new-glasses

Ma réputation de grande gueule n’est plus à faire… Cela fait un moment que cela me turlupine, cela fait longtemps que je tourne en rond et ceci, parce que je ne me posais pas les bonnes questions. Les événements qui se sont « imposés » à moi m’ont, en quelque sorte, aidée à prendre cette décision, événements et observation de ceux-ci, du comportement des personnes, de la considération à porter aux choses et aux gens, aux priorités que l’on détermine ou qui se déterminent parfois d’elles-mêmes, aux objectifs que l’on se fixe, enfin.

Quand le tour est fait, inutile de tourner en rond plus longtemps. Si le regard que l’on pose sur les choses est assez « grand », élevé, alors, l’intelligence et le coeur doivent pouvoir faire le reste. Il me suffit de lire mes anciens écrits pour m’en rendre compte, et je reste parfois nostalgique de la « Cendra », non pas celle que certains connaissent, car ils n’en connaissent rien, ou si peu, mais de ce qu’elle écrivait, comment elle l’écrivait, de ce que cela induit en pensées, en sentiments, en profondeur d’être. Et cet être a mûri, et, cela me fait sourire, continuera tout autant à déplaire (et cela me plait) mais à plaire également. Cela n’est pas le but, cela n’est pas la consécration de la vie.

De ma vie. Certains de mes objectifs m’apparaissent comme évidents, mon passé n’en est que trop la clé de voûte et le passé ou son vécu n’arrivent jamais fortuitement mais sont la base d’une existence dans son cheminement, alors, je dois le suivre, intelligemment, courageusement, devrais-je dire.  Il est également évident que mon cheminement récent m’amène à m’intéresser fortement à ma cité, ce que j’ai commencé déjà à aborder, que je vais approfondir, dans le futur, à ma manière, avec mes intérêts, mes convictions, mes passions… La photographie donc, l’étude de ma ville, certains de ses dossiers, son passé, son avenir, sa politique… Ce qui amène forcément aussi au côté artistique de la chose, ce que j’approfondirai également, tout autant que l’écriture, qui m’est certes plus facile sur la toile que sur un projet bien plus audacieux…

La politique, évidemment, mais ce sera, encore une fois, n’en déplaise, à ma manière, les expériences m’ayant amenée à une réflexion profonde, plus globale, dirons-nous, alors, adopter une « couleur », cela me cause souci, je n’ai jamais accepté d’être « enfermée » dans une idéologie, mais des tendances, c’est sûr, j’en possède ou plutôt, ne sont-ce pas elles qui me « possèdent » ? Elles sont en moi, elles sont, avant tout, humaines. C’est la qualité que j’aimerais, en tout premier lieu, m’approprier… D’aucun diront que je flotte entre tendances, entre partis, mais ces partis ou tendances sont faites d’hommes et de femmes, alors, que faire ? Lâcher un parti parce qu’il y a des cons ou des connes, pour en rejoindre un autre, où ce sera exactement la même chose ? Que personne ne se sente particulièrement concerné (sauf peut-être un…) ! Tout comme les idéologies d’un parti (le socialisme) ne me satisfont pas, et d’autres m’attirent mais pas suffisamment pour n’être que de cette couleur. La politique, parfois (souvent), c’est au-delà de ces barrières qu’il faut regarder, pour construire, à sa manière, une éthique, paradoxalement…

En tous cas, c’est le portrait qui me ressemble, c’est celui auquel je m’attacherai, désormais, faisant fi des discours préformatés, fidèle à moi-même, libre, et ainsi libre de penser, et, si cela déplait, rayez-moi de vos listes, sinon, sachez que je défendrai ce qui me semble juste, ceux qui ne m’ont pas trahie (démesurément, je sais bien que j’ai déçu) mais que je désire avant tout (et enfin) donner à celle à qui je dois donner parce que personne ne pourra le faire à ma place.

Cependant, nous ne sommes jamais entièrement libres. C’est une illusion. Nous ne possédons qu’une parcelle de liberté et, c’est peut-être pour cela, il faut l’utiliser, à bon escient, intelligemment, expressément, avec ou sans passion, trop de passion nuit, ou consume trop vite. Peut-être, après tout, que ce n’est pas important. La destinée est écrite, je l’ai comprise, dans des initiales, c’est drôle la vie, comme tout est étroitement lié. Comme, par exemple, un mot que j’omets tout le temps, ces jours-ci, quand je tape, je l’oublie forcément ! Et c’est révélateur. Révélateur d’un vouloir faire, d’un vouloir dire. Alors l’envie me prend, d’approfondir certaines de mes connaissances, en symboles, notamment, en spiritualité, la philosophie pure me rebutant un peu. Nourrir mon esprit. Entre autres choses.

Et ce billet, que je dois clore, qui n’est que le début d’autres choses, de pensées non transcrites, d’actes non encore entamés, à peine ébauchés, certes, à peine, avec effort, avec volonté… Ce billet que je dois clore, et qui n’est que le commencement…