Archive for mai, 2009


Patrick Allemand

Une chanson douce…

Eh bien non. Et pourtant, j’en entends de toutes parts… Mais certaines choses m’agacent. Surtout quand on dit avoir tiré un trait sur certaines choses, sur le parti socialiste, notamment, après en avoir été exclu, dire ne pas avoir de regret, et sans cesse écrire de longues tirades sur les méfaits de Patrick Allemand pour le parti socialiste. Ne rien écrire (et ne rien reconnaître) sur l’effet Estrosi sur Nice, sur un contexte national certes peu favorable à Nicolas Sarkozy et sa politique. Et pourtant. Ce serait ignorer les Niçois et les Niçoises, lors des dernières municipales, qui donnaient gagnant Christian Estrosi, avant même le scrutin, ou la campagne électorale. C’est cela, être simple citoyen, c’est entendre ce que les élus n’entendent pas, quelle que soit leur envergure. C’est, assise à un arrêt de bus, et non pas dans sa voiture, que l’on entend ce qui se passera dans les isoloirs. C’est observer les médias, et leurs effets dans la vie réelle de tous les jours, que l’on comprend comment se gagne ou se perd une campagne. Il n’y a qu’à voir comment cela se déroule en Italie.  Ou même en France.

Avoir vécu de l’intérieur tout en restant à l’extérieur ce congrès de Reims, je n’ai compris toutes les basses manipulations qu’après ce congrès. Comment on a réussi à faire élire Martine Aubry, tout en faisant passer un article (tout petit article) de Dominique Strauss Kahn en soutien à Martine Aubry, faisant croire par là même qu’il reviendrait pour les prochaines présidentielles… Croyez-vous sincèrement qu’un Directeur de FMI reviendra d’un poste aussi doré pour un poste à hautes responsabilités ? Croyez-vous qu’un poste qui vous a été (presque) offert par le président sera devenu inintéressant pour se présenter contre cette même personne en 2012 ?

Il ne fait aucun doute que le parti socialiste est malade. Personnellement, je trouve ridicule ce débat (entre déchirement) entre motions, peut-être que je n’y comprends rien, au parti socialiste. Cette complexité, cette quête d’identité, tout ce dynamisme latent qui se perd dans des luttes internes, où le brassage d’idées, d’idéologies pompe tant d’énergie que la droite sait diriger plus efficacement. C’est ce qui en fait sa complexité, ce côté idéologique qui se réclame de la démocratie. Côté charme et côté désuet devant la simplicité grandissante d’un monde qui tend à l’universel.

Patrick Mottard continue de frapper sur Patrick Allemand ? Qu’est-ce qu’il y a d’étonnant quand on est exclu de ce même parti, que l’on dit ne pas avoir de regret, et quand on sait que l’on joue son dernier round personnel ? Même s’il est, dirons-nous, normal de défendre sa place, nous connaissons bien la chanson… Accuser pour ne pas être accusé. Ce qui n’enlève rien au combat de Patrick Mottard, de sa fonction, de son non cumul avec son emploi d’enseignant (…), emploi qui lui permet, certes, de rester proche des étudiants, de comprendre leur combat (et ?), de ses compétences, que je ne mets aucunement en doute. Mais frapper ainsi… Aurait-il oublié la cuisante défaite de son épouse dans la 2ème circonscription, contre Muriel Marland Militello en 2007 ? Au premier tour qui plus avec 21.25% et 54.28% pour MMM… 2 circonscriptions sur 9 sont en ballotage, certes… 7 ont été emportées dès le premier tour, certes…

Dans le 12ème canton, Sami Cheniti, représentant Gauche Autrement (Patrick Mottard) AVEC le MoDem fait à peine 4.61%, se positionnant ainsi à l’avant dernière place…

Si Christian Estrosi a choisi Benoît Kandel, son premier adjoint, pour se présenter dans le 12ème, ce n’était pas pour perdre. Et quand on ne veut pas perdre, on y met tous les moyens nécessaires…

Quand on critique l’appareil, il ne faudrait pas oublier l’appareil que l’on a en face de soi.

Garder un mandat (conseiller général) qui aurait été remis en question en 2011 pour quitter le mandat à la Région alors que ces mêmes élections régionales se produiront en… 2010, voilà qui aurait été stupide, sachant la précarité du conseil général (Où en est l’étude du Rapport Attali ?) et qu’il est également important de garder à gauche notre Région PACA, ce qui ne semble pas être une mince affaire.

Il serait stupide de dire que des places ne sont pas à protéger… Que quand on est bien placé, eh bien, on aime y rester… Donnez-moi un marteau que je me frappe le crâne !

Mais je trouve de plus en plus stupide de jouer l’opposition pour l’opposition, quand des lois sont bonnes, elles sont bonnes, qu’elles soient de droite ou de gauche.  Quand des mesures sont bonnes, elles sont bonnes. Après, reste la société de consommation, dont le portrait robot pourrait s’appliquer à bien des situations… (…)

Je me demande, par ailleurs, ce que penserait Marc Concas d’être associé à Patrick Mottard (voir le blog de ce dernier), pour sa victoire lors des partielles du 1er canton… Notamment quand se « devine » ce qui « a pu » se passer récemment, très récemment, dans le 12ème…

En parlant de Titanic… L’industrie houillère qui se mourait en Grande Bretagne, l’orchestre qui est resté jusqu’au bout… Cela ne change pas la face du monde mais… Tout dépend du regard que l’on porte sur les choses.

Billet sujet à quelques modifications… Que la vie est futile… Goodness me ! Mais Cendra serait-elle revenue ? Non.  Les yeux portés sur l’avenir, avec un regard plus profond.

C’est pas ma faute…

AMAZING

Tellement amazing que je n’ose pas le mettre sur Facebook, de peur d’être désactivée ! Issa la liberta ! Je vais réellement chercher une alternative à Facebook….

Regarder la vidéo directement sur le site de Koreus….

Marilyn

Mais non, ce n’est pas moi, c’est Marilyn… Mais le cinéma a fait son chemin, à Cannes, depuis le temps des starlettes et des grandes stars. Combien se sont succédées depuis, je ne saurais le dire…

Cette année donc le 62ème Festival de Cannes devrait ouvrir ses portes, et ce, malgré la crise, un peu de rêve et de liberté envahiront les rues de Cannes du 13 au 24 mai.

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Et si je m’érigeais en paparazzi cette année ? Peut-être un moyen de gagner quelques sous ou alors, pourquoi pas, de rêver un peu moi aussi ?

L’affiche promet d’être belle et de qualité, un cinéma qui se réclame du monde entier, dans une ville qui pourrait avoir l’air de faire bling bling, en fait, le Festival de Cannes sait garder son haut niveau culturel et intellectuel, et c’est ce qui me plait. Retrouvez toute l’affiche sur le site officiel.

Fanny Ardant, Isabelle Huppert, Martin Scorcese ; des films de Pedro Amoldovar, Jane Campion (souvenez-vous de La leçon de Piano)… Retrouvez également un site intéressant : cinemasmag.

Ce n’est pas Venise…

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Mais comme dirait un ami : souriez, vous êtes à Cannes (je me demande s’il n’y a pas un copyright pour cette phrase) !

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Ecoutez David Lisnard, premier adjoint au maire de Cannes, à ce propos.

C'est encore le printemps...

C'est encore le printemps...

Même pas du mauve rose, ou du rose mauve, du bleu !

Ce n’est pas tellement surprenant. Un taux de participation bien bas (peu étonnant étant donné les partielles, et le temps, et les dates), légèrement supérieur au premier tour avec 32.11% (+2.5% par rapport au 1er tour). Benoît Kandel l’emporte donc avec près de 60% des voix (59.24%), pour être exacte. Les chiffres, en eux-mêmes, sont plus parlants, 700 voix manquent au parti socialiste pour garder ce canton.

Le parti socialiste reste quand même le favori dans les circonscriptions les plus populaires, comme Bon Voyage, la route de Turin et Saint Roch, qui sont les cœurs de ce canton. Mais cela n’a pas été suffisant, Kandel étant parti majoritaire dans tous les cantons au premier tour.

Ce qui m’avait surprise, c’est que Patrick Allemand était le suppléant à sa « propre succession », message qu’il voulait peut-être faire passer, qu’il n’abandonnait pas le canton, mais était-ce un choix judicieux, était-ce le choix de l’audace ?

Certes, Benoît Kandel n’était pas le choix de l’audace non plus, car il répondait au message sécuritaire de la droite, et il n’est pas judicieux non plus d’ajouter à la montagne de travail que d’être le premier adjoint à la mairie de Nice, être également conseiller général… Ce qui n’enlève rien aux compétences de ce dernier.

J’aimerais savoir cependant deux choses :

– quand est-ce que le parti socialiste va être enfin innovant ?

– quand est-ce que les Français cesseront de tomber dans le panneau de la sécurité ?

Plus que jamais (euh, enfin, non, c’est nouveau pour moi), le seul opposant crédible à Nicolas Sarkozy est François Bayrou. Ne vous en déplaise… Ou Ségolène Royal… Ou les deux…

[Mise à jour au 11 mai 2009]

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Une amie m’a prise en photo, de près, de très près ! Cela m’a surprise, de me voir ainsi… De voir qu’avec le temps, mon « look » retrouve ses origines, un peu plus normandes, apparemment… Moi qui ne connais pas la Normandie ! Depuis le départ de ma p’tite ville de Cannes, alors que j’avais à peine 21 ans, pour Londres, j’en ai fait du chemin. Chaque espace de vie est marqué par des expériences, plus ou moins lourdes, mais qui sont censées apporter quelque chose. Pourquoi accorder cette importance à ce départ pour Londres ? Parce qu’il signifiait pour moi découvrir un horizon plus vaste que celui auquel on m’avait accoutumée. J’avais choisi Londres. Je ne voulais rien d’autre. Et je n’ai jamais regretté. J’y ai appris à connaître tant de diversités ! J’ai vécu dans des familles irlandaise, anglaise, juive, indienne. J’y ai connu des jeunes filles de toutes origines (en Finlande, on se fait pas la bise !) car j’étais jeune fille au pair. J’y ai surtout appris à être fière d’être Française, et cela, on le faisait sentir, avec les copines ! Les Anglaises faisaient parfois ce genre de remarque « Don’t they speak English ! We’re not in France » (Ne peuvent -elles pas parler en anglais ? Nous ne sommes pas en France). Ne sommes-nous toujours pas un peu en position défensive, quand nous nous trouvons confrontés à la différence ?

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J’ai adopté Nice en 1992. Mon premier appartement était au 22 rue de la Buffa, dans un meublé, en plein départ de feux tricolores… Un petit appartement plein sud, à 2 minutes de la mer. A côté du marché couvert de la Buffa. Mais meublé… donc j’ai dû déménager avant l’été, trouver un appartement vers Nice Nord, un quartier que j’adore. Bel appartement, mais en colocation, en meublé, toujours… Avec des tuyauteries si bouchées qu’il était pénible de prendre une douche ! Le bref instant d’un amour chaotique et d’une cohabitation qui l’était tout autant, j’ai fini par atterrir dans un … four ! C’est le lot des anciennes chambres de bonne transformées en studio. 6ème canton. Sous les toits…

Tout cela pour finir vers la gare du Sud, un quartier un peu bruyant, c’est le lot de ces immeubles un peu anciens qui donnent sur une cour… Isolation phonique des plus déplorables, vieil ascenseur mis aux normes.

J’ai travaillé dans les quartiers dits populaires, cela m’a appris à aimer ses habitants. N’ayant pas les moyens de partir, j’ai voyagé dans notre département cet été, et j’ai adoré. J’ai appris à connaître et à comprendre notre ville, ses origines, ses limites au niveau de son expansion par l’est, j’ai appris à connaître ses couleurs, ses odeurs, et comment l’aimer. Pour ses diversités, ses multiples richesses que chacun y apporte.  Nice, c’est la vieille ville, bien sûr. C’est la socca, le pan bagnat, sa très célèbre salade. Mais ce n’est pas comme une affiche que l’on veut porter. C’est une identité bien plus vaste, bien plus profonde. Qu’on le veuille ou non, Nice, c’est son Paillon, ce sont ses boulevards ombragés, son port, un peu à l’étroit, son tramway, qui a mis bien du temps à revenir, ses collines, qui sont de vrais villages. Ce sont ses parler avec les mains (???), ses coups de gueule, son stade du Ray, son balicou, sa pissaladière, et tant d’autres choses encore. Nice, bientôt, c’est son avenir qui se construit, vers l’ouest (que les Cannois tremblent !) et la plaine du Var. Nice métropole, bientôt, et, quand je vois Marseille, je ne peux m’empêcher de penser qu’il faut construire avec précaution, dans le bio respect, dans la mesure, à échelle humaine. Nous sommes le pont entre le passé et l’avenir.

M’en bati, sieù Nissart. Certes. Mais j’appartiens à la Terre.

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Moi, j’ai pas envie que la nissartitude, ce soit de se prendre pour le nombril du monde. Mais, quand on l’a dans le coeur, on ne l’a pas ailleurs !

Monaco, vu de la Haute Corniche

Monaco, vu de la Haute Corniche

La baie d'Eze, Haute Corniche

La baie d'Eze, Haute Corniche

Eze village

Eze village

La Turbie

La Turbie

Vue du Château fort de Sainte Agnès

Vue du Château fort de Sainte Agnès

Premier plan, arrière plan...

Premier plan, arrière plan...

Assemblage...

Assemblage...

C'est encore le printemps...

C'est encore le printemps...

La saison des amours...

La saison des amours...

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Rien à faire. Il n’y a pas mieux que le noir, pour la photographie…

En regardant mes photos, je n’ai pu que sourire… J’étais allée faire un petit tour au Castel des deux rois, un magnifique jardin (il y a un grand pré ! et des chèvres), d’où la vue est superbe.  Pourquoi cela m’a fait sourire ? Pour le mot « castel » et les « deux rois »… Rien de bien méchant, pas bien politique tout ça, et pourtant… Le maire, et son premier adjoint, s’il est élu dans le douzième canton, cela ne vous y ferait-il pas penser ?

Je l’ai vu ce matin, en sortant de Leclerc, Benoît Kandel, entouré de plein de personnes. Il respire la sécurité, la tranquillité, la simplicité, la personne que l’on a vraiment envie d’élire. Le pourquoi, d’ailleurs, je pense, du choix de Christian Estrosi.

Un peu avant, j’ai vu d’autres personnes, que j’ai connues lors de mon emploi, pas loin… Drôle de coïncidence. Connaissant certains états de faits, avec lesquels je ne suis pas d’accord, je vous dirais tout simplement que si j’avais un enfant, je le mettrais dans un établissement privé…  La politique autrement ? J’écrirai probablement un billet sur ce thème. Car, comme je l’ai déjà écrit, les gens n’ont plus envie de voter. Mais, qu’attend-on de nos élus ? Que sont-ils en mesure de nous apporter ? Y a-t-il transparence… Opacité…

Pouvoir. Argent. Pouvoir.

Et reste à Coluche de nous chanter la misère… Revalorisation du SMIC ? Oubliez ! C’est votre faute. Vous n’êtes pas PDG.

Sont pas bêtes, le Front de Gauche.

Mais bon, c’est vous qui votez. Moi, je clique. Et c’est pas si mal, mais ça ne paie pas. Il me faudrait un appareil Reflex pour pouvoir en faire quelque chose de pro, ces photos qui plaisent, et qui, après tout, ne sont qu’instantanés de moments volés au temps qui passe…

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La beauté est éphémère, ce qui reste, est à l’intérieur de nous. Ce qui perdure, est dehors de nous. Au travers des vies que nous traversons. En attendant, il faut vivre…

PARFOIS…

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Parfois, faire ce que l’on aime… Parfois. L’amitié, simple. Et ça fait du bien.

Quelle merveille, ce palais Lascaris !

Je sais, ce poème du brésilien d’Ademar de Barros, on le lit maintes fois sur Internet, et pourtant, pour les croyants, il est tellement vrai. Si une bonne partie de notre vie est déjà inscrite, alors, continuons de lire ce livre que nous ne feuilletons qu’au fur et à mesure… alors que nous en possédons toutes (ou presque) les pages. Ceci dit, ce poème ne dit pas comment cela se passe sur les galets de Nice…

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J’ai fait un rêve, la nuit de Noël.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,
la mienne et celle du Seigneur.
L’idée me vint – c’était un songe –
que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J’ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu’en certains endroits,
au lieu de deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une.
J’ai revu le film de ma vie.
O surprise!
Les lieux de l’empreinte unique
correspondaient aux jours les plus sombres
de mon existence.
Jours d’angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur ;
jours d’épreuve et de doute ;
jours intenables…
jours où, moi aussi, j’avais été intenable.
Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches:
« Tu nous a pourtant promis d’être avec nous tous les jours!
Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse?
Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie?
Aux jours où j’avais le plus besoin de ta présence? »
Mais le Seigneur m’a répondu:
 » Mon ami, les jours où tu ne vois qu’une trace
de pas sur le sable,
ce sont les jours, où je t’ai porté. »