Frange

D’où tu poses ton regard, dégage ta frange, ouvre les yeux, fuit les faux-semblants, et porte ton regard au-delà… Les hasards de la vie qui n’en sont pas t’ont portée vers cette ville, aux paysages troublants, que l’émotion porte dans ton coeur, au hasard de tes périples, par delà ses ruelles, ses escaliers, ses détours, ses surprises… Que cette Nice-là porte en elle son passé afin que son devenir perdure !

Feuillages

Humble, elle porte un regard discret sur ce qui l’entoure… Elle sait que sa beauté est éphémère et qu’elle n’est pas unique en son genre mais unique dans son identité. De ses origines multiples elle tire sa richesse. Dans ses veines coule le Paillon, et son visage emprunte des accents italiens. Son linge aux balcons suspendu flotte dans le vent, les parfums laissent un sillage d’effluves colorées qui chatouille nos narines, taquine nos palais… Les bruits fusent et diffusent une vie qui s’offre aux passants bousculés. Le regard chavire, un peu perdu, entre la mer et les montagnes, ne sachant que choisir, et vogue, vogue entre la marée presqu’inexistante et les flux et reflux d’embruns sudistes et la tête tourne dans les multiples rebondissements d’une montagne russe… Sourire… Quand je ferme les yeux, je vois les vallées de la Bevera et de la Roya… Ses couleurs, ses villages aux accents italiens, perchés ou lovés, ses richesses, ses églises, presque un chemin de pénitent… Je vois, les vallées du Paillon, ce qu’il m’en reste, ce sont ses odeurs et sa flore particulière. Si vous fermez les yeux, vous pouvez retrouver cette odeur dans les collines de Nice…

Si vous ne portez pas d’amour dans votre coeur, vous ne verrez qu’une aube pâle. Ouvrez alors vos yeux, et l’or couvrira ses flots…

Or méditerranéen

Mais le sujet initial était….

Ecrire sur le vent

Ecrire sur le vent

Les mots qui viennent du cœur

Comme les pétales de fleur

Que l’on touche et sent

Jusqu’à son âme élever ses yeux

Leurs pas qui nous y conduisent

Etre à mille lieues

Des secondes qui s’éternisent

Frôler, de la paume de la main

Une aube qui éclaire nos lunes

Faire de chaque matin

Une nouvelle fortune

Ne pas s’attarder

Comme un navire à quai

Des autres se disculper

Se permettre de rêver

Si l’aube du songe nous porte

Tracer le sillon éphémère

D’un chemin qui s’évapore

Parfum volatile volontaire

Et parfois griffer

Et parfois tomber

Et souvent se relever

Parfois, peut-être, aimer…

Comme une colombe au dessus de vos masures

Comme une ombre au dessus de mes blessures

Je pense et panse tant que j’y puise l’âme

Fleur essentielle d’une nature faite de flammes

Connaissez-vous les tourbillons d’une valse

Et les temps qui s’enchaînent

Dans des pas qui s’entremêlent et s’enlacent

La musique emporte la peine

J’écrirai alors les mots du cœur sur le vent

Les yeux mi-clos pour mieux porter le rêve

Chanterai leurs orées sur un nuage blanc

La terre sera mon sang, la mer sera ma sève

Port de NiceVieille ville

La timide…

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Dévoilée….

Mont Boron

Redondante…

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Parfois on galère… 😉

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Entre l’ombre et la lumière…

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Mais voilà, Nice, ce n’est pas que du rêve, partagée entre le passé et l’avenir, et l’avenir est surement démographique, quelques lieux sont heureusement préservés afin de lui offrir des « poumons », face à un bétonnage forcé côté ouest… Que dire en regardant Fabron sinon que cela me fait penser à un mille-feuille urbain, que dire en regardant le massacre de la Plaine du Var… Que dire du sang qui coulait dans ses veines et qui s’amenuise… Par ce même fait démographique.

On garde toujours ses racines en soi, mais comme toute racine, elles continuent de pousser avec l’arbre de vie ! 😉

Et porter sur Nissa la Bella, un regard du coeur…

Gairaut

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