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COMPRENDRE LE DIVIN

Le besoin de l’homme de poser en mots et/ou en image le divin, c’est comme vouloir capturer la lumière, l’invisible dans un bocal, un appareil photo, ou tout autre support tangible et surtout préhensible par l’humain. C’est nous rassurer, paradoxalement se sentir exister. Or, Dieu, c’est tout le contraire. C’est l’infini, le non visible. Si l’on veut s’approcher de Dieu, même tout moyen peut sembler bon, il faut pouvoir lâcher prise de tout ce qui est terrestre. Même si la religion n’est pas mauvaise en soi, car d’aucun y trouve un réconfort, et peut même muer son être au travers d’une religion, celle-ci peut tout autant former des barrières, des entraves au rapprochement de Dieu. Un jour, après le déluge, les hommes voulurent construire la Tour de Babel pour atteindre les cieux, et c’est ainsi que Dieu leur imposa le châtiment des langues en dispersant les peuples de par la Terre. Tout comme la lumière ne fut qu’une, elle peut se défaire en maintes couleurs de lumière, ainsi, les êtres de lumière que nous fûmes, unis en Dieu, nous nous dispersâmes alors que nous ne faisions qu’un. Nous sommes divisés par les langues, les coutumes, les religions. Nous nous bâtissons des frontières, créons des identités, nous attachons à la terre. Nous posons des mots, les transcrivons, les traduisons, les récitons. Pour atteindre le divin, il faut soit se détacher de tout cela et accepter ne faire qu’un avec la lumière, avec l’infini, se fondre à lui, soit transmuer tout ce que nous avons posé de tangible en un instrument accessoire, à la transcendance des choses en une pensée de lumière, en une énergie pure.

C’est accepter ce qui EST. Les mots finissent par tourner en rond, tout comme ce texte qui essaie de transmettre ce que je ressens, et n’aboutir nulle part car tournant, en rond, il ne peut aboutir que sur lui-même, et jamais, comme il se devrait, vers l’infini ! Tous les êtres ne pourront pas accepter que leur religion n’est pas la bonne, qu’elle n’est pas la vérité unique car elle n’est que ce qui nous a été enseigné ! Aucune religion n’est fausse, aucune religion ou pensée ne détient LA vérité unique et seul notre esprit peut décider de s’ouvrir à l’Absolu. Ainsi l’enseignement reçu doit se dépasser et dépasser les barrières que d’autres ont construites. Sera-ce par l’apprentissage de  la connaissance ou par l’abandon total de mon être à l’infinité de Dieu ? En tous cas, je lui livre mon destin. Ce n’est qu’en remettant en totale abnégation de mon être que je ne pourrai atteindre la voie subliminale. Ce n’est même pas la connaissance absolue, une vie ne saurait suffire. C’est juste faire confiance en Dieu, et poursuivre mon chemin sans demander comment mais en agissant, laissant la pensée à ce qui EST, abandonner les jalons posés pour moi par d’autres, ce que je nommerais parfois mon instinct.

Tentative d’écrire ce qui ne peut être écrit, mais ce que je ressentais sur le moment, fugace. Car ce qui devra être, ne peut être écrit….

Comme exemples de la transcendance par l’acte j’aimerais juste citer Mère Teresa et Gandhi. Car l’acte le plus souvent nous rapproche bien plus de l’infini que la prière.

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A l’heure actuelle où un gouvernement posera à nouveau la question de l’identité nationalité afin d’attiser la haine de l’autre et tenter ainsi de récupérer des voix qui se perdent… la question certes se pose non de savoir d’où je viens mais où je vais… Des côtes bretonnes il me reste un parfum d’enfance, et des souvenirs jalonnés de tendresse, de sourire et parfois d’inquiétudes… Loin d’être idéalisés ces souvenirs me rapprochent parfois paradoxalement de là où je vis… Ils laissent comme un goût de sel sur ma langue et mon regard est empli de lui, de ce bleu si profond légèrement auréolé de vert, pour lui rappeler que la terre coule également dans son sang. Tout aussi paradoxalement, ce côté qui me vient de mon père me tient sérieusement dans les bras de ma mère par le biais de la mer… Il n’est point d’ironie dans ces propos, que la conclusion fort simple d’une évidence qui est en moi : la dualité. Mais cette dualité n’est-elle pas dans toute chose, sachant que nous naissons d’un père et d’une mère, qu’en nous sommeille un côté obscur à l’opposé de notre sexe, que nos pieds reposent solidement sur la terre et notre tête est inévitablement à la recherche du ciel ? N’est-ce pas notre existence même qui justifie cette dualité ? Entre une existence terrestre et ses exigences les plus simples mais incontournables comme le fait de boire (liquide), se nourrir (solide), inspirer, expirer, agir et dormir (lumière et ombre, ombre et lumière), le conscient, l’inconscient, le corps et l’âme…  Il devient donc ridicule de nous détester pour nos différences, puisqu’un être est déjà différent d’un autre, et, qu’au bout du compte, nous ne sommes qu’un… Si même nos atours sont différents et sont à l’origine de nos différends, nos origines sont à l’identique et notre terre nourricière qui est à l’origine même de nos différences font que nous allons tous vers un même point (le ciel) ! Aucune origine ainsi ne prévaut sur une autre mais elles sont la fibre de notre âme. Ainsi, je suis bretonne, azuréenne, et il me plait de croire que cela forme un beau mélange. Dans les entrelas de mon être, je dois composer avec ce qui m’a créée, m’a construite, et ce que j’en fais. Il est une raison pour laquelle je suis née sur la Côte d’Azur, le pourquoi du comment je suis née à Cannes, partie à Londres et revenue pour enfin m’installer à Nice…

Lovée entre la mer, la montagne et le ciel, quels doux paysages caressent mon regard !

Que de parfums, que de chants de la terre !

Que de reflets sur les ondes de mon inconscient !

Comme un chemin qui se mérite, au travers de détours et d’embûches, la recherche d’une promesse, non pas d’un paradis terrestre mais d’une vérité que l’on voudrait appréhender, faire sienne. Un peu comme une baie où mouille un bateau. Mais on sait que la vie ne vous réserve que de fugaces instants de tranquillité et de bonheur.

Si les chemins complexes de notre esprit pouvaient ressembler à un paysage… Si l’on pouvait le prendre en photo, atteindre cet instant où tout se fige afin de mieux nous comprendre…

Peut-être n’est-il pas souhaitable de réaliser cette action certes incongrue… Non, nous sommes les peintres de notre vie, nous réalisons un tableau qui ne s’achèvera même pas dans cette vie-là !!!

Que choisir ? Garder les paupières mi-closes et regarder au loin ?

Que choisir ? La lumière ne nous rendrait-elle pas aveugle ?

C’est un long chemin que j’ai décidé d’entreprendre, un mélange de réflexion et d’action. Bi. Deux. Un. Photographie et mots… Musique et mots. Tout ce qui nous rend humain. Pour atteindre le Divin.

Ne vois-tu rien venir ?

AINSI DONC…

« Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber. Les tentations auxquelles vous avez été exposés ont été à la mesure de l’homme, Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » (Première Epître aux Corinthiens, X, 12-13)

Tentation d’en vouloir toujours plus ? Tentation de ne vouloir écouter, regarder ce qu’il y a autour de nous ? Le monde est en pleine mutation mais certaines choses ne changent pas. Il y aura toujours ceux qui mènent le monde et ceux, qui, malgré eux, sont amenés à le subir. La France sous le joug des mouvements sociaux, et de ceux qui dictent leurs lois. Est-ce vraiment l’âge de la retraite qui est vraiment d’actualité ou plutôt l’injustice des cotisations qui touche les gens au plus bas de l’échelle ? La moyenne d’âge s’adresse-t-elle forcément à tout le monde ? Est-ce par des calculs que l’on rendra la vie plus juste ? Des études plus longues pour mener au chômage, un système de santé qui améliore ses performances techniques et médicamenteuses mais qui restreint ses bénéficiaires… L’accès à l’information que l’on taxe avec l’augmentation de la TVA sur les FAI… Les barricades que l’on monte autour de soi, les différences que l’on montre du doigt. Une France qui se cherche…

Gauche… Droite… Quel est le réel débat ? Il se situe au delà de ces frontières, bien au-delà de ce que les simples citoyens peuvent imaginer. Certains magazines en font leur pain béni… Décidément, il est des sociétés secrètes qui portent bien mal leur nom. Qui se sont éloignées de leurs vocations premières. J’aime me situer au delà des frontières, qu’elles soient politiques, culturelles ou religieuses. Sans pour autant n’avoir ni convictions ni couleurs ni pensées ni coeur…

La vérité n’est pas ailleurs, elle est à l’intérieur de nous-mêmes. La vérité fait peut-être peur. C’est peut-être cela qui nous pousse à regarder autre part. Chez l’autre. Chez le voisin. Dans un autre pays, sur une autre planète.

La vie est trop courte pour regarder « ailleurs ». La vérité est dans mon regard, elle est dans mon coeur. Mais elle n’a aucunement plus d’importance que la tienne. Partageons nos vérités… Tu verras, nous marchons sur le même chemin ombragé…

MERE TERESA

Dans les temps actuels, où les débats sur la burqa font rage, il me semble important de parler de ma foi, non pas comme une arme offensive contre un islam radical, car, pour moi, il n’existe qu’un seul dieu, mais parce que cette foi porte en elle un message d’amour et de paix. Et je ne veux retenir que cet amour, d’une foi souvent portée par mes propres contradictions. Je me laisse emmener par mes instincts, celui entre autres que mon chemin est tracé et que je dois suivre cette route, quels que soient les combats à mener, quelles qu’en soient les peines, les attaques dont je subis les assauts, et qui n’existent que pour tenter d’ébranler cette foi. De confession catholique, je ne me borne pas qu’à cette religion de naissance et pourtant, si je m’éloigne de ses dogmes, mon âme en garde une empreinte indélébile.

Je ne veux en retenir que le message de paix et d’amour, tel que l’a porté durant toute sa vie Mère Teresa. Toute sa vie qui ne fut qu’un don d’amour envers les siens, tellement qu’elle se sentait pourtant seule, et sentait comme un poids sombre au fond de son coeur. Elle a tout donné d’elle même que la fin de sa vie en fut ainsi tracée. Quand elle n’eut plus rien à donner, elle retourna à Dieu.

«Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on donne.»

«Nous vivons au milieu d’une mer de pauvreté. Néanmoins on peut réduire cette mer. Notre travail n’est qu’une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire.»

«On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense.»

«Le manque d’amour est la plus grande pauvreté.»

«Donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer.»

Romains 13

8. Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.
9. En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
10. L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

1 Jean 4

7. Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.
8. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
9. L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.
10. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.
11. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
12. Personne n’a jamais vu Dieu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.
13. Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit.
14. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.
15. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
16. Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
17. Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement.
18. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour.
19. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.
20. Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?
21. Et nous avons de lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

J’ai tant à apprendre encore et à baisser mon front devant l’Eternel. Je n’ai pas honte de ma foi, et ne cherche à convertir personne. Mais elle est en moi.

Prière de Saint François d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de la paix,

Là où il y a la haine, que je mette l’Amour,
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon,
Là où il y a la discorde, que je mette l’union,
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité,
Là où il y a le doute, que je mette la foi,
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance,
Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière,
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

O Maître, que je ne cherche pas tant
A être consolé…qu’à consoler
A être compris…qu’à comprendre
A être aimé…qu’à aimer.

Car,
C’est en donnant…qu’on reçoit
C’est en s’oubliant…qu’on trouve
C’est en pardonnant…qu’on est pardonné
C’est en mourant…qu’on ressuscite à l’éternelle vie.