Category: Carnets de femmes


AU BORD DES FLO…

Un nouveau thème photographique, au fil des Flo… Quoi de plus beau ? En attendant, des photographies anciennes ou récentes, et puis, celles qui seront à prendre…

Au bord des Flo, on peut avoir un horizon plutôt sombre, on reste accoudé au bord de la mer, à le regarder, à le narguer, à ne plus espérer, on ne peut accéder au ponton, la tempête menace… Les vagues se brisent contre des barrières, nos rêves avec.  Peut-on se sentir en sécurité à l’observer de loin ?

Alors, on s’imagine, toutes voiles dehors, affrontant les écumes, pour avancer, toujours plus loin. On se sent soudain matelot dans l’âme…

On prend même la posture, la main protégeant le regard, et on sait que le soleil se cache derrière les nuages, qu’il reviendra…

Plus loin encore, on se surprend à découvrir un nouvel horizon qui s’enflamme. loin, cela semble si loin… C’est comme le feu qui embrase notre coeur.

On se sent apaisé, on se sent moins seul…

Même si l’on rencontre des obstacles, au bord des flots, le regard s’attarde puis se faufile… La pierre s’usera sous les Flo…

Au bord des Flo tumultueuses, toute une coulée de passion entraine les plus petits cailloux… Le pied devient plus léger, l’âme s’envole, jouant la maline…

Quittant le côté obscur, elle rejoint le soleil, se parant de riches atours… L’or est dans son coeur. au bord des Flo, tu trouveras la caresse d’un doux été.

De l’or naitra le bronze qui portera ses paillettes d’or. Après le tumulte, sur de larges reposoirs, tu trouveras la paix…

Tu ne te méfieras pas, tu en frémiras soudain, la peau parcourue de légers soubresauts…  Tu te diras, enfin, peut-être…

Enfin j’emprunterai cette passerelle. Elle me semble si frêle, mais cela me trouble. Je ne sais quoi, je ne sais qui… Je ne sais ce qui me pousse, moi, l’enfant sauvage…

En passant au bord des Flo, j’irai vers le monde, j’irai vers les gens…

Quelle que soit ma vitesse, tranquille ou plus pressée…

Et mon âme jouera le mystère, ses reflets seront des chemins sinueux au bord des Flo… Et ses reflets changeront sans arrêt, laissant au dépourvu le simple voyageur de mon tracé.

Et ce sera comme un halo de lumières, au bord des Flo. Comme une auréole toujours en mouvance… les Flo ne sont pas immobiles, les Flo sont des charmeuses… Comme un lasso de lumière… Ne vous approchez pas trop.

Elle a mis des barrières, mais ne serait-ce pas pour se protéger de trop nombreux voyeurs ? Ceux qui croient que tout ce qui s’approche est à prendre ? Même si la mer rouille ses bras, longtemps ils se tiendront, levés vers le ciel, au bord des Flo.

Le chemin sera long, est-il déjà tout tracé ? Tel un coureur solitaire au bord de la mer, qui saura découvrir sa vraie richesse sans rien en vouloir dérober ?

Est-ce si important ? Le principal n’est-il pas de poursuivre sa route ? Poursuivre son chemin au bord des Flo, pour aller plus loin… Au devant, les pas laissant leur empreinte le long d’une côte sauvage, au côté des autres. Avec les autres.

LETTRE A NOS MERES

Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Ce monde où les femmes ne sont pas respectées ; on les accuse d’aguicheuses ; on les accuse de légèreté ; on les accuse, maman. Et elles n’ont peut-être rien fait pour cela. Elles ont juste envie de vivre leur vie de femme, avec tout ce que Dieu leur a donné. Dis, maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? Déjà enfant, j’ai dû me protéger seule, contre un être qui m’aimait mais qui m’aimait mal. J’ai bâti des murailles contre le monde pour me protéger et puis, moi-même, j’ai voulu aimer. Et j’ai mal aimé. Aujourd’hui, le monde ne les protège pas, ça, c’est peut-être normal puisque je me trompe de mot. Ce n’est pas le monde, c’est notre société. C’est cet assemblage d’êtres de tous horizons qui se met à ne plus la protéger. Au nom de quoi ? Du fait qu’elles veulent leur indépendance ? Même pas puisque de tous temps, les femmes ont été abusées. Seulement, après avoir créé des lois, ces mêmes porteurs de lois ne protègent plus, c’est tout un système qui se lézarde et qui rend la femme encore plus démunie. Quel est ce monde où tu m’as élevée pour que je sois ainsi rabaissée ? Où toute femme ne se sente plus protégée. Maman me répond qu’elle a connu la guerre, que bien des horreurs se sont produites, où les femmes, encore une fois, se sont vues bafouées, dans leur plus profonde intimité, et maman demande à sa maman, quel est ce monde où tu m’as élevée, pour que je me batte ainsi à gagner des batailles qui ne devraient pas être ? Et la maman de ma maman lui répond qu’elle a aussi connu la guerre, et que ces mêmes faits sont aussi survenus. Oui mais c’était la guerre, répondis-je. Aujourd’hui, la femme n’est toujours pas respectée, c’est même devenu pire, elle est devenue objet, un objet dont les hommes peuvent disposer à leur guise ! Je lis la loi, tous ces textes de loi élaborés puis votés, et je m’aperçois que dans la pratique, lassitude et abandon ont fait leur nid.

On me parle de sécurité, on me parle de respect. Mais où sont-ils ? Maman, je regarde autour de moi, je vois les gens s’enfermer dans l’indifférence, si parfois j’entends des cris, ils sont vite étouffés. Je sais qu’il reste des âmes entières, non corrompues. Je sais qu’il reste des âmes fières, des coeurs aussi grands que l’océan. Je sais que des bras restent ouverts, pour consoler, et des mains pour caresser vos cheveux. Et des bouches qui parlent encore le langage du coeur et de l’âme. Et des bouches pour dire. Et des yeux pour transpercer, ou adoucir.

Maman, quel est ce monde où tu m’as fait grandir ? N’était-ce donc point pour m’élever ? Que parfois tu aies eu du mal à me transmettre ton amour, et que mon coeur en ait été blessé, je continue de vouloir apprendre à aimer. Dans les blessures, dans la haine, dans les épreuves de tous les jours. Seul l’amour peut vaincre les turpitudes de ce monde. Qu’importe ce que l’on peut me dire, les coups que l’on puisse me porter.

Alors, au delà des étoiles je porte mon regard. Au milieu de la nuit, je me mets à danser. Les voiles de mes robes imaginaires dessinent une nouvelle voie lactée. Je danse, au milieu de la nuit, au milieu d’une multitude d’étoiles. Au milieu d’espaces plus concaves. Au milieu des requins et des vautours. Au milieu du sang, des multitudes de flaques opaques que son accumulation dessine. Au milieu des larmes des femmes que l’on ne console pas.

Je danse et je souris. Pour mieux aimer.

ENDOMETRIOSE

D’un ancien billet écrit il y a un bout de temps mais je compte le remettre en ligne car on ignore trop des douleurs de la femme tellement elles sont tabou.

QU’EST-CE QUE L’ENDOMÉTRIOSE ?

L’intérieur de l’utérus est recouvert d’une couche de tissu qu’on appelle l’endomètre qui est éliminé hors de l’utérus durant les règles.

L’endométriose est une maladie gynécologique dans laquelle on retrouve du tissu de l’endomètre en dehors de l’utérus, soit sur les ovaires, les trompes, les ligaments qui soutiennent l’utérus et quelques fois, sur les autres organes du petit bassin, comme la vessie, l’intestin et le vagin.

Dans les cas plus avancés, du tissu cicatriciel peut se former sur les trompes, les ovaires et nuire à la mobilité de la trompe, empêcher la libération de l’œuf et perturber le passage de l’œuf fécondé des trompes vers l’utérus. Dans ces cas, la femme peut devenir infertile.

Comme l’endomètre qui tapisse l’intérieur de l’utérus, les lésions d’endométriose répondent aux hormones durant le cycle menstruel. Elles se développent durant chaque mois, se congestionnent et saignent durant les règles. Lors de ces saignements, elles irritent la membrane qui tapisse l’intérieur de l’abdomen, que l’on nomme le péritoine.

Occasionnellement, lorsque le passage au niveau du col est rétréci ou cicatriciel, une pression s’exerce à l’intérieur de l’utérus, qui force les menstruations à refouler au niveau des trompes et à se déverser dans le petit bassin. La plupart des femmes, durant leur menstruation, éprouve ce phénomène que l’on nomme des menstruations rétrogrades. Il existe dans le sang de la majorité des femmes, des facteurs qui digèrent et éliminent ces substances sanguines probablement toxiques pour le péritoine. D’autres, par ailleurs, sont génétiquement dépourvues de telles cellules qui éliminent le sang menstruel contenu dans le péritoine. C’est alors que se développent des incrustations au niveau de la membrane du péritoine qui favorisent le développement de l’endométriose, surtout au niveau des ligaments suspenseurs de l’utérus, des trompes et des ovaires. Lorsqu’une patiente est porteuse d’endométriose, ses sœurs ont 10 fois plus de probabilité d’en développer et la maladie risque d’être plus sévère.

L’organisme réagit à ce saignement en développant du tissu cicatriciel. C’est l’accumulation de ce tissu cicatriciel qui provoque les douleurs au bas ventre chez de nombreuses femmes atteintes d’endométriose. Toutefois, l’intensité de la douleur n’est pas toujours proportionnelle à l’étendue des lésions d’endométriose et peut témoigner de crampes utérines secondaires à des caillots qui obstruent le canal du col utérin.

QUELLE EST L’INCIDENCE DE L’ENDOMÉTRIOSE ?

L’endométriose survient chez 7% à 10% de la population féminine, en général, et jusqu’à 50% des patientes atteignant la pré-ménopause.  On retrouve de l’endométriose chez 38% des patientes infertiles et chez 70% à 87% des femmes souffrant de douleurs chroniques, au niveau du petit bassin.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE ENDOMÉTRIOSE ?

Les symptômes les plus fréquents de l’endométriose incluent :

Des douleurs progressives ou excessives durant les menstruations. Ces douleurs peuvent devenir très sévères et s’étendre au niveau des jambes ou dans le bas du dos.

Des douleurs au bas ventre, avant et après les menstruations.

Des douleurs lors des relations sexuelles.

L’endométriose constitue la principale cause de l’infertilité chez la femme.

Les règles peuvent devenir abondantes ou irrégulières.

Quelques fois les femmes atteintes d’endométriose ne présentent aucun symptôme.

COMMENT FAIT-ON LE DIAGNOSTIC DE L’ENDOMÉTRIOSE ?

Si vous avez l’un des symptômes de l’endométriose, parlez-en à votre médecin qui vous fera un questionnaire et un examen gynécologique complet. Lors de l’examen, il pourra retrouver un utérus basculé vers l’arrière, des douleurs au niveau des ligaments suspenseurs de l’utérus ou à la palpation des ovaires ou des trompes. Il peut également faire la découverte d’un kyste ovarien ou de granulations situées derrière l’utérus .

Une échographie pelvienne ou vaginale permet de localiser des kystes d’endométriose qui peuvent se situer en dehors de l’utérus.

Lorsqu’il soupçonne de l’endométriose, votre médecin pourra vous référer à un gynécologue qui pratiquera alors une laparoscopie.

QU’EST-CE QUE LA LAPAROSCOPIE ?

La laparoscopie est une intervention habituellement faite sous anesthésie générale, mais qui peut maintenant se réaliser sous anesthésie locale. Un petit tube que l’on appelle un laparoscope est introduit au niveau de l’ombilic. Par ce tube, le gynécologue peut regarder et explorer les organes du petit bassin. Vous pouvez connaître le déroulement de la laparoscopie en vous référant à cette rubrique.

LE TRAITEMENT DE L’ENDOMÉTRIOSE

Une fois que la laparoscopie a confirmé le diagnostic d’endométriose, le traitement laparoscopique peut généralement être effectué immédiatement. Grâce à l’introduction de trois ou quatre tubes au niveau de l’abdomen, le chirurgien peut procéder à l’excision des lésions d’endométriose soit à l’aide d’un électrocautère, du LASER ou grâce au bistouri ultrasonique. Le chirurgien peut également sectionner les adhérences et rendre la mobilité aux organes du petit bassin, tels que les ovaires, les trompes, l’utérus, les intestins et la vessie. Par la suite, selon que la patiente désire ou non des enfants, ou que les principaux symptômes soient reliés à l’infertilité ou à la douleur, plusieurs types de traitement peuvent être envisagées et le mérite de chacun doit être discuté individuellement avec chaque patiente.

Chez les patientes ne désirant pas de grossesse et au delà de la quarantaine, le traitement définitif consiste à procéder à une hystérectomie.

Ce traitement chirurgical peut être précédé ou suivi d’un traitement médical qui peut aider le gynécologue à garder les ovaires qui sont responsables du maintien et de la croissance de l’endomètre. C’est ce tissu qui tapisse l’intérieur de la cavité de l’utérus et qui continue d’être stimulé par les hormones de l’ovaire. Il est impératif lorsque l’on conserve les ovaires, de s’assurer que tout le tissu cicatriciel et que l’endométriose soient extirpés pour éviter le retour des symptômes. Lorsqu’il n’existe pas d’endométriose ou de tissu cicatriciel après l’hystérectomie, les risques du retour de la maladie ne sont que de 10%. Par ailleurs, s’il existe du tissu d’endométriose et que les ovaires sont conservés, la possibilité d’une nouvelle intervention se situe aux environs de 50%.

LE TRAITEMENT MÉDICAL

Dans la vie d’une femme il existe deux événements naturels qui améliorent les signes et symptômes de l’endométriose: la grossesse et la ménopause. Dans les deux cas, l’hypophyse, qui est une glande située à la base du cerveau, cesse de libérer des stimulants des ovaires (gonadostimulines) qui produisent à leur tour des oestrogènes. L’ovulation et les menstruations sont ainsi interrompues et la femme est soulagée des symptômes de l’endométriose. L’hormonothérapie agit en reposant les ovaires pendant une certaine période pendant laquelle les lésions d’endométriose se dégradent et disparaissent pour un certain temps. Il existe plusieurs types de traitement hormonal.

PILULES CONTRACEPTIVES

Les contraceptifs oraux, en bloquant l’ovulation, empêchent la libération des hormones de l’hypophyse qui viennent stimuler l’ovaire. Il s’en suit une diminution des menstruations, du reflux menstruel et également une diminution de la stimulation des implants d’endométriose.

LE DANAZOL (CYCLOMEN)

Cette hormone synthétique bloque la sécrétion des ovaires et produit une ménopause artificielle. Elle permet ainsi à l’endométriose de sécher et de s’amenuiser. La plupart des femmes cessent d’avoir leurs règles lorsqu’elles prennent ce médicament. La durée d’administration est habituellement de six à neuf mois. Cette médication est surtout efficace dans le traitement des douleurs mais a peu d’indications dans l’infertilité. Ses effets secondaires les plus fréquents consistent à une prise de poids d’environ quatre ou cinq livres, le premier mois, quelques bouffées de chaleurs, une sécheresse vaginale, ainsi que la possibilité d’apparition d’acné ou de peau grasse, qui disparaissent après l’arrêt du traitement.

HORMONES PROGESTATIVES

Les hormones progestatives, bloquent également l’ovulation et diminuent la croissance de l’endomètre. Les principaux effets secondaires que l’on rencontre sont les saignements intermittents, l’irritation gastrique et parfois, l’acné.

LES ANALOGUES DE GN-RH (ZOLADEX,DEPO-LUPRON, SYNAREL)

Il s’agit d’une nouvelle catégorie de médicaments qui permettent également de bloquer l’hypophyse et il s’en suit un arrêt de la production des oestrogènes comme l’on assiste à la ménopause. Les principaux effets secondaires sont les bouffées de chaleurs et quelques fois, les maux de tête, la sécheresse du vagin et un certain état de fatigue. La déminéralisation des os limite l’utilisation de ces substances à six mois. De plus, le coût élevé de ces produits (400,00$/mois) limite généralement leur utilisation.

90% des patientes porteuses d’endométriose et présentant des douleurs au bas ventre verront leurs symptômes disparaître avec la prescription d’un de ces médicaments, durant une période de 6 mois. Dans la moitié des cas, les symptômes vont réapparaître après 5 ans : 37%, dans l’endométriose légère, 45%, dans l’endométriose modérée et 75%, dans l’endométriose sévère.

LES TECHNIQUES DE REPRODUCTION ASSISTÉE MÉDICALEMENT

Plusieurs études ont récemment démontré que la stimulation de l’ovulation combinée avec une insémination artificielle intra-utérine avec le sperme du conjoint augmentent les probabilité de grossesse de 30% (soit de 6% à 9% par cycle).

Dans l’infertilité, aucune étude avec groupe témoin n’a démontré d’amélioration des taux de fécondité avec un traitement médical.

TRAITEMENT CHIRURGICAL

En présence de tissu fibreux ou d’adhérences ou pour détruire l’endométriose active, on peut utiliser différentes approches.

LA LAPAROSCOPIE CHIRURGICALE

Lors de la laparoscopie, votre chirurgien peut manipuler de minuscules instruments chirurgicaux, enlever les plaques d’endométriose soit par l’excision au ciseau, par la cautérisation électrique, au LASER ou à l’aide d’un bistouri ultrasonique. Les résultats du traitement par laparoscopie ne sont pas supérieurs à ceux obtenus par la chirurgie conventionnelle. Toutefois, la traitement par laparoscopie a l’avantage de pouvoir être effectuée le jour même de la laparoscopie diagnostique et réduit d’une façon substantielle la durée du séjour hospitalier et de la convalescence, de même que les douleurs, les coûts pour le système de santé et les complications, lorsque cette intervention est effectuée par un laparoscopiste expérimenté.

Les symptômes de douleurs vont disparaître chez 63% des patientes porteuses d’endométriose, après un traitement laparoscopique.

Une étude canadienne (Endocan) rapporte des taux de grossesse significativement plus élevés à la suite d’un traitement laparoscopique pour infertilité associée avec de l’endométriose légère et modérée avec trompes et ovaires normaux. (Stade I et II)

LA LAPAROTOMIE

Il arrive parfois que la laparoscopie soit insuffisante et que votre médecin soit dans l’obligation de procéder à l’ouverture de l’abdomen. Cette intervention permet d’enlever les plaques d’endométriose, les kystes de l’ovaire et de libérer les adhérences ou les cicatrices qui se sont formées sur les organes et qui empêchent leur mobilisation naturelle. L’incision est plus étendue et la période de convalescence est beaucoup plus longue que la laparoscopie. Mais ces deux interventions ont été conçues pour sauvegarder et améliorer les capacités de reproduction.

L’HYSTÉRECTOMIE

Cette intervention consiste à enlever l’utérus. La plupart du temps on opte pour cette option chez les femmes dont l’endométriose est sévère mais surtout limitée à l’utérus, et chez qui les autres méthodes n’ont pas été efficaces. Elle est réservée également aux femmes qui renoncent à avoir d’autres enfants et qui ont des symptômes qui les empêchent d’avoir une vie normale.

L’HYSTÉRECTOMIE AVEC EXÉRÈSE DES OVAIRES

Lors de cette intervention, on enlève les ovaires et les trompes en même temps que l’utérus et ainsi que toutes les plaques d’endométriose et de tissu fibreux qui entourent les organes anormalement. Cette option est habituellement réservée aux cas très sévères où l’endométriose et les adhérences recouvrent sur tous les organes pelviens, en particulier les ovaires. Lorsque cette intervention est envisagée, elle est suivie d’une prise d’hormones de remplacement puisqu’elle produit une ménopause chirurgicale.

COMMENT PEUT-ON SOULAGER LA DOULEUR ?

En plus des médicaments que votre médecin vous prescrit, vous pouvez améliorer les symptômes de la douleur d’une façon non spécifique. Vous trouverez peut-être qu’un bain chaud et un coussin chauffant peuvent vous soulager efficacement.

Des techniques de détente peuvent également soulager la douleur et la tension.

La prise d’analgésiques simples (Tylénol, Aspirine, etc) ou d’anti-inflammatoires, tels l’ibuprofen (Advil, Motrin, etc), le napoxen (Anaprox, Naprosyn), le diclofénac (Voltaren) ou le Ponstan peuvent également améliorer d’une façon substantielle les symptômes d’endométriose et de saignements excessifs.

QUELQUES DÉFINITIONS

Adhérences: Tissu cicatriciel qui se forme sur les trompes, les ovaires, cause de la douleur et qui peut nuire à la mobilité de la trompe, empêcher la libération de l’oeuf et perturber le passage de l’oeuf fécondé des trompes vers l’utérus.

Analogues de Gn-Rh: Médicaments qui bloquent la sécrétion d’hormones de l’hypophyse, et qui ont comme effet de produire une ménopause médicale temporaire en empêchant la libération d’oestrogènes des ovaires, ce qui résulte en une diminution et un assèchement de l’endométriose.

Endomètre: Couche de cellules qui tapissant l’intérieur de l’utérus éliminée hors de l’utérus durant les règles

Endométriose: Maladie gynécologique dans laquelle on retrouve du tissu de l’endomètre en dehors de l’utérus, soit sur les ovaires, les trompes, les ligaments qui soutiennent l’utérus et quelques fois, les autres organes du petit bassin, comme la vessie, l’intestin et le vagin.

Pourquoi en parler ? Parce que c’est une saleté trop souvent ignorée, parce que ça fait souffrir énormément, parce que ça touche le plus profond de la femme, parce qu’il n’y a aucun traitement sinon la ménopause ! C’est une maladie souvent méconnue des médecins eux-mêmes, c’est pour cela qu’il est important de connaître des médecins dits « spécialisés » et pour cela, aucune liste officielle, juste des forums sur des sites comme Endofrance. Par exemple, si mes souvenirs sont bons, sur Nice, il y aurait le docteur Clavé, à la clinique Saint Georges. Il est important de choisir un médecin qui saura écouter également, car cela peut être mal vécu. Mal vécu car très douloureux, et, comme toute maladie mal connue, les femmes auront souvent à faire à des médecins qui ne sauront pas quoi faire, et d’autres qui ne prêteront pas attention à la douleur.

Quelques sites sur l’endométriose :

Endofrance

CHU Rouen

Et d’autres nombreuses ressources

ET SI…

Et si, de tous ces dons qui sont miens, je ne faisais plus qu’un seul être, moi-même. La photo, l’écriture et le chant… Et si enfin, je devenais moi-même… Et si le monde, à mes pieds, révélait toute sa splendeur dans ma voix, dans mes yeux, dans mon coeur… Et si… Enfin… Ce jour était peut-être arrivé… Et si, enfin, dans mes mains se déliaient tous les auras de la terre en une seule lumière de l’art… Et si… Enfin… Et si… Enfin !

VIVRE LIBRE

Vivre libre…
Libre de toi et tes mensonges
Libre de tout amour qui me ronge
De toute haine qui me laisse comme ivre
Aux rives incertaines de mon âme qui pleure…

J’avais rêvé de toi comme une infinie tendresse
Ton amour était un leurre
Un piège à cons fait de lianes et de laisses !
Vivre libre…

Comme tout sentiment qui s’éteint au firmament
Comme une larme aux joues d’une enfant…
Où je rêvais d’une galaxie, d’un univers…
Les yeux clos et le cœur ouvert…
Mais aujourd’hui, les yeux à l’envers
Je regarde à l’intérieur de moi-même
En quête d’ombres je fuyais la lumière
Astre pâle de tes paupières…
En quête d’un doux « je t’aime »…

Enfant, je courais pieds nus vers toi…
Les bras en avant, la lune dans mes bras…

J’aurais cueilli toutes les roses
Me couvrant d’épines et ne t’apporter que leur douceur
J’aurais livré mes doutes j’aurais levé mes peurs
Traversé des rivières pour t’apporter ma fraîcheur…
Livré des batailles sans nom pour t’apporter la paix
Deviné le Rien pour te dire la Chose…
Oublié qui j’étais, oui, cela mais…

Je criais dans un langage sans non
Où la douleur faisait loi, où la douleur me prenait
Et ne prendrait que moi…
Par monts et par vaux, parvenir à lâcher prise
J’engrangeais des maux et par delà même me libérais en mots.

Vivre libre… Quelle surprise !
Quel soulagement ce serait, vivre sans ta loi ?
Vivre sans cette sourde tourmente
A flots sans cesse renouvelés, et vagues tout à fait différentes !

Vivre libre…
Sans le savoir tu m’as enchaînée à ton passé
Et la femme que j’ai du mal à être, je ne sais
Je ne vis, je ne crains, je tremble, je frémis…
Vivre libre… Pourtant…
Aimer d’un amour de sang
C’est vivre enchaîné.

Pour reprendre un billet de mon ancien blog, parce que c’est beau…

Le coeur a souvent des raisons que la raison ignore. Obstiné, il perdure dans les méandres des flots qui l’assaillent de toutes parts. Rêveur, ses fibres tressautent à chaque envolée du corps qu’il habite. Un pas de danse qui l’invite aux doux méandres de l’âme dans les lignes de la pensée pure.
Visage qui s’offre à l’immense espace de vos regards inquisiteurs. Pâle reflet d’un monde imaginaire qui rejoint l’espace de la vie. Sans concessions.
Il cède si peu, son espace étant vital. Ses bras de géants qu’il agite de toutes parts enveloppent l’aire terrestre et les sillons troublés des océans.
Il bat des ailes, se retourne, vire et volte, comme un ange qui se défend de l’être.
Ange impur.
Il fait la moue, se révolte, se débat, frémit. A l’orée du charnel et de l’impalpable, aux rives des mains qui s’ouvrent et se ferment, dos à la terre, tendues vers le ciel.
Le ciel, avec ses nuages, ses perpétuelles mouvances, si proche d’atteinte et si impalpable. Incontournable. Nos corps qui, chaque jour pourfendent ses espaces infinis, balayent l’intemporel, tracent l’invisible, nos corps, enlacés ou en porte-à-faux, l’un pour l’autre ou l’un contre l’autre, amis, ennemis, dans le néant du non-être le vouloir d’exister.
Ta voix me porte bien au-delà des silences de nos âmes, dans cette nuit qui balance notre monde. Etre, respirer, et sentir, n’est-ce pas ma volonté ?
Au delà des fleuves qui traversent les terres des hommes, au delà des mers qui séparent nos poumons, au delà des rêves qui nous unissent, parfois.
Car vivre c’est s’envoler, déployer tout son espace au delà de son aura, pourfendre l’indivisibilité des entrailles, rassembler les vapeurs oubliées des nymphes helléniques, au delà de nous mêmes, au delà des espoirs déçus, au delà des échecs, au delà des déchirures, toujours au delà.
Marcher, sur un chemin, trébucher, sur la vie, se relever, la tête haute mais humble devant le ciel. Ecouter cette voix intérieure qui fait boum, qui fait boum boum. Et que l’on ne comprend pas toujours.
Le coeur a ses raisons que la raison ne saurait ignorer.

L’art photographique, c’est souvent se trouver au bon endroit au bon moment… Mais cela ne suffira jamais et ne remplacera pas le « talent », l’oeil, le regard… Aussi, un bon appareil photographique, certes… Le mien ne figure pas parmi les plus mauvais, ni parmi les meilleurs mais il me permet de vous montrer ce que je suis capable de faire. De vous apporter un certain regard sur le monde. Mon regard. Voyez, d’un simple coucher de soleil, et d’un lampadaire, ce que je suis capable, avec une once de retouche, de vous faire voir comme une coupelle avec une bougie allumée à l’intérieur, un coquillage… et l’horizon qui s’enflamme…

Je rêve d’un appareil photographique pro. Qui enregistre les photographies au format « raw ». Pas seulement un rêve, mais également, peut-être un moyen pour moi de gagner ma vie (ou un petite partie) et surement, le moyen enfin, tout simplement de vivre…

Si vous voulez m’aider, vous le pouvez… Déjà, des amis m’aident à réaliser mon rêve, et c’est pour eux que j’ai ici une pensée particulière. Merci d’aimer mon art. Merci de m’aimer.

Je vous aime.

Voiles d'eau

A l’heure où le débat sur le port du voile est remis à l’ordre du jour, en dehors des écoles cette fois-ci, il me vient à réfléchir sur la femme même et la tradition millénaire qui prend ses sources dans les écritures religieuses, quelles qu’en soient les origines.

Ainsi, dans la Bible (ancien et nouveau Testament), la femme a été créée après l’homme et serait moins parfaite (pourtant, ne dit-on pas qu’un deuxième essai devrait être plus parfait ?) :

« Comme cela se fait dans toutes les Eglises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n’ont pas la permission de parler ; elles doivent rester soumises, comme elle dit aussi la loi. » [1 Corinthiens 14:34-35]

«  Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.  Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.   Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.  L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme;  Et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.  C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. » [1 Corinthiens 11:3-10]

« Si une femme est enceinte et enfante un garçon, elle sera impure pendant sept jours comme au temps de la souillure de ses règles.  et pendant trente-trois jours encore elle restera à purifier son sang. Elle ne touchera à rien de consacré et n’ira pas au sanctuaire jusqu’à ce que soit achevé le temps de sa purification.  Si elle enfante une fille, elle sera impure pendant deux semaines, comme pendant ses règles, et restera de plus soixante-six jours à purifier son sang. » [Lévitique 12:2-5]

« Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ;  et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression. » [1 Timothée 2:11-14]

Ainsi, dans le Coran :

Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de serrer sur elles leurs voiles (XXXIII, 59)

Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès . (XXIV 31)

Ainsi, dans la Baghavad-Gita :

Livre I, de la Bhagavad Gita, verset : 1.40

–  « Lorsque l’impiété, ô Krishna, règne dans une famille, les femmes se corrompent, et de leur dégradation, ô descendant de Vârshni, naît une progéniture indésirable.

Livre I, de la Bhagavad Gita, verset : 1.41

–  L’accroissement du nombre de ces indésirables engendre pour la famille, et pour ceux qui en ont détruit les traditions, une vie d’enfer. Les ancêtres sont oubliés, on cesse de leur offrir les ablations d’eau et de nourriture.

Ainsi, dans le Bouddhisme :

« Les femmes peuvent détruire les purs préceptes
Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs
En empêchant les autres de renaître au paradis
Elles sont la source de l’enfer » (T. 11, p.543)

Ce n’est donc pas l’Islam qui semblerait poser problème en lui-même mais je dirais plutôt ce côté ostentatoire d’une « religiosité » exacerbée, qui fait penser à l’Iran, quelque part… D’un côté, nous défendons la République, et sa laïcité, ce qui fait la grandeur de la France, ce qui est censé garantir la liberté à tout le monde.  Le problème posé est complexe, puisque l’on ne peut vraiment savoir ce qu’en pensent les intéressées elles-mêmes, si elles sont « autorisées » à s’exprimer librement. Certaines femmes choisissent de se voiler, elles parlent souvent de respect, de respect des hommes pour elles-mêmes. Dans la société que nous défendons, les femmes ont gagné leur liberté par le travail, ont-elles gagné plus de respect ?  A qui la faute, ces images dégradantes  que l’on voit un peu partout, pour des publicités, ces femmes qui paient cher leur indépendance sinon leur liberté.

L’affiche de la Foire de Nice de cette année avait provoqué de vives réactions. Surtout pour la femme, alors que l’homme y est mis aussi en avant, mais d’une manière différente bien sûr.

Nous avons les extrêmes, des deux côtés, mais essayons de n’en imputer la faute qu’aux deux sexes. C’est ce que je défends toujours. Et pour cela, développer l’esprit plutôt que l’image… Pas mal pour quelqu’un qui aime les photos…

L’extrême serait de focaliser sans expliquer, sur une amplification du « phénomène » de la burqa et du nigab qui pourrait sous-tendre une islamisation grandissante face à un monde décadent ? Le fait est que le port de la burqa ou du nigab n’est pas un signe religieux mais est antérieur à l’Islam.

Je trouve personnellement pathétique de choisir ce mode vestimentaire pour réclamer ce qui leur est dû : le respect. Alors, n’est-ce pas le rôle de notre société d’offrir ce respect ? Que manque-t-il pour que ce respect s’applique dans la vie de tous les jours, et, encore une fois, où la liberté commence-t-elle, où s’arrête-t-elle ? Comme je l’ai lu sur un blog, supporterait-on de voir une croix gammée sur un T-shirt ? Mais la nature du symbole n’est-elle pas différente ? Tout comme il existe des arrêtés pour une tenue vestimentaire décente en ville (port d’un haut pour les hommes, tout autant que pour les femmes), peut-on légiférer sur une tenue « acceptable » par tout le monde ? Il en ressort toujours un « taux » de tolérance bien plus fort envers les hommes qu’envers les femmes, et, cela vient souvent des femmes elles-mêmes… (simple constatation faite dans les rues, dans le tram…). Un homme qui joue de son charme sera moins jugé qu’une femme qui sera plus facilement traitée de « pute ». N’y a-t-il pas encore un travail à effectuer et, ceci, dans le cadre de l’éducation des enfants de notre patrie ? Un travail sur la mentalité.

Je m’inquiète pour ces femmes qui portent la burqa ou le nigab, une fois la loi promulguée, les laissera-t-on sortir ? Il en restera toujours une minorité qui restera enfermée et dont on n’entendra plus parler . Comment cette loi sera-t-elle accompagnée ? La République n’est-elle pas une garantie d’un minimum de libertés, de débats (oubliez Versaille…) où chacun doit être libre de pratiquer sa religion, sa non-religion, et puis, ensuite, il n’y a pas que la religion où la spiritualité s’exprime !

La femme est l’avenir de l’homme… Mais quel est l’avenir de la femme… No ending subject… pour la femme objet…

NissaDu11Canton259

Attention urgent. La loi sur l’inceste va être examinée au Sénat ! Pour cela, les auditions des différentes associations se font cette semaine ! Nous avons besoin de votre mobilisation ! Si vous le désirez, vous pouvez écrire au sénateur de votre circonscription, vous trouverez l’adresse sur le site du Sénat, par département. Vous pouvez lui adresser un mail ou un courrier papier (ce dernier étant plus « pris en compte » et sera plus lu) en indiquant votre nom et votre ville sinon le courrier ne serait pas lu. Voici un modèle de courrier afin de faciliter la démarche étant donnée l’extrême urgence de cette mobilisation. Merci.

Vous pouvez trouver la lettre en format Word, afin de faciliter votre tâche. Faire clic droit sur le lien et enregistrer sous.

Pour les Alpes-Maritimes :

DAUNIS Marc
GIUDICELLI Colette
LELEUX Jean-Pierre
NÈGRE Louis
VESTRI René

crevette

Jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais vu une crevette dire à sa maman « bonne fête »… Ma « crevette » s’en est allée dans les toilettes un lundi matin… C’est la vie, c’est ainsi. Il faut vivre avec. En plus, c’était une crevette à qui le travail devait faire peur puisqu’elle est partie un lundi matin… Adieu ma p’tite crevette. Je t’aimais comme tu es.

Alors, je souhaite une bonne fête à toutes les maman, même à la mienne, malgré une petite « faute » qui m’a coûté cher, personne n’est parfait et on n’a qu’une maman de sang.

MamieMamma

FloLe journal télévisé et j’entends parler d’un clip tourné avec Clara Morgane, ancienne star du porno, pour le compte du CFCV (Collectif Féministe Contre le Viol), dans le cadre d’une campagne de sensibilisation contre le viol. D’où mon titre provocateur.

Oui, provocateur. Car, souvent germe dans les esprits des femmes la culpabilisation. Ce sentiment de culpabilité ne vient pas seul. Il est le fruit de millénaires de mise sous tutelle de la femme, de son maintien dans un rôle bien défini. Ne dit-on pas souvent que la femme est objet de désir, il est vrai que le corps des femmes s’y prête et cependant.

Ce qui est grave, c’est que l’homme n’entend pas le « non », encore un caprice de femme, nous sommes si changeantes, n’est-ce pas ? si difficiles à comprendre.

Environ 1 femme sur 6 est victime de viol, et 83% d’entre elles connaissent leur agresseur. Pire encore. Selon le docteur Gilles Lazimi, seulement 4% des viols ou tentatives de viol sont signalées aux forces de l’ordre. Lire l’article sur Le Parisien.

Quelque part, cela me rassure. Quelle ironie. En 1998, j’ai été victime d’un viol, je connaissais mon agresseur. Il m’avait droguée. J’ai dit non. Trois fois. Peu soutenue à l’époque, je n’ai pas porté plainte. J’ai croisé cet homme, pendant  des années. Que faire quand il travaille (travaillait) dans la même rue que celle où vous habitez ?

C’est pour cela que j’insiste sur le respect de la femme (et de l’homme, que celui-ci ne se croit pas totalement à l’abri), des images qui peuvent s’offrir par delà les publicités. Sans pour autant incriminer qui que ce soit. C’est pour cela que cela m’énerve dès que l’on me parle de voile, pour ne pas éveiller le désir de l’homme, soi-disant. Quels que soient les atours de la femme, l’homme sera l’homme et gardera ses pulsions sexuelles plus intenses (peut-être) que celles de la femme. Mais c’est un homme qui m’a dit une fois que c’était la tête qui commandait.

Tout comme pour l’inceste, il faut lever les tabous. Ce sera peut-être, enfin, un grand pas pour la société.

Pour regarder le clip, allez sur le site du collectif CFCV.

Quelques renseignements utiles :

– Appeler une personne de confiance, qui vous soutiendra
– Faire appel à une association de victimes qui pourra mieux vous guider dans vos démarches (dans le 06, l’association Montjoye, 6 rue Vernier, 04.93.87.94.49)
– Ne pas rester seul(e), en parler, à un psychologue ou un psychiatre
– Lire le site SOS Viol

Tout ceci est nécessaire afin de faire constater par un médecin légal les « preuves » du viol ou de l’agression sexuelle. Ne faites pas comme moi, ne vous taisez pas. Vous êtes une victime, vous n’êtes pas coupable.

Cela m’aurait peut-être aidée pour l’agression à caractère sexuel que j’ai subie, exactement 10 ans après ce viol.