Archive for 10 mai 2009


C'est encore le printemps...

C'est encore le printemps...

Même pas du mauve rose, ou du rose mauve, du bleu !

Ce n’est pas tellement surprenant. Un taux de participation bien bas (peu étonnant étant donné les partielles, et le temps, et les dates), légèrement supérieur au premier tour avec 32.11% (+2.5% par rapport au 1er tour). Benoît Kandel l’emporte donc avec près de 60% des voix (59.24%), pour être exacte. Les chiffres, en eux-mêmes, sont plus parlants, 700 voix manquent au parti socialiste pour garder ce canton.

Le parti socialiste reste quand même le favori dans les circonscriptions les plus populaires, comme Bon Voyage, la route de Turin et Saint Roch, qui sont les cœurs de ce canton. Mais cela n’a pas été suffisant, Kandel étant parti majoritaire dans tous les cantons au premier tour.

Ce qui m’avait surprise, c’est que Patrick Allemand était le suppléant à sa « propre succession », message qu’il voulait peut-être faire passer, qu’il n’abandonnait pas le canton, mais était-ce un choix judicieux, était-ce le choix de l’audace ?

Certes, Benoît Kandel n’était pas le choix de l’audace non plus, car il répondait au message sécuritaire de la droite, et il n’est pas judicieux non plus d’ajouter à la montagne de travail que d’être le premier adjoint à la mairie de Nice, être également conseiller général… Ce qui n’enlève rien aux compétences de ce dernier.

J’aimerais savoir cependant deux choses :

– quand est-ce que le parti socialiste va être enfin innovant ?

– quand est-ce que les Français cesseront de tomber dans le panneau de la sécurité ?

Plus que jamais (euh, enfin, non, c’est nouveau pour moi), le seul opposant crédible à Nicolas Sarkozy est François Bayrou. Ne vous en déplaise… Ou Ségolène Royal… Ou les deux…

[Mise à jour au 11 mai 2009]

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Une amie m’a prise en photo, de près, de très près ! Cela m’a surprise, de me voir ainsi… De voir qu’avec le temps, mon « look » retrouve ses origines, un peu plus normandes, apparemment… Moi qui ne connais pas la Normandie ! Depuis le départ de ma p’tite ville de Cannes, alors que j’avais à peine 21 ans, pour Londres, j’en ai fait du chemin. Chaque espace de vie est marqué par des expériences, plus ou moins lourdes, mais qui sont censées apporter quelque chose. Pourquoi accorder cette importance à ce départ pour Londres ? Parce qu’il signifiait pour moi découvrir un horizon plus vaste que celui auquel on m’avait accoutumée. J’avais choisi Londres. Je ne voulais rien d’autre. Et je n’ai jamais regretté. J’y ai appris à connaître tant de diversités ! J’ai vécu dans des familles irlandaise, anglaise, juive, indienne. J’y ai connu des jeunes filles de toutes origines (en Finlande, on se fait pas la bise !) car j’étais jeune fille au pair. J’y ai surtout appris à être fière d’être Française, et cela, on le faisait sentir, avec les copines ! Les Anglaises faisaient parfois ce genre de remarque « Don’t they speak English ! We’re not in France » (Ne peuvent -elles pas parler en anglais ? Nous ne sommes pas en France). Ne sommes-nous toujours pas un peu en position défensive, quand nous nous trouvons confrontés à la différence ?

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J’ai adopté Nice en 1992. Mon premier appartement était au 22 rue de la Buffa, dans un meublé, en plein départ de feux tricolores… Un petit appartement plein sud, à 2 minutes de la mer. A côté du marché couvert de la Buffa. Mais meublé… donc j’ai dû déménager avant l’été, trouver un appartement vers Nice Nord, un quartier que j’adore. Bel appartement, mais en colocation, en meublé, toujours… Avec des tuyauteries si bouchées qu’il était pénible de prendre une douche ! Le bref instant d’un amour chaotique et d’une cohabitation qui l’était tout autant, j’ai fini par atterrir dans un … four ! C’est le lot des anciennes chambres de bonne transformées en studio. 6ème canton. Sous les toits…

Tout cela pour finir vers la gare du Sud, un quartier un peu bruyant, c’est le lot de ces immeubles un peu anciens qui donnent sur une cour… Isolation phonique des plus déplorables, vieil ascenseur mis aux normes.

J’ai travaillé dans les quartiers dits populaires, cela m’a appris à aimer ses habitants. N’ayant pas les moyens de partir, j’ai voyagé dans notre département cet été, et j’ai adoré. J’ai appris à connaître et à comprendre notre ville, ses origines, ses limites au niveau de son expansion par l’est, j’ai appris à connaître ses couleurs, ses odeurs, et comment l’aimer. Pour ses diversités, ses multiples richesses que chacun y apporte.  Nice, c’est la vieille ville, bien sûr. C’est la socca, le pan bagnat, sa très célèbre salade. Mais ce n’est pas comme une affiche que l’on veut porter. C’est une identité bien plus vaste, bien plus profonde. Qu’on le veuille ou non, Nice, c’est son Paillon, ce sont ses boulevards ombragés, son port, un peu à l’étroit, son tramway, qui a mis bien du temps à revenir, ses collines, qui sont de vrais villages. Ce sont ses parler avec les mains (???), ses coups de gueule, son stade du Ray, son balicou, sa pissaladière, et tant d’autres choses encore. Nice, bientôt, c’est son avenir qui se construit, vers l’ouest (que les Cannois tremblent !) et la plaine du Var. Nice métropole, bientôt, et, quand je vois Marseille, je ne peux m’empêcher de penser qu’il faut construire avec précaution, dans le bio respect, dans la mesure, à échelle humaine. Nous sommes le pont entre le passé et l’avenir.

M’en bati, sieù Nissart. Certes. Mais j’appartiens à la Terre.

VieilleVilleArchet40HopitalArchet26Gambetta30070309EstienneDorves126NuitArchet02210109-Theatre002

Moi, j’ai pas envie que la nissartitude, ce soit de se prendre pour le nombril du monde. Mais, quand on l’a dans le coeur, on ne l’a pas ailleurs !