Est-ce la foi qui nous porte ? Quelle est cette chose impalpable que tant d’êtres incroyants tentent de faire vaciller dans nos âmes car ils ne savent (plus) ce qu’est la foi… Cette foi dont on retrouve les semences dans les livres sacrés, mais qui n’y sont point enfermés. Cette foi qui se perd souvent entre des flambeaux trop nombreux que les humains allument pour mieux croire que la lumière existe… Comme une cascade de bougies que tu allumes une à une et qu’un passant éteint aussitôt que tu es passé… La foi est une de ces bougies que rien ne semble avoir allumé et que rien ne peut éteindre sauf l’aveuglement du coeur. Elle n’a pas besoin d’ornements, elle se méfie des faux-semblants, pas besoin de strass, elle est pure, dénudée, si simple qu’elle n’a besoin de rien d’autre que… un être pour la porter.

Elle s’éloigne de nos vies modernes car elle n’apporte pas de plaisir instantané, parfois même des feux la rongent, pour lui rappeler que l’enfer existe, aux apparats de soie et de diamants, de paillettes et de flashes, de sourires éclatants ne montrant en fait qu’une bouche féroce… La foi, son sourire est dans les yeux, ses mains sont douces comme la soie, son coeur aussi solide que le diamant, les paillettes sont des céréales fertiles pour apaiser la faim. Et les flashes ne sont là que pour tromper ses ennemis.

Il ne nous appartient pas de juger qui détient la foi. Elle peut se retrouver dans le cadre d’une église, qu’elle soit catholique, protestante, réformée, orthodoxe, d’un temple, judaïque, hindou, ou autre, d’une mosquée, elle se love au coin de chaque espace de la terre, c’est la simple croyance en un Etre supérieur, un Créateur, Il ne porte pas de nom, d’ailleurs… Chaque être ressent le besoin, ou pas, de lui donner un nom, d’appartenir à une entité qui le rassure, qui le guide. Mais ce n’est pas cette « appartenance » qui lui octroie le fait d’exister. Elle est une juste une forme comme une autre d’être, de s’exprimer.

Alors, est-ce la foi qui nous porte ? Je crois que nous ne faisons qu’Un… qu’elle est une fibre de nos entrailles, telle notre âme vivant dans notre corps. Et qu’elle laisse son empreinte sur le monde. Tels des pas sur le sable… de l’éternité qui s’écoule, hors de son sablier.

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