon, afin qu’elle avance sur le chemin qui lui est propre.

Je n’ai pas écrit depuis longtemps, et c’est ce film, Des hommes et des dieux, qui m’y a portée à nouveau. Certains ne retiendront de ce film que le massacre de moines en Algérie, alors que le plus important de ce film, à mes yeux, est l’amour et la « fonction première » du moine : la prière pour le salut des âmes, le don de sa vie à Dieu. Même si je suis catholique et désire garder cette confession comme religion « officielle », j’espère pouvoir garder également ma liberté de penser, quelque peu indépendante parfois, de cette religion.

« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère » (Matthieu 7 : 1-5).

Seul l’amour, en fait, éclaire l’autre d’une seule et même force, sans discontinuer. Si sa flamme vacille de temps à autre, nous devons veiller à ce que cette flamme ne s’éteigne jamais, et elle ne peut brûler que par l’attention que nous lui portons, ceci avec mesure, car la passion consume tout et ne dégage aucun aura, et la haine éteint tout, en vous consumant également !

Cette bougie, que j’avais allumée deux jours avant sa mort, juste après que ma mère m’a dit qu’il fallait venir le voir très vite… s’est consumée en moins d’une heure, de l’intérieur, coulant de partout, en coulées grises, jusqu’au parquet… Des bougies, j’en brûle régulièrement, et, c’est celle-là qui a décidé de se consumer ainsi… Pensez ce que vous voulez, moi, je sais quoi en penser…

Oui, mon père m’a fait du mal, mais il n’est pas le seul. Heureusement, il reste le sommeil pour trouver certaines solutions… J’ai réglé mes comptes avec mon père dans un rêve… Rêve que je ne peux dévoiler car… il m’appartient ! Je ne peux que dire que jamais je n’avais fait ce genre de rêve concernant mon père. Et que ça m’a bien soulagée !

Il est parti, telle que la vie est, dans un souffle d’air. Ayant attrapé après Noël une pneumopathie, il n’arrivait plus à respirer, ses muscles ont lâché, la vie est partie de son corps comme elle l’avait nourri.

Paix à son âme.

A peine un mois et demi avant, j’avais déjà perdu une bonne amie, Marie-Christine (et ne la surnommez pas MC ok ???), que j’avais rencontrée par le biais de Facebook, puis chez moi , deux fois, dont la première en bonne santé. Je lui avais réservé un chaton (ne vous inquiétez pas, Lady Blue vit heureuse à la campagne maintenant) afin de lui apporter un brin de compagnie….. Je pense que les chats accompagnent les âmes, en tous cas, Lady Blue lui a apporté de l’amour, jour et nuit, et c’est l’essentiel. Tu me manques, Chris, tu es l’exemple que l’amour existe, et ton coeur en était empli ! Même au-delà de la mort ! Alors je voulais te rendre hommage, toi qui es aussi partie un mardi, enfin, plus précisément dans la nuit du mardi au mercredi… Et 6 jours plus tard, sur FB j’écrivais : « Je crois en la beauté de l’âme et son chemin de vie décide de quand elle doit quitter son incarnation actuelle. Ton âme est belle, Chris. Nous avons su nous reconnaître… ». Comprendra qui pourra… Hommage à toi Chris, je t’embrasse de mon âme et de mon coeur…

Mardi semble être « mon » jour… C’est également celui de ma naissance, étrange coïncidence…

Alors, telle la fleur du cactus, sur un monde qui nous blesse, mais dont le coeur vit si intensément, tournée vers le ciel en quête de lumière, et offre sa sève aux abeilles, qui en fabriqueront de la douceur, telle la fleur de cactus, soyons l’abeille, entre terre et ciel, pourquoi aurions-nous des jambes, sinon pour avoir assise sur son sein, pourquoi aurions-nous une tête dans les airs, sinon pour chercher la lumière ?

« Qui aime est patient et bon, il n’est pas envieux, ne se vante pas et n’est pas prétentieux ; qui aime ne fait rien de honteux, n’est pas égoïste, ne s’irrite pas et n’éprouve pas de rancune ; qui aime ne se réjouit pas du mal, il se réjouit de la vérité. » (1ère épître de St Paul aux Corinthiens)