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Comme un champs de fleurs que l’on cultive, un jardin dont on prend soin et qui souffre des intempéries, des éléments extérieurs qui viennent ajouter leurs petites touches et vous amènent à prendre soin de votre jardin… De votre âme…

Un long silence après une révélation troublante, révélation qui ne peut que m’être propre, et qu’aucun élément extérieur ne peut juger sans une large ouverture d’esprit. Il ne peut hélas être laissé d’espace au doute, doutes qui ne mèneront qu’à des interrogations stériles, et laisser une porte béante à tous ceux qui ne voudront être « accusés »  ou « touchés » ou soi-disant « salis », entachés… ce que vous voulez… Car cette révélation fut la déduction évidente d’un nombre important d’éléments, d’un long cheminement sinueux de la vie et de l’esprit et du corps… Et de ses souffrances. Il ne peut que m’être propre mais hélas, il est très douloureux… Car la blessure est profonde et va au-delà de l’inceste. Elle touche au monde de la famille, de l’esprit, de l’âme même car touchant au monde spirituel,  à ses arcanes et finit, au bout du compte, par tout fausser.

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La photo à ma communion, mon attitude, le regard et le geste (le regard) de mon père, la date, le fait d’occulter cette date et non l’acte, mes difficultés face à la religion, une courte relation avec un FM, font que cela m’est devenu comme une évidence car le souvenir de l’acte me ramène à ma courte relation, et cette photo à… Je ne préfère même plus y penser. Cela me dégoute, à essayer de comprendre le pourquoi du comment, et finalement à rejeter toute forme de spiritisme organisé, si spiritisme il y a et, au bout du compte, à focaliser sur des organisations qui ne m’intéresseraient que dans un sens ? Cependant, parler d’inceste et de l’appartenance de  mon père au rosicrucianisme à des Rosicruciens, des Rosicruciens n’ont retenu que le rosicrucianisme. Cela semble éloquent. Alors, j’en ai marre, marre de chercher une pseudo vérité qui , de toutes façons, m’a été révélée et ne peut me dévoiler rien de nouveau, après, on tourne en rond…

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Ma fenêtre n’est pas fermée, mais ces secrets ne doivent pas encombrer mon horizon, mon horizon n’est pas dans la culture de secrets, mon chemin est ailleurs, mes frères et soeurs sont « ailleurs », je comprends maintenant mon problème d’appartenance à un quelconque mouvement… Ce qui me gêne, c’est d’avoir entremêlé deux « choses », symbolisme contre symbolisme, ce n’est pas que mon corps qui a été sali, mais mon âme ! Et enfin, il serait temps pour moi de libérer cette colère et d’être enfin claire avec moi-même. Dans ma recherche de spiritualité, je cherche comme l’amour du père, les deux semblent inséparables, or, en vérité, ils devraient être séparés ! Ce n’est pas ma faute, seulement la faute de quelqu’un qui lui, a fait l’amalgame et ne m’a pas laissé le choix. L’âge et les circonstances ne le permettaient pas. Mais c’est ancré si profondément que c’est comme une plaie éternellement ouverte. Pour m’en libérer, je dois faire la paix avec moi-même, accepter le fait que je ne peux rien changer au passé mais que le présent et l’avenir peuvent m’appartenir, que c’est à moi de dépasser cela et faire des choix de route en accédant à la connaissance du moi, celui d’avant, celui qui n’a pas été tronqué, trouver ma vérité, qui comporte forcément ce passé, le vrai moi ayant été tué, peut-être. Oui, l’important c’est l’âme et c’est l’amour qui transcende tout, il est le seul élément porteur de la vérité sans condition.

A mon père…

VIVRE LIBRE

Vivre libre…
Libre de toi et tes mensonges
Libre de tout amour qui me ronge
De toute haine qui me laisse comme ivre
Aux rives incertaines de mon âme qui pleure…
J’avais rêvé de toi comme une infinie tendresse
Ton amour était un leurre
Un piège à cons fait de lianes et de laisses !

Vivre libre…
Comme tout sentiment qui s’éteint au firmament
Comme une larme aux joues d’une enfant…
Où je rêvais d’une galaxie, d’un univers…
Les yeux clos et le cœur ouvert…
Mais aujourd’hui, les yeux à l’envers
Je regarde à l’intérieur de moi-même
En quête d’ombres je fuyais la lumière
Astre pâle de tes paupières…
En quête d’un doux « je t’aime »…
Enfant, je courais pieds nus vers toi…
Les bras en avant, la lune dans mes bras…

J’aurais cueilli toutes les roses
Me couvrant d’épines et ne t’apporter que leur douceur
J’aurais livré mes doutes j’aurais levé mes peurs
Traversé des rivières pour t’apporter ma fraîcheur…
Livré des batailles sans nom pour t’apporter la paix
Deviné le Rien pour te dire la Chose…
Oublié qui j’étais, oui, cela mais…
Je criais dans un langage sans non
Où la douleur faisait loi, où la douleur me prenait
Et ne prendrait que moi…
Par monts et par vaux, parvenir à lâcher prise
J’engrangeais des maux et par delà même me libérais en mots.

Vivre libre… Quelle surprise !
Quel soulagement ce serait, vivre sans ta loi ?
Vivre sans cette sourde tourmente
A flots sans cesse renouvelés, et vagues tout à fait différentes !

Vivre libre…
Sans le savoir tu m’as enchaînée à ton passé
Et la femme que j’ai du mal à être, je ne sais
Je ne vis, je ne crains, je tremble, je frémis…
Vivre libre… Pourtant…
Aimer d’un amour de sang
C’est vivre enchaîné.

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Tu restes mon père et quelque chose nous relie. Cependant, comme ce soleil caché par des branches, un fil dessine deux parties… Indissociables mais délimitées. Je ne peux pas nier ce qui a été, et le pourquoi, et le comment, et son devenir. Mais je ne veux plus en souffrir…

Si tu as été la digue, le bateau passe son chemin, il va il vient, sans t’ignorer, mais sans s’accrocher à toi… sinon c’est le naufrage…

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L’individu se place où il veut, choisit son point de vue, et pointe son regard où il se plait…

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Les gens… leurs lieux…

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La nature, ses couleurs, ses lumières…

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Ses penchants…

Faire fi de l’adversité. Dieu n’en mettrait pas plus sur nos épaules que nos épaules ne peuvent en supporter. D’où peut-être un acte manqué extrêmement réussi chez un de mes clients. J’étais partie en oubliant mon sac… A méditer, ou à faire… 😉

Photos et texte, tous droits réservés… Y’en aura toujours pour les transgresser… Et d’autres qui respecteront…