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Un jour

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Serais-tu cette branche courbée sur le rivage
A la douceur d’une aube perlée se reflétant sur ton visage ?
Aurais-tu un rêve, un espoir de plus ?
Serais-tu ce cœur qui mesure l’air du temps
Comme une étoile sur un air de perles marines ?
Balaierais-tu l’ombre des chimères que le vent
Insuffle sans cesse dans ton regard en pellerine ?
Serais-tu cette ville, serais-tu cette place
Serais-tu ce chemin qui se perd dans la nuit ?
Serais-tu, ô serais-tu, au moins, cet ami
Qui jamais de mon amour ne se lasse
Comme un promeneur solitaire traverse le jour
Balaie d’une main leste les chimères
Libérant enfin son âme de cette douleur amère
Des griffes acérées des vautours…

Si tu n’avais plus qu’une seconde à vivre, laquelle serais-tu ?
Un instant fugace aux commissures de tes lèvres
De ton corps frémissant de toutes nos fièvres
La passion dévorant nos cœurs déchus…
Serais-tu cette âme, serais-tu la minute même
Qu’aucun troubadour n’a contée ?
Serais-tu ce mot perdu, cette phrase oubliée
Ces notes que le musicien cherche à taire tant il aime…
Les silences en disent si long sur ton passé
Tes mains qui parcourent tout mon être
Un visage posé sur les rebords de ma fenêtre
Comme un oiseau s’y pose et n’ose s’envoler…
Qui serais-tu, sinon toi-même, l’enchanteur
Aux détours de ce que le regard n’ose apercevoir
A demi tu, à demi murmuré, ni aube, ni soir
Juste l’amour, juste un être, une âme, un cœur…

Copyright Florence Rahmane

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Papa2

Quand je me traitais d’abrutie, mon père répondait cela. Fille d’abruti. Je ne saurai jamais pourquoi et je ne suis pas sure qu’il aurait su l’expliquer… Etant dans le déni le plus total. Que j’aime ce regard. Je me souviens de ce moment, quand j’ai pris la photo. Souffrant d’Alzheimer, j’ai juste voulu lui montrer mon goût pour la photographie. Ce qu’il aimait. Il était plus technique que moi sans avoir l’oeil. Et moi l’oeil, sans trop la technique.

Rapports complexes à se demander ce qui est le plus fort. Et pourtant jamais de haine. Etrange. Ce qui est fait, on ne peut le défaire. Ce qui appartient à chacun, chacune, néanmoins, c’est le pardon, l’oubli, la quête de la vérité qui ne saura jamais être qu’une vérité parmi d’autres. Je ne ressens plus de colère pour ce qui s’est passé. Je ne peux pas renier ce que j’ai dit sur le comment. Je pense que tout est dit dans l’oubli du moment où ça s’est passé. Etant donné le fait que c’est une des seules choses que j’ai oublié : quand. Et un trou noir… Et les « gestes commis », comme « méthodiques ». Pas oublié…

La lumière baignait la pièce. C’était le matin donc… Et les gestes… Jusqu’à l’oubli… Peut-être trop dur à remémorer. Laissons à l’oubli…

Le pourquoi… Il entrainera certains certains choix dans ma vie c’est certain. Une spiritualité a-t-elle besoin d’un maître ? La tentation est grande. Peut-être céderai-je… Dieu restera mon guide car il est l’Unique. Je n’ai pas pu récupérer LA Bible de mon père, impossible de la trouver. Merci à …… Pour suivre son intuition, il faut qu’elle soit vierge. Pas toujours évident… Quand la pseudo pensée s’immisce, elle brouille tout. Et quand je la suis, elle me sourit (l’intuition). Suivre la lumière. Je comprends ainsi mieux ma quête de lumière dans la photographie. La profondeur d’horizon. Je poursuivrai cette quête.

Revenir à l’amour inconditionnel de la musique…

Revenir à l’écriture, libérateur de l’âme et berceau de l’esprit…

Elever l’âme, cultiver l’amour, faire la redondance du bien, ennemi du mal. Ami de l’humanité.

Paix. Amour. Dans ce monde chaotique.

Car le silence est complice des meurtriers d’enfants.

Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour. Paix. Amour.

Donnez moi des ailes

TROUVER LA PAIX…

Souvent, on me demande pourquoi j’ai apporté mon pardon à mon père… Chemin long et tortueux qui m’a amenée à une telle décision. Tout simplement parce que la haine amène à la haine et ne ferait que boule de neige. Qu’est-ce que cela m’apporterait de le haïr, même après sa mort ? Mon père est décédé un mardi soir, le 24 janvier 2012, après de longs mois d’errance. Il souffrait d’Alzheimer, ne pouvait plus marcher, était redevenu comme un bébé… il ne pouvait plus me faire de mal, alors, le plus simple pour la paix de son âme, était d’apporter le pardon, afin qu’elle avance sur le chemin qui lui est propre.

Je n’ai pas écrit depuis longtemps, et c’est ce film, Des hommes et des dieux, qui m’y a portée à nouveau. Certains ne retiendront de ce film que le massacre de moines en Algérie, alors que le plus important de ce film, à mes yeux, est l’amour et la « fonction première » du moine : la prière pour le salut des âmes, le don de sa vie à Dieu. Même si je suis catholique et désire garder cette confession comme religion « officielle », j’espère pouvoir garder également ma liberté de penser, quelque peu indépendante parfois, de cette religion.

« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère » (Matthieu 7 : 1-5).

Seul l’amour, en fait, éclaire l’autre d’une seule et même force, sans discontinuer. Si sa flamme vacille de temps à autre, nous devons veiller à ce que cette flamme ne s’éteigne jamais, et elle ne peut brûler que par l’attention que nous lui portons, ceci avec mesure, car la passion consume tout et ne dégage aucun aura, et la haine éteint tout, en vous consumant également !

Cette bougie, que j’avais allumée deux jours avant sa mort, juste après que ma mère m’a dit qu’il fallait venir le voir très vite… s’est consumée en moins d’une heure, de l’intérieur, coulant de partout, en coulées grises, jusqu’au parquet… Des bougies, j’en brûle régulièrement, et, c’est celle-là qui a décidé de se consumer ainsi… Pensez ce que vous voulez, moi, je sais quoi en penser…

Oui, mon père m’a fait du mal, mais il n’est pas le seul. Heureusement, il reste le sommeil pour trouver certaines solutions… J’ai réglé mes comptes avec mon père dans un rêve… Rêve que je ne peux dévoiler car… il m’appartient ! Je ne peux que dire que jamais je n’avais fait ce genre de rêve concernant mon père. Et que ça m’a bien soulagée !

Il est parti, telle que la vie est, dans un souffle d’air. Ayant attrapé après Noël une pneumopathie, il n’arrivait plus à respirer, ses muscles ont lâché, la vie est partie de son corps comme elle l’avait nourri.

Paix à son âme.

A peine un mois et demi avant, j’avais déjà perdu une bonne amie, Marie-Christine (et ne la surnommez pas MC ok ???), que j’avais rencontrée par le biais de Facebook, puis chez moi , deux fois, dont la première en bonne santé. Je lui avais réservé un chaton (ne vous inquiétez pas, Lady Blue vit heureuse à la campagne maintenant) afin de lui apporter un brin de compagnie….. Je pense que les chats accompagnent les âmes, en tous cas, Lady Blue lui a apporté de l’amour, jour et nuit, et c’est l’essentiel. Tu me manques, Chris, tu es l’exemple que l’amour existe, et ton coeur en était empli ! Même au-delà de la mort ! Alors je voulais te rendre hommage, toi qui es aussi partie un mardi, enfin, plus précisément dans la nuit du mardi au mercredi… Et 6 jours plus tard, sur FB j’écrivais : « Je crois en la beauté de l’âme et son chemin de vie décide de quand elle doit quitter son incarnation actuelle. Ton âme est belle, Chris. Nous avons su nous reconnaître… ». Comprendra qui pourra… Hommage à toi Chris, je t’embrasse de mon âme et de mon coeur…

Mardi semble être « mon » jour… C’est également celui de ma naissance, étrange coïncidence…

Alors, telle la fleur du cactus, sur un monde qui nous blesse, mais dont le coeur vit si intensément, tournée vers le ciel en quête de lumière, et offre sa sève aux abeilles, qui en fabriqueront de la douceur, telle la fleur de cactus, soyons l’abeille, entre terre et ciel, pourquoi aurions-nous des jambes, sinon pour avoir assise sur son sein, pourquoi aurions-nous une tête dans les airs, sinon pour chercher la lumière ?

« Qui aime est patient et bon, il n’est pas envieux, ne se vante pas et n’est pas prétentieux ; qui aime ne fait rien de honteux, n’est pas égoïste, ne s’irrite pas et n’éprouve pas de rancune ; qui aime ne se réjouit pas du mal, il se réjouit de la vérité. » (1ère épître de St Paul aux Corinthiens)

Le crabe te ronge… Tu t’es battue, il te ronge tes forces. Toi, si vivante, toujours à parler des moments intenses que tu as vécus, des choses plus simples, des choses de la vie, de la vie qui passe, des passants de ta vie, de petits riens, de tes passions… Je m’en souviens, de ton bref passage chez moi, un être vivant un peu en décalé, normal, tu es une rockeuse, une fille de la nuit, de la musique, des groupes, des pubs, des mots… Un petit bout d’être bien plus vivant que bien des géants à qui tu ferais de l’ombre…

Et puis une boule est née, elle était là depuis un moment, elle n’a pas voulu partir complètement, s’est diffusée dans d’autres parties de ton corps, par petits amas bien fourbes. Un crabe, pourquoi appelle-t-on cela un crabe ? Parce qu’il marche de côté ? Ne vous regarde pas en face ? A cause de ses multiples pattes et des ses deux pinces qui ne vous lâchent pas ?

Je t’ai donnée Lady Blue, une jolie minette noire au poitrail blanc, tu l’as présentée à ton impressionnant chien que tu as voulu récupérer. Ils sont devenus complices. Tu voulais peut-être qu’ils soient ta force. Tu avais bien changé depuis la dernière fois. Sauf ta volubilité… A présent à l’hôpital, tu sembles lâcher prise, les pinces te piquent le coeur et piquent mes yeux de multiples larmes. Mais mes larmes ne servent à rien. Ce n’est pas ce que tu voudrais retenir de moi hein ? Mercredi, j’ai déposé 2 cierges à l’Eglise Saint Roch. Elle est bien jolie cette église. J’ai prié pour ton âme.

Quelle que soit la tournure des événements, tu n’es pas seule. Tes filles sont là. Je suis là. Tes amis sont là. Ta famille est là. Et j’ai demandé à Dieu de prendre soin de ton âme, à ses anges de porter tes souffrances. A Jésus de te porter sur ses épaules, non pas comme la croix qui fut son tombeau. Mais comme un coeur qui a tant d’amour en lui que le soleil brille la nuit, que les étoiles ne peuvent se taire le jour. Que le vent apporte tes slams au delà des mers. Que les musiciens s’en inspirent. Que des mélodies naissent à l’orée de toutes les contrées du monde. Tu as tant d’amour en toi. Je t’aime, Chris. Petit bout de femme dans mon si petit bout de vie.

Il y a l’amour, il y a la haine
Il y a la vie, il y a la peine
Des mots perdus dans la brume des jours
Et des pas qui se perdent dans la nuit
Il y a les rêves, il y a l’envie
Il y a des gens pour barrer la route, toujours,
Et puis, plus loin, quand on cherche dans son cœur
Il y a l’amour, il y a la haine
Et tout ce qu’on peut déchirer,
Les yeux griffés par la gêne,
Les mains qui tremblent non pas de peur
Mais prêtes à désespérer.

Il y a la vie, il y a la peine
Des corps tordus de chagrin
Plus haut l’âme incertaine
Et des rêves, des rêves de matin

L’enfant qui tremble la femme qui pleure
Et s’apercevoir que l’amour n’est pas comme on vous le dit
L’enfant qui dit « change d’heure, change d’heure ! »
Et la femme qui s’élève, contre tous, rebelle contre la vie
Contre ceux qui lui disent qu’elle est droite
Qu’il n’existe qu’un seul chemin
Qu’il n’existe qu’un seul Dieu, qu’un seul matin
Que les rues sont étroites

La femme entend chanter celle
Dont l’histoire pourrait lui ressembler
Et l’enfant murmure : « Tu es belle, tu es belle »
Car c’est ton cœur qui guide tes pas, bousculés
Heureusement les pleurs ne sont là que pour soulager
Il lui reste des rêves, il lui reste l’envie
Tête penchée sur des roses au toucher de soie
Les yeux dans la nuit
Il lui reste son cœur, il lui reste ses choix
Et des mots doux murmurés
Et l’ivresse de sa vie qu’elle conte
Sans compter
De sa voix

FEMMES, N’ATTENDEZ PAS ! FAITES -VOUS DEPISTER LE CANCER DU SEIN !!!!

La vie se révèle parfois sous des angles inattendus…

Textes et photos non libres de droits. Merci de respecter….

AINSI DONC…

« Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber. Les tentations auxquelles vous avez été exposés ont été à la mesure de l’homme, Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » (Première Epître aux Corinthiens, X, 12-13)

Tentation d’en vouloir toujours plus ? Tentation de ne vouloir écouter, regarder ce qu’il y a autour de nous ? Le monde est en pleine mutation mais certaines choses ne changent pas. Il y aura toujours ceux qui mènent le monde et ceux, qui, malgré eux, sont amenés à le subir. La France sous le joug des mouvements sociaux, et de ceux qui dictent leurs lois. Est-ce vraiment l’âge de la retraite qui est vraiment d’actualité ou plutôt l’injustice des cotisations qui touche les gens au plus bas de l’échelle ? La moyenne d’âge s’adresse-t-elle forcément à tout le monde ? Est-ce par des calculs que l’on rendra la vie plus juste ? Des études plus longues pour mener au chômage, un système de santé qui améliore ses performances techniques et médicamenteuses mais qui restreint ses bénéficiaires… L’accès à l’information que l’on taxe avec l’augmentation de la TVA sur les FAI… Les barricades que l’on monte autour de soi, les différences que l’on montre du doigt. Une France qui se cherche…

Gauche… Droite… Quel est le réel débat ? Il se situe au delà de ces frontières, bien au-delà de ce que les simples citoyens peuvent imaginer. Certains magazines en font leur pain béni… Décidément, il est des sociétés secrètes qui portent bien mal leur nom. Qui se sont éloignées de leurs vocations premières. J’aime me situer au delà des frontières, qu’elles soient politiques, culturelles ou religieuses. Sans pour autant n’avoir ni convictions ni couleurs ni pensées ni coeur…

La vérité n’est pas ailleurs, elle est à l’intérieur de nous-mêmes. La vérité fait peut-être peur. C’est peut-être cela qui nous pousse à regarder autre part. Chez l’autre. Chez le voisin. Dans un autre pays, sur une autre planète.

La vie est trop courte pour regarder « ailleurs ». La vérité est dans mon regard, elle est dans mon coeur. Mais elle n’a aucunement plus d’importance que la tienne. Partageons nos vérités… Tu verras, nous marchons sur le même chemin ombragé…

LETTRE A NOS MERES

Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Ce monde où les femmes ne sont pas respectées ; on les accuse d’aguicheuses ; on les accuse de légèreté ; on les accuse, maman. Et elles n’ont peut-être rien fait pour cela. Elles ont juste envie de vivre leur vie de femme, avec tout ce que Dieu leur a donné. Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Déjà enfant, j’ai dû me protéger seule, contre un être qui m’aimait mais qui m’aimait mal. J’ai bâti des murailles contre le monde pour me protéger et puis, moi-même, j’ai voulu aimer. Et j’ai mal aimé. Aujourd’hui, le monde ne les protège pas, ça, c’est peut-être normal puisque je me trompe de mot. Ce n’est pas le monde, c’est notre société. C’est cet assemblage d’êtres de tous horizons qui se met à ne plus la protéger. Au nom de quoi ? Du fait qu’elles veulent leur indépendance ? Même pas puisque de tous temps, les femmes ont été abusées. Seulement, après avoir créé des lois, ces mêmes porteurs de lois ne protègent plus, c’est tout un système qui se lézarde et qui rend la femme encore plus démunie. Quel est ce monde où tu m’as élevée pour que je sois ainsi rabaissée ? Où toute femme ne se sente plus protégée. Maman me répond qu’elle a connu la guerre, que bien des horreurs se sont produites, où les femmes, encore une fois, se sont vues bafouées, dans leur plus profonde intimité, et maman demande à sa maman, quel est ce monde où tu m’as élevée, pour que je me batte ainsi à gagner des batailles qui ne devraient pas être ? Et la maman de ma maman lui répond qu’elle a aussi connu la guerre, et que ces mêmes faits sont aussi survenus. Oui mais c’était la guerre, répondis-je. Aujourd’hui, la femme n’est toujours pas respectée, c’est même devenu pire, elle est devenue objet, un objet dont les hommes peuvent disposer à leur guise ! Je lis la loi, tous ces textes de loi élaborés puis votés, et je m’aperçois que dans la pratique, lassitude et abandon ont fait leur nid.

On me parle de sécurité, on me parle de respect. Mais où sont-ils ? Maman, je regarde autour de moi, je vois les gens s’enfermer dans l’indifférence, si parfois j’entends des cris, ils sont vite étouffés. Je sais qu’il reste des âmes entières, non corrompues. Je sais qu’il reste des âmes fières, des coeurs aussi grands que l’océan. Je sais que des bras restent ouverts, pour consoler, et des mains pour caresser vos cheveux. Et des bouches qui parlent encore le langage du coeur et de l’âme. Et des bouches pour dire. Et des yeux pour transpercer, ou adoucir.

Maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? N’était-ce donc point pour m’élever ? Que parfois tu aies eu du mal à me transmettre ton amour, et que mon coeur en ait été blessé, je continue de vouloir apprendre à aimer. Dans les blessures, dans la haine, dans les épreuves de tous les jours. Seul l’amour peut vaincre les turpitudes de ce monde. Qu’importe ce que l’on peut me dire, les coups que l’on puisse me porter.

Alors, au delà des étoiles je porte mon regard. Au milieu de la nuit, je me mets à danser. Les voiles de mes robes imaginaires dessinent une nouvelle voie lactée. Je danse, au milieu de la nuit, au milieu d’une multitude d’étoiles. Au milieu d’espaces plus concaves. Au milieu des requins et des vautours. Au milieu du sang, des multitudes de flaques opaques que son accumulation dessine. Au milieu des larmes des femmes que l’on ne console pas.

Je danse et je souris. Pour mieux aimer.

Chapitre XIII.

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil,

il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal,

il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ;

il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

L’amour ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra.

Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.

Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.

Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu.

Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour.

Photobucket

Pour reprendre un billet de mon ancien blog, parce que c’est beau…

Le coeur a souvent des raisons que la raison ignore. Obstiné, il perdure dans les méandres des flots qui l’assaillent de toutes parts. Rêveur, ses fibres tressautent à chaque envolée du corps qu’il habite. Un pas de danse qui l’invite aux doux méandres de l’âme dans les lignes de la pensée pure.
Visage qui s’offre à l’immense espace de vos regards inquisiteurs. Pâle reflet d’un monde imaginaire qui rejoint l’espace de la vie. Sans concessions.
Il cède si peu, son espace étant vital. Ses bras de géants qu’il agite de toutes parts enveloppent l’aire terrestre et les sillons troublés des océans.
Il bat des ailes, se retourne, vire et volte, comme un ange qui se défend de l’être.
Ange impur.
Il fait la moue, se révolte, se débat, frémit. A l’orée du charnel et de l’impalpable, aux rives des mains qui s’ouvrent et se ferment, dos à la terre, tendues vers le ciel.
Le ciel, avec ses nuages, ses perpétuelles mouvances, si proche d’atteinte et si impalpable. Incontournable. Nos corps qui, chaque jour pourfendent ses espaces infinis, balayent l’intemporel, tracent l’invisible, nos corps, enlacés ou en porte-à-faux, l’un pour l’autre ou l’un contre l’autre, amis, ennemis, dans le néant du non-être le vouloir d’exister.
Ta voix me porte bien au-delà des silences de nos âmes, dans cette nuit qui balance notre monde. Etre, respirer, et sentir, n’est-ce pas ma volonté ?
Au delà des fleuves qui traversent les terres des hommes, au delà des mers qui séparent nos poumons, au delà des rêves qui nous unissent, parfois.
Car vivre c’est s’envoler, déployer tout son espace au delà de son aura, pourfendre l’indivisibilité des entrailles, rassembler les vapeurs oubliées des nymphes helléniques, au delà de nous mêmes, au delà des espoirs déçus, au delà des échecs, au delà des déchirures, toujours au delà.
Marcher, sur un chemin, trébucher, sur la vie, se relever, la tête haute mais humble devant le ciel. Ecouter cette voix intérieure qui fait boum, qui fait boum boum. Et que l’on ne comprend pas toujours.
Le coeur a ses raisons que la raison ne saurait ignorer.

L’art photographique, c’est souvent se trouver au bon endroit au bon moment… Mais cela ne suffira jamais et ne remplacera pas le « talent », l’oeil, le regard… Aussi, un bon appareil photographique, certes… Le mien ne figure pas parmi les plus mauvais, ni parmi les meilleurs mais il me permet de vous montrer ce que je suis capable de faire. De vous apporter un certain regard sur le monde. Mon regard. Voyez, d’un simple coucher de soleil, et d’un lampadaire, ce que je suis capable, avec une once de retouche, de vous faire voir comme une coupelle avec une bougie allumée à l’intérieur, un coquillage… et l’horizon qui s’enflamme…

Je rêve d’un appareil photographique pro. Qui enregistre les photographies au format « raw ». Pas seulement un rêve, mais également, peut-être un moyen pour moi de gagner ma vie (ou un petite partie) et surement, le moyen enfin, tout simplement de vivre…

Si vous voulez m’aider, vous le pouvez… Déjà, des amis m’aident à réaliser mon rêve, et c’est pour eux que j’ai ici une pensée particulière. Merci d’aimer mon art. Merci de m’aimer.

Je vous aime.

WHAT NATURE IS…

gorilles_brume_gaucheL’ordre naturel des choses, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qu’il en reste après le passage de l’Homme ? La sélection naturelle, thème abordé sur Facebook suite à un lien que j’avais mis, sur le milliard d’êtres humains qui souffrent de malnutrition, fait accentué par la crise économique. Une de mes amies a réagi comme quoi la sélection naturelle devait se faire et que l’on n’avait pas à s’apitoyer sur ce fait « divers »…  que c’était naturel, donc, qu’étant donné le taux de fécondité de ces « pays-là », ce n’était pas un mal… par cela il faut entendre l’Afrique, un continent durement touché par cette crise. Une crise, qui je le rappelle, est économique, financière, des choses somme toute assez naturelles ? Bien sûr que la sélection se fait, par la maladie, par les guerres, par la famine, mais ces choses ne pourraient-elles pas être enrayées, du moins, avoir une limite dans la décence (l’indécence) ?

La sélection naturelle est une chose contre laquelle nous ne devons pas forcément lutter, mais dans la mesure où celle-ci dépend encore du cercle de vie telle que la nature la définit…  [La sélection naturelle va permettre à un genre d’animal de survivre car il est capable de s’adapter aux changements de température par exemple. Un animal qui ne peut pas s’adapter à une baisse de température devra se déplacer vers des régions ou il sera capable de survivre. S’il ne peut pas se déplacer ou s’adapter au nouveau climat, il va disparaître.] Cf ce site.

L’homme ne possède naturellement aucune armure, aucune griffe, il se sert de son intelligence pour subvenir à sa survie. Pour faire des recherches médicales, technologiques. Tout autant que de détruire, de chercher le profit, de créer des armes de plus en plus destructrices, des tortures de plus en plus en plus raffinées… L’homme est le roi de la cruauté gratuite. Il est aussi doué d’amour et de compassion. Alors, quelles sont les limites de la science, jusqu’à quel point devons-nous nous acharner à rechercher des vaccins, des médicaments nouveaux ? Cette question se pose également pour l’euthanasie, jusqu’à quelle limite prolonger une vie quand tout espoir semble perdu ? Quelles sont les limites de la médecine ? Ne devenons-nous pas des rats de laboratoire ? Que dois-je dire à une mère dont la fille souffre de leucémie ? Que dois-je dire à ceux et celles qui ont perdu des êtres chers lors de génocides, juifs, arméniens, rwandais ? Sélection naturelle ?

Si tout ne doit pas être poursuivi jusqu’à son extrême limite (mais alors, quelle est cette limite ?), jusqu’où alors, peut-on dire qu’il faut baisser les bras ? Doit-on laisser s’éteindre les espèces en voie de disparition ? Doit-on laisser mourir les Africains ?  Doit-on laisser se polluer les océans, l’atmosphère ? L’homme possède l’intelligence, l’homme possède le coeur, il ne s’en sert pas toujours à bon escient, même peu souvent. Mais il reste des humains qui se battent pour un meilleur avenir, une meilleure terre, un meilleur monde. Quel que soit notre vécu, la souffrance que l’on a pu endurer, la seule réponse est-elle seulement la haine ? Ne confond-on pas alors la lutte pour sa survie avec l’acharnement contre toute attaque présumée ? Cette personne qui s’est exprimée ainsi, sait-elle (je parle pour les croyants) que les âmes qui vivent de telles violences en paieront le prix lors d’une autre vie ? Rien n’est gratuit dans la souffrance que nous faisons subir. Nous construisons notre avenir, celui de cette vie, et celui des vies futures. Ce que nous faisons de notre âme aujourd’hui, sera ce qu’elle vivra lors d’une autre incarnation. Il m’est impossible d’être athée, d’aucuns diront que c’est pour me rassurer. Cela ne me rassure pas. Mais cela renforce ma foi. Elle est mienne, je ne l’impose à personne.

La sélection naturelle est-elle toujours d’actualité ? Dans un monde dénaturé, qu’est-elle devenue ? Un tremblement de terre, une inondation, un tsunami, voilà des catastrophes naturelles. Une famine accrue par une crise économique, pour moi, c’est bien moins naturel… Quand on a les moyens de palier à une telle catastrophe, ce n’est pas un cataclysme  naturel, une sélection naturelle. Ne rien dire, ne rien faire, n’est-ce pas du fatalisme ? Il y a une différence entre dire « Si Dieu le veut », « Inchallah », et baisser les bras, agir quand il nous est donné le pouvoir d’agir, ou de dire.  Donner à manger à un pauvre que l’on croise tous les jours dans la rue, ce n’est pas l’encourager à glander. Si c’est une personne que l’on croise régulièrement, on commence à le connaitre. On ne peut certes combler toutes les lacunes de la société, on ne peut certes culpabiliser pour toutes les misères du monde, mais si on laisse quelqu’un crever, à côté de soi, je ne parle même pas d’Afrique, je parle de quelqu’un que l’on croise, tous les jours, qui est-on ? Ce n’est pas forcément tous les les jours, au moins un, ne serait-ce qu’une fois. Ou parler à cette petite vieille qui se sent si seule. Ou prendre des nouvelles. Même si ce n’est pas le top pour soi, un geste, une attention, un mot. Pourquoi critiquer quelqu’un qui va tout donner aux animaux ? C’est sa vie. Pourquoi reprocher à quelqu’un de s’offrir ce dont il rêve, s’il pense un peu aux plus démunis ? Pourquoi regarder ailleurs ce que l’autre fait ou ne fait pas , d’ailleurs ?

Bref, il est important de préserver la part positive de notre humanité, de rayonner, d’aimer, pour contrecarrer les énergies négatives.

C’est en diffusant la haine que l’on récolte la haine. Qu’on lui donne des ailes, qu’on la nourrit. C’est en diffusant l’amour, même en recevant des coups de bâtons, que l’on préserve l’amour. Qu’on lui permet de rester en vie. De se propager. Que choisissez-vous ?