Yann Librati

Yann Librati

Un petit moment d’observation… Déjà, lors de la présentation de la liste des européennes du parti socialiste, j’avais remarqué la gestuelle un peu « pantin » de Martine Aubry et je cherchais d’ailleurs qui pouvait bien tirer les ficelles… Il en est de même pour Yann Librati, conseiller municipal du parti socialiste niçois… Regardez bien ses mains et, posez-vous la question si vous écoutez avec autant d’intensité ses paroles…

Le discours, qui semble changer. Non plus un vote sanction, pas uniquement, un vote d’adhésion, certes. Mais Yann Librati dit qu’il faut dépasser le « je vote mais qu’est-ce que ça me rapporte à moi ».  Phrase très pertinente, car les électeurs ne sont plus dupes. On sait ce que cela « rapporte » aux élus d’être en place, de cumuler les mandats. Les électeurs ne voient pas quel est leur intérêt pour cette élection européenne, l’Europe c’est loin et pourtant…

Si les mots pouvaient suffire… Les socialistes cherchent une base électorale qui pourrait aller au-delà d’une simple opposition comme il semblerait que seul François Bayrou se poserait contre Nicolas Sarkozy.
Martine Aubry tente de récupérer un électorat populaire, tant dans le public que le privé, « les français sont solidaires vis à vis de l’extérieur, et non pas de fermer ses frontières ». « les Français, c’est cela »… J’espère qu’ils s’y retrouvent, les « Français », dans ces paroles.
Il est vrai que lors des dernières manifestations, le privé avait rejoint le public, ce qui n’enlève peut-être pas la grogne quant aux grèves…

Le parti socialiste se réveillerait-il enfin, et, Ségolène Royal, qui perd de son souffle, aurait négocié son retour au sein du parti.

Lire : La place qu’elle voudra, du Figaro.