endroitenvers

Une face trouble une face claire
A semi enfouie sur les pavés
Une ombre qui se profile déguisée
A l’endroit à l’envers

Les mots qui se fardent sous l’étau
De jeux corrompus par les âges
Une rigole se faufile entre les eaux
Ton regard en dessine le ciselage

Sous tes faux habits
Ton profil se devine
Sous les traits d’un ami
A l’encre de Chine…

Un à un je lève les voiles
Que tu t’entêtes à plisser
Sous la tunique des étoiles
Sans formes à lisser…

Un coup de griffe à l’emporte pièce
Le cri dans les natures est lâché
Sous la rage ou bien la liesse
Trépitude de temps engagés

A l’endroit à l’envers
Le regard entraîné dévisage
Scrute et plonge dans l’univers
Tourne et retourne les pages

Les mots se défont de l’étau
Des jeux corrompus par les âges
Leurs rivières s’isolent des eaux
Détournent les passages

La vie se fait âme paisible
Dans les tourments des paysages
L’âme se fait indivisible
La main en trace le sillage

Les vielles résonnent dans les airs
Le piano continue sa chanson
Le cœur se fait ainsi moins fier
Pour épouser, enfin, l’horizon

Mon corps se tient à l’orée de la mer
Droit, sans ciller, sans faiblir
Sous les vents, sous les faux, sous les airs
Droit, silencieux, tel un menhir…

Entre passé, présent et avenir
Plus de questions, le rêve délivre l’âme
Pour rendre à l’être à venir
Toutes ses plus belles flammes !

Et sous le ciel, la tunique des étoiles
Lisse le regard à leur reflet
L’humble déploie alors ses voiles
Et l’être se reprend à rêver

Chaque âme possède en elle
Le secret de ses chemins de vie
Chaque respiration en est l’étincelle
Formant la coupe ou la lie

La lie s’accumule et forme la synthèse
Un rien et un tout épousant le monde
Sommes-nous le reflet de la genèse
L’épilogue est l’annonciation féconde

A l’endroit à l’envers
Cieux éblouis dans les regards
Les regards imberbes
A l’envers à l’endroit, sans fard…

Copyright, images et textes, Florence Roussin

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