Category: Enfance


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Il n’y a qu’une seule phrase qui me « gène » : je condamne de manière viscérale cet outrage à la civilisation tout entière.

Premièrement, le terme « outrage », qui peut être interprété de différentes manières, dans un premier sens d’offense (ce qui est ridicule), même si un deuxième synonyme moins courant peut lui être attribué comme « atteinte » et qui serait plus juste. Deuxièmement, le jeu de mot sous-jacent de « viscérale » (comment pourrait-on, dans ce cas, le dissocier du mot vice ?) qui certes remue les tripes au sens propre du terme mais que je trouve très mal placé.

Mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie. La lettre est signée à la main, il y a une lettre, et un chiffre dans la référence du courrier qui donne une première idée du nombre de personnes qui ont écrit à Muriel Marland Militello. Lettre par ailleurs très bien écrite. Merci d’avoir fait ce qui était à faire. Attendons le Sénat.

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Moins présente sur le net et sur Facebook (que je trouve de plus en insipide, qui bug constamment), il est des choses plus importantes. Inscrite à la veille sur la proposition de loi concernant l’insertion de l’inceste dans le code pénal, j’ai reçu les mises à jours sur celle-ci. Je vous invite à la lire et rappelle l’importance de cette dernière, notamment, pour le suivi des victimes. Sincèrement, si cette loi n’est pas votée, c’est que les hommes politiques n’assurent pas le « minimum » des lois vitales dans ce pays. La loi Hadopi est passée déjà devant le Sénat, et adoptée sur la grande majorité de ses principes initialement prévus, la loi sur les hôpitaux également, il est vrai que l’inceste est un sujet plus délicat et demande une étude approfondie. Je rappelle que cette loi doit passer le 30 juin devant le Sénat, que les associations ont été auditionnées. Je compte sur les sénateurs de gauche pour être un peu impliqués dans cette cause.

Le 28 avril est passée devant l’Assemblée Nationale une proposition de loi visant à insérer l’inceste dans le code pénal, entre autres. A grands coups médiatiques, grâce à la bêtise des socialistes (pardon d’être dure) qui, après s’être cachés derrière la porte, ont déboulé pour voter contre la loi Hadopi, ce qui a causé un grand débat médiatique sur la proposition de loi sur l’inceste et cette dernière, laquelle passerait avant ce 28 avril, et une forte mobilisation des victimes, des courriers adressés à nos députés (et ils étaient forts contents de recevoir ce courrier, croyez-moi). Tout cela pour rien puisque la loi Hadopi est non seulement approuvée à l’Assemblée, mais également au Sénat.

Or, je n’ai pas de nouvelles concluantes quant au texte sur l’inceste, qui, déjà, figure sur le site du Sénat mais ??? Un texte un peu tronqué, des amendements non considérés comme importants (comme la prescription portée à 30 ans). Cela confirme bien une manoeuvre électorale mais il faut être franc, un pas est amorcé, et ce n’est pas la gauche qui porte ce genre de combat sur ses épaules. J’aimerais bien savoir quelle est la position du MoDem par rapport à ce sujet plus que douloureux…

A retrouver : tous mes billets sur l’inceste.

Sites à consulter : Enfance en danger, AIVI.

Tous ensemble, changeons les choses. Soulevons les tabous. Y’en a marre. Ceux qui se taisent sont complices d’actes de barbarie. L’inceste, c’est non seulement tuer l’enfant mais c’est également transformer toute sa vie d’adulte en un long chemin de souffrance et de réapprentissage de la vie.

POUR DES LAÏCS…

condomsIl fallait faire mieux que l’abstinence, la gauche a, quant à elle opté pour l’abstention. En effet la loi pour l’insertion de l’inceste a été adoptée dans la nuit du 28 au 29 avril par l’assemblée parlementaire, me procurant une joie immense quant à une mesure que nous, les victimes d’inceste, attendions depuis bien des années. Mot d’excuses ? La précipitation sur un sujet aussi fondamental.

Il faut cependant savoir qu’une propositionde loi avait déjà été présentée par Christian Estrosi en 2005, et, je me souviens en effet qu’à cette époque avoir été sollicitée sur le tchat d’un site pour les victimes par une personne cherchant des témoignages. Selon mes souvenirs, à l’époque, la loi avait été adoptée en première lecture et réfutée devant le Sénat. Cependant, cette nouvelle loi est beaucoup plus complète, car accompagnée de mesures de prévention et d’accompagnement, s’appuyant sur un sondage effectué pour AIVI (Association Internationale des Victimes de l’Inceste) stipulant que plus de 3% des Français(es) auraient été victimes d’inceste.

Extrait du Point.fr :

La proposition de loi comporte également des mesures visant à renforcer la mission d’information en matière de violence et de sexualité dans les écoles, collèges et lycées et sur les chaînes publiques de l’audiovisuel. Enfin, le texte autorise la constitution de partie civile par les associations de lutte contre l’inceste et prévoit que le gouvernement devra présenter avant la fin de l’année des mesures destinées à mieux prendre en charge les victimes d’infractions sexuelles. Marie-Louise Fort, auteur d’un rapport parlementaire sur ce sujet publié en janvier dernier, a déclaré dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi que « ce fléau a frappé plus de 3 % de la population française ». « Ce sont ainsi plus de deux millions de Françaises et Français qui ont vu leur vie brisée par l’inceste », a-t-elle indiqué.

Je pense que, dans les supermarchés, à la place des cigarettes au chocolat, on devrait mettre en vente aux caisses des préservatifs, goût fraise, chocolat, vanille… Ha ! J’oubliais. La gauche prône l’abstention…

A regarder sur le profil Dailymotion de LCP, la Chaine Parlementaire :

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Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale a été présentée une loi proposant l’insertion de l’inceste dans le code pénal.

Terme barbare pour les uns, terme tabou pour d’autres, indifférence pour certains, abrutisme pour d’autres, sujet à une loi pour d’autres encore.

Que propose cette loi (numéro 1538, de Marie-Louise Fort) exactement et que va-t-elle changer ?

Lire une partie de cette proposition de loi pour mieux comprendre :

Ensuite, il est nécessaire pour la victime comme pour l’accusé reconnu coupable, et au-delà pour la société, de poser sur l’acte le terme qui lui convient. Mais, précisons qu’il n’est aucunement question d’introduire une hiérarchie entre les infractions d’inceste et de viol ou d’agression sexuelle. C’est pourquoi d’ailleurs, le Titre 1er ne crée pas une nouvelle infraction mais contribue à mieux qualifier celles de viol et d’autres agressions sexuelles. Il n’est donc question que de prendre en compte la réalité et la spécificité de l’inceste.
Or l’intégration dans la loi de cette spécificité de l’inceste donnera une base solide à l’action réglementaire pour adapter le cadre et les moyens de la recherche de la preuve aux affaires concernées. Ainsi, dans les cas d’inceste, le contexte de la cellule familiale est une donnée essentielle. Plus peut-être que chacun de ses membres, c’est donc la famille dans sa globalité, comme univers et comme ensemble de relations, qui doit faire l’objet d’une enquête psychologique et sociale.
Enfin, la distinction dans les circonstances aggravantes entre les infractions perpétrées au sein de la famille et celles commises par une personne extérieure ayant autorité, sans changement dans l’échelle des peines, ouvrirait aussi sur une meilleure compréhension de ces infractions. Tant dans l’accompagnement des victimes que dans le suivi carcéral et post-carcéral des agresseurs, cette dichotomie apparaît nécessaire. Cette séparation est aussi indispensable à l’étude statistique affinée des violences sexuelles sur mineurs et donc à la mise en œuvre de politiques publiques plus efficaces. La confusion entre personne ayant autorité et membre de la famille est à ce jour un obstacle.

Si cela ne changera pas la face du monde et si l’inceste, par contre, est un crime bien spécifique, ce en quoi cette loi va modifier les données,  est inséré dans le code pénal, cela enlèvera déjà un tabou et le silence qui pèse énormément sur les victimes. Cela devrait permettre également un suivi particulier des victimes. Si cela pouvait également changer la mentalité dans le haut personnel de l’éducation, cela ne serait pas un mal. Car je me suis heurtée, lorsque je travaillais dans un collège, à ce même tabou, cette « peur » de parler de la chose, le principal se cachant derrière les cours d’éducation civique que dispensent les professeurs, affirmant par là même que la « chose » était abordée en cours, et, refusant par là-même l’intervention d’une association qui a fait ses preuves en la matière, et pour cause, cette même association, l’Association Internationale des Victimes de l’Inceste (AIVI) à l’origine même de cette proposition de loi

Une loi avait été présentée par Christian Estrosi, en 2005, mais se révélait très incomplètte, à mon sens car ne prenant en compte que les abus sexuels par « pénétration » et non les abus sexuels qui peuvent se présenter sour diverses formes et qui ont les mêmes conséquences sur l’enfant ou l’adolescent et sa vie future. La nouvelle loi stipule que l’abus concerne toute « ateinte sexuelle » et préconise également l’information dans les écoles, collèges et lycées sur la sexualité et les violences.

Important également :

« Cette formation comporte un module pluridisciplinaire relatif aux infractions sexuelles à l’encontre des mineurs et leurs effets. Les magistrats, les avocats et les personnels de la police et de la gendarmerie nationale et des polices municipales reçoivent une formation initiale et continue dans le domaine de la psychologie appliquée. »

Ce qui m’horripile déjà, après avoir expérimenté un dialogue avec un socialiste sur ce texte sur Facebook, ce sont des aberrantes pensées mettant en doute les propos de ce texte. J’en parlerai peut-être, mais c’est tellement absurde qu’il me faut reprendre les points qui ont été soulevés pour avoir un argument de taille. Contre la connerie humaine.

Merci, madame marie-Louise Fort, ainsi qu’à tous ceux qui ont soutenu ce projet (je pense particulièrement à un ami), d’avoir eu le courage et la ferme volonté d’apporter la reconnaissance spécifique de l’inceste dans le code pénal, ainsi que toutes les mesures qui doivent l’accompagner.

Et donc, j’étais devant mon écran quand cette proposition a été faite. Regardez bien la photo de cette petite fille. La femme aimerait avoir le même sourire.

Retrouver ici, tous les articles sur l’inceste qui sont sur ce blog.

A lire également, l’article sur :

20 minutes.fr

– Le site de Marie-Louise Fort

– Un site proposant de l’aide à Nantes

– Le site de Paul BENSUSSAN

LA LOI A ETE ADOPTEE !

Après...

Après...

circons

……….
……….
06000 Nice

Mme Muriel Marland Militello
Députée de la 2ème circonscription – Nice

18 Bd Joseph Garnier

06000 Nice

A Nice le 22 avril 2009

Objet : vote de la proposition de loi 1538 sur l’inceste

Chère Députée,

Le 28 avril prochain, vous serez amenée à vous prononcer sur une loi majeure sur l’inceste présentée par Marie-Louise Fort.  Etant  votre administrée, je compte sur  vous pour me représenter en votant cette loi.  Comme deux millions de français victimes d’inceste (Sondage IPSOS du 28 janvier 2009 pour l’Association Internationale des Victimes de l’Inceste  et AXA Atout Cœur), je suis moi aussi concernée  par ce fléau de santé publique.

Car l’inceste détruit les victimes mais plonge également leur entourage dans plus grande souffrance. C’est un véritable problème de société que chacun paye à sa manière.  Conjoint, enfant, parent proche, les conséquences désastreuses de ce crime n’épargne personne. L’inceste n’a ni couleur politique, ni peur de la justice : à peine 3% des agresseurs vont en prison. La majorité des viols d’enfants restent impunis.

Je n’accepte pas de vivre dans une société qui ne s’empare pas de cette question avec conviction, efficacité, qui ne se révolte pas contre cette ignominie et surtout que la loi ignore. Cette loi représente la première pierre de l’édifice que notre pays se doit de construire pour protéger ses enfants.

Insérer l’inceste dans le code pénal en incluant toute la famille pas  seulement les ascendants, en supprimant la question du  consentement de l’enfant, prévenir et former les professionnels et enfin accueillir les victimes qui aujourd’hui ne bénéficient d’aucun soin spécialisé. C’est vraiment le minimum que nous puissions faire dans un pays « évolué » ! Aujourd’hui il n’existe rien : aucune recherche, aucune formation professionnelle, aucune prévention, aucune information, aucun soin spécifique, aucune considération pour ces enfants, ces adolescents et ces adultes qui vivent dans la souffrance.

C’est pourquoi le 28 avril à 15 heures, lorsque la loi Marie-Louise Fort passera au vote, je serai là, derrière mon petit écran, je vous regarderai voter « oui ». Pas de non, pas d’abstention, seulement oui, pour nos enfants, pour notre avenir, pour que notre société devienne humaine.

Je vous prie d’agréer, chère Députée,
l’expression de mes respectueux sentiments.

Ce tag existe réellement sur un pont au-dessus du Paillon

Ce tag existe réellement sur un pont au-dessus du Paillon

Le 28 avril, sera votée une loi extrêmement importante pour la prise en charge des victimes d’inceste, pour leur reconnaissance, pour la justice qui leur est due. AIVI travaillé en relation avec la députée Marie-Louise Fort, pour aboutir à ce résultat. Beaucoup d’entre vous ont témoigné de leur vécu et cela a été important.

Aujourd’hui, nous allons tous nous mobiliser pour informer nos députés respectifs de l’importance de voter cette loi. Pour cela, voici une lettre type que vous pouvez envoyer à votre député, soit à l’assemblée, soit dans sa circonscription. Vous pouvez aussi écrire votre propre lettre. Envoyez un courrier par personne majeure dans votre foyer car chaque électeur compte. Préparez des lettres sans coordonnées d’expéditeur et distribuez-les à vos amis, famille, aux professionnels concernés (enseignants, médecins…), la loi les concerne aussi.

Vous trouverez les coordonnées de votre député sur le site de l’assemblée nationale :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/liste_alpha.asp

Vous pouvez aussi envoyer un mail, c’est moins bien mais c’est déjà ça. Dans ce cas, précisez surtout dans l’entête :

« Courrier de M. ou Mme xxxxxxxx de votre ville » si vous voulez qu’il soit lu. Les emails qui concernent la circonscription du député sont lus, les autres pas forcément.

Si vous connaissez vos médias locaux, parlez-en, c’est crucial. Chaque voix compte. C’est la première loi qui peut vraiment nous apporter quelque chose, alors bougeons-nous. Répandez ce courrier sur le net pour que toutes les victimes puissent y avoir accès et puissent s’exprimer. A vous de jouer. Vous avez jusqu’au 28, après ce sera trop tard, ne remettez pas au lendemain.

Merci à tous.

Pour lire la loi :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1538.asp

Toute l’équipe d’AIVI
http://aivi.org

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Nom Prénom
Adresse
Code postal VilleM. ou Mme …………………………
Député(e) de………………………..
Adresse en circonscription
ou à l’Assemblée Nationale

A………………………., le …………………………….

Objet : vote de la proposition de loi 1538 sur l’inceste

Cher(e) Député(e),

Le 28 avril prochain, vous serez amené(e) à vous prononcer sur une loi majeure sur l’inceste présentée par Marie-Louise Fort. Etant votre administré(e), je compte sur vous pour me représenter en votant cette loi. Comme deux millions de français victimes d’inceste (Sondage IPSOS du 28 janvier 2009 pour l’Association Internationale des Victimes de l’Inceste et AXA Atout Cœur), je suis moi aussi concerné(e) par ce fléau de santé publique.

Car l’inceste détruit les victimes mais plonge également leur entourage dans plus grande souffrance. C’est un véritable problème de société que chacun paye à sa manière. Conjoint, enfant, parent proche, les conséquences désastreuses de ce crime n’épargne personne. L’inceste n’a ni couleur politique, ni peur de la justice : à peine 3% des agresseurs vont en prison. La majorité des viols d’enfants restent impunis.

Je n’accepte pas de vivre dans une société qui ne s’empare pas de cette question avec conviction,
efficacité, qui ne se révolte pas contre cette ignominie et surtout que la loi ignore. Cette loi représente la première pierre de l’édifice que notre pays se doit de construire pour protéger ses enfants.

Insérer l’inceste dans le code pénal en incluant toute la famille pas seulement les ascendants, en supprimant la question du consentement de l’enfant, prévenir et former les professionnels et enfin accueillir les victimes qui aujourd’hui ne bénéficient d’aucun soin spécialisé. C’est vraiment le minimum que nous puissions faire dans un pays « évolué » ! Aujourd’hui il n’existe rien : aucune recherche, aucune formation professionnelle, aucune prévention, aucune information, aucun soin spécifique, aucune considération pour ces enfants, ces adolescents et ces adultes qui vivent dans la souffrance.

C’est pourquoi le 28 avril à 15 heures, lorsque la loi Marie-Louise Fort passera au vote, je serai là, derrière mon petit écran, je vous regarderai voter « oui ». Pas de non, pas d’abstention, seulement oui, pour nos enfants, pour notre avenir, pour que notre société devienne humaine.

Je vous prie d’agréer, cher(e) Député(e),
l’expression de mes respectueux sentiments.

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