C’est ce mardi 26 janvier que la deuxième discussion sur l’insertion de l’inceste dans le code pénal va être débattue. Je me permets de recopier un communiqué officiel d’AIVI :

COMMUNIQUE

L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L’INCESTE
SALUE L’INSERTION DE L’INCESTE DANS LE CODE PENAL
LE 26 JANVIER 2010 A 18 H

AIVI est très heureuse, qu’un an, quasiment jour pour jour, après la sortie du rapport de la députée de l’Yonne Marie-Louise Fort, la loi qu’elle a fait voter en première lecture à l’assemblée nationale, va enfin être présentée en deuxième lecture.
Après un passage éclair au Sénat, l’abstention de la gauche, cette loi visant à insérer l’inceste dans le code pénal, à supprimer la notion de consentement de l’enfant, à organiser une prise en charge des victimes… va enfin voir le jour. Même si elle ne répond pas à 100% à nos attentes, c’est un premier pas vers la reconnaissance et donc la prise en considération de ce crime, véritable fléau de santé publique qui touche 2 millions de français (sondage IPSOS pour AIVI et AXA Atout Coeur 28 janvier 2009).
Nous serons dans l’hémicycle encore une fois le 26 janvier 2010. Espérons que les hommes y seront aussi pour représenter leurs électeurs car tout le monde a tendance à oublier, nos législateurs en premier, que les hommes sont tout autant victimes que les femmes. Différence ? Ils n’en parlent pas. 95% des députés présents pour voter la loi en première lecture étaient des femmes, voilà qui donne à réfléchir.
Ce vote n’est qu’un début. Nous invitons maintenant tous les citoyens à suivre les travaux du gouvernement concernant les propositions qui se sont heurtées à l’article 40 concernant la prise en charge des victimes, la création de centres départementaux spécialisés… Le gouvernement devra rendre son rapport en juin. Nous ne savons pas à l’heure actuelle qui en a la charge.
Deux millions de victimes, aucune prise en charge spécialisée sur le territoire, pas de recherche, pas de formation des personnels et experts, notre pays, n’en déplaise à Mr Sarkozy, en est à l’âge de pierre. Occupons nous d’abord des 97% d’agresseurs qui violent tranquillement leurs enfants au sein du foyer avant de « faire du bruit » sur des mesures pour récidivistes qui ne voient jamais le jour faute de moyens.
Isabelle Aubry, Présidente d’AIVI

Personnellement, pour cette fois-ci, je ne préfère pas en faire une question politique. Il est évident que je regarderai la séance si c’est possible. Et je poserai plutôt cette question : que voulons-nous pour les enfants de notre patrie ? Qu’est-il possible, avec nos petits moyens, de faire pour protéger l’enfance ? Et, puisqu’on est dimanche… Qu’est-ce qu’avoir une âme ? Dans toute vie que nous construisons aujourd’hui, que nous protégeons, ce sont maintes vies futures, maintes âmes que nous sauvons…
Inutile d’en faire une question politique puisqu’en jetant un coup d’oeil sur mon agenda, il y a juste un petit « hic »… politique.