Cygne des temps

Cygne des temps

Ces signes que l’on ne mesure pas
Qui prennent place en votre corps
Dont on ne voudrait pas
Et s’incrustent plus alors…

Ces rêves que l’on a meurtris
Avant même de voir leur naissance
D’autres déjà que tout enfouit
L’être travaille à leur délivrance

Plus fort plus tenace il se réinvente
Avec le passé qu’il a apprivoisé
Si la chance ne le tente
Ce sera à lui de la créer

D’autres s’acharnent encore
Qui pensent pouvoir penser
Mieux que de voir s’éclore
Un courant qui leur est étranger

Vouloir continuer, coûte que coûte
Sur un chemin où peu s’aventurent
Si l’obstacle est sur sa route
Alors, trouver l’adéquate courbure…

Trouver sa vérité à l’orée d’un chemin
En ce que la vie a donné
Si personne ne prend sa main
Alors, que reste-t-il à prier

Prier est une lente introspection
A ce que l’âme reflète en soi
Oublier les pâles imitations
L’être reste à l’écoute faisant fi d’émoi

Que reste-t-il à rêver
Quand le coeur n’écoute plus
Que reste-t-il sinon le vrai
Quand des chimères l’être s’est déchu

Signe des temps, la pensée unique
Quand le vent balaie tout
Comment savoir ce qui tend à l’inique
Ce qui fait de vous ce nous

La plus juste équité
L’amour le droit à être
Le non dogme la volonté
Au faire fi des paraitre

Quel est ce visage qui s’offre
Fermer les yeux ne plus voir
Briser les serrures de ce coffre
Regarder son âme non plus comme un miroir…

Copyright textes et photos, Florence Roussin